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Positiméride – Charlemagne

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois de Charlemagne

17 juin – 1er Charlemagne – Théodoric le Grand

tu, hué, ô démon réticent, lances garou au nom d’Éve

( Annie Hupé )

18 juin – 2 Charlemagne – Pélage

porte plumage envié
parle lui d’algues bleues
par le flot agitées

( Annie Hupé )

19 juin – 3 Charlemagne – Henri l’oiseleur

phonème en argile, mot tissé de lin, je suis Rom

( Annie Hupé )

20 juin – 4 Charlemagne – Henri

Hier ? Demain ? Jour d’hui ?
Changement… tournis…
Chanter notre ennui.
Hâve est notre vie.

21 juin – 5 Charlemagne – La Valette

Lola veut allumer tout triste

( Pierre Lamy )

22 juin – 6 Charlemagne – Jean Sobieski

Joyeux, hargneux, les corbeaux briment les kiwis.
Je m’en vais loin
Des tombeaux pleins de ces KKKlans froids.
Je désapprends les mots bruts qui pèsent kaki.

23 juin – 7 Charlemagne – Alfred

Allons frères mendiants
Par les forêts et fjords
À la foire aux perdrix,
Car le froid reviendra
Quand les fêtards perdront.

24 juin – 8 Charlemagne – Charles Martel

Ce champ-là tremble de soif
Mais au ru, point d’eau. Las.
Croché par trois lanciers, semeur, arrête tes pleurs.
Couché blair au blé, verse, ami, sang frais.
Temps de pluie.

25 juin – 9 Charlemagne – Tancrède

Tendre agneau
Cours sur les dévers
Trouvant en ces crêts près du ciel t’aimant
Un chant précédant le temps d’avancer vers l’Endormeur.

26 juin – 10 Charlemagne – Saladin

Sur la lande, à demi nue,
Solaire, elle a deviné
Sans parler sa destinée :
Seule, à l’abandon. Prison.

27 juin – 11 Charlemagne – Marina

Mentant, riant, mangeant,
Mon amour loin s’en va
Mangeant, riant, mentant.

28 juin – 12 Charlemagne – Walter Raleigh

Web au lit est peu rare au lycée Vigny. Bah !

( Pierre Lamy )

29 juin – 13 Charlemagne – Bayard

Bleu, rayonne, astre froid.

30 juin – 14 Charlemagne – Godefroi

Geôle où dort l’enfant roux, croupi,
Genoux dans l’eau. Fier, corrosif,
Grave, ordonne au greffier : m’occis.

1er juillet – 15 Charlemagne – Léon IV

Les vieux sont blanc givre.

2 juillet – 16 Charlemagne – Pierre Damien

Patiente retraite de l’âme ici menée
Pour libérer l’ardeur d’un amour ingénu
Par l’hiver dur brisé quand dame neige eut ban

3 juillet – 17 Charlemagne – Pierre l’Hermite

Pour qui ce refrain grêle chanté par ma triste fée ?

4 juillet – 18 Charlemagne – Éloi

Je l’abordai, elle sourit.
Je lui promis le ciel, l’oubli, le bleu corail des lagons quiets.
Elle dormit et
Plouf
Sortit.

5 juillet – 19 Charlemagne – Thomas Beckett

Touche l’homme dans son bluff de coq,
crack de trottoir,
Et pschitt son mauvais sabir de cockney se tarit.

6 juillet – 20 Charlemagne – Dominique

Dévôt mendiant, trinques-tu seul ?

7 juillet – 21 Charlemagne – Innocent III

ils ont un jour cru enfanter l’infini % crade clair
niant l’insoupçonné ont tu l’idiotie
mais nul n’encor comprend notre nuit qui fuit

8 juillet – 22 Charlemagne – Clotilde

Celant son attrait loin des rues
Celle dont ton ciel luit danse
Crains la mort toi qui l’adores

9 juillet – 23 Charlemagne – Mathilde de Toscane

Mon toit touche l’aile du ciel
De vent tournoient mes corbeaux frondeurs
Me hantent chamailleurs d’aigres descendants d’ombres scellant mon temps

10 juillet – 24 Charlemagne – Mathias Corvin

Mangeant ta chair rit au soir ce bourreau vrombissant.

11 juillet – 25 Charlemagne – Elisabeth de Hongrie

En la prison gambade ta horde de chiens.
Crocs sanglants m’horrifient.

12 juillet – 26 Charlemagne – Blanche de Castille

Belle manouche hâlée de ce caveau sort ta taille alanguie.
Brille un diamant croché près de ce cœur valsant tel l’oisel libre.

13 juillet – 27 Charlemagne – Alphonse X

Failli, preux héros vend son sexe
Aux lourds pachas qu’honneur sait véreux
Allons, prêchez ! L’on ne se vexe
Dans le Panthéon rien n’est sérieux.

14 juillet – 28 Charlemagne – Louis

Seul, sourd, nu, vain, vis.

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Positiméride – Saint Paul

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois de Saint Paul

20 mai – 1er Saint-Paul – Jacques

je n’ai croqué qu’un gressin
joyau craquant du repas

( Annie Hupé )

21 mai – 2 Saint-Paul – Cyprien

croyez pas, rousse irénique
car s’y prendre active nos
clins d’yeux, parole indécente

( Annie Hupé )

22 mai – 3 Saint-Paul – Athanase

La torche au bras nous passons fiers
Par tous hameaux narrant ces temps
Quand tranchant l’annel à nos pieds
Partions hors la nuit asservie

23 mai – 4 Saint-Paul – Jérôme

Jeux et ris sont plombés
Juge rudoie mouflets
Joie est rare ô malheur
Jambe raide homme meurt

24 mai – 5 Saint-Paul – Ambroise

La mer boira nos vains secrets.

25 mai – 6 Saint-Paul – Monique

Mitonnant liqueurs sucrées
J’empoisonnai quelque beauf
Me saoulant d’inquiète humeur

26 mai – 7 Saint-Paul – Augustin

Sans rougir fuis triste maison
Car au gré du sang vient raison
Quand surgit gueuse trahison

27 mai – 8 Saint-Paul – Constantin

Corolle en sustentation terminant ce long brin, pistil, jaune étamine.
Coupe offrant les tentations terriennes.
Ce soir un sphinx boit au nectar divin.

28 mai – 9 Saint-Paul – Théodose

Ta harpe ce soir, damoiselle,
Touche le cœur de ton seigneur
Et chasse son dragon secret

29 mai – 10 Saint-Paul – Basile

Bleu faisan filait fier,
Battait son aile au vent.
Beau chasseur vit l’oiseau.
Bang bang ! Son tir logea.
Banal. Sang peint le ciel.

30 mai – 11 Saint-Paul – Martien

Mon pas retentit, géant.
Marchant rattrapais le vent.
Mais m’arrêtai incertain :
Mon amour peut-il mentir ?

31 mai – 12 Saint-Paul – Geneviève de Paris

Gens
Des sentiers
Voici le vrai temps
Du départ sans terminus.

1er juin – 13 Saint-Paul – Grégoire le Grand

Grandeur et sang font miroiter l’œil des glorieux marchandeurs

2 juin – 14 Saint-Paul – Hildebrand

Chafouin l’édile au banquier marron dit
Cher bailleur donne bel or valant dot
Habile décret barrera ton dol
Oh vin plein de miel boirons à nous deux

3 juin – 15 Saint-Paul – Antoine

L’eau monta. L’ondin nagea.
L’amante rougit songeant
Au sonnet trop bien chanté.

4 juin – 16 Saint-Paul – Austin

Par un soir trop aimant,
S’amusant et sifflant,
La rousse, trottinant,
Vague, sentit d’instinct
D’abrupt gus tapi, bond.
Pan ! D’un schlass terminal
La creuse, et tout finit.

5 juin – 17 Saint-Paul – Bruno

Bois, frère, un vin fort.

6 juin – 18 Saint-Paul – Anselme

Faneuse, belle et menue, à ton sein
en larmes
je vannais les feuilles mortes.

7 juin – 19 Saint-Paul – Béatrice

Bonheur, m’as-tu trahi, cruel ?

8 juin – 20 Saint-Paul – Bénezet

Bien nés ne perdez le temps :
Bennes ? n’en versez béton.
Branches ? n’en cueillez merlot.
Bus ? n’y monterez debout.
Banque fonderez. C’est tout.

9 juin – 21 Saint-Paul – Bernard


Belle eau dormante, au soir doux.
Brise traîne, marin dort.
Bague à brillant pare un doigt.
Baise en rêve, instant ardent.

10 juin – 22 Saint-Paul – Ignace de Loyola

Linge blanc
La corde ondule
Lin soyeux
Soleil haut

Linge blanc
Sans cesse danse
L’eau noyant
Fol l’amant

Linge blanc
Fraîche onde dort
Belle croyant sort
Plongea

11 juin – 23 Saint-Paul – Frédéric Borromée

Fondront les dures croix fichées bien droit sur leurs cœurs malheureux.

12 juin – 24 Saint-Paul – Catherine de Sienne

Catastrophes et korrigans, cendres et suicides
Vont fondre
Car l’astre changera,
Signe des détresses qu’imprègne l’enfer.
Cachant ta honte, retirant tes draps de soie, file dans l’onde,
Cherchant en haute mer
L’aimante déesse
Mirée en ton cœur.

13 juin – 25 Saint-Paul – L’abbé de l’Épée

La jambe boite de celle qu’éprit l’enfer. Elle a bien bu l’eau d’un seau plein d’épais ferments. Le sabbat blême ondule et la prépare au gel.

14 juin – 26 Saint-Paul – Claude Fleury

Coulant au sud danse, frôlé de doux rayons,
Cher fleuve au fluide argent. File en remous bruyants.
Cruel l’amour des enfants soûls t’émeut, royal.

15 juin – 27 Saint-Paul – George Fox

Gare à l’œil rouge des serfs honteux :
Gorge mordront, griffe au flanc, couteaux.
Sang et outrages défieront dieux.

16 juin – 28 Saint-Paul – Bossuet

Boirons assis sur ces troncs,
Bruns, joufflus, gros muscles, shorts.
Bien fort nos chants fous hueront.

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Positiméride – César

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois de César

Année 2021

23 avril – 1er César – Miltiade

Matin laiteux
Triste à damner
M'éveille tard
Instant d'horreur
Ma ville tue
Il faut durer

24 avril – 2 César – Léonidas

Le tempo lent plein de passion
Lave mon spleen, tièdes rancœurs.

25 avril – 3 César – Aristide

Après-minuits, torride temps.
Maritimes tensions, danger,
Attraction fruste. Évidence.

26 avril – 4 César – Cimon

Scalpaient, immolaient
Ces rimeurs trop francs.
Cieux, l'immonde honneur !

27 avril – 5 César – Xénophon

Beaux vers ne sont pas chers, cochon.
Doux desseins non plus, charogne.

28 avril – 6 César – Phocion

Penche ton cou, l'ignorant.
Penche ton corps : dirlo vient.
Pioche son champ, suis ton rang.
Plus haut ton chant. Tiens, ton pain.

29 avril – 7 César – Thémistocle

Tout change
Ma vie est vent
Joue coule et meurt

30 avril – 8 César – Périclès

Les contributions du 30 avril, fêtant l’aboutissement de ce projet d’un an, sont réunies sur la page d’entrée du Positiméride sous le titre « Apothéose du Positiméride »

Année 2020

1er mai – 10 César – Démosthène

« Donne-moi ton sang ta chair et ton coeur. »
Dru, démon osa toucher, pénétrer.
De femme trop sainte chut le manteau.

2 mai – 11 César – Ptolémée Lagus

Pan ! Tue l’horloger !
Marche réveil,
l’aiguille au sang !

3 mai – 12 César – Philopoemen

Pars, cher fils, loin.
Rompts pardon
et me renie.

4 mai – 13 César – Polybe

Pré dort.
L’âne y brait.
Seul.

5 mai – 14 César – Alexandre

L’appel des cieux m’a rendu triste.

6 mai – 15 César – Junius Brutus

Jusqu’aux fonds glaiseux sombre un roi.
Qui tue ?

  • L’eau sait.

7 mai – 16 César – Camille

Comme au matin la lueur
Crie aux maris leur laideur
Ces dames filent le temps
Cachant mal mille langueurs

8 mai – 17 César – Regulus

Dormez grands saules moussus.
Sur l’étang au lent flux,
Vos reflets gris,
L’oubli du soir.

9 mai – 18 César – Annibal

l’art invincible en allé
j’avance, un fil bleu dans l’œil

( Annie Hupé )

10 mai – 19 César – Paul-Emile

pitre au supplice – émotion légère
pourrais-tu lasser ma silencieuse ?

( Annie Hupé )

11 mai – 20 César – Les Gracques

elle est sa girofle à chaque nouveau soir
la messagère au blanc carquois sûre et seule

( Annie Hupé )

12 mai – 21 César – Scipion

Seul comptait pour l’innocent
Son chemin pris sitôt né,
Sans courir, pour l’inconnu.

13 mai – 22 César – Mécène

Muet courbé noué
M’éprend ce vent nouveau
Ma descente en enfer

14 mai – 23 César – Titus

Trahi
Tout faussé
Tout finit au Styx

15 mai – 24 César – Nerva

Un pleur ravagea
Nos coeurs morts vivants.
Ne te revis pas.
Notre rêve au ban.

16 mai – 25 César – Marc-Aurèle

Mon amour,
cours sans peur
vers le plein ciel.

17 mai – 26 César – Ulpien

Sur le parvis béni,
Pour le pain,tristement,
Un lépreux, main tendant,
Humble, appelait, tremblant.

18 mai – 27 César – Aétius

la bête est intrusive
la bêtise inusable

( Annie Hupé )

19 mai – 28 César – Trajan

et prend au jeu d’arcane
tu cries au jour l’arnaque

( Annie Hupé )

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Positiméride

Ce projet d’un an démarre le 1er mai 2020. Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride, le zodianku, le Sankulipo et le Pataméride.  Il se base sur le calendrier positiviste d’Auguste Comte, consultable sur cette page. Chaque jour, sur ce site et sur twitter, paraît un texte suivant la contrainte de la « primitive » : Il s’agit d’écrire autant de syllabes que le nom honoré comporte de lettres, chaque syllabe devant contenir la lettre correspondante.
Ainsi, sur « Oulipo » (qui n’est pas dans la liste) on aurait pu écrire
MMMMMOh qu‘en l‘écrit peinons !
Si un nom est jugé trop court, on peut envisager de le répéter pour former un texte plus long. Ainsi, toujours sur « Oulipo » :
MMMMMPour un plaisir profond,
MMMMMOh qu’en l’écrit peinons !
MMMMML’on hurlerait parfois.
On peut consulter le calendrier positiviste au lien que voici. Notez que l’année 2020 étant bissextile, les jours où deux noms figurent nous utilisons jusqu’en décembre celui inscrit en italiques, et celui en gras à partir de Janvier.

On trouvera ici les haïkus quotidiens mois par mois : César, Saint-Paul, Charlemagne, Dante, Gutenberg, Shakespeare, Descartes, Frédéric, Bichat, Moïse, Homère, Aristote, Archimède

Variantes :

Oulipotes ou Twittérateurs étaient invités à me proposer, en plus du texte du jour, leurs variantes, accueillies avec joie. Ces variantes sont à retrouver sur la page dédiée.

Apothéose du Positiméride

30 avril – 8 César – Périclès

Un an a passé
De textes en Oulipo
Fin du Positi

Pour le dernier jour d’existence du Positiméride tous ceux qui le désirent sont invités à se joindre à la fête finale en composant un texte appliquant la contrainte au mot « Périclès ».

Emmanuel Glais

Pépère, il fiche les dèmes

Nicolas Graner

Pensée radicale en séries :
pour se rafraîchir les esprits,
peut-être épicer les écrits
par de propices clowneries ?

@bituur_esztreym

mères, riches républicains
sont délivrés par ici dès
l'épée repue ès sicaires ;
pères, sur l'isle citée dès
les premiers exégètes car
mortel péril des cèpes crus ;
frères soeurs épousaient le ciel
Périclès rit, super calé.


( Contrainte un peu modifiée : l'ordre des lettres de « Périclès » n'est pas pris en compte )

Annie Hupé :

Balivernes

1
pépé Ri rit clés clés clés clés

2
poupée ridicule hélas

3
Perec redit cela me rase

4
purge radicale préserve

5
pondération c'est lourd, épais

et

millénaires

trop plein d'or fin coule de source
pauvre Martin craint le désordre

plus que parfait crût seul Jésus
camp ferre orgueil – cruel César

coup d’œil furtif, colombe triste
pleure en particulier le sangénaires

et

Le bel avril

Par ce récit collecte nos
pensées ‒ rafiots colorés sans
prix, éther bricolé, mensonges

Loup peut surgir, chacal le suivre
présent réticulé enserre
clap secret : gicle le ressort

Pain sec, orties, ce clown désire
pondre radis, chou-fleur, persil
pour être qui comble un besoin

Optera-t-il – cœur plus épris
pour tenir ici tel message
promettre avril, câlin, tendresse

Bernard Maréchal

Penseurs français, c’est le désert.
Parler grec, voici leur désir!
Pauvres crétins, célestes fous,
Pervers rancis, collégiens saouls,
Professeurs incivils le soir,
Protester, voici leurs espoirs.

et

Pas de raki, cela n’est sain.
Pepperoni, c’est le dessert.

et

Pas de brebis, ce loup les sent !

Floriane Austruy

Pour les récits clés, le lent seuil :
Apprendre l'ici, les esprits,
Puiser Vers incalicés, sourds !

Noël Bernard-Talipo

Pudeurs
Ravies,
Chaleurs,
Envies.

Pâleurs ?
Survies ?
Couleurs
Dévies.

Splendeurs
Servies.
Cueilleurs
De vies.

Illustration : L’apothéose d’Homère (Ingres) – document Wikimedia Commons

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La concordance des temps

La concordance des temps

Avant-propos

Cher lecteur,
Que tes yeux rêveurs
Sur ces lignes se posassassent
Par hasard, ou dans l’espoir d’un divertissement,
Plussût-il à la Céleste Muse qu’ils s’embrumassassent d’une pure émotion.

De ma plume
Que tes yeux rêveurs
Le cours fantasque excusassassent ;
Que ce drame trouvassât l’écho d’un coeur ardent.

Cette nuit
Que tes yeux rêveurs
Mûrississent des songes forts.

A l’aube, autres
Que tes yeux rêveurs

S’ouvrississent.

Cette page est écrite au surjonctif. Quelques explications sur ce recueil sont disponibles ici.

La concordance des temps : Index – Page suivante

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Chromos

Chromos

La participation à quelques textées organisées sur la liste Oulipo a fait naître quelques textes en prose courts dans le genre « tranche de vie ». Ce fut l’occasion d’ouvrir un recueil où de tels textes trouvent place.

Les titres ci-dessous dépourvus d’un lien sont à rechercher sur l’archive de l’ancien site http://www.talipo.fr, en se reportant aux liens fournis dans l’article « Index des articles archivés »

Varlope et Trusquin

Quelques éléments

L’aveu futur

Les livres que nul n’a écrits

Canard

Le mystère de Saint Ignace

L’ascension

Décrochement

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Vagabondages

Vagabondages

Ce recueil expérimente une forme de poèmes basés sur les suites de Fibonacci. Leonardo Fibonacci ne s’est jamais de son vivant nommé ainsi : il se faisait appeler Leonardo Bigollo ou Leonardo Pisano. En hommage à ce mathématicien important -c’est notamment lui qui introduisit en Europe les chiffres arabes- cette forme est intitulée « bigollo » ce qui signifie en Italien « Vagabond ».

Ces poèmes sont basés sur la suite de Fibonacci(3,5) dont les premiers termes sont:
3 – 5 – 8 – 13 – 21 – 34 – …
(chaque terme étant la somme de ses deux prédécesseurs). Le quotient de deux termes successifs se rapproche de plus en plus du nombre d’or, proportion idéale des anciens.

Les longueurs des vers de ces poèmes sont données par les premiers éléments de cette suite. Ces textes sont formés de suites à départ décalé, de plus en plus courtes. Le vers de longueur 5 sert de refrain. On trouve des bigollos simples (3-5-8-3-5-3), grands (3-5-8-13-3-5-8-3-5-3), très grands (3-5-8-13-21-3-5-8-13-3-5-8-3-5-3).

un aven

un vagabond

bigollo a Dora

il bigollo

ce n’est rien

au déclin

le planeur

par carte bleue

la virée

il bravo

Lavande et Zygène

Rire ouvre marges

déploiement

sous l’horizon

les contrebandiers

mots d’enfants

vent sauvage

envol

la forêt

La bréhaigne

L’image illustrant cette page montre un poème isocèle que Strofka m’a fait l’honneur de réaliser le 21 mars 2013 en utilisant des passages d’un poème de ce recueil: « il bravo ».

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Chromos Poteries

Poteries

Les petites pièces rassemblées dans les recueils ci-dessous sont dans leur majorité des contributions aux activités des Oulipotes. Sur leur liste oulipo sont lancées quotidiennement des propositions de contraintes qui reçoivent de nombreuses réponses auxquelles j’ai joint ces petits textes. J’ai commencé par les classer d’après la contrainte utilisée. A partir de 2018 j’ai renoncé à ce classement trop difficile en raison du foisonnement de nouvelles contraintes proposées, et mes contributions sont classées par année. On trouve également sous les titres « Twilipo », « Sankulipo », « Tautavent » et « Zodianku » des contributions à la « twittérature » lancées sur twitter.

Les titres ci-dessous dépourvus d’un lien sont à rechercher sur l’archive de l’ancien site http://www.talipo.fr, en se reportant aux liens fournis dans l’article « Index des articles archivés »

Poteries 2018

Poteries 2019

Poteries 2023

Poteries 2024

Poteries 2025

Anagrammes

Boutures et quenines littérales

Homophonies

Isocélisme

Jeux sur les lettres

Jeux sur les mots

Lipogrammes

Odécaphonisme

Palindromes

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Ouvrir

Un jour la femme ?

traditions ancestrales    religion révélée   chromosome absent
                           rang à tenir

 culpabilité partagée   vêtements aguicheurs    esprit petit
                          issue prévisible

 ambition insuffisante   intuition féminine     corps canon
                          plafond de verre

                           la vie d’une
                           femme
                           est le fruit de
                           l’imperfection
                           avenir tracé
                           de l’enfance à
                           l’effacement

       tête droite         gueule  ouverte     fureur de vivre
                            chemin de fer
  

Poème composé à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes organisée le 8 mars 2013.
Ce poème adopte la forme de la morale élémentaire inventée par Raymond Queneau.
Posté sur la liste Oulipo le 1er mars 2013.

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Oripeaux

Oripeaux

Ce recueil réunit mes expériences oulipiennes. La plupart des textes ci-dessous sont des contributions envoyées sur la liste Oulipo. Plusieurs ont été insérés sur le site Zazipo.

Les titres ci-dessous dépourvus d’un lien sont à rechercher sur l’archive de l’ancien site http://www.talipo.fr, en se reportant aux liens fournis dans l’article « Index des articles archivés »

Un mouvement perpétuel ( du 15 mars 2015 à interclasser )

transgression pour elle et moi

11 02 2011

soir avec gong

transports

ananyme anonyme

C’est un saccage

Pangramme pour écrivain manchot

Holorimes préélectorales

han xin

Cent mille millions de poèmes: numéro trois

Portrait en anagramme

La double bête 1

Solutions des doubles bêtes

Perry-Salkow

PV détonnant

Le cuistot de la caserne rue Cornélie Gémond

Babèle moi dix mots qui racontent la prison

Mumuse avec Bébert

accumulation agréable

passé passé (suite)

le ko persan

La double bête 2

Retirement Rhyme

Aïe ! coups !

Terines littérales et bouturnine

Bouturnine entre nuit et eros

Branle gai

C’est un instant de paix

Vingt schwas

L’oiseau à gueule

Le Suisse invente une sacrée anagramme

Crash test incongru

Articles

Atanase Périfan

eulérienne

semée au loin

Boson émis

Outrée mie face au lacis

haïku – nothomb

lame : tueur facial

Arme lourde : éveil puni

Une semaine bien remplie

La mort vaincue

La transposition de Dora

Exercice à Dora

Chefs-d’œuvre bientôt anéantis

Sonate quatorzine

12-11-10-09-08-07

El vino de cosecha

Radium à Dora

Lai mordoré

Rhèmes de l’invisible

Alphaberrations

tougoudouxgoudous

Tire-bouchon

Niagaresque gratulation

A Nicolas Graner pour ses cinquante ans

rire d’acrodora

fest-noz

frondaison élémentaire

Belle fin

Conte à Dora

La Vertu vaincue par le Vice

Salaam

Berlues

mariage pour tous

Une journée à Boueilho-Lasque

grandeur et dénuement

autobus

Boules de neige

La rose et l’odeur

A Chokri Belaïd et à la Tunisie en deuil

El jubilado

Sonate à Bell-Meucci

Peinture à l’eau

avant / après

Varlope et Trusquin

Bardes y ont su l’air

Le dol à Dole

bishnoï (2)

Délusion

monocycle

qu’a trône assis ?

chanson de coloc

sur la rose et le réséda

Farandole

Chanson à boire avec modération

clinamen à l’harmonie

Une Marseillaise harmonique

Développement du binôme

Ode à l’a

fille au soleil couchant

Folie amnésique à Dora

ma démesure made me sure

Chahutant t’as eu chaud

sur son erre

abat-jour

les péchés capitaux

Le cheval rouge

Arrache

Caresse

W ou le Septuor dément

Le rêve

l’ombelle

Dévêtissement

nudité

quatre-san-ku

Chaleurs

clair de lune

endémie

du soir au matin

Histoire du gars cogné

pâte à papier

des arbres s’enracinent

la mélodie court

celui qui pleure et qu’on attend

Le sang des plumes

quenine d’un jeudi

le jeu de la nuit

Poésie : l’or faste glisse

Les cendres de la nuit

belle main joli pied

Sar sert, Sire, sort sûr.

le doc lit

La cigale et la fourmi

Le baiser du marin

étoile naine

passer la mer

El vocabulario nocturno

vague d’argent

Berti, Sanchez

Hombre de hielo

Sérendipité

le bateleur

Oh vite la revoir

Pour le retour de la liste Oulipo

Pierreries

Renversement

L’aveu futur

Rimbaud futur

Mes livres inécrits, est-ce vide ? Nenni.

balcon

vaches de plomb

El pequeño

Les corbeaux et la renarde

Quinze

El inconcluso

Bain flou

Nostradamus n’est pas dans les rêves des ogres

L’empreinte secrète

le musicien s’éveille

Topor à Porto

Calcul différentiel 1/3

Calcul différentiel 2/3

Calcul différentiel 3/3

El derivado

Artichauts

La désillusion du missionnaire

Un jugement médiéval

Visite à la paroisse

Captif dieu typographe épuisé voulut boire

Grands froids morts d’antan

Le shit de Lenge

hou-hou

Express spaghetti

Méditation circulaire

Le sens de l’absence

Voyelles capitales

Solides de Platon : le tétraèdre

Solides de Platon : le cube

Solides de Platon : l’octaèdre

Solides de Platon : le dodécaèdre

Solides de Platon : l’icosaèdre

Le peuple de la vieille dame

Les tresses de Gef

O bel or

Affranchis

un fait banal

L’oiseau de glace

El abandonado

bistrot

Smog

L’Ouest

au bord du gour

AZ 80 en un jeu de la vie

Silence à Montparnasse

A Darkpalmor

Le chemin bleu

L’éthique et la contrainte

La double bête 3

El Graviton

empreinte

SOS au bistrot

Mon bisness

Chanson des Caraïbes

Trafalgar à Panama

trouble désintégratif

Une pluie de bergeries

Le sonnet 130

Mayo pourrit diots

Ma suite en viager

Le temps s’est arrêté

Ca va, la baraka !

le temps

Oulipismes²

Ma biche, allons voir [Gadji, paxez, qu’y tweeta freak]

rime milliardaire, ville ruinée

aile s’élève

et criai

genèse

traverse stable

traversélénet

Réel te clipe

La belle rencontre

Traverse le pont

Sévis, vent, par chemins mû : ai, pardi, vingt ans !

Cotis l’horizon

Traverse la neige

Une soirée particulière

Bonne année pythagoricienne

El Desinhibido

le diable qui voulait chanter

Ce fieffé béké

Intense

Quand un dieu vint trouver une nymphe rebelle

Libération

La plume et le plomb

Au Bon Accueil

Sonate des vents

L’O, bohème amoureux

Abandon

Une scraboule de neige traverse la terre

Traverse, bergère

Clémentine Mélois

L’éternelle rencontre

Independance Covfefe

Pauvre poète

Oiseaux évanouis

Nuit lourde

Vingt-un

Chanson d’évasion

bim !

renga de rupture

l’espoir

Le détonnant

Rupture

L’e

solitude

La sirène a chanté pour l’anabolisé

Trois speciwomen de moèpes maritaires

Et pis, taf !

Chloé

Femme soleil

Toast à la bonne année

et vlan !

chaconne

Le tour du monde du commerçant drogué

m’as à manger

Minuscules

Terre volubile

Le millier

El cualquier

Nudité

El Desplazado

Tarentelle

Défense de « Et en même temps »

Quelques sélénets acrostiches de mots

Médailles

Complainte de l’étal veuf de sa marchande

manga amer

Après ça, que répondre ?

Voix, grandes eaux

Civilisation

sous le sable

Sombre

Fusion noire

fondu

claudication

palindromes-express

A l’envoi je twooshe

express côtier

Le jeune prince et la jeune princesse

Huy

Al toro sin cuernos

L’agoraphobe et le saint homme

jeux sur les digrammes

Conte du poète désormais inutile

C’est traversé !

Rigueur

le doux-amer

Il n’a pas désiré

Le point bleu

Furia créa duo

La réconciliation

Lassitude, sale pays

L’amour meurtrier

Petit Golgotha élémentaire

Rompt ? Plie ?

Haïkus express fondus

Dors, Flore

Hé, mec, on sonne et sème.

Agreste bâtardise

l’agreste et la mite

Valise de style

La valise ou la vie

revenir, étreindre, rêver

Assise, gamine gracile s’anime

Le squelette dans la valise

Va Lise

Aux demoiselles sans valise

La fugue de la fillette

La cotte est en loques

Sa liasse saisie

Penché, ne retrouve aucun attaché-case

Ris ?

Ombres

radiance

le jeu de la mer

le double vé

Un chemin

Le bon accueil

Raymond Queneau penche sa valise

déversant à plaisir un long torrent d’injures

Vœu de l’irrationnel

Pierrot pleurait

une fourmi

La valise croisée

Empédocle

Journée du Mystère des Oulipotes

Pauvre sole

Bad trip

Zeppelins

L’Oulipote

Hop, avion dans ce foin.

La mère

Dans la ronde éternelle

Crobonacci

Bambochade

Lémuriens anyctalopes

Del Borracho

l’abeille

Aumône

Malaventurado ( coécriture avec Gilles Esposito-Farèse, à lire sur son site )

félicités

Chorégraphie

La faute harmonique

derrière les vitres

L’âge d’or

Hier dort

Clémence express

L’abécédaire de Clémence

Oublier Jinping

Héroïne bord à bord

Décis, mal en pis

La non consentante

L’amour est un voyage

mère à l’enfant

Effacer Clémence

Semence

Les importuns

Laisse étang, lassé

Le héron

Désarrimage

Papin

Chantre vole

Étreindre

Tabou

Je crois que deux et deux sont quatre

Mad, on net ends, arose : Madonne tend sa rose.

Oasis d’un rêve nu

Limerick inclusif

l’escalier

Seuil

À supposer… pour rigoler

Jeu nase

Hommage à François Caradec

Ô vide

il ondule

Patte blanche

Le sel est né

Pensée agile

D’or, monotone, dorme automne

équinoxe

Pour Ian Monk

la vie trône et croix

À Alain Zalmanski

fuyard

ballade d’hiver

L’abécédaire de Nithard

L’inhumation de Sthard

La meuf de Nithard

Hier est rayé

L’invention de Bechdel

nu intégral

El Besdichadel

El Soltero