Nous portions en nous
les nourrissons de demain:
nous sommes des bouffons
car nous cochons des curetons dans vos salons
et ne rejetons
poivrons,
rognons,
marrons,
bières
ni vers des moucherons.
Participation à un « ananyme anonyme » proposé par Gilles Esposito-Farèse le 18-10-2011.Il s’agissait de composer un texte en utilisant exactement la liste de mots proposée. La liste des mots était: bières bouffons car cochons curetons dans de demain des des des en et les marrons moucherons ne ni nourrissons nous nous nous nous poivrons portions rejetons rognons salons sommes vers vos
âme intacte
obstinément refuse une amitié grise
une histoire isotherme épaisse et feutrée
respire
laisse chez elles les humeurs apaisantes
enfin déclenche le séisme hurleur
songe
les fleurs des prés se fanent silicosées
le milieu naturel flingue le semeur
le sage
caractère autrefois calme et généreux
le crâne fissuré gesticule et sert
autrement
les aimantes pensées recuites en fiel
le chêne penchant sectionne ses racines
le crépuscule
se glisse ocre linceul
ne rien confier
Contribution à l’opération « Dis moi dix mots » envoyée le 3 décembre 2012. La liste des mots était âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports. Voici la description que j’en ai faite sur la liste Oulipo: D’abord, quel est l’intrus dans cette liste de mots ? « transports » car c’est le seul ne comportant pas de « e »: j’en ai fait le titre. Tous les autres mots figurent à raison d’un tous les deux vers. Ensuite, quel est le PPCA (plus petit commun alphabet) de ces dix mots ? acefghilmnoprstuz Donc tous les mots de ce texte sont écrits dans cet alphabet, et -sauf le titre- comportent la lettre e.
Etouffant presque, j’arrive dans le vent. Un enfant saute et fait un tonnerre de plus. Des pas dans l’herbe: un homme veut la pluie d’une soudaine abondance. Contre lui asséné, le vent est un bélier dont les coups poussent la pluie. Des fils minces infiltrent ma fenêtre. Le cadre, ce soir, est gris sous les frondaisons. Je fouette. On dirait qu’un tonnerre diffuse de nets éclairs. Avec l’orage, la pluie change. Persistante pluie et tonnerre en coups brusques se dessinent. Une bande dans le vent hurle là haut. Dans quelle lecture se sont-ils plongés sous la pluie, le tonnerre et le vent du soir ?
Contribution adressée le 2 octobre 2011 à « l’oulipien de l’année 2012 » sur le site Zazipo, rubrique consacrée à un extrait intitulé « C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie… » signé Harry Matthews. La contrainte suivie a été ainsi décrite sur la liste Oulipo: Sans modifier la signification, j’ai juste changé le sens
Ce jour fut pour lui palindrome
Où le début rejoint la fin
Il but un cocktail polychrome
Puis il s’enfuit vers les confins
11 02 2011:
Si ! Moubarak, ara bu : omis
mon amour
mon cœur s’excave
en crevasse sonore
aux ramures une mouvance
susurre un vocero morose
mon amour
mon cœur a vu ce mur
une rancœur en moi se verse
aucun recours ne se verra
o ma reine en ces murs
ose ma souvenance
arrose une rose encenseuse
nous sommes encor en romance
aucune morsure
aucun accroc
amour en mon cœur ne mourra
Prisonnier strict: aucune lettre à hampe ni jambe, aucun accent, etc. Deux clinamens (exceptions), une pour elle et une pour moi Poème composé en lien avec la contrainte.
De fréquents échanges de palindromes ont lieu sur la liste Oulipo. Ci-dessous quelques unes de mes contributions.
4-12-12: Dans un échange inauguré par Philippe Simon avec « Elle me dit idem ,elle »
Elle m’égale, la gemelle
Elle canule ali : il a élu nacelle.
Elle, cupide, m’a servi le délice calin; il a Cécile. Délivré samedi: pucelle.
6-12-12: Dans un échange inauguré par Jean Fontaine à propos de la date du 21-12-2012, soi-disant « fin du monde » du calendrier Maya, avec « On cesse : en nº date, mage maya raya méga-métadonnées sec ! No !! »
Eté, tel Carioca : « Medieval savoir et agenda maya, mad ! Ne gâte Rio, va… » Slave idem a, coi, raclé tête.
9-12-12: Dans un échange inauguré par Philippe Simon avec « La vérité elle, ne(z) zen elle étire val »
Note : « Bleu, tire long nez, zen. Gnôle = rituel béton. »
19-1-13: Dans un échange inauguré par Jacques Perry-Salkow avec « La note rude mi balaya l’abîme du ré tonal. Le baron et ténor Abel : Note slave, madame. Valse-t-on ? »
Sut boléro de Sor : en ut ? Tuner ose : do ! – Ré ! l’obtus.
15-2-13: Dans un échange inauguré par Alain Hupé avec « Sa dose il perdra, le pape papelard replié : sodas ! »
Un peu de pauvreté de la part d’un saint homme suffit-il à résoudre les problèmes économiques du sud-Europe ?
Si nu, velu Ouellet emplit-il PME, tel leu ou lev unis ?
Coup de théâtre au Vatican: les déchirements internes de la Curie aboutissent à un vote oulipien:
Ce reptile, tel leu Ouellet, élit Perec.
14-03-2013: L’élection du nouveau pape a déclenché sur la liste une salve de jeux, en majorité des anagrammes. Dans ce concert j’ai glissé:
Conseillons lui de ne pas craindre de faire toute la lumière:
Nit ne grâle pape, l’argentin !
Ce projet d’un an, conçu par Bernard Maréchal, a débuté le 1er mai 2021. Il se basait sur les journées mondiales, internationales ou locales dont on trouvera une liste en page annexe. Pour chacune de ces journées, un mot-clef (ou un groupe de mots-clefs) était mis en évidence.
Une activité journalière était proposée : l’écriture d’un haïku ( 5/7/5 syllabes ) additionné d’une contrainte à son propre choix mettant en jeu le mot-clef du jour. Le haïku pouvait éventuellement être remplacé par une autre forme de micro-poème, tanka, sélénet, chicago, petite morale élémentaire portative…
Vous pouvez consulter sur la page dédiée les contraintes et les formes qui ont été mises en œuvre dans les nombreuses contributions reçues tout au long du projet, soit en utilisant la page contact de ce site, soit sur twitter, soit encore sur la liste Oulipo.
Ci-dessous les contributions écrites pour le bouquet final, le dernier jour de ce projet, 30 avril 2022.
Journée internationale du jazz
Bernard Maréchal
Monk, Sidney Bechet,
Gillespie ou John Coltrane,
Quel swing ont ces vieux !
Billie Holiday pleurait,
Ella Fitzgerald chantait.
(tanka et pangramme de 102 lettres)
et
Passant par hasard,
Campagnard à Manhattan,
Dansas la samba.
L’agaçant jazz t’attrapa,
Battant la java d’antan.
(tanka et monovocalisme en [A])
et
Pour que les vieux Duke Ellington, Bechet, Farmer,
Comptent toujours, tu dois guincher quel subversif ?
Charlie Parker? Buddy Johnson ? Armstrong ? Quels fauves !
Kenny Dorham joue Clifford Brown qui vous piégeait.
(Belle absente)
et
Qui écoute encore
Le cornet de Beiderbecke,
Brubeck et Rollins ?
Ellington The Duke,
Les six cordes de Scofield,
Et Sonny Rollins ?
L’époque Blue Note,
Thelonious Monk, Round Midnight,
Et puis Bud Powell,
Willie Smith le Lion
Le trombone de Mingus
Et son violoncelle ?
Remémorons-nous
Ces musiciens du désordre,
Écoutons-les bien.
Billie pleure les pendus,
Qu’un souffle de vent remue,
Les fruits noirs lynchés.
Le souffle de Miles,
Be-bop, cool, fusion ou free,
Trompette en quintet.
Privé de trompette,
Gillespie perd son tempo
Et le be-bop meurt.
Les petites fleurs
De Sidney Bechet éclosent
En bouquet sonore.
(bouquet de 9 haïkus en lipogramme de [JAZZ])
Jacqueline Morel
( calligramme )
Nicolas Graner
Vivez ce boeuf carrément listoulipique ! GEF swingue dur au saxo ;
à la batterie, Noël, habile, impose son rythme dansant de jerk.
( panscrabblogramme )
et
Quand le jazz est là
La java s'en va avec
L'héméroméride...
Jacqueline Jacquadit
Ce jazz à laïus
Ses ritournelles l'ennuient
Zazie jasa cul
( haïkunagramme )
Annie
New-York ? jazz ambigu, faux plats de chaque vie
( pangramme )
Gérard Le Goff
Sur le sol
"L'oeil , d'abord , glisserait sur la moquette grise d'un long
corridor, haut et étroit"
Haut et étroit , un long corridor,dessus la moquette grise, l'oeil,
d'abord glisserait.
Sur la moquette grise, d'abord, l'oeil glisserait, la moquette d'un
haut et étroit corridor.
L'oeil , eh l'oeil! avoir l'oeil! l Le bon! L'affûté! Le perçant!
L'attention , qualité première! La perception précise des images! Sans
ostentation! Sans désir de percer à jour des secrets enfouis! L'oeil
non agressif! Il ne va pas scruter, inciser! Il ne va pas analyser!
Tout simplement, il s"en va glisser sur les choses! Sur la moquette
grise! Sur le doux tissu gris de la moquette.
L'oeil , d'abord, glisserait sur la moquette grise.
Sur la moquette grise d'un long corridor.
Un long corridor haut et étroit.
La moquette couvre le sol. Elle est grise. Couleur neutre. On a envie
de la caresser. De marcher dessus pieds nus. Belle moquette à
respecter. Ne nous moquons des moquettes! Ne nous moquons des
moquettes! Ne nous moquons des moquettes! Grises, jaunâtres,
lie-de-vin,ocres, vermillon, magenta, bleutées, bordeaux, unies,
striées, rayées, bigarrées, quadrillées, ne nous moquons des
moquettes, dit la mouette, dit la moukère, dit la ménagère, dit le
divin vent sur le velin velours des choses.
Voici un corridor. ça c'est impressionnant! ça c'est du sérieux! Du
stress à venir . Des pas précautionneux s'imaginent sur le duveté des
moquettes, longeant le corridor long et étroit. Des portes fermées.
Vont-elles s'ouvrir? Lesquelles? On va voir la réalité cachée des
choses. Attention, c'est peut-être maintenant. Une poignée bouge.
Qu'y-a-t-il derrière la porte des choses? D'autres choses qui cachent
d'autres choses, à l'infini? Un silence de fin du monde? Une ville
bombardée? Un cataclysme qui se prépare? Une peluche? Quelques
confettis? Une guitare? Un chapeau? Un vieux sac? Un papier couvert
d'une écriture illisible? Un sérial killer?
Une star?
Sur la moquette grise, d'abord, l'oeil glisserait...
"L'oeil , d'abord, glisserait sur la moquette grise d'un long
corridor, haut et étroit
(Première phrase des "choses" de G. Perec, traitée façon jazz)
et
Excités, qu'ils swinguent
Bien fort les mots! Du Vian pour
Haïku jazzy!
( haïku-pangramme 56 lettres )
Anthony Pecqueux
Swing à toute allure
Les jambes se délient - s'affolent
Quintet au sommet
et
Un jazz effréné!
Déontologie élue -
Concert arrêté...
et
La note pique le cœur
Tel trouver un quadrutrèfle
Flegme sur le carreau
et
L'ennemi public
& le saxo archi(e) libre
Le rythme est rossé
Picaillons,
Veut poupon ? Beaucoup ?
Presque accordé, mon camarade.
Cependant comprends juste certains trucs importants.
Surtout lorsque, retrouvant bercail, ouvrant maison commune entres, montre respect.
Star, déstresse :
Stopperai toujours
Tours bancals, fangeux, indécents,
Moyennant douceur longtemps défaillante : respect.
Combien forts
Tous poutous charmants,
Trésor. Pourquoi moins mon pognon ?
Fatiguée.
Gaffe ! Plaquerais...
Respect. Point.
( bigollo en bambochade d'ordre 3 )
Inspiré de « Respect » ( Otis Redding / Aretha Franklin )
et
... et un petit scat
babedidouda
dabedidebaba wouah
dabe bedi Houuu
wouah wouah badabadaba
badebadebadewouah
#héméroméride ( tanka lipogramme en CFGJKLMNPQRSTVXYZ )
et
Héméro
Et la vie était rose
Oulipo
Et rien n'était morose
Rime était riche
Anagramme jolie
C'est fini ma biche
Pas la folie
( sur l'air de « Summertime » de Gershwin )
Un grand merci à tous ceux qui ont participé à ce projet avec une avalanche de contributions qui nous ont ravis par leur créativité et leur beauté !
Ce projet d’un an démarre le 1er mai 2019. Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride le zodianku et le Sankulipo, et fait l’objet d’une parution quotidienne sur ce site et sur twitter. Il se base sur le calendrier pataphysique inspiré par Alfred Jarry. Chaque jour paraît un haïku suivant la contrainte du beau présent : il ne comporte que les lettres du nom donné au jour considéré par le calendrier adopté par le Collège de ‘Pataphysique. Si la contrainte ne l’impose pas, placer toutes les lettres est un surcroît d’élégance souvent recherché. On trouvera sur une page séparée la version du calendrier conforme à l’original, utilisée pour ce travail.
Un an a passé De textes en Oulipo Le Pata s’éteint
Pour le dernier jour d’existence du Pataméride tous ceux qui le désirent sont invités à se joindre à la fête finale en composant un texte suivant, soit la contrainte du Beau présent en haïku, soit toute contrainte à son goût. Vous pouvez me l’adresser en utilisant la page contact. Voici les contributions à cette journée finale :
Sous ton anus nu, Exposant ton sexe à poil, Attends-tu le pal ?
[ Beau présent ainsi que les trois contributions qui suivent ]
et
et
et
El Despalotino.
Il est lassé, taiseux, – l’œil suintant, – sans son pote, Ex-sultan du sud-ouest il n’a plus de palais : Son étoile s’éteint, – son piano papillote Sous le soleil douteux de l’ennui népalais.
Étendu sous la stèle, il attend l’antidote, Naples, Le Pausilippe, et de l’eau sans délais, Il se plaint, désolé, au lit d’une italiote, Pinté sous la tonnelle, index aux pistolets.
Passionné ? Pipelet ?… Lusitanien ? Poète ? Sa tête s’attisait aux patins de Laudine, Pensant à l’eau latente où ne se noie l’ondine…
Splendide, il dépassa deux oueds sous la planète, Adaptant, à la suite, à l’oud de son tonton, Les plaintes de la sainte et l’appel du téton.
Pouilleux du Santal
et
Atout pointe
Il a eu la donne, L’atout est à pointe. Il a tous les as, Il a tous les dix, Et le deux d’atout, Et le six aussi, Le sept, et la suite. Il expose tout, Il pose ses as, Il pose ses dix, Et on l’applaudit. C’est tout expédié : L’exploit est à lui.
16 décembre : Hier soir, à la longue autopromotion d’un cryptocandidat présidentiel, j’ai préféré la Grande Librairie :
24 novembre :
Le compte à rebours
Lançons : dans dix ans serai
Un octogénaire
12 novembre : Cette date s’écrit encore 121121
Aujourd'hui nouveau verset de l'Ecclésiaste :
« Palindrome de palindromes, et tout est palindrome »
22 octobre : Centième anniversaire de Georges Brassens. Une anagramme :
Georges Brassens
brasse gros, gênés.
21 octobre : On fête les 25 ans de la liste Oulipo ! Un petit poème :
L'oulipathe,
fol qui gratte
pour d'ingrates
souris, hâte
ou dilate
nos nuits mates.
L'Aulipote
va, qui trotte
sans fuir grottes.
Maudit vote,
Car qui note
Vaut bigotes.
L'Oulapite
fou sans gîte
croquant frites
doubla vite
sots qu'agite
souk à rites.
3 octobre : Épitaphe à un disparu loué par la République
Bandit réparé
Pendît à arbre
De tripe à bran
18 septembre : Mort de Julos Beaucarne
Julos Beaucarne,
soûl à jeun, berça.
8 septembre : La Ballade damascène que j’avais écrite en 2014 a fait l’objet d’une magnifique interprétation musicale par Jacques Ponzio, que je viens d’ajouter sur la page du poème
31 juillet : Privé de réseau quelques heures par les intempéries au cœur des Alpes. Un HOG :
La foudre et la grêle Ramènent la préhistoire Sans informatique
Heureusement il me reste Mon bon téléphone
8 juillet : Seul de l’année où nous n’avons pu trouver de journée mondiale ou internationale, ce jour a été décrété « Journée du Mystère des Oulipotes » et a donné lieu à un riche ensemble de contributions à l’héméroméride. Vous les retrouverez sur la page dédiée.
24 juin : Valérie Pécresse se félicite du soutien de Nicolas Dupont-Aignan pour « faire barrage à cette gauche extrême »
contre le fascisme
fut inventé
le pacte républicain
contre l'humanisme
est inventé
le pacte donaldtrumpien
8 juin : anniversaire de la mort de Robert Desnos, au camp de concentration de Theresienstadt le 8 juin 1945. En hommage, une primitive sur le nom du poète :
Grande ombre des retours diapre les endormis.
5 mai : Journée de mobilisation en soutien à la chercheuse Fariba Adelkhah, retenue en Iran depuis deux ans. Un Fib :
où
est
l'Iran ?
dans le fond
d'une geôle sombre
où la prière est venimeuse
15 mai : En Israël la poursuite d’une politique meurtrière, en France la condamnation par le président des attaques palestiniennes et non israéliennes, et l’interdiction par le ministre de l’intérieur des manifestations de soutien au peuple Palestinien. Un poème en réaction :
Ce qui aujourd'hui se passe en Israël donne la claire mesure de ce qu'est devenu le sionisme
J'ai un grand respect pour la religion Israélite et un intérêt plein d'affection pour le peuple Juif, sa culture bien vivante et ses traditions préservées mais je condamne le sionisme
Ce qui a pu sincèrement être pensé comme un mouvement de libération comme l'aspiration à vivre dans un pays de paix et d'amour comme un rempart contre le racisme antisémite et les agissements les plus noirs envers les Juifs se présente maintenant comme une entreprise coloniale comme ce qu'un président français a pu déclarer crime contre l'humanité comme un régime d'apartheid dans lequel un peuple entier est plongé dans le mépris l'humiliation et l'asservissement
Les dirigeants français ont édicté qu'être antisioniste était une forme d'antisémitisme Ils ont tort Qu'ils m'emprisonnent s'ils le veulent mais je condamne le sionisme
Le ministre de l'intérieur interdit les manifestations à Paris contre les violences israéliennes Il a tort car l'histoire se souviendra des yeux fermés de la France Pour moi je condamne le sionisme
6 mai : Hier commémoration ( « et non pas célébration » ?? ) solennelle de la mort de Napoléon 1er.
Un jour Marx est né.
Même jour meurt Napoléon.
Macron l'honora.
( Inspiré par un article d'Arnaud Maïsetti « et tout le travail recommence » )
1er mai : Démarrage d’un nouveau projet d’un an prenant la suite du Positiméride, l’Héméroméride. Conçu par Bernard Maréchal, il se base sur la liste des journées mondiales.
23 avril : Le Positiméride prendra fin le 30 avril – 8 César, jour de Périclès. Vous pouvez contribuer à fêter ce jour en composant un petit poème formé de groupes de 8 syllabes, contenant chacune successivement l’une des 8 lettres de « Périclès » ?
Vous pouvez me le faire parvenir soit en utilisant la page contact de ce site, soit en le diffusant sur twitter avec le mot dièze #positiméride.
18 avril : J’ai signé la pétition lancée par ATD-Quart Monde pour demander que cette organisation continue de porter la vois des plus pauvres au CESE. Ceci accompagnait ma signature :
Dans les yeux du pauvre Je contemple immense et bleu L'océan de l'homme
13 avril : Mort du poète Bernard Noël. En beau présent :
le renard rebelle
ébranla la belle donne
le bon nard de l'erre
2 avril : Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Le texte ci-dessous répond au défi #1mot1haïku lancé par Floriane Austruy, avec aujourd’hui le mot « traverser » :
Clandestin, l'autiste,
À fond de cale oublié,
Traverse la vie.
1er avril : Après 5 ans de procès pour avoir secouru les migrants, Cécric Herrou est définitivement acquitté. Pour saluer son courage, un dystique anagrammatique :
Cédric Herrou : il est enfin acquitté !
Destin écorché ? Traqué ? Crie « Luit fin ! »
16 mars : Tandis que le transfert sur ce site de l’ensemble de l’ancien site talipo se poursuit, ce qui prendra du temps, aujourd’hui un premier texte nouveau est ajouté : « Empédocle », un sonnet irrationnel.
8 mars : Journée internationale des droits des femmes
Pour marquer la renaissance de Talipo sous des auspices aussi symboliques, le premier texte remis en ligne sur le nouveau site sera un poème écrit à l’occasion du 8 mars 2013, « Un jour la femme ? »
8 mars : Aujourd’hui talipo refleurit
Le site talipo est tombé dans un état de mort clinique en septembre 2020. Il reprend vie aujourd’hui sur cette nouvelle adresse. L’opération sera longue, combinant trois actions simultanées :
récupérer le contenu de l’ancien site (les lecteurs pressés en retrouveront une grande partie sur l’archive disponible ici )
mettre en ligne les textes rédigés depuis septembre
mettre en ligne au fur et à mesure les textes qui seront rédigés à partir d’aujourd’hui.
Merci d’avance pour votre patience !
8 mars :Renaissance de Talipo
quand l'arbre se meurt
le silence étreint le cœur
mais vit le poème
Une grande reconnaissance doit être manifestée au site « Internet Archive » dont l’action non lucrative d’archivage massif permet de réaliser le sauvetage d’un site parti à la dérive comme Talipo.
29 mai : À Minneapolis, un homme noir, George Floyd, est mort il y a trois jours, étouffé par un policier. Un distique d’anagrammes :
A Minneapolis a vécu George Floyd né vomi : la police y a fendu sa gorge.
et un haïku dans le cadre du défi « 1 mot 1 haïku » organisé sur twitter par Floriane Austruy :
Minneapolis Paisible ville où l’on meurt D’avoir la peau noire
1er mai : Lancement du Positiméride
Après le Pataméride, un nouveau projet d’un an démarrera le 1er mai.
Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride, le zodianku, le Sankulipo et le Pataméride. Il se base sur le calendrier positiviste d’Auguste Comte. Chaque jour, sur ce site et sur twitter, paraît un texte suivant la contrainte suivante : Il s’agit d’écrire autant de syllabes que le nom honoré comporte de lettres, chaque syllabe devant contenir la lettre correspondante. Ainsi, sur « Oulipo » (qui n’est pas dans la liste) on aurait pu écrire MMMMMOh qu‘en l‘écrit peinons ! Si un nom est jugé trop court, on peut envisager de le répéter pour former un texte plus long. Ainsi, toujours sur « Oulipo » : MMMMMPour un plaisir profond, MMMMMOh qu’en l’écrit peinons ! MMMMML’on hurlerait parfois. On peut consulter le calendrier positiviste au lien que voici. Notez que cette année 2020 étant bissextile, les jours où deux noms figurent nous utiliserons jusqu’en décembre celui inscrit en italiques.
Voici le premier positiméride :
1er mai – 10 César – Démosthène
« Donne-moi ton sang ta chair et ton cœur. » Dru, démon osa toucher, pénétrer. De femme trop sainte chut le manteau.
Un an a passé De textes en Oulipo Le Pata s’éteint
Pour le dernier jour d’existence du Pataméride tous ceux qui le désirent ont été invités à se joindre à la fête finale en composant un texte suivant, soit la contrainte du Beau présent en haïku, soit toute contrainte à son goût.
20 avril : Le Pataméride a terminé hier le mois de Clinamen. Retrouvant le mois de Palotin qui l’avait vu débuter le 1er mai 2019, nous abordons les 10 derniers jours de son aventure. Il prendra fin le 30 avril prochain, 11 palotin – Explosion du Palotin.
À cette occasion tous ceux qui le désirent sont invités à se joindre à la fête finale en composant un texte suivant, soit la contrainte du Beau présent en haïku, soit toute contrainte à son goût. Vous pouvez me l’adresser en utilisant la page contact.
29 mars : Belle absente adressée à une amie qui se bat contre le virus.
Splendeur des mots qu’un vers bref jette et, cher, nous grise, De quelle affre imprévue est chargé ce jour bistre Qui te chope et veut juguler de flammes beiges ? Oh que fasse place aux jeux d’eau grave temps brun. Qu’au joug, qu’au plomb ravi soit du chant frais cristal.
25 mars : Hier a été annoncée la mort d’Albert Uderzo.
Albert Uderzo : Barde, l’ut ? – Zéro.
10 mars : Retour sur la soirée des Césars:
Qui sont ces gens ?
Que fait-on de la présomption d’innocence ?
Une grande intellectuelle obligée de dispenser son opinion sur le bien et le mal.
Qui sont ces gens ? Ils sont minuscules.
Il y a cette espèce de tribunal, de lynchage public que je trouve abominable.
Ainsi parlèrent les antidreyfusards au sujet de Zola et de ses sinistres complices. Ces derniers avaient, pour ses agissements contre le méprisable Dreyfus, honteusement attaqué le Colonel Henry, « ce serviteur héroïque des grands intérêts de l’État, ce grand homme d’honneur », et à travers lui la glorieuse armée française.
8 mars : journée internationale des droits des femmes.
le huit mars vous souvenez-vous
est le jour où les agresseurs
les souteneurs les exploiteurs
avec les féminins objets
qu’ils ont depuis toujours piégés
ont un ultime rendez-vous
le huit mars souvenez-vous-en
est jour où la fange se lève
où l’humiliation s’achève
et la loi des vieux malfaisants
du meurtrier sonnant défaite
le huit mars est un jour de fête
4 mars : Une tribune de journalistes et de nombreuses associations paraît pour protester contre le projet de contrôler les vidéos montrant les violences policières.
la huitième plaie
ils viennent armés et masqués
pour te mettre un genou à terre
te mutiler te faire taire
c’est l’homme qui est attaqué
ils viennent sans règle et sans frein
environnés de fumerolles
briser qui ose la parole
à coups de bottes dans les reins
ils viennent les êtres sans nom
sans visage et sans matricule
brandissant dans leur mandibule
de la junte le noir fanon
ils viennent les semeurs de peur
les préposés à l’extinction
raser espérance et passion
poser le joug de la torpeur
3 mars : On manifeste aujourd’hui après le passage en force de la loi retraite par le 49-3. Une petite chansonnette avant d’aller me joindre au cortège :
3 mars : Aujourd’hui, 38e anniversaire de la mort de Georges Perec. Un ourobindrome-express :
le double vé
Le chat sur l’épaule,
Par le double vé
D’une griffe folle,
Son sceau vint graver.
Perec a lacéré.
2 mars : Des garde-côtes repoussent des migrants massés sur un canot, et tirent à balles réelles vers eux. Le même jour, un enfant est retrouvé mort lors du naufrage d’une autre embarcation. Ça se passe en Europe.
L’homme ?
Un élément statistique
Un danger
Un déchet
La détresse ?
Une abstraction
Une agression
Un crime
L’amour ?
Un lipogramme en e
Une inconséquence
Une maladie
L’État ?
Un absolu
Un idéal
Tout
2 mars : On annonce la sortie dans deux jours en librairie de « Sorel Éros », de Jacques Perry-Salkow et Frédéric Schmitter. C’est le plus long palindrome jamais écrit, avec 10001 caractères !
Sorel Éros… Ô sors, réel, Erres solo.
29 février : Le premier ministre fait irruption à l’Assemblée Nationale et dégaine le 49-3. Une anagramme :
Édouard Philippe, hardi loup, pipe dé !
Autre anagramme suscitée par l’actualité :
César remis à Polanski : ciné mis ko. SRAS a parlé.
14 février : Acquittement d’Aslı Erdoğan. Une anagramme :
Aslı Erdoğan saigna de l’or
11 février : Mort de Claire Bretécher. Une anagramme :
du 29 décembre – 1er décervelage – S. Alaodine, virtuose.
Vient un soleil noir, La terre vrille et s’entrouvre. L’ordre est renversé.
jusqu’au 25 janvier – 28 décervelage – Repopulation.
On tait la terreur. On porte une pierre plate. Là, le trou : on entre.
24 janvier : Le monde s’inquiète d’une épidémie partie de Chine. Un distique anagrammatique :
L’épidémie du coronavirus vise Macron, l’épi du dieu or.
21 janvier : 70 ans après la mort de George Orwell, un distique anagrammatique :
Le Grand Frère se souvient de George Orwell : un wagon de l’ogre froid serre et verse le gel.
1er janvier : Que la contrainte vous soit douce
Que votre pêche soit bonne.
Qu’une mer douce et heureuse
Vous berce au fil de l’année.
Qu’au verger où court l’année
Cerise soit fraîche et bonne,
Cueilleuse vive et heureuse.
Que chanson folle et heureuse
A vos lèvres cette année
Fuse, et que chope soit bonne.