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Pangramme pour écrivain manchot

Mon joli ko: philo ou yin ?

Un « pangramme pour manchot »  a été proposé sur la liste Oulipo par Jean Roche:
«  Le pianiste Paul Wittgenstein étant revenu manchot de 14-18, divers musiciens dont Maurice Ravel, Richard Strauss, Sergueï Prokofiev, ont composé spécialement pour lui. On a quand même bien dû faire le pangramme pour écrivain manchot ?
WEBER GREFFEZ CE QATAR VERT DE SEXE »
Le 31 décembre 2011 j’ai envoyé en réponse la contribution ci-dessus avec le commentaire suivant:
Pour un autre écrivain manchot (de l’autre bras), amateur du jeu de Go.

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Oripeaux

C’est un saccage

C’est un saccage de veines, de thrombocytes et de plaquettes. Il est plongé dans la lypémanie, la hideur et l’hystérie au bord de la démence. Un brusque coup de téléphone et une peur pernicieuse a coupé sa pompe à oxygène jusqu’à l’étouffement. Nets ou diffus, les thrombocytes, lui dit-on, fomentent le figement général de son sang. Contre la circulation de ce fluide s’immiscent de mouvants faisceaux de plaquettes proliférant comme en champagne les bulles. Ses veines s’arc-boutent contre l’afflux sinistre de ce poison que ne vaincront ni l’hématologue ni son hydréa. Ce tourment, il faut le supporter sans espoir. Le venin arrive partout. Ecoutez le gong du soir.

Contribution adressée le 16 décembre 2011 à « l’oulipien de l’année 2012 » sur le site Zazipo, rubrique consacrée à un extrait intitulé « C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie… » signé Harry Matthews. La contrainte suivie (décrite comme homosyntaxisme) consiste à remplacer les mots du texte de départ par des mots de nature équivalente (verbe pour verbe, etc.)

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ananyme anonyme

Nous portions en nous
les nourrissons de demain:
nous sommes des bouffons
car nous cochons des curetons dans vos salons
et ne rejetons
poivrons,
rognons,
marrons,
bières
ni vers des moucherons.

Participation à un « ananyme anonyme » proposé par
Gilles Esposito-Farèse le 18-10-2011.Il s’agissait de composer un texte en utilisant exactement la liste de mots proposée.
La liste des mots était:
bières bouffons car cochons curetons dans de demain des des des
en et les marrons moucherons ne ni nourrissons nous nous nous
nous poivrons portions rejetons rognons salons sommes vers vos

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Oripeaux

transports

âme  intacte
obstinément   refuse  une  amitié   grise
une histoire isotherme épaisse et feutrée
respire
laisse chez elles  les humeurs apaisantes
enfin   déclenche   le   séisme   hurleur
songe
les fleurs des prés se fanent  silicosées
le  milieu  naturel  flingue  le   semeur
le sage
caractère  autrefois  calme  et  généreux
le  crâne   fissuré   gesticule  et  sert
autrement
les aimantes  pensées  recuites  en  fiel
le chêne penchant  sectionne  ses racines
le crépuscule
se glisse ocre linceul
                        ne  rien  confier

Contribution à l’opération « Dis moi dix mots » envoyée le 3 décembre 2012. La liste des mots était âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports. Voici la description que j’en ai faite sur la liste Oulipo:
D’abord, quel est l’intrus dans cette liste de mots ? « transports » car c’est le seul ne comportant pas de « e »: j’en ai fait le titre. Tous les autres mots figurent à raison d’un tous les deux vers.
Ensuite, quel est le PPCA (plus petit commun alphabet) de ces dix mots ? acefghilmnoprstuz
Donc tous les mots de ce texte sont écrits dans cet alphabet, et -sauf le titre- comportent la lettre e.

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Oripeaux

soir avec gong

Etouffant presque, j’arrive dans le vent. Un enfant saute et fait un tonnerre de plus. Des pas dans l’herbe: un homme veut la pluie d’une soudaine abondance. Contre lui asséné, le vent est un bélier dont les coups poussent la pluie. Des fils minces infiltrent ma fenêtre. Le cadre, ce soir, est gris sous les frondaisons. Je fouette. On dirait qu’un tonnerre diffuse de nets éclairs. Avec l’orage, la pluie change. Persistante pluie et tonnerre en coups brusques se dessinent. Une bande dans le vent hurle là haut. Dans quelle lecture se sont-ils plongés sous la pluie, le tonnerre et le vent du soir ?

Contribution adressée le 2 octobre 2011 à « l’oulipien de l’année 2012 » sur le site Zazipo, rubrique consacrée à un extrait intitulé « C’est un soir de vent, de tonnerre et de pluie… » signé Harry Matthews. La contrainte suivie a été ainsi décrite sur la liste Oulipo:
Sans modifier la signification, j’ai juste changé le sens

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Oripeaux

11 02 2011

Ce jour fut pour lui palindrome
Où le début rejoint la fin
Il but un cocktail polychrome
Puis il s’enfuit vers les confins

11 02 2011:
Si !  Moubarak, ara bu : omis

Publié le 12 février 2011

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Oripeaux

transgression pour elle et moi

mon amour
mon cœur s’excave
en crevasse sonore

aux ramures une mouvance
susurre un vocero morose

mon amour
mon cœur a vu ce mur
une rancœur en moi se verse
aucun recours ne se verra

o ma reine en ces murs
ose ma souvenance
arrose une rose encenseuse
nous sommes encor en romance
aucune morsure
aucun accroc

amour en mon cœur ne mourra

Prisonnier strict: aucune lettre à hampe ni jambe, aucun accent, etc. Deux clinamens (exceptions), une pour elle et une pour moi
Poème composé en lien avec la contrainte
.

Publié le 6 février 2011

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Palindromes

De fréquents échanges de palindromes ont lieu sur la liste Oulipo. Ci-dessous quelques unes de mes contributions.

4-12-12: Dans un échange inauguré par Philippe Simon avec « Elle me dit idem ,elle »

Elle m’égale, la gemelle
Elle canule ali : il a élu nacelle.
Elle, cupide, m’a servi le délice calin; il a Cécile. Délivré samedi: pucelle.

6-12-12: Dans un échange inauguré par Jean Fontaine à propos de la date du 21-12-2012, soi-disant « fin du monde » du calendrier Maya, avec « On cesse : en nº date, mage maya raya méga-métadonnées sec ! No !!  »

Eté, tel Carioca : « Medieval savoir et agenda maya, mad ! Ne gâte Rio, va… » Slave idem a, coi, raclé tête.

9-12-12: Dans un échange inauguré par Philippe Simon avec « La vérité elle, ne(z) zen elle étire val »

Note : « Bleu, tire long nez, zen. Gnôle = rituel béton. »

19-1-13: Dans un échange inauguré par Jacques Perry-Salkow avec
« La note rude mi balaya l’abîme du ré tonal.
Le baron et ténor Abel :
Note slave, madame. Valse-t-on ? »

Sut boléro de Sor : en ut ? Tuner ose : do ! – Ré ! l’obtus.

15-2-13: Dans un échange inauguré par Alain Hupé avec « Sa dose il perdra, le pape papelard replié : sodas ! »

Un peu de pauvreté de la part d’un saint homme suffit-il à résoudre les problèmes économiques du sud-Europe ?

     Si nu, velu Ouellet emplit-il PME, tel leu ou lev unis ?
Coup de théâtre au Vatican: les déchirements internes de la Curie aboutissent à un vote oulipien:

     Ce reptile, tel leu Ouellet, élit Perec.

14-03-2013: L’élection du nouveau pape a déclenché sur la liste une salve de jeux, en majorité des anagrammes. Dans ce concert j’ai glissé:

Conseillons lui de ne pas craindre de faire toute la lumière:

     Nit ne grâle pape, l’argentin !
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Twittérature

Héméroméride

Ce projet d’un an, conçu par Bernard Maréchal, a débuté le 1er mai 2021. Il se basait sur les journées mondiales, internationales ou locales dont on trouvera une liste en page annexe. Pour chacune de ces journées, un mot-clef (ou un groupe de mots-clefs) était mis en évidence.

Une activité journalière était proposée : l’écriture d’un haïku ( 5/7/5 syllabes ) additionné d’une contrainte à son propre choix mettant en jeu le mot-clef du jour. Le haïku pouvait éventuellement être remplacé par une autre forme de micro-poème, tanka, sélénet, chicago, petite morale élémentaire portative

Vous pouvez consulter sur la page dédiée les contraintes et les formes qui ont été mises en œuvre dans les nombreuses contributions reçues tout au long du projet, soit en utilisant la page contact de ce site, soit sur twitter, soit encore sur la liste Oulipo.

Ces contributions peuvent être lues dans des pages mensuelles : mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, décembre, janvier, février, mars, avril.

Ci-dessous les contributions écrites pour le bouquet final, le dernier jour de ce projet, 30 avril 2022.

Journée internationale du jazz

Bernard Maréchal

Monk, Sidney Bechet,
Gillespie ou John Coltrane,
Quel swing ont ces vieux !

Billie Holiday pleurait,
Ella Fitzgerald chantait.

(tanka et pangramme de 102 lettres)

et

Passant par hasard,
Campagnard à Manhattan,
Dansas la samba.

L’agaçant jazz t’attrapa,
Battant la java d’antan.

(tanka et monovocalisme en [A])

et

Pour que les vieux Duke Ellington, Bechet, Farmer,
Comptent toujours, tu dois guincher quel subversif ?
Charlie Parker? Buddy Johnson ? Armstrong ? Quels fauves !
Kenny Dorham joue Clifford Brown qui vous piégeait.

(Belle absente)

et

Qui écoute encore
Le cornet de Beiderbecke,
Brubeck et Rollins ?

Ellington The Duke,
Les six cordes de Scofield,
Et Sonny Rollins ?

L’époque Blue Note,
Thelonious Monk, Round Midnight,
Et puis Bud Powell,

Willie Smith le Lion
Le trombone de Mingus
Et son violoncelle ?

Remémorons-nous
Ces musiciens du désordre,
Écoutons-les bien.

Billie pleure les pendus,
Qu’un souffle de vent remue,
Les fruits noirs lynchés.

Le souffle de Miles,
Be-bop, cool, fusion ou free,
Trompette en quintet.

Privé de trompette,
Gillespie perd son tempo
Et le be-bop meurt.

Les petites fleurs
De Sidney Bechet éclosent
En bouquet sonore.

(bouquet de 9 haïkus en lipogramme de [JAZZ])

Jacqueline Morel

( calligramme )

Nicolas Graner

Vivez ce boeuf carrément listoulipique ! GEF swingue dur au saxo ;
à la batterie, Noël, habile, impose son rythme dansant de jerk.

( panscrabblogramme )

et

Quand le jazz est là
La java s'en va avec
L'héméroméride...

Jacqueline Jacquadit

Ce jazz à laïus
Ses ritournelles l'ennuient
Zazie jasa cul

( haïkunagramme )

Annie

New-York ? jazz ambigu, faux plats de chaque vie

( pangramme )

Gérard Le Goff

Sur le sol
"L'oeil , d'abord , glisserait sur la moquette grise d'un long
corridor, haut et étroit"
Haut et étroit , un long corridor,dessus la moquette grise, l'oeil,
d'abord glisserait.
Sur la moquette grise, d'abord, l'oeil glisserait, la moquette d'un
haut et étroit corridor.

L'oeil , eh l'oeil! avoir l'oeil! l Le bon! L'affûté! Le perçant!
L'attention , qualité première! La perception précise des images! Sans
ostentation! Sans désir de percer à jour des secrets enfouis! L'oeil
non agressif! Il ne va pas scruter, inciser! Il ne va pas analyser!
Tout simplement, il s"en va glisser sur les choses! Sur la moquette
grise! Sur le doux tissu gris de la moquette.
L'oeil , d'abord, glisserait sur la moquette grise.
Sur la moquette grise d'un long corridor.
Un long corridor haut et étroit.

La moquette couvre le sol. Elle est grise. Couleur neutre. On a envie
de la caresser. De marcher dessus pieds nus. Belle moquette à
respecter. Ne nous moquons des moquettes! Ne nous moquons des
moquettes! Ne nous moquons des moquettes! Grises, jaunâtres,
lie-de-vin,ocres, vermillon, magenta, bleutées, bordeaux, unies,
striées, rayées, bigarrées, quadrillées, ne nous moquons des
moquettes, dit la mouette, dit la moukère, dit la ménagère, dit le
divin vent sur le velin velours des choses.

Voici un corridor. ça c'est impressionnant! ça c'est du sérieux! Du
stress à venir . Des pas précautionneux s'imaginent sur le duveté des
moquettes, longeant le corridor long et étroit. Des portes fermées.
Vont-elles s'ouvrir? Lesquelles? On va voir la réalité cachée des
choses. Attention, c'est peut-être maintenant. Une poignée bouge.
Qu'y-a-t-il derrière la porte des choses? D'autres choses qui cachent
d'autres choses, à l'infini? Un silence de fin du monde? Une ville
bombardée? Un cataclysme qui se prépare? Une peluche? Quelques
confettis? Une guitare? Un chapeau? Un vieux sac? Un papier couvert
d'une écriture illisible? Un sérial killer?
Une star?

Sur la moquette grise, d'abord, l'oeil glisserait...
"L'oeil , d'abord, glisserait sur la moquette grise d'un long
corridor, haut et étroit

(Première phrase des "choses" de G. Perec, traitée façon jazz)

et

Excités, qu'ils swinguent
Bien fort les mots! Du Vian pour
Haïku jazzy!

( haïku-pangramme 56 lettres )

Anthony Pecqueux

Swing à toute allure
Les jambes se délient - s'affolent
Quintet au sommet

et

Un jazz effréné!
Déontologie élue -
Concert arrêté...

et

La note pique le cœur
Tel trouver un quadrutrèfle
Flegme sur le carreau

et

L'ennemi public 
& le saxo archi(e) libre
Le rythme est rossé

cf Archie Shepp en duo avec ChuckD de Public Enemy

Alexandre Carret

Jarrett, Armstrong, Zawinul, Zwingenberger
Jasent, agassent, zinzinulent, zinzibulent
Juvénilement, acribiquement, zénithalement, zygomatiquement.

( acronyme et allitération )

Noël Bernard

Picaillons,
Veut poupon ? Beaucoup ?
Presque accordé, mon camarade.
Cependant comprends juste certains trucs importants.
Surtout lorsque, retrouvant bercail, ouvrant maison commune entres, montre respect.

Star, déstresse :
Stopperai toujours
Tours bancals, fangeux, indécents,
Moyennant douceur longtemps défaillante : respect.

Combien forts
Tous poutous charmants,
Trésor. Pourquoi moins mon pognon ?

Fatiguée.
Gaffe ! Plaquerais...

Respect. Point.


( bigollo en bambochade d'ordre 3 )

Inspiré de  « Respect »  ( Otis Redding / Aretha Franklin ) 

et

... et un petit scat

babedidouda
dabedidebaba wouah
dabe bedi Houuu

wouah wouah badabadaba
badebadebadewouah

#héméroméride ( tanka lipogramme en CFGJKLMNPQRSTVXYZ )

et

Héméro
Et la vie était rose
Oulipo
Et rien n'était morose

Rime était riche
Anagramme jolie
C'est fini ma biche
Pas la folie

( sur l'air de « Summertime » de Gershwin )

Un grand merci à tous ceux qui ont participé à ce projet avec une avalanche de contributions qui nous ont ravis par leur créativité et leur beauté !

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Pataméride

Ce projet d’un an démarre le 1er mai 2019. Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride le zodianku et le Sankulipo, et fait l’objet d’une parution quotidienne sur ce site et sur twitter. Il se base sur le calendrier pataphysique inspiré par Alfred Jarry. Chaque jour paraît un haïku suivant la contrainte du beau présent : il ne comporte que les lettres du nom donné au jour considéré par le calendrier adopté par le Collège de ‘Pataphysique. Si la contrainte ne l’impose pas, placer toutes les lettres est un surcroît d’élégance souvent recherché. On trouvera sur une page séparée la version du calendrier conforme à l’original, utilisée pour ce travail.

On trouvera ici les haïkus quotidiens mois par mois : Palotin, Merdre, Gidouille, Tatane, Phalle, Absolu, Haha, As, Sable, Décervelage, Gueules, Pédale, Clinamen ainsi que les nombreuses variantes proposées chaque jour par les amis.

Explosion du Palotin.

30 avril – 11 palotin – Explosion du Palotin.

Un an a passé
De textes en Oulipo
Le Pata s’éteint

Pour le dernier jour d’existence du Pataméride tous ceux qui le désirent sont invités à se joindre à la fête finale en composant un texte suivant, soit la contrainte du Beau présent en haïku, soit toute contrainte à son goût. Vous pouvez me l’adresser en utilisant la page contact. Voici les contributions à cette journée finale :

Annie Hupé

Patient dans l’attente
suppose illusion sans suite
Ô adulation !

Poétise, idéalise…
Ton pâle lopin. Adieu.

[ Beau présent ]

Bernard Maréchal

Sous ton anus nu,
Exposant ton sexe à poil,
Attends-tu le pal ?

[ Beau présent ainsi que les trois contributions qui suivent ]

et

Bernard-Marechal-patameride-30-04-20-Le-Palotion-mis-en-pieces

et

Bernard-Marechal-patameride-30-04-20-Michaux

et

El Despalotino.

Il est lassé, taiseux, – l’œil suintant, – sans son pote,
Ex-sultan du sud-ouest il n’a plus de palais :
Son étoile s’éteint, – son piano papillote
Sous le soleil douteux de l’ennui népalais.

Étendu sous la stèle, il attend l’antidote,
Naples, Le Pausilippe, et de l’eau sans délais,
Il se plaint, désolé, au lit d’une italiote,
Pinté sous la tonnelle, index aux pistolets.

Passionné ? Pipelet ?… Lusitanien ? Poète ?
Sa tête s’attisait aux patins de Laudine,
Pensant à l’eau latente où ne se noie l’ondine…

Splendide, il dépassa deux oueds sous la planète,
Adaptant, à la suite, à l’oud de son tonton,
Les plaintes de la sainte et l’appel du téton.

Pouilleux du Santal

et

Atout pointe

Il a eu la donne,
L’atout est à pointe.
Il a tous les as,
Il a tous les dix,
Et le deux d’atout,
Et le six aussi,
Le sept, et la suite.
Il expose tout,
Il pose ses as,
Il pose ses dix,
Et on l’applaudit.
C’est tout expédié :
L’exploit est à lui.

Jérémie Piscicelli :

Lui, en l’année pâle
où ses ailes se déploient,
sale au teint, s’expose

[ Beau présent ]

Nicolas Graner :

taillons noix du pope
et on pollua dix pions
poux de lion poilants

[haïku anagrammatique sur « Explosion du Palotin », donc aussi beau présent]

Nicolas a ajouté :

Ton pou, Noël, a dix plis.
Ton loup, Noël, a dix pis.
Ton pouls, Noël, à dix pi.

Emmanuel Glais :

Toute nue, dis-tu
T’exposes ton popotin
Palot le putain

Ex-laotienne
Sans toi ni solution
Nain sans notion

Son exploit tenu
Ôté sa pilosité
L’ilote est au top

Noël Bernard-Talipo :

Moonwalk

[ Bel absent acrostiche ]