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Dernier haïku dans Hydrea: 21 février
le pays du rêve
les marchands l'ont immolé
les oiseaux mourront
1er mai : Fête des travailleurs.
le premier mai
quand éclot
la fleur du muguet
l'ouvrier sort de l'atelier
la caissière est en marche et ses enfants sont heureux
maçon travailleur agricole maître d'école routier comptable infirmière
tous brandissant leurs banderoles défilent en souriant à l'espoir que de leur lutte naisse un monde où l'on travaille au soleil
les cris forts
les chants les drapeaux
mettent la rue en farandole
et chacun sait qu'un jour les barrières tomberont
un jour où le poids s'enlèvera des épaules et les mains se rencontreront
une houle
monte et se répand
une vague puissante et belle
dont la rumeur se répercute de mur en mur
la fierté
emplit les regards
de ceux qui bâtissent la vie
quand éclot
la fleur du muguet
marche l'homme

Dernier texte dans le recueil Oripeaux ( 1er mai 2026 )
8647
marchent en colère les foules
quand claquent les rafales
des bêtes folles
tyran vite que tu files
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Derniers textes dans le recueil Ouvrir ( 28 avril, 3 mai 2026 )
Nithard le dormeur
C'est un trou de muraille où flotte la poussière
Recouvrant tristement des meubles les débris
Pendants ; du bulldozer la lame meurtrière
Bruit ; c'est une maison de larmes et de cris.
Deux femmes jeunes, bouche ouverte, tête nue,
Fouillent l'amas croulant, sous le riant ciel bleu,
Espérant de l'enfant la figure menue
Trouver en son lit vert. Mais la mitraille pleut.
Butent contre un parpaing d'où sourd un son étrange :
Le soupir assourdi qu'encor exhale un ange
Dont les fémurs brisés percent le derme froid.
Du parpaing ne vient pas à bout la barre à mine.
Criant, sous le soleil, s'écroule Jocelyne
Livide. Elle a vingt trous rouges au côté droit.
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le premier mai
quand éclot
la fleur du muguet
l'ouvrier sort de l'atelier
la caissière est en marche et ses enfants sont heureux
maçon travailleur agricole maître d'école routier comptable infirmière
tous brandissant leurs banderoles défilent en souriant à l'espoir que de leur lutte naisse un monde où l'on travaille au soleil
les cris forts
les chants les drapeaux
mettent la rue en farandole
et chacun sait qu'un jour les barrières tomberont
un jour où le poids s'enlèvera des épaules et les mains se rencontreront
une houle
monte et se répand
une vague puissante et belle
dont la rumeur se répercute de mur en mur
la fierté
emplit les regards
de ceux qui bâtissent la vie
quand éclot
la fleur du muguet
marche l'homme
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Journal
23 avril : L’armée israélienne a délibérément tué la journaliste Amal Khalil.
l'oiseau bleu
de son chant trop pur
pleurait la plaine ensanglantée
le chasseur
pointant son fusil
l'abattit
23 avril : Retour sur la journée d’hier.
hier était jour de la terre
c'est aujourd'hui le jour du feu
demain sera le jour de glace
1er avril : Une participation un peu fantaisiste à l’Oulipien de l’année :
Le trip de Nithard
Les deux pêcheuses découvrirent une glacière, saisies par l’odeur d'iode, la pourriture, les dépôts d’écailles, les viscères : personne ne l'avait nettoyée depuis longtemps, l’abandon était total. Elles grattèrent au mieux les nageoires, les abdomens éventrés, les déjections : à l’évidence, tout était à jeter ; on allait s’y employer. En refermant, Anne Potié lutta contre le couvercle poisseux, dont le claquement rendit un son étrange. Le joint bâillait, déformé par l’acidité ; par curiosité, la curieuse écarta le caoutchouc à l’aide de son opinel, en sortit un sac de plastique ; la lumière de sa frontale fit apparaître deux doses de shit, du crack, des joints, des seringues.
– Enfin, s’écria Jocelyne Martin ; je suis en manque depuis vingt heures.
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L’ambigramme du mot Oulipo est l’œuvre de Basile Morin. Je recommande la visite de son beau site.