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Dernier haïku dans Hydrea: 21 février
le pays du rêve les marchands l'ont immolé les oiseaux mourront
1er avril : Une participation un peu fantaisiste à l’Oulipien de l’année :
Le trip de Nithard
Les deux pêcheuses découvrirent une glacière, saisies par l’odeur d'iode, la pourriture, les dépôts d’écailles, les viscères : personne ne l'avait nettoyée depuis longtemps, l’abandon était total. Elles grattèrent au mieux les nageoires, les abdomens éventrés, les déjections : à l’évidence, tout était à jeter ; on allait s’y employer. En refermant, Anne Potié lutta contre le couvercle poisseux, dont le claquement rendit un son étrange. Le joint bâillait, déformé par l’acidité ; par curiosité, la curieuse écarta le caoutchouc à l’aide de son opinel, en sortit un sac de plastique ; la lumière de sa frontale fit apparaître deux doses de shit, du crack, des joints, des seringues.
– Enfin, s’écria Jocelyne Martin ; je suis en manque depuis vingt heures.
20 mars : Encore une soif de conquête qui tourne au cauchemar. Un double palindrome.
Salaud a vu or ? Trump, mûr, trouva dû à l'as.
- Iran a ri.

Derniers textes dans le recueil Oripeaux( 23,27,30 mars 2026 )
El Soltero
Je vis enténébré, rebut inconsolé,
Notable girondin sans castel, sans chemise,
Mon azur a pâli. Mon cistre constellé
Montre l'astre figé de ma chagrine crise.
Dans la tombe sans fond, tu vins me consoler ;
Chante Naples, son roc, la mer, la tendre brise,
Le floral présent cher à mon sens désolé,
Le clos dont le cep rend la rose tant éprise.
Cupidon ? Ra ? Non. Ni Lusignan ni Biron.
Mon front rosit à la caresse d'une belle ;
Dans la grotte gisant vis nager la rebelle...
Sans succomber mon pas traversa l’Achéron :
Modulant sans fin sur la lyre volubile
Des larmes en Carmel, des cris chez la sibylle.
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l'homme le chien rient au macadam
rêve de bain tout bleu dans un lac
et c'est l'éveil froid couché sans lit
avec grand faim au creux d'estomac
chassant d'un coup lourd mouches et rats
dans la cohue houleuse des gens
tu restes sourd au courant hâtif
glissant dédaigneux toi sans parler
tu prends ton doux chien noir et tu ris
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TK
de l'oulipo
sois toujours
un héraut
jonglant
avec l'or
jaillis suivant
l'oiseau qui
clignant l'œil
fou
entonne un
chant puissant
surgi
des
étoiles
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Le codage de Nithard
Ouvrent
le sac
troué :
déluge d'os,
vingt dieux !
Oh, quel kif !
Tout est là !
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Journal
20 mars : Encore une soif de conquête qui tourne au cauchemar. Un double palindrome.
Salaud a vu or ? Trump, mûr, trouva dû à l'as.
- Iran a ri.
9 mars : Réaction à la campagne « Dans ta rue » menée par le CAD en partenariat avec Mediapart.
Loi met à nu.
Boire aux toits est mal
vu ! Police a vu l'oiseau
voltiger sans but.
On migre : as-tu droit ? C'est là
qu'ont bien battu. Mort. Rideau.
8 mars : journée internationale des luttes des droits des femmes.
les femmes se lèvent
elles desserrent le cercle
détressent les rets
le vent perce les fenêtres
temps de rêve et de tendresse
13 février : Cela fera demain un mois que ma sœur Jacqueline est morte. Un bigollo à sa mémoire.

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L’ambigramme du mot Oulipo est l’œuvre de Basile Morin. Je recommande la visite de son beau site.