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Oripeaux

clinamen à l’harmonie

jusqu’au ciel délire
ce sidéral chant
chaque accord de lyre
joue l’odeur des champs

d’un rire délivre
du corbeau vainqueur
quiconque doit vivre
qu’assourdit rancœur


Ce sélénet est, avec « Chanson à boire avec modération », le premier essai d’une nouvelle contrainte « harmonique« . Partant de l’air de « Au clair de la lune », il s’agit d’associer à chaque note une lettre imposée à la syllabe correspondante, selon la clé de correspondance suivante:
la: a,h,o,v
si: b,i,p,w
do: c,j,q,x
ré: d,k,r,y
mi: e,l,s,z
fa: f,m,t
sol: g,n,u
A l’exception des dernières syllabes des vers 5 et 7, cette règle est appliquée à la première lettre de chaque syllabe.
Posté sur la liste Oulipo le 12 mai 2013.

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Chanson à boire avec modération

Vous, vos vieux principes
Vexent bel idiot.
Veule affable chipe
Vos clés pour bon piot.

Puis bibine il rapte,
Buvant goutte à seau.
Va blâmable inapte :
Vin coupé boit sot !


Ce sélénet est, avec « clinamen à l’harmonie », le premier essai d’une nouvelle contrainte « harmonique« . Partant de l’air de « Au clair de la lune », il s’agit d’associer à chaque note une lettre imposée à la syllabe correspondante, selon la clé de correspondance suivante:
la: a,h,o,v
si: b,i,p,w
do: c,j,q,x
ré: d,k,r,y
mi: e,l,s,z
fa: f,m,t
sol: g,n,u
A l’exception des dernières syllabes des vers 5 et 7, cette règle est appliquée à la première lettre de chaque syllabe. Ici cette contrainte est combinée avec celles du sélénet, notamment la rime.
Posté sur la liste Oulipo le 12 mai 2013.

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chanson de coloc

chanson de coloc

Publié le

passer le balai
ça peut s’apprendre à tout âge
et ce n’est pas l’apanage
des humbles valets

cesse de râler
quand c’est ton tour de ménage
au prétexte d’être en nage
et de t’affaler

tout dans la maison
doit embaumer doit reluire
en chaque saison

cire la crédence
ravive l’éclat du cuir
l’aspirateur danse

Le précédent essai de sonnaïku a provoqué une grande activité sur la liste Oulipo qui a vu de nombreuses propositions de variantes de cette forme. Gilles Esposito-Farèse a remarqué que la forme qu’il a initialement définie ne permettait pas l’alternance des rimes féminines et masculines. Il a illustré dans son beau Sonnaïku pastoral une modification pour résoudre ce problème.
Une autre solution est proposée ici… mais qui risque fort de ne pas être homologuée: tout en conservant le schéma initial, utiliser une rime « androgyne » (reluire-cuir, intrusion du consonantique au sein des féminines et masculines). A noter que l’alternance vocalique-consonantique n’est pas respectée: ce serait chose impossible pour les mêmes raisons que l’impossibilité rencontrée par Gilles sur les F-M.
Posté sur la liste Oulipo le 4 mai 2013.

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qu’a trône assis ?

dans ton lit pliant
au calme de la chambrette
d’ombres l’horrible retraite
te frôle en riant

viennent jours brillants
où ta force de prophète
d’arbres que bat la tempête
rend le tronc vaillant

dans la nonchalance
tiède en la maturité
grandit le silence

puis la brume grise
sur ton bel œil irrité
pose son emprise

Essai de sonnaïku à la manière de Gilles Esposito-Farèse. Ce dernier a cherché à allier la forme sonnet et le haïku.
Nombre de syllabes : 5 7 7 5 / 5 7 7 5 / 5 7 5 / 5 7 5
Schéma de rimes : a b b a / a b b a / c d c / e d e
Posté sur la liste Oulipo le 1er mai 2013.

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autobus

Le poème ci-dessous est de Françoise Guichard. Très inspirant, il a déclenché une série de contributions sur la liste Oulipo suivant plusieurs contraintes.

Lamento pour bus et métro

Pour aller travailler : tout d’abord prendre un bus
Souvent plein car je ne suis pas au terminus.
Et le réseau parfois est grippé : un virus?
D’où l’impression qu’on a qu’il y a un blocus.

C’est rue de Rivoli que je prends le métro
Pas le temps d’un café sur le pouce au bistro
Je me rue sur le quai illico et presto
Mais parfois sur la ligne, il ya de l’embargo

Et voilà La Défense… en baisse de tonus,
À nouveau l’autobus! C’est mon petit bonus!
Je dors debout, je rime ou lis un prospectus
Si l’attente est longue, là ça sent le hiatus

Et voilà tous les jours, pour aller au labo,
Le parcours accompli, yeux rivés au chrono.
Faut pas se relâcher et garder le tempo
Mais souvent tout va bien, et les ennuis..zéro!

Nous dirons que c’était la ligne 12. Ont suivi:

Autobus ligne 7  (Noël Bernard)

Pour travailler prendre un bus
Souvent car au terminus.
Réseau grippé. un virus?
Impression con : un blocus.

C’est rude, prends le métro.
Pâle café au bistro.
Rue sûre, illico presto
La ligne a de l’embargo.

Et La baisse de tonus,
L’autobus! petit bonus!
Debout rime un prospectus,
Attente lassant l’hiatus.

Toujours aller au labo,
Parcours accompli chrono.
Faut relâcher le tempo.
Souvent tout bien, et zéro!

Autobus ligne 5  (Noël Bernard)

Allez vaillant bus,
Ne suis pas minus.
Réparé virus.
Presqu’île a blocus.

Cerveau que j’ai trop,
Temps cale au bistro:
Russule et pesto
Mais foie ya largo.

Vois l’effet tonus !
Où vole autobus!
Je bouge (rictus)
Tangue sans hiatus.

Elle a l’air poulbot,
Le couple est chrono,
Fort, égal tempo.
Mais vient nuit..zéro!

Alcoolisme aristocratique sur la ligne 2  (Gilles Esposito-Farèse)

Bistrots
de Russes :
gugusses
spectraux !

Qu’au trot
je busse ?
Que j’eusse
gastro ?

Astuce :
je suce
cointreau

de Prusse,
de puces
rétro.

Autobus ligne 24  (Inachevé _ Noël Bernard)

Pouh, râle époux,  ras l’étrave. Hais travail, hais tout : dab, ail et
tout d’abord, porcs. Prendre un brand, r’un. Bu : sus !
Sous vent plains, quart souvent plein, car je ne suis pas jeune. Suis
pas au zoo : termites air minus n’eussent.
Hais leur Esope et leur aise. Oh, parfois égare : foie aigri ripe et un
VIP est un virus  russe.
D’Oullins presse, d’où l’impression qu’on naquit Lion. Con na! qui lia
humble eau qu’eut scille à un blocus.

[…]

Les contraintes sont, pour le Lamento, la contrainte… des transports en commun (strophes rimant en -us ou -o selon le moyen de transport auquel elles se réfèrent); pour les lignes 7 et 5 une réduction exclusivement composée de morceaux de l’initial; pour la ligne 2 une réduction extrême, tout en respectant l’alternance de rimes féminines et de rimes masculines ayant toutes mêmes consonnes d’appui (tr) ; pour la ligne 24 un poème en « tétricosasyllabes » bégayants, tel que si on lui applique un traitement orthophonique on retombe sur le poème de Françoise.
Postés sur la liste Oulipo entre le 11 et le 16 janvier 2013.

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La Vertu vaincue par le Vice

Portez ce vieux whisky au juge blond qui hume.
Vantez ce whisky blanc du juge preux qui fume.
Pour juge marchant droit, veux  bon whisky qu’offrez.
Votez, squaws, pour blond juge, ex khan, m’ayant coffré :
Voix donc blâmant Tarzan, joug pur qu’oint whisky frais.


Cette variation sur le célèbre pangramme « Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume » est en fait une belle absente particulière (même les lettres KWXYZ sont ici exigées dans chaque vers).
Une version préliminaire de ce texte a été postée sur la liste Oulipo le 26 décembre 2012.
Cet essai a inspiré une belle généralisation par Gilles Esposito-Farèse qui a écrit un jeu complet de « lipangrammes », alexandrins obtenus par modification du « juge blond » en excluant à tour de rôle chacune des 26 lettres de l’alphabet. Vous disposez ainsi d’un code universel permettant de composer un bel absent sur tout texte à votre convenance !

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Oripeaux

Ce recueil réunit mes expériences oulipiennes. La plupart des textes ci-dessous sont des contributions envoyées sur la liste Oulipo. Plusieurs ont été insérés sur le site Zazipo.

Les titres ci-dessous dépourvus d’un lien sont à rechercher sur l’archive de l’ancien site http://www.talipo.fr, en se reportant aux liens fournis dans l’article « Index des articles archivés »

Un mouvement perpétuel ( du 15 mars 2015 à interclasser )

transgression pour elle et moi

11 02 2011

soir avec gong

transports

ananyme anonyme

C’est un saccage

Pangramme pour écrivain manchot

Holorimes préélectorales

han xin

Cent mille millions de poèmes: numéro trois

Portrait en anagramme

la double bête 1

Perry-Salkow

PV détonnant

Le cuistot de la caserne rue Cornélie Gémond

Babèle moi dix mots qui racontent la prison

Mumuse avec Bébert

accumulation agréable

passé passé (suite)

le ko persan

La double bête 2

Retirement Rhyme

Aïe ! coups !

Terines littérales et bouturnine

Bouturnine entre nuit et eros

Branle gai

C’est un instant de paix

Vingt schwas

L’oiseau à gueule

Le Suisse invente une sacrée anagramme

Crash test incongru

Articles

Atanase Périfan

eulérienne

semée au loin

Boson émis

Outrée mie face au lacis

haïku – nothomb

lame : tueur facial

Arme lourde : éveil puni

Une semaine bien remplie

La mort vaincue

La transposition de Dora

Exercice à Dora

Chefs-d’œuvre bientôt anéantis

Sonate quatorzine

12-11-10-09-08-07

El vino de cosecha

Radium à Dora

Lai mordoré

Rhèmes de l’invisible

Alphaberrations

tougoudouxgoudous

Tire-bouchon

Niagaresque gratulation

A Nicolas Graner pour ses cinquante ans

rire d’acrodora

fest-noz

frondaison élémentaire

Belle fin

Conte à Dora

La Vertu vaincue par le Vice

Salaam

Berlues

mariage pour tous

Une journée à Boueilho-Lasque

grandeur et dénuement

autobus

Boules de neige

La rose et l’odeur

A Chokri Belaïd et à la Tunisie en deuil

El jubilado

Sonate à Bell-Meucci

Peinture à l’eau

avant / après

Varlope et Trusquin

Bardes y ont su l’air

Le dol à Dole

bishnoï (2)

Délusion

monocycle

qu’a trône assis ?

chanson de coloc

sur la rose et le réséda

Farandole

Chanson à boire avec modération

clinamen à l’harmonie

Une Marseillaise harmonique

Développement du binôme

Ode à l’a

fille au soleil couchant

Folie amnésique à Dora

ma démesure made me sure

Chahutant t’as eu chaud

sur son erre

abat-jour

les péchés capitaux

Le cheval rouge

Arrache

Caresse

W ou le Septuor dément

Le rêve

l’ombelle

Dévêtissement

nudité

quatre-san-ku

Chaleurs

clair de lune

endémie

du soir au matin

Histoire du gars cogné

pâte à papier

des arbres s’enracinent

la mélodie court

celui qui pleure et qu’on attend

Le sang des plumes

quenine d’un jeudi

le jeu de la nuit

Poésie : l’or faste glisse

Les cendres de la nuit

belle main joli pied

Sar sert, Sire, sort sûr.

le doc lit

La cigale et la fourmi

Le baiser du marin

étoile naine

passer la mer

El vocabulario nocturno

vague d’argent

Berti, Sanchez

Hombre de hielo

Sérendipité

le bateleur

Oh vite la revoir

Pour le retour de la liste Oulipo

Pierreries

Renversement

L’aveu futur

Rimbaud futur

Mes livres inécrits, est-ce vide ? Nenni.

balcon

vaches de plomb

El pequeño

Les corbeaux et la renarde

Quinze

El inconcluso

Bain flou

Nostradamus n’est pas dans les rêves des ogres

L’empreinte secrète

le musicien s’éveille

Topor à Porto

Calcul différentiel 1/3

Calcul différentiel 2/3

Calcul différentiel 3/3

El derivado

Artichauts

La désillusion du missionnaire

Un jugement médiéval

Visite à la paroisse

Captif dieu typographe épuisé voulut boire

Grands froids morts d’antan

Le shit de Lenge

hou-hou

Express spaghetti

Méditation circulaire

Le sens de l’absence

Voyelles capitales

Solides de Platon : le tétraèdre

Solides de Platon : le cube

Solides de Platon : l’octaèdre

Solides de Platon : le dodécaèdre

Solides de Platon : l’icosaèdre

Le peuple de la vieille dame

Les tresses de Gef

O bel or

Affranchis

un fait banal

L’oiseau de glace

El abandonado

bistrot

Smog

L’Ouest

au bord du gour

AZ 80 en un jeu de la vie

Silence à Montparnasse

A Darkpalmor

Le chemin bleu

L’éthique et la contrainte

La double bête 3

El Graviton

empreinte

SOS au bistrot

Mon bisness

Chanson des Caraïbes

Trafalgar à Panama

trouble désintégratif

Une pluie de bergeries

Le sonnet 130

Mayo pourrit diots

Ma suite en viager

Le temps s’est arrêté

Ca va, la baraka !

le temps

Oulipismes²

Ma biche, allons voir [Gadji, paxez, qu’y tweeta freak]

rime milliardaire, ville ruinée

aile s’élève

et criai

genèse

traverse stable

traversélénet

Réel te clipe

La belle rencontre

Traverse le pont

Sévis, vent, par chemins mû : ai, pardi, vingt ans !

Cotis l’horizon

Traverse la neige

Une soirée particulière

Bonne année pythagoricienne

El Desinhibido

le diable qui voulait chanter

Ce fieffé béké

Intense

Quand un dieu vint trouver une nymphe rebelle

Libération

La plume et le plomb

Au Bon Accueil

Sonate des vents

L’O, bohème amoureux

Abandon

Une scraboule de neige traverse la terre

Traverse, bergère

Clémentine Mélois

L’éternelle rencontre

Independance Covfefe

Pauvre poète

Oiseaux évanouis

Nuit lourde

Vingt-un

Chanson d’évasion

bim !

renga de rupture

l’espoir

Le détonnant

Rupture

L’e

solitude

La sirène a chanté pour l’anabolisé

Trois speciwomen de moèpes maritaires

Et pis, taf !

Chloé

Femme soleil

Toast à la bonne année

et vlan !

chaconne

Le tour du monde du commerçant drogué

m’as à manger

Minuscules

Terre volubile

Le millier

El cualquier

Nudité

El Desplazado

Tarentelle

Défense de « Et en même temps »

Quelques sélénets acrostiches de mots

Médailles

Complainte de l’étal veuf de sa marchande

manga amer

Après ça, que répondre ?

Voix, grandes eaux

Civilisation

sous le sable

Sombre

Fusion noire

fondu

claudication

palindromes-express

A l’envoi je twooshe

express côtier

Le jeune prince et la jeune princesse

Huy

Al toro sin cuernos

L’agoraphobe et le saint homme

jeux sur les digrammes

Conte du poète désormais inutile

C’est traversé !

Rigueur

le doux-amer

Il n’a pas désiré

Le point bleu

Furia créa duo

La réconciliation

Lassitude, sale pays

L’amour meurtrier

Petit Golgotha élémentaire

Rompt ? Plie ?

Haïkus express fondus

Dors, Flore

Hé, mec, on sonne et sème.

Agreste bâtardise

l’agreste et la mite

Valise de style

La valise ou la vie

revenir, étreindre, rêver

Assise, gamine gracile s’anime

Le squelette dans la valise

Va Lise

Aux demoiselles sans valise

La fugue de la fillette

La cotte est en loques

Sa liasse saisie

Penché, ne retrouve aucun attaché-case

Ris ?

Ombres

radiance

le jeu de la mer

le double vé

Un chemin

Le bon accueil

Raymond Queneau penche sa valise

déversant à plaisir un long torrent d’injures

Vœu de l’irrationnel

Pierrot pleurait

une fourmi

La valise croisée

Empédocle

Journée du Mystère des Oulipotes

Pauvre sole