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Dernier haïku dans Hydrea: 4 novembre
disette d'automne
pigeons mésanges fauvettes
guerroient bec à bec


13 février : Cela fera demain un mois que ma sœur Jacqueline est morte. Un bigollo à sa mémoire.

3 janvier : Les États-Unis commettent un enlèvement au Vénézuela.

un cheval de cendre
laboure les amériques
d’un sabot rageur

l’obscurité suit la trace
de son galop meurtrier

1er Janvier : Bonne année 2026 !

Ci gît, gris, vingt-cinq.
Fini rififis,
biffins primitifs,
cris, bris, vil instinct.

Vint ici vingt-six.
Tchintchin ! chips ! drinks ! vins !
Vis mil trips divins,
big kiff infini.

5 décembre : les dirigeants de l’eurovision et les chefs d’état refusent le boycott d’Israël, le président de la FIFA honore Trump et rampe devant lui, le Dakar sillonnera l’Arabie Saoudite.

aux concours de chant
qui disculpent les tueurs
point n'assisterai

pas plus qu'aux mondiaux de foot
qui magnifient les tyrans

les rallyes extrêmes
cautionnant la dictature
ne les suivrai pas

je contemple la montagne
et les neiges innocentes

Dernier texte dans le recueil Le prix de la vie ( 12 janvier 2026 )

silence

le grand arbre
allonge ses branches
du vent les caresse l'archet
il fuse un rondeau joyeux dont les notes scintillent
au pied des montagnes rougeoyantes l'arbre et le vent en secret chantent l'amour
de sa voix claire à cet hymne le rossignol allie sa sereine mélodie et voici l'aurore qui frissonne de bonheur

de la sève
s'étanche la soif
dans les ténèbres de l'humus
la feuille aux oiseaux révèle un monde aborigène
elle écrit dans le ciel les stances d'un mystérieux poème où rire et pleur s'enlacent

fraîche l'ombre
qu'en ces rameaux goûtent
l'écureuil la bergeronnette
qui se cachent se rassurent sautillent s'affairent

mais de l'arbre
s'excave le tronc
de galeries où la mort rampe

vent mauvais
fracas de la chute

puis silence

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Derniers textes dans le recueil Oripeaux( 5, 29 et 30 décembre 2025 )

ballade d'hiver

l’épais silence
de cette ville
qui dort
sur ma souffrance
glisse immobile
et mord

sans une larme
vague je marche
sans fin
croisant quel carme
quel patriarche
j’ai faim

au ciel vacille
l'étoile atone
du temps
et moi chenille
orde piétonne
j'attends

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L'abécédaire de Nithard

Affreux bazar ! Capharnaüm ! D'entrer fait gémir huit intruses jalonnant la mansarde nauséabonde où pourrissent quelques ruines suintantes.

Toc, une vieille valise usagée tombe, se rompt. Quelle pluie ! Omoplate, naviculaire, maxillaire, lunatum... jonchent, innombrable horde, guéridon, fauteuil et dallage.

Copines beuglent : Alléluia !

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L'inhumation de Sthard

Les paparazzi rouvrirent le cercueil, saisis par le visage fermé, la poudre, le teint d'araignée, les lèvres peintes : l'âme était morte depuis longtemps, l'absence était totale. Ils regardèrent tout autour les babioles, le mobilier chamarré, les stucs : à l'évidence, rien n'était trop beau ; on avait tout acheté cash. En refermant, Corio Papa lâcha le couvercle vernissé, dont le choc rendit un son caverneux. Le cadavre bâilla, entrouvrant les mâchoires ; par curiosité le journaliste élargit l'ouverture avec l'objectif de son appareil, en sortit un dentier fantastique ; la lumière du flash révéla deux rubis, des saphirs, une aigue-marine, un diam...

- Et voilà, murmura Lano Razzo ; elle ne mordra plus avant longtemps.

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Dernier texte dans le recueil Ouvrir ( 1er décembre 2025 )

Lamentation

juif nethanyahu ne l'est pas
puisque c'est un assassin
puisque c'est un voleur
puisqu'il persécute
puisqu'il affame
puisqu'il ment

antisémite point ne suis
quand je dénonce ses crimes
je conspue son armée
maudis ses tueurs
quand je vomis
ses projets
de mort

je pleure sur la palestine
dont les yeux sont arrachés
dont la bouche est close
la poitrine occluse
le bras inerte
le teint noir
le corps
froid

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Journal

3 janvier : Les États-Unis commettent un enlèvement au Vénézuela.

un cheval de cendre
laboure les amériques
d’un sabot rageur

l’obscurité suit la trace
de son galop meurtrier

1er Janvier : Bonne année 2026 !

Ci gît, gris, vingt-cinq.
Fini rififis,
biffins primitifs,
cris, bris, vil instinct.

Vint ici vingt-six.
Tchintchin ! chips ! drinks ! vins !
Vis mil trips divins,
big kiff infini.

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L’ambigramme du mot Oulipo est l’œuvre de Basile Morin. Je recommande la visite de son beau site.