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Bienvenues 2016

Ci-dessous l’ensemble des bienvenues pour l’année 2016.

1er janvier Tweets_Lettres HenrikPiga entertainworld2 gallaumar

( humour, étudiant, rire, voyager )

une toute petite pointe d’humour
de la poche d’un étudiant tombe un jour
se brise en un rire s’éparpille et court
voyageant de lèvre en lèvre tout autour

4 janvier ChantalVignot PTMN18 Reiki999zen

( écrire, surnaturel, magnétique )

ma machine à écrire en zigzaguant s’emballe
l’écrit surnaturel s’y tape cannibale
charriant magnétique un vent qui brinquebale
et tambourine en moi de son aigre timbale

5 janvier juliapoete Ignatub

( partage, son )

on a partagé la miche de pain
la brume que perce un rai de lumière
le son calfeutré d’une harde fière
au surplomb que seul domine un vieux pin

6 janvier morguesublime LerenardSaveria

( somptueux, inouï )

Somptueux, lentement il passe, étrange et beau.
Des signes inouïs sur la voûte céleste
Lui font d’or un sillage en ce royaume agreste.
Et de l’âme qui dort s’entrouvre le tombeau.

6 janvier doume93 Oizeaumoqueur

( bibliothèque douleur )

arpentant les rayons de nos bibliothèques
on trouve le renard la danse le drapeau
l’amour et la douleur l’océan le copeau
quand on sort le trottoir bruit du chant des marèques

8 janvier aaliyha_kakas Ct4U63 AuffretJ

( parfait, anonyme, transition )

Le monde était parfait, lisse, rond, transparent.
Une simple question murmurée, anonyme,
Et du sol éventré les spectres, accourant,
Précipitèrent la transition vers l’abîme.

9 janvier qinzhang GayDisplay_fr lepoilquigratte

( chances, sortir, faux )

Quelques chances sur cent de trouver le couloir
Permettant de sortir au milieu des chicanes,
Des syphons, culs de sacs, obscures barbacanes.
Si tu fais faux tu resteras dans l’écorchoir.

10 janvier stevengoldste12

( naissance )

dans le tiède bonheur d’une secrète paix
timides nous taisons témoins de la naissance
par un cri tout petit s’annonce une partance
un espoir désigné d’un petit doigt fripé

12 janvier Ganddella RenaudJulesDesc GregoryPichot

( invaincu, échapper, aire )

Au ciel le cercle lent du rebelle invaincu
Au sol les margoulins, sbires et peigne-culs
Dont échappe aux kalachs, tasers et nunchakus
Au roc l’aire où s’endort l’oiseau qui survécut

14 janvier MPlaucheur Jothienard

( en vrac, film )

Tous les instants de ma vie en vrac sur le banc de montage.
Coupé le flou, le faible, le noir, le faux, le hors cadrage.
J’obtins de mon existence le film : un très court métrage.

16 janvier LPoetik mmeneant ecrit_vain

( bleu, défi, vacuité )

De ses bras maigres dressait un doigt bleu tordu
Lever la tête était un défi si ardu
La vie, sa vacuité, passait : il a mordu

18 janvier anneshizi wesley43743570 florentbayle38

( contempler, chasser, rencontrer )

le premier contemplait l’oiseau parmi les herbes sèches
le second chassait l’oiseau pointant son arc et ses flèches
ils rencontrèrent deux enfants et burent leurs voix fraîches

20 janvier letslivlavlaf

( célébrer )

Sur la table on a mis la bassine en plastique
Le couteau éplucheur les légumes du jour
L’eau l’arôme le feu par nos mains tour à tour
Ont célébré le temps du bonheur domestique

25 janvier myomarey clmhff achrafelyamani yves_job

( squelette, avenir, secret, nature )

Les squelettes dans ma rue circulaient en file
Les bulls avaient barré la voie de l’avenir
Où chercher le secret quand tout s’incline et file
O Nature ton sang court dans mon souvenir

27 janvier PamelaLukrecja

( couleur )

Nous plongeons nos cheveux dans les vives couleurs
A notre course un long sillage d’or scintille
Entremêlant nos bras en signes qui fourmillent
Nous créons un langage où grammaire est chaleur

28 janvier stimbavk

( déchirer )

Les amants déchirés défilent à pas lent
Sous la haute muraille à la fenêtre close
Maudissant cette argile à leur pied se collant
Ils grelottent sans voir muette fleur éclose

29 janvier AlternanceLandi ConnaistoitoiM

( bouger, intérêt )

J’ai vu quelqu’un bouger pas loin de moi.
– C’est intéressant. Mais j’ai trop à faire.
Il se recroquevilla dans sa sphère.
La lune a frissonné rousse d’émoi.

2 février tshiddynumbi1 JMPChicago charityjanisse lomi_imol

(silence, image, art, fou)

C’est dans cette forêt que pousse le silence.
J’ai voulu d’une image en mettre l’âme à nu :
Il y fallait tout l’art de mon impertinence.
A ce jeu dangereux, fou je suis devenu.

9 février VAuwercx

( étoiles )

Si tu sais de tes doigts façonner une étoile
D’un souffle donne-lui ce mouvement léger
Qui trace un long sillon sans hâte et sans projet
Déchirant la nuit sourde et son funeste voile

10 février Lecturesaucoeur

( flâner )

Je montais en flânant la rue aux oiseliers
Les plumes en volant me montrèrent la route
Où j’allai vent debout tels les nobles voiliers
Vers des îlots chantants d’ivresse emplir ma soute

18 février p_oulipo_c nExaggerator Mikouparisi

( contrainte, mensonge, insulte )

La liberté souvent naquit de la contrainte
Le mensonge parfois ouvre le labyrinthe
L’insulte fréquemment trouve la douce étreinte
Et le rire pourtant se marie à la crainte

25 février psyhumanitaire kineFR micalar Rox2Media Nilstilar lidj lebontempshow zzooheir

( perles, cancer, passion, communauté, silence, vagabond, intemporel, étudiant )

il pêche les perles
taisant la faim le cancer
sa chair est passion

loin de la communauté
le silence est sa maison

l’onde vagabonde
est l’oracle intemporel
qu’étudie sa main

26 février chrlop13 Paix_AvecDieu

( musique, sauvé )

Il entendit une musique ensorcelée
Il vit danser frôlant une flamme bleutée
Une ombre aux yeux mauvais à la bouche scellée
Alors bien vite il s’est sauvé dans la futaie

29 février Jepoeme eujanymim

( partage, exil )

J’ai traversé des eaux la ligne de partage
Et ma pente a versé dans un autre océan
Mon exil chaque instant s’enfonce davantage
En cette onde abyssale où j’erre fainéant

1er mars perce_neige47 Iraqesque CostilPesnel lanuitestavous

( jardin, liberté, adulte, histoires )

Connais-tu le jardin de nulle grille clos
Où le fruit librement naît à la branche et pèse
Que cueille et mord l’adulte et fondent ses sanglots
Ecoutant le conteur dont l’histoire l’apaise ?

3 mars bonelliarte Max_Delaunay

( peindre, entreprise )

Il voulait peindre en vert le paysage entier.
L’entreprise a foiré : l’échelle est trop branlante,
Le pinceau perd ses poils, la couleur fait pitié.
Mais la pluie du matin fit plaine rutilante.

4 mars WorldSoundRM MtauriolPoesie

( rap, partisan )

dans ma vie y’a du dur y’a du pur y’a du chaud
dans mon rap y’a du fort y’a du faux y’a du gore
le partisan le beau salaud le vieux macho
ciguë chanvre lotus lavande et mandragore

6 mars dfweb75 latranchee etienne_cdl Pol_Erwan

( date, masques, ironie, clichés  )

Souviens-toi de la date où les tricheurs gagnèrent,
De masques revêtant leur regard louvoyant.
Arborant, ironique, au pli de leur bannière,
Le cliché de l’Amour, raflèrent en riant.

9 mars 40bonobo lsdong1 PMendrac

( montrer, sexe, disparu )

En montrant au ciel les nuages il parlait
D’arbres bleutés, de sang palpitant, de flanelles,
De sexe offert, d’écharasson vers l’homme aux ailes.
Un jour a disparu. Le temps s’est écoulé.

10 mars infogere kalla0011

( dénoncer, conter )

Il y avait tant à dénoncer
Dans la cité de l’arbre triste
Où le vent n’était que frisson
Un jour s’élève la chanson
Du conteur venu par la piste
Et le brouillard s’est effacé

12 mars racontarsnum

( numérique )

Etions-nous plus qu’un numéro colonne C
Qu’avions nous d’autre énuméré que nos détresses
Les voix du clausus numerus étaient traîtresses
Mais la rébellion numérique a commencé

15 mars Lineart silver2636 chbormans dcdb

( actrice, insolite, inconscient, radio )

Dans sa loge l’actrice a changé de visage.
Le miroir insolite aime son regard trouble
Et le répète en abyme, inconscient présage,
Tandis que la radio donne le cours du rouble.

18 mars franceindia2016 kencanterville

( tombeau, regard )

Au pied de biche il a levé la pierre lourde
Plongé dans le silence et le froid du tombeau
Dans le sombre magma de souvenance sourde
La braise d’un regard le fixait doux et beau

23 mars jenlempert milfa7delta Haiku_Climat

( abolition, chanter, climat  )

On se lève pour abolir les différences
On se lève chantant des mots rugueux et chauds
On se lève pour reverdir nos sols de chaux
Il se lève le vent fougueux des espérances

25 mars thdco51

( psy )

Le psy le divan la parole
Long voyage horizon dansant
S’ouvre d’une fleur la corolle
Le parfum tourne je ressens
L’écoulement indécent
De sa brûlante fumerole

1er avril jeremyalvaro59

( échec )

Echec, ô cher échec, ô riche accroc choquant !
Qu’aucun rachat couché n’échappe en chichi cruche.
Epanchant nos penchants, qu’achoppe appât nunuche.
Qu’une panne impunie nous panique en piquant.

11 avril MysticFoliTon aurorechataign1 AmandineAngelo DominiciJos1

( messagers, technique, débutant, répéter )

Ces messagers grande nouvelle ont apporté
Le Patron des Patrons perd par KO technique
Devant un débutant dont l’arme est la musique
Le poème de vie est partout répété

12 avril Mauricette_B

( désert )

Dans ce désert comme il fait chaud
Comme la lumière est violente
Comme la route est longue et lente
Sors avec moi du gris cachot

15 avril poesie_66

( ami )

Ce sont de vrais amis leur voix tonne solide
Quand se croisent leurs yeux coule un fleuve puissant
Goûtant le crépuscule au parfum caressant
Ils épousent le vent qui leur lâche la bride

16 avril HunPopulaire MrColomiers

( barbare, témoin )

L’amour est un chemin qu’emprunte le barbare,
Indocile à la montre, à la carte, au compas.
La violence du vent qui mène sa gabare
Soulève le témoin brûlant qui n’oublie pas.

17 avril FascoAly

( invisible )

Un invisible accroc s’est fait jour dans le ciel.
Ce bleu d’un même bleu, transparente anicroche,
Subsiste silencieux, insaisissable et proche,
Et du monde à jamais fut changé l’essentiel.

22 avril yvanauet

( rugby )

La passe à ce beau jeu doit se faire en arrière
O choc des hommes quand s’élance un front puissant
La contrainte remplit de soufre incandescent
Le souffle du poète au secret qu’on enserre

25 avril Hyleore

( ennui )

O bienheureux ennui, ô tiédeur insipide,
Que ton cocon bien gris était doux à mon cœur !
Pourquoi t’avoir plaquée heureuse chrysalide ?
Pour l’ivresse du vent. Pour la mortelle fleur.

1er mai MonsieurLecourt nevermindnonada 

( historiette, exilé )

Il m’avait attrapé le bras et sans me connaître parlait
Et sans connaître mon malheur me contait une historiette
Le parfum lumineux du thym se glissa dans mon oubliette
Et moi qui n’ai pas où rêver je me sentis moins exilé

2 mai fszelevenyi

( malgré )

Malgré l’heure avancée,
Malgré la tête lasse,
Malgré la voix baissée,
Le poing qui se referme,
Malgré le fil qui casse,
Malgré. Jusques au terme.

5 mai Papyrrh0s

( fumée )

Qui te cache à mes yeux, quelle est cette fumée ?
Pourquoi disparais-tu quand je pleure éperdu ?
Et je fouille sans fin cette noire étendue
Où nulle voix ne monte, où tout est consumé.

8 mai JulieSternBlog ginettevozfeman ClementBenech

( vagabonde, légère, inconstant )

Ecris sur les chemins, ma plume vagabonde,
Que je trempe au vin pur des verres d’amitiés
Cours légère inscrivant en pleins et déliés
Ces bonheurs inconstants que me dicte l’aronde

9 mai fhom_officiel

( passeur )

Dans le brouillard dans les roseaux du labyrinthe
L’œil collé par le givre où trouver le passeur
Sur l’autre bord quelqu’un m’attend pour une étreinte
J’ai froid la burle mord j’ai perdu la douceur

… et sur la réponse de celui-ci « Qui reste sur le bord opposé ? »

Qui je croyais connaître et dont le nom m’échappe
Qui je croyais tenir et s’efface au nadir
Que je ne cherchais point dont le manque me happe
Que je pensais atone et qui me fait grandir

12 mai FemanDaniel LPoetik Nestor_bl 

( respirer, tomber, terre )

Arc-bouté, maigre, dur, s’applique à respirer.
L’orage aime, qui tombe et baigne la semence.
En terre s’enracine, et s’attarde enivré
D’un rouge crépuscule. Enfin vient la dormance.

18 mai CultureEtc laminute2poesie PRESSENEWSREM LisePoupoupidou

( ouvert, évasion, fleurs, femme )

Le rideau s’est ouvert. Personne ne regarde.
Le tunnel est creusé. Nul ne veut s’évader.
Sur la tige une fleur. Mais leur montre retarde.
Le mot « Femme » s’écrit. Rien pour le décoder.

19 mai Firstonx

( humour )

Les larmes dans le coeur et la lèvre qui rit
Il partage la rue avec la balayeuse
Qui rapte avec ses poils chaque perle précieuse
Que sème son humour sur le goudron marri

26 mai ManacheP tonnerretranqu5 MilleInstants

( vertige, quotidien, cent-quarante)

Prise par un vertige elle s’assit un peu
Sur la chaise toujours qui partage l’attente,
Le néon quotidien, la mouche exaspérante,
Soufflant en cent quarante comme en un « Qui peut ? »

28 mai OranzNaam SergeAvedikian3

( voyage, film )

Ouvrant sa bouche rouge : « On t’emmène en voyage ! »
Alors j’ai fait ma valise et je suis parti
Nous avons atterri dans un film en tournage
Derrière le décor je m’assis, tout petit.

30 mai monbonblase ffogaszab

( frère, arrivante )

Une douceur surgit du toucher de la peau
De l’enfant consolé, de l’étreinte du frère,
De l’arrivante encor fraîche d’un froid polaire,
De cette main soignante entrouvrant l’oripeau.

1er juin Auguste_IV IRISUNART WillemijnSofie

( vérité, nature, mode )

Il voulait savoir la vérité, nom d’un chien.
La nature existe-t-elle ? Ou c’est eux qui tripent ?
Dans sa Jag à la mode a foncé, disneyen.
Et je ne l’ai jamais revu, nom d’une pipe.

4 juin CCrochet666 SIMONVoltaire Lenininii jyn8101 gbouteuil polyphonies

( bucolique, silencieux, engagé, partager, généreux, naître )

Aimer l’air bucolique où la peine est bercée
Au coeur de la fatigue aimer un long silence
Aimer du frère qui s’engage un regard droit
Et le pain qu’on partage autour d’un rôti froid
Et l’accent généreux du violon pour la danse
Chérir du nouveau-né la lèvre au sein pressée

4 juin Cioranget fiasco_peintre LeilaAnnabi

( opinion, exprimer, tolérance )

L’exécuteur voulut se faire une opinion :
Broyer un corps peut-il exprimer l’obédience ?
De l’homme à la douleur quelle est la tolérance ?
Il reprit en sifflant l’allègre prédation.

6 juin hervchesnais CrosMartine

( ravauder, essentiel )

Tu as ta pauvre vie en lambeaux qui s’effile
Il faudrait.. mais à ravauder tes doigts sont gourds
Ton aiguille renonce. Et l’oubli qui s’instille
Révèle à tes yeux l’essentiel, et puis tu cours.

16 juin wiildlife_

( nature )

Sous son casque à carreaux, sa combinaison noire,
Défonçant le tarmac de son marteau piqueur,
Il sème un peu de trèfle en ce grège ciboire
Et la nature à cette ville ouvre le cœur.

20 juin MilaDezessete

( peintre )

Plaquant son poil ténu sur la toile qui prête,
Le pinceau caressant dépose une couleur
Où le peintre a mêlé, sur un coin de palette,
Un chant parfumé d’or, quelques rires, un pleur.

26 juin patricelamothe antonioc551 VeroliveSimeon kaikdjian

( réseaux, crépuscules, redire, silencieux )

En files arpentant les mailles des réseaux
On les voit s’allumer au feu des crépuscules
Redisant par instants des phrases minuscules
Seule note d’éveil des silencieux oiseaux

28 juin bzzzahhh

( exil )

Chemin trouvé parmi les ruines les terrils
Chemin risqué dans le vacarme des avions
Ils l’ont suivi parce que c’est la solution
Ils sanglotent car c’est le chemin de l’exil

30 juin BeatrixDessin

( lavis )

A la limpidité qu’engendre un lointain gouffre
S’est jointe, née au feu, la démente noirceur.
L’encre et l’eau se mêlant sur ma feuille qui souffre
Révèlent ma brisure, et ma flamme sa sœur.

1er juillet LeGriou

( poussière )

Derrière les volets de la maison qui dort
La poussière en silence impose un doux cilice
Aux meubles qui geignant racontent le supplice
De l’attente qui coule et du regret qui mord

5 juillet olaave larme_de_fond

( rare, s’interroger )

Au milieu de la foule avance un homme rare
Dans ses yeux nulle peur nul mépris nul remords
Sa bulle de chaleur glisse entre les murs forts
Et chacun s’interroge et s’écartant crie gare

7 juillet louanegerard0 affrorismes leastprince ZugolJannone BohinJeanLuc

( droite, vigoureux, père, film, photo )

Tribun d’un monde clanique
De son menton vigoureux
Il parle se dit le Père
Mais le film est poussiéreux
La photo sent l’argentique
Et les hommes s’exaspèrent

12 juillet julienrigottier

( innocence )

Aujourd’hui nous massacrerons les innocents
Puis nous défilerons sur des chevaux de verre
Jouant de la guitare écoutant le trouvère
Et nous ferons l’amour sous les vents rugissants

18 juillet l_orignal NotreRdv hrushi_sm yzamaribel

( s’écrier, souvenir , hôpital, femme )

bonheur de crier fort sa passion sa colère
douceur au souvenir d’un radieux instant
paix de cet hôpital où la fenêtre est claire
aurore quand la main de la femme se tend

24 juillet Aubeclaire RisantEmma

( citoyenne, design )

Les citoyens sont autour du mage qui parle
Claire est la scène beau le design des micros
Les fanions de ses amis ondulent synchros
Sur l’étang qui dort nage indifférent le harle

27 juillet ChatPitreI adamaalexandre

( neuf, images  )

Il ajuste sur son nez de neuves lunettes
Ses yeux sitôt fouettés d’un éblouissement
Voient s’éclairer sur le voile du firmament
D’un impossible ailleurs les images bien nettes

29 août CPoesie r_boucheta Lalchimistedu21 LdOmbrance alin_marthouret Louisaolaola nidrub gillesMioni

( chanson, sensation, vrai, songe, art, poésie, retournement, automne )

Si meurt ma chanson
Sensations s’égarent
Si rien n’est plus vrai
Le songe tari
Je cueillerai l’art
Et la poésie
Au retournement
Des feuilles d’automne

6 septembre Tdx74 Junki_Takahashi Nambikwar PMaisetti

( souffrance, cahier, musique, oblique )

Il flotte en ce jardin le parfum de souffrance
Qu’exhalent la fleur morte et le cahier brûlé
Une musique lente et sans heurt et sans transe
D’un flottement oblique y vient me juguler

9 septembre BARJOLAND

( sensualité )

Le parfum la chaleur le satin d’une peau
En ce lent crépuscule aux brises sensuelles
Où je me suis blotti dans le creux de ses ailes
Ecoutant d’une mer la vague au doux clapot

12 septembre mimi_de_kawachi nthrokleis nestorgardiern

( sons, défendre, face )

Je prends à mon filet le son d’un vent qui court
Je le nourris le fais grandir j’ouvre l’ajour
L’homme à qui l’on défend la lumière et l’amour
L’écoute il rit il fait face et croule la tour

20 septembre BNFC13 stephanegrare Bazevian Wfa0e9NSPHZ30S5 Ergo24870541

( artisan, jeunesse, visage, photo, inconnu )

L’artisan pour un jour retrouve ses outils.
Ses doigts noueux ont recouvré le geste habile
De sa jeunesse et son beau visage est tranquille.
Au bloc six, photo prise, inconnu, repartit

28 septembre comdesanges MPallage grandcygne

( énergie, technologie, beauté )

Je donne mon corps mes trésors mon énergie
La force l’avenir et la technologie
La musique l’espoir la chaleur la beauté
Pour passer un instant un seul à son côté

29 septembre bambou2012 fleurdusoleilPa MiguelRicore PoetUV

( musique, crash, poussière, odyssée )

la musique a cessé des ruisseaux de cristal
quand du crash a fusé la boule de lumière
qui recouvrit nos corps et nos yeux de poussière
commença l’odyssée houleuse et sans fanal

7 octobre CrochardSylvie aimemotion

( enfant, instant )

Ton regard croise les yeux tout neufs qu’un enfant
Promène immenses fleurs sur le jardin des choses
D’un ciel pur la rosée entre vous se dépose
Tu redeviens lumière et t’irise un instant

11 octobre b_reneville

( montagne )

Un écho retentit de granit en granit
Le chamois interrompt sa course funambule
La montagne se fige elle écoute incrédule
La plainte de la trompe au lancinant obit

11 octobre JeanMarkik75

( ronronnement )

Tout autour de ma tête il est là je l’entends
Parfois sourde clameur parfois grêle murmure
Ce vol qui ronronnant m’explore et prend son temps
En sueur mou tremblant j’implore la piqûre

 16 octobre veronadebroca valfsfes

( parcours, épuisement )

sans jamais dévier du parcours son élan
puissant le combattant avalait chaque obstacle
d’un brusque épuisement s’abattit la débâcle
au sol pantois il vit s’envoler l’oiseau blanc

18 octobre conigliojacques MarcBiscotte

( arrivant, flic )

Il en arrive un autre et tournent les regards.
Le silence est épais. Les gestes se suspendent.
Dehors des flics. Un gyrophare. On se demande…
Et puis revient le rire, on parle, on sert le lard.

20 octobre fannysteib

( voyageurs )

Attendant sur le quai le grave arrêt du train
Quand l’odeur d’huile flotte et quand le temps s’écoule
Le voyageur écoute un enfant qui roucoule
Des rivages nouveaux dans ses yeux sont empreints

25 octobre franck77120

( libéral )

Un libéral a balayé l’air, bras ballant.
Un loubard, beau barbu, roublard à boire habile
A remballé le babillant robot, râlant :
 » Roule où l’or brille ô bab, ou bouillira la bile « 

2 novembre radio_O_Online YounesZemni AlexandreBruand martineau_fred Smaggheblog PalaisDCaprices

( été, recueil, fuir, malédiction, réfléchir, rire )

L’été rouge a brûlé les recueils de vers tendres
Le troubadour a fui l’âcre malédiction
Le soleil réfléchi riait à pleins rayons
Un vent chargé de soufre éparpilla les cendres

3 novembre EricCornellier Ayserin

( enseigner, traduire )

Qui m’enseignera la langue du saule
Qui me traduira frissonnant au vent
La plainte de son feuillage mouvant
Qui volant se perd et tombant me frôle

5 novembre LunaAriet ASarrazin_ PhotonMarion BaptisteLurin

( nouveauté, travail, partage, sensation )

Détestant la nouveauté vite il a fermé
Son volet pour travailler dans un doux silence
Un voisin sonne et vient partager sa souffrance
Une sensation chaude alors l’a transformé

7 novembre NiroAmandine LanaPuis MaloresAnna AxelJappi

( bénévole, actrice, ambulancière, ingénieur )

La main que tend le bénévole et qui répare et qui console
Main d’actrice ou de laboureur d’ambulancière ou d’ingénieur
Main dont le doigt d’une boussole sert d’aiguille quand tout s’affole
Etreignant l’homme qui a peur façonnant un monde meilleur

8 novembre ashab6970

( déplacer )

Chaque déplacement changera ton regard
Passant de rive en rive au gré du courant libre
D’une eau jamais stagnante et qui déséquilibre
Celui qui boit penchant son beau front de dagard

8 novembre #startup

( suite à un bombardement de faux « follows » de la part de personnes se réclamant du « hashtag » #startup )

Ne m’en veuillez pas trop adeptes des #startup
M’assaillant de follows disparus aussi vite
Mes bienvenues à vous ne seront plus écrites
Pour garder l’amitié sincère et sans make-up

8 novembre SurrealPoetics

( divergent )

Cette nuit j’ai pointé mon prisme divergent
Vers le fond de ton oeil qui regardait la mer
Mon spectre sans couleur dans le liquide amer
S’est diffracté longtemps comme un poisson d’argent

9 novembre cOcOnutzecat

( signes ;  le message de bienvenue a déclenché un échange avec son destinataire, aboutissant aux 14 vers suivants, dont alternativement une strophe est de moi et l’autre de cOcOnutzecat)

Ils ont parlé pour moi le langage des signes
Et j’ai compris soudain l’odeur de l’amélanche
La force du ressac la fougueuse avalanche
Puis labourant mon coeur ils ont planté leurs vignes

du charbon de ses craies le tableau carte blanche
rapporte un bouquet de plumes noires de cygne
elles transforment l’écriture curviligne
en traçant le sillage de sorts qui s’enclenchent

sur la ligne mon doigt qui danse et qui trépigne
comme un son sur ma lèvre en vibrant naît de l’anche
est l’archet libérant de sa prison de planche
l’onde qui me submerge en sa lumière insigne

pour clore cette consigne en un sonnet digne
retournons à l’oubli que put inspirer Blanche

13 novembre CapelHelene choupamew

( bibliothèque, sensible )

errant dans les rayons de la bibliothèque
sensible aux mondes fourmillants un voyageur
amoureux frêle atroce irréel tapageur
sont les cordes vibrant à son violon métèque

13 novembre KHabtoun

( droite )

il était un poète à la droite des eaux
d’un fleuve pollué sur un banc de plastique
ses vers sentant le fuel et la soude caustique
soudain surent saisir le vent dans les roseaux

14 novembre Hakimhadi4 maramelmasri

( poésie, plume humanitaire : ce double mot en l’honneur de Maram al Masri, poète franco-syrienne récemment honorée du prix portant ce nom )

le poème parfois quitte le jardin frais
où l’arôme des fleurs console l’âme tendre
lors nous laisse une plume humanitaire entendre
au coeur du monde en feu la voix des emmurés

15 novembre PierreMClestin2 debatsclivants

( livre, débat )  

Sur la table est posé -la table à quatre pieds-
Le livre où les mots noirs imprimés page à page,
Aspirés par des yeux, s’arrachent du papier
Pour embraser un coeur du débat qui fait rage.

19 novembre sonic_witch yasminelahbabi8

( perversion, pardonner )

les mots entre leurs dents sont devenus pervers
leur plume au biseau dur a déchiré la page
il sourd de sa blessure une obsédante image
dont le pardon jamais n’abolit le dévers

21 novembre ingridvvalencia Histoires2Paris

( ticket, voyage )

Dans ma poche un ticket sur mon dos la besace
Devant moi le rail dort sur son lit de ballast
Jeté vers les lander les états les oblasts
Et sur le quai j’attends qu’un miracle se passe

25 novembre mamanetoumi

( mamans )

Une enfant qui sanglote et le monde est sanglots
D’une maman la voix la poitrine la lèvre
Le regard calme et chaud qui fait tomber la fièvre
Et la mer caressante où dansent les falots

29 novembre 4REBORN_PROJECT francoiserenaud Belkahl1Nesrine

( reboot, nécessaire, naissance )

il a fait un reboot et perdu la mémoire
un silence entre en lui le creuse et le détruit
épave où lentement sans lumière et sans bruit
ce qui est nécessaire éclot de sa nuit noire

29 novembre Kurt06484246

( droite )

dans un pays de peurs l’amour j’aime essaimer
dans un pays fermé percer des ouvertures
soustraire le barbare aux martiales censures
je te souris malgré ta droite au poing fermé

30 novembre Alexandraaa661

( retour )

Souvenir qu’au retour précieusement on range
Et que le temps recouvre au fond d’un vieux tiroir
D’une poussière plus épaisse chaque soir.
Un jour le retrouvant monte un vertige étrange.

3 décembre nonadandme soonate69 SlinKnew

( exilé, envers, furtif )

l’exilé voit la foule autour de lui qui coule
il sent le regard dur sur lui de l’univers
alors tout doucement sa main rame à l’envers
et dans un creux furtif il s’écarte et s’enroule

6 décembre hpDSaMly8CD2a4P WikiDebats AtelierVoltaire

( amateur, éclairer, lumière )

amateur en tous sens je goûte cette nuit
mais un soleil surgi du piège de l’aurore
m’éclaire sans pitié sa lumière déflore
un vide où sans fin tourne une terre d’ennui

8 décembre Millimetres Manolo_AMF

( livre, commerce )

ce livre est plus précieux que celui des dieux Perses
plus ancien que la Bible et mieux enluminé
plus riche que le grand registre du commerce
c’est le migrant précieux message griffonné

13 décembre bilalmesai

( tram )

Dans l’armada s’amassant à ras macadam,
Vans, tatras, chars crachant, grand harmattan fada,
Sans fracas t’avançant à pas charmant vas tram,
Mamans, papas, smalas dansant la lambada.

18 décembre krystobal79 Dominiquepucini

( amoureux, chercher )

Il danse, l’amoureux, sous le lierre de l’arbre.
Il boit en vrombissant les rayons du soleil
Et n’arrête jamais de chercher dans le marbre
Ces signes intacts sous le limon du sommeil

19 décembre batumike_cikuru

( exil )

De l’homme qui a pris le risque de l’exil
L’oeil t’aspire vers un aven d’ombres sans suite
Où le temps goutte à goutte ourdit sa stalactite
Et d’un filet sourd baigne un trésor volatil

21 décembre Mauricette_B blackgesner10

( rire, apparu )

L’était un gars super mais ne savait pas rire
Marchait droit buvait peu suivait le bon chemin
Apparaît tête en bas bégayant un gamin
Qui lui prenant la main lui offre le délire

27 décembre JacquesMercier DeclanROwen

( langue, musique )

il est un pays chaud que traverse un beau fleuve
sur sa berge tranquille une langue s’éteint
le dernier qui la parle est seul dès le matin
sa musique un peu sonne encor la route est neuve

30 décembre perry_salkow

( anagramme : quatrain anagrammatique )

est triste le mot « dieu » qui n’a point d’anagramme
terne aide qu’à nom saint s’émit tel maudit prog
paroît anglais de teint miné qu’émut sort d’âme
tant qu’immédiatement le niais résout  par « dog »

31 décembre DMaillard15 yumenokayoiji07

( temps, avion )

contre le temps qui court contre l’ordre qui couvre
contre le poids mauvais nous nous envolerons
notre avion trouvera l’interstice qui s’ouvre
sur des firmaments où tendres nous airerons
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Bienvenues 2015

Ci-dessous l’ensemble des bienvenues pour l’année 2015.

2 janvier dvgtwitt LCFavoris

Défendre tout homme opprimé
Ne jamais reculer ni craindre
Ecrire parler imprimer
La lumière ne va s’éteindre

3 janvier plagedegarde

Creuset mystérieux
Où se mêlent les arts
Et s’élève le nard
Qui nous ouvre les yeux

5 janvier bernardperroyt marielizabeth09

Chanter malgré l’impatience
Dénoncer contre l’oubliance
Donner à la paix une chance

10 janvier 8bb19c24ed5e46c CohenWolf Librosophia AustrineTeam Baillet15

Ecrire crier
Partager voir être là
Sont des résistances

13 janvier SergueyB

Tournons du livre les pages
Où défilent les images
En éphémère sillage
De notre vagabondage

15 janvier annick_air catlettsimaan66 alice2034 berblanc2

Lorsque vague emporte
Ceux dont ne sait rien
D’écrit aérien
S’embaume la porte

16 janvier yunzio

Du rêve la grande aile
Traverse l’océan
Découvrir maréant
La lumière fidèle

18 janvier robertnajlis helene_lenz

Yeux brillants bouche pure
Ecoute un conte grave
Couvrant de ta peinture
Le ciel l’arbre l’agave

19 janvier ManuelFail

Cœur est braises rougeoyant
Dans l’âtre aux passions éteintes
Colère souffle et sans plaintes
Flamme s’anime ondoyant

25 janvier RaphaelDormoy Stephanelor pl129 1247Mas biancahanns703 jhsiaosupolk Paramoniaque

Le poème est couleur
La naissance est musique
L’existence est odeur
Les questions sont chaleur
Les inconnus saveur
L’Ouvrier pose briques

26 janvier amourdiscret70 nonreciproque70

J’ai croisé l’amour, au carrefour.
A froissé ma tôle, et s’est barré.

L’amour en cavale, court toujours.
Suis passé au marbre, j’ai pleuré.

Voici une version graphique de ce twoosh isocèle :

twoosh-isocele-26-1-2015

29 janvier kzplot Marie_BARRILLON MathiasFourier

De celui qui écrit jusque celui qui lit
Tendue sur l’ombre vénéneuse
Tresse des instants purs dont le cœur est empli
Une guirlande lumineuse

30 janvier MaNeigeEnchante NathNVX LOU0106

Sentiments, fontaine fraîche
Dont l’écho touche âmes rêches
L’amitié trouve une brèche

1er février Fethi9T betepolitique maureentoutcrt GingersArtwork clavilierpeintr reedsandbirches

Jeu grave à la règle dure
Combat bizarre et mouvant
Où les armes sont sculpture
Pinceau musique écriture
A la conquête du vent

3 février lapoesiedemax jeanmarcblavec shmakoff_com FausterF

aux larmes ta vie condamnée
d’avant en arrière toujours
à chaque image spontanée
s’écarte un peu plus du retour

5 février thalassa2008

nous voyons défiler des images
leur galop fracassant nous saccage
stroboscopique vie de clivage

6 février iessius maya47000

quand sais que tout est foutu
que vie a muré les portes
fais radeau de branches mortes
gouvernail au cap têtu

7 février iaixipren AmourAnnabelle

J’ai salué les étoiles
J’ai applaudi appelé
Vite retiré les voiles
Mais les étoiles filaient

9 février IsabelleGurgey

Etrange art est enseignement
Equations dates et romans
Deviennent briques et ciments
Dont se bâtit esprit aimant

10 février chaosmagnum Acta_fabula JMStimNYC

Les images étaient filantes
Les théories sur le chemin
Avançaient serrant en leur main
Les écrits de nos vies brûlantes

13 février penseefiction

Le pauvre épi glanons
O douloureuse échine
Gonfle douce farine
D’aubes que nous ornons

13 février AVirginales Is_Fresh

Ceux carrément pétés
Ceux qu’empreint la noblesse
Tous ceux que la vie blesse
Cheminent accotés

14 février stephanebiz

Quels beaux tweets, chauds, funky, pangrammez avec joie !

16 février Sandra_Cores jeanfidu94 xstez

rencontres et bonheurs
frisson de la nouvelle
progresse caravelle
vers des golfes flâneurs

18 février Jeandespinoy

parfois revivent au hasard des citations
le paradis enfoui de nos vieilles passions
et ces lieux enchantés où nous nous embrassions

19 février ChristoPagnon ArmelleSage

Vie surprenant théâtre
Tes acteurs méconnus
Trahissent opiniâtres
Le texte convenu

22 février LEPETITFEUILLOZ AlbertAnonyme tony_assia PiyavMoiStalcol

J’écris sur mon carnet spirale
Au coupable ma compassion
Au branleur la double ration
Ma page arrachée je l’avale

24 février mouslimahadja1 nothingbut66

Elle veut se protéger
Elle se dit étrangère
Rencontrent la messagère
Et volent au vent léger

A noter la réponse de la deuxième destinatrice:

Peut-être sur cette terre
Se sent-elle étrangère ?
Son pays c’est l’Ether
Le rêve et ses mystères…

25 février HEDayssol AndreaMacsek tempus_edax_55 Onesuchpress

Les insistantes voix canines
Du polymère paradis
Hurlaient mon retard à matines
Passé câlin tu m’assourdis

28 février tzzztzzz GUILLAUMGIROUD ch_bonnet eclectante GrimardC henry_bateman

l’arbre en grinçant griffe le vent
amateur de lueurs mouvantes
la sève inonde le vivant
de l’émotion des dilettantes
partageant le baiser clivant
de l’art aux racines traçantes

1 mars AlexKalyani

La plume n’est pas légère
Qu’on trempe en l’encrier bleu
Retrouvé sur l’étagère
Pour former tel le calame
L’idéogramme anguleux
Du mot Femme
(140)

2 mars Yen_tel Wks_69 ontherock72

Le sang a recouvert de sa neige figée
Les coupoles de gloire où s’éteint l’apogée
Pour libérer le rêve entamons la plongée

3 mars guilondine brassardpatric1

Poisson qui file en ondoyant voyage
Ne met à son logis nul cadenas
Son trésor est la houle où son sillage
Vague agite sa nageoire en grenats

(140)

3 mars RomainSabine1

Ne pensant pas la même chose
Nous avançons bannière au vent
La brume au matin se levant
Révèle notre anamorphose

4 mars sandorbleu kikiblanchard

J’ai mis dans mon jardin le terreau le compost
Et dans un petit trou posé le grain d’une âme
Mon pays n’est hélas qu’un vaste permafrost
Mais tant que vie éclot j’arrose et je la rame

6 mars DonaldDonne sandrasbz lemieux5

Il court dans le torrent des éclats de poème
Au vallon de l’alpette un conte se parsème
Le refrain se répète et le mélèze l’aime

7 mars elsareve jackylepoete

Si t’envase eau sombre tiédeur amère
Refuse de fondre en ronde éphémère
Rejetant la mort brave la chimère

8 mars JABoulongne Clemencevita

ai retrouvé ma dépression
qui avait disparu captive
du méli-mélo des passions
je la fête je la cultive

9 mars MarianneRavisy

Ce reflet inversé que le miroir me rend
Froid quand je suis ardent soumis quand sors du rang
M’est pareil en tout point si je suis différent

10 mars lepolymorphe

Les mots se rebellèrent un matin.
Pleins de rancœur, mirent à mort la phrase.
Le poète en a perdu son latin.
A dû faire du passé table rase.
(140)

11 mars langage_dement commentcest

nous avons le pouvoir car nous avons un cœur
et notre territoire où vit l’oiseau moqueur
ne connaît que le frère et jamais le vainqueur

12 mars HormuzKey CFictives

Cours au cinéma
Danse au festival
Chante au carnaval
Chauffe le climat
Oublie les frimas
Lance ton cheval

13 mars vocediripieno NamelessGallery

Pinceau l’effleure lui donne corps
Archet de son chiffre ouvre l’accord
Plume courant y recueille un songe
Au vent s’envole inspire replonge

16 mars LaurenceFritsch jmrenaudie54 AliiceLefebvre

Badigeonnons de couleurs flashy
Les ruines du collectif gâchis
Qu’aux yeux luise le jour infléchi

17 mars Textualites PhotoPictorial VCheyrias

en furetant par curiosité
d’inspiration je fus percuté
un feu dévorant vint m’habiter

18 mars StayfanChemin

choses par essaims convergent hurlant
de mon crâne sourd tellurisme lent
cœur dévoré trouve un souffle violent

20 mars DanMaillard66 tristia EVAFRMUSIC

le cycle des heures liquides
fait danser l’algue sous les rides
dont le chant s’étire limpide

21 mars 2104pchabry1949 QRRJMBQ anne_vg

Je collerai le papier multicolore
Le monde en facettes se fracturera
Ouvrant une plaie au sommeil indolore
Rongeant ma jeunesse comme queue-de-rat

23 mars StefaniaAchim navigant01 astridatos

On a piétiné ma fleur couleur de ciel
Rien ne pousse en mon terrain pestilentiel
Les heures sonnent le chant sacrificiel

25 mars PlumeDuSoir

Laisser libre cours au rêve qui dévie
Pétrir caresser ne brider son envie
Mordre avec gourmandise les fruits de vie

26 mars Florentina_Iris

Les heures pleuvent en silence
J’écoute la sourde balance
Qui murmure sans violence

27 mars Rastapopulair TheRebirthCo TellecheaW

L’itinéraire est tracé
Lace avec soin ta chaussure
Du monde reprends lecture
Suis le feu qu’on voit danser

28 mars VirgiliodiLuna AdrienMeignan

Un jour décidai de créer
Terre vent lande nuage
Un jour d’écriture gréai
Caravelle au pur sillage

29 mars amarok_isha theIifefact PlumePoete SIL20D AbesRedouane

La terre se languit du sud au nord
D’un orage malsain danse la braise
Les hommes passionnés grattent la glaise
Mais le temple détruit s’effondre et dort
Vient du monde naissant l’âpre genèse

30 mars alaintranauteur

Découvrant son vrai nom
L’homme devient multiple
Se brisent les chaînons
Commence le périple

31 avril IlfPetrovitsj

La mouette a glissé
Insouciante et rieuse
Sur l’horizon tissé
De moires mystérieuses

1er avril ariadiprimavera

Le pont battu par la tempête
Enjambe de brumeux remous
Serai-je l’éternel flanc-mou
Et sonne là-bas la trompette

2 avril DarkoPlavec cendrine78

Je suis cerné d’une vapeur acide
Des préjugés la mortelle douleur
Efface de mes yeux la couleur
Je cours je cours nu farouche et lucide

3 avril NicoleKougiou Boudystephane

la farine le lait le rire caressant
l’étreinte la chaleur le chant qu’aime l’artiste
face au joug ténébreux du barbare puissant
sont le simple trophée de l’homme qui résiste

3 avril CRESCENCELUCIE Gotye67

J’écris sur tous les murs pour ne pas l’oublier
Le nom de cette fleur légère dans ma paume
Mon cœur bat le tambour et l’œil écarquillé
Je vole en respirant son parfum polychrome

5 avril Sqala_lemonde Defrancoisjose SchulthessMari1

perdre le fil est si difficile
ne plus savoir devenir fissile
suivre de l’enfant course indocile

7 avril mathieubrosseau MdMaurice

Ecoute la pensée qui chemine
Des hommes qui cherchent des chaleurs
Dans l’entrelacement où hurleurs
Se fécondent anges et vermine

8 avril _La_Balance legraiso

L’astre tourne revêtu
D’une traîne où l’or scintille
Tout commentaire s’est tu
De l’homme le regard brille

9 avril IToulon PoesieNantes

J’allume à ton sourire ma bougie
Mon âme danse à la flamme surgie
Dont diffuse une joyeuse magie

11 avril zeebrise thelibertiner

Un jour laissant la plage à la blonde tiédeur
Pénétrant l’eau nomade enfiler baroudeur
Des perles de lumière au collier de hideur

11 avril MickaelBerdugo MotsAvec

La rue se peuplera d’hommes anachroniques
Ils écriront dans leurs caractères runiques
Le récit de temps où nous n’étions pas berniques

15 avril JMessidor MichelRouvere ceciliazerty

Nous avons dit adieu chargé le sac à dos
Pour découvrir ces lieux que cachent nos rideaux
Nous trouvâmes ce rien qui nous fit hirondeaux

16 avril lautrehidalgo

Caressé par le flot roulant sur mes écailles
Louvoierai par delà les liquides murailles
Aux abysses m’offrant en libres fiançailles

19 avril alivegoldbees

Il faut bien t’avancer te montrer au soleil
Ruinant l’approbation du morose appareil
Qui t’en veut de ne plus jamais être pareil

20 avril mprince6m

Notre microhistoire oscille gaie ou triste
Alors résolument avançons sur la piste
Riant sans rien céder joyeux équilibristes
( 3 x #6mots )

23 avril revueloremipsum _malmo_

A cloche-pied je suis l’aléatoire cap
Pour trouver la musique à la fraîcheur sincère
And jumping on my foot rambling hazardous map
I’m seeking fresh music so sincere and so rare

27 avril EmileEmois ch1ka2ya

Rire, tonitruant comme un croissant de lune,
Qui confonds le hasard dont n’écoutes mot qu’heur,
Tu chatouilles la nuit de deux brins de callune.
Ta cascade joyeuse est comme un môme au cœur.

28 avril infogere henri_zuber AufildeJade

Demain nous quitterons des marchands le comptoir
Vers la ville où le peintre et le diseur d’histoires
Sous des ombrages verts aux portes sans heurtoir
Laissent l’esprit mener leurs pas aléatoires

29 avril mercurina2 ScottLynge

la phrase entre nous vole invisible vapeur
où le rire l’amour le mensonge la peur
tissent une guirlande et fond notre torpeur

5 mai neno_herrera ivenusia jakemerin juliajulia_b alainmarcecr

Ils regardent, et leurs yeux sont des ventouses,
Ces gouttes de sang devenir des enfants.
Ils voyageront parmi genêts, éouses,
Loin du mur construit de moellons étouffants,
En cherchant qui crie au delà des arbouses.

7 mai CecileMarchetti PaulJullien84 EvenouFrancoise larosaturca novellabbassano lettotal

ouvrant des yeux bleutés le lucide mendiant
assis sur son carton nous regarde il affirme
que la rencontre un jour récent du mage infirme
fit de la neige cent pétales vacillants
créant sur le trottoir un étang scintillant
où sombrèrent erreur violence et diasyrme

8 mai BestRapQuottes PSmolarski

La citation trouvée au détour d’une page
A réveillé des souvenirs sentant la menthe
L’expert savait qu’une aube emperlait le nuage
Et que se soulevait le sein de l’âme aimante

9 mai AmamBelgacem

ancreront sur le roc une puissante pile
dans le ciel lanceront l’audacieux tablier
enjambant du flot mauvais le remous fébrile
le pont les mènera vers le rêve oublié

10 mai NicolasSanaa

Merveilleuse machine au ronronnement doux
Quelque diode soudain se colore et clignote
Et l’homme admiratif du moderne vaudou
Dodeline A son bras la soyeuse menotte

11 mai absolue09 HOUZEAUPATRICE

Le voyage a commencé sans carte et compas
Lacérant de ton pas cette immensité noire
Déroule mètre à mètre en l’aveugle écritoire
Le récit qui te hante et ne se traduit pas

12 mai stanislaskazal editionsragami Felishaetlt sebasauger

Pris au lacis des peurs des filets dérivants
Ouvrent encor la bouche en grimace comique
Dans le vide glacial des murs de céramique
Résonne irrévérente une voix de vivants

13 mai JeanSimoneau artsbooks38

O le risque insensé que célèbre ma lyre
Il a levé le bras ses doigts se sont ouverts
Sans craindre la clarté des mondes découverts
Il a saisi le livre et puis s’est mis à lire

14 mai aralcyr

Fouillons une eau sale de nos doigts noueux
Remontons du fond des vestiges boueux
Chassons les anges ce sera nous ou eux

17 mai DSetPC

De ses dents scintillant déesse se délecte,
Sereine, de saindoux. Dieux ! Son doigt sûr détecte,
Surnageant, du séné. Derechef, se débecte.
Souvent divinité, si doit souffrir, défecte.

18 mai pensezbibi

Nous avançons inquiets dans ces forêts mouvantes
Où le regard partout s’afflige d’épouvantes
La chaleur se ranime au feu de nos sirventes

23 mai LVERBEO chanloupfranck babouvalou

D’un stylet incisif sur le mur noir j’écris
Mes passions sans peur de l’insulte et du cri
Ceux que j’aime entendront siffler le pipiri

25 mai colinetermash DidierBazy

Qui ose voir l’image où s’est peint son visage
Qui ouvre le grand livre indiquant le passage
Et la lampe s’éteint quand se consume l’âge

26 mai LettresBrassens PiKCeL

On a trouvé sur les pavés
Une amitié simple et solide
Les spectateurs se sont levés
Pour dépouiller leur chrysalide

27 mai 4inepeillon slimane4545

A leur bouche dorée le mythe se déroule
Et s’ouvre notre cœur aux secrets du destin
Ils suivent de leur doigt l’écriture qui coule
D’une source profonde où s’engendre un matin

28 mai K2050S borismekof GaelleLanoire

Rester l’anonymé qu’on voit sans reconnaître
A gorge déployée rigoler de travers
Demeurer cet enfant qui ne cesse de naître
Et cache d’un chapeau son flot de cheveux verts

29 mai 01SPCF carlospiresoff collection0000 Edieubhl

Peaufiner la technique à fond
Mêler son chant au balafon
Collectionner soies et chiffons
Mais qui connaît Bellérophon

30 mai girations

sur le chantier peinant sans fin
malgré la douleur et la faim
trouvera-t-il un jour enfin
la pépite au fond du couffin

31 mai _brahim_

Comment faire pour être heureux demanda-t-elle
N’ont pas tourné la tête ont passé leur chemin
Alors elle a saisi son piano à bretelle
Ils ont fait une ronde en se tenant la main

1er juin dieuimpatient 08Redsky reCognitiveBias

Par des erreurs par des essais
De minuscules pas chassés
Collant un futur au passé
S’obstine l’infirme élancé

4 juin MaNeigeEnchante malsaines Carenocwt VanessaMauret

Les sentiments volaient comme au vent sème frêne
Au fond me calfeutrais protégeant ma migraine
Comment s’insinua cette migrante graine
Et débuta l’élan d’une aube souterraine

5 juin Darkpalmor wimdevlaams WSPFestival lartis4 gourouli marc_brenaix

Nous nous évaderons demain
Déployant notre aile brillante
La rue nous rouvrira son cœur
Loin du repli torve et fliqueur
Regarderons liesse braillante
Sans soupçon nous tendrons la main

7 juin dewdrops197 FleurJas1 LoicDossebre Brousson3

du grand cercle de solitude
sans peur il se laisse guider
presque tiré du pays rude
c’est le fraternel évadé

8 juin arteXconcepto jsheriff61

Nature où est ta victoire
La photo fantasque fleur
Donne au réel sa couleur
Le sang écrit mon histoire

9 juin AuPaysDe_CANDY AngelineCerdier

Ne rejetons pas l’hybride l’intrus le zorse
Dans la différence amitié trouve sa force
Avec patience endurant le choc l’entorse
Ouvrons la fenêtre aspirons bombons le torse

10 juin giraud_richard

Il y a dans mon cœur
Le résistant le tendre
L’homo le rimailleur
La femme pas à vendre
Et puis l’oiseau moqueur

11 juin PoeteSaintLeger

Accordant notre souffle au vent qui virevolte
Accrochant nos regards à l’oblique des cieux
Nos corps s’enracinant loin dans l’humus précieux
Laissons en nous renaître un germe de révolte

12 juin denisb1957 HEJNOWSKI1 bil

N’a pas le temps la trotteuse court
Bricole sa vie cherche secours
Aimerait savoir vue sur la cour

13 juin pennypoek IrausquinMaria

ceux qui contemplent le néant
ceux qui sont enfermés léans
un jour verront le maréant
qui leur ouvrira l’océan

15 juin RAZORLAND55 martinacharb

Collectionneur range s’obsédant,
Rubrique et colonne, ses trouvailles.
Demeure inclassé, indépendant,
Joyau vivant : pas d’ordre qui vaille.

16 juin karinhann Kunstvolle

L’histoire se déroule et m’emmène en voyage
Aux dates accrochant les couleurs d’une image
Qu’en magie ont chargé les peintres d’âge en âge

17 juin GabardAlexandre Auguste_IV

Redoute la punaise et son rampement plat
Qui transforme ton plume en du fakir la planche
Un peu d’hygiène évite affreuse la nuit blanche
Et tes baisers seront doux comme koala

18 juin huet_claude

Cet homme devant moi la terre est sa maison
L’hiver ce grand manteau recouvre ses épaules
Son jardin c’est le macadam des métropoles
Un ami tend la main fleurit belle saison

19 juin aunryz

La vie ouvre l’horreur de sa ligne de fuite
Je remonte son cours comme ferait la truite
Obstinant des lueurs vitales ma poursuite

Il s’agit en fait de Luc Comeau-Montasse, membre de la liste Oulipo. Celui-ci m’ayant reconnu, un échange a eu lieu dans lequel je lui ai écrit ce qui suit.

Oui, tu m’as reconnu sous mon palmier complice !
Les mots liés déjà m’ont comblé de délice.
Oulipote rencontre, amicale malice.

22 juin GillDanyel lepillouer allthingscolour MBrissaud

Analyser dans le bécher aux bulles vertes
De l’incompréhension chasser le spectre lourd
A regret déchirer le voile de velours
Dans le révélateur voir la fenêtre ouverte

26 juin VinVinciane Rosismonseur

comme j’aime et que la terre est chaude
à ta recherche pars en maraude
toi que mon rêve nomme émeraude

27 juin MotPerdu

S’il me manque un seul mot tout le discours vacille
Que m’importe tréma circonflexe ou cédille
Le rossignol est oiseau marron sans le trille

29 juin GhadaJabak dipiunonchiedo

Enseignants passionnés qui m’avez tant donné
Vos visages revois et j’espère dans l’homme
De science et de fiction mon œil s’est ordonné
Un grand livre s’imprime en moi tome après tome

30 juin alex_krbo jevpi

viendra le feu qui danse en dévorant ma chair
et je serai le feu pleurant sans une larme
viendra le temps qui rampe emportant l’être cher
et je serai le temps silencieux vacarme

1er juillet chanloupfranck

livre cinéma
tous deux sous la treille
et l’émoi sommeille
didot ou louma
débouchent bouteille
l’arôme s’éveille

2 juillet DouvilleOlviier

O parfaite Psyché ta beauté trop violente
Au cœur de nos nuits d’encre a forcé le chemin
D’une passion farouche et j’ai saisi ta main
Mais l’amour sèche sur ma fierté déperlante
Et dans un long sanglot je partirai demain

15 juillet lesdoigtsbleus desert_du jeannemarie16 veromaitressfem baboubacar17 JackAlanda b_du_plateau

Utopie a pris la route
Sans se protéger du vent.
Simple regard, simple écoute.
Les maîtres et leurs servants
De sa couleur ne voient goutte.
Reporters bâillent devant.
Libre, marche. En avant toute.

16 juillet f_bui SteveAktiv

au jardin fraîches et tendres
fleurs murmurent au matin
photos dans l’album satin
raniment d’heureuses cendres

17 juillet Blakeperception

Le cortège des ressentiments
Passe en ce paysage de glace
Autour de deux êtres qui s’enlacent
Pour eux s’allume le firmament

18 juillet VolkovSerezha3

court sur la ligne de mystère
la langue au beau caractère
malgré la terreur militaire
l’amitié couvrira la terre

20 juillet maurodrudi brossard_gaby

il danse et sur le lin se trace une arabesque
rêvant de devenir à force un être humain
lui le pauvre pinceau pris aux toisons tudesques
pas de deux enivré des tiédeurs d’une main

22 juillet duvauchelleala1 lucieleanne75 nassim_said

j’ai vu l’amour sur les plumes de l’hirondelle
vers lui j’ai tendu mes mains
j’ai vu la folie au creux des branches rebelles
je lui ai tendu ma main
j’ai vu le monde enfoui sous la neige éternelle
j’ai ouvert tout grand mes mains
j’ai tiré de toutes mes forces jouvencelles

23 juillet paco39_114 Unepoetesse mamiehiou vrenanan IngaSadova

animal donne-moi ton regard qui rend droit
ton rire acidulé prête-moi pantomime
écrivaine ouvre-moi les portes de la rime
toi qui m’aime d’un souffle offre le jour qui croît
astre encore apparu viens éclairer ma cime

24 juillet oboshousama NATHALIENAITRE WorlingG

Avec patience attiseront le brasier
Leur langage arrachera l’étroit gosier
Les chaînes cèderont de l’homme razzié

27 juillet JordVives

Ma patrie c’est l’homme qui accueille
C’est l’étranger à qui je souris
Mélange des peaux et des esprits
Le vent qui passe et froisse ma feuille
Et me dérange un peu par ses cris
C’est le soleil qui me désendeuille

28 juillet AmyBillone

Minuit, le silence.
J’ai traversé la frontière
Du pays tremblant.
On midnight, silence.
I went across the border
Of shivering land.

30 juillet azaamoune tamandine KarlOsse

Je ne trouve plus la littérature : où l’avez-vous fourrée ?
La culture a encore disparu. Sûr qu’elle s’est barrée.
Zéro nouvelles de la musique. On est pas dans la purée.
Faites quelque-chose bougez. Tirons-nous de la vie carrée.

3 août JosianeBeas lenesuz maximlon

Oh que ce monde gourd se réchauffe enfin.
Vienne l’immigré serrer dans ses doigts fins
La main qui n’écrit plus. Que vienne la faim

4 août aquileana corerb

au premier prétexte je m’envole
et décris un grand cercle énervé
regardant le monde s’incurver
puis je me repose et je rigole

7 août WilfridWINIESKI JacquesEmileMir CollibrisApp

Parfois j’ai contemplé d’une cime rocheuse
A d’anciens contes ajoutant ma foi rêveuse
La vie qui s’affairait gratuite et chaleureuse

8 août universlam

Flamboyants dans le soir mènent joutes orales
Dans les estaminets aux ferveurs amorales
Et l’écho sonne loin des forges pectorales

10 août sept_c NeuvooNeuillys Catleenartiste pascalmusic1 1000rateaux

La bise en un thriller a mon rêve vrillé
Mon poème s’est vu de mistral habillé
Le refrain de mon chant dans l’autan s’est noyé
Mes refus en simoun furieux ont aboyé

17 août cromlky Lili_Twice VraieHURTADO SedeckGaidy ouviepo SergeVernhet FaziaSalhi CultureCormier carolineauceane

Dans le cercle où tourne le temps
Une planète fend l’espace
Polissonne enfant de lumière

Un vieux conte plein de lumière
Dit l’expérience aux premiers temps
Temps sans contenu sans espace

D’insolites mangeurs d’espace
Tentant d’attraper la lumière
Leurs questions créèrent le temps
( terine )

18 août hihihitwo angelos_kalos HakSylvie khris_anthelme deuxtroistrucs

La rue en mosaïque éclate la couleur
Les hommes en écume alternent rire et pleur
Mon foyer c’est le bruit la transe et la chaleur
La règle se recourbe et dessine la fleur
Et je laisse mon œil s’ouvrir tel un voleur

25 août PhilPastorino NashatBahram onsaitpasquices Alexswift79 amphetaligne cr03ph dAiretdeMots

ils mordent à pleines dents
ils collent des bouts informes
attendent pieds en dedans
démarrent quand d’autres dorment
ils chantent pétaradants
parcourent des lieux sans normes
écrivent clercs imprudents

26 août RaymondAlcovere

Quand il faut t’en aller le vestibule est laid,
L’escalier tourne en rond, la marche en est trop haute.
T’enveloppe un vent froid par cette rue en côte.
Tes souliers te font mal. Mais il faut t’en aller.

27 août LesMotsdAxel E_Moradpour

plonger au plus profond des abymes très doux
où s’entr’ouvre à nos sens la spirale mouvante
et se laisser changer vainqueur de l’épouvante
allumant l’incendie au joyeux amadou

1er septembre AFleurDemots1 audiopoeme revuelapiscine souffleurdesons

venant du large enfla la phrase déferlante
s’y mêlait emportant mes feuilles un grand chant
la strideur les rythma d’images ricochant
puis tout se fit murmure et ma danse fut lente

3 septembre Poesiedombre EmmanuelledeM Threepentag ZourkaneA

il ignore le but et le chemin
son errance a des courbes érotiques
décryptant les tableaux et les graphiques
feu rouge est respecté sans lendemain

6 septembre takerallan MarcosLet

Le monde est un jardin que nous explorerons
Comme des apprentis sécateur à la paume
Versant l’humble arrosoir chassant les pucerons
Et nous nous gorgerons de saveur et d’arôme

7 septembre benalo_2015

Parfois c’est un dessin qui nous ouvre les yeux
Pour trouver la couleur en un monde bilieux
Dans l’humus qui étouffe il sème un grain joyeux

8 septembre celine_pessoa Chahr2m

une alchimie étrange à fleuri mes cheveux
fondu mes bras en fleuve où ta barque somnole
dame ourlant ton filet dans mes remous nerveux
dérive et de nos yeux l’étoile un peu s’affole

14 septembre didou_52 Blankgen sabbella_sab alainlheureux1 ceid_donn ZunigaOlimpia

C’est fête sur la place et le jongleur doré
Suspend haut dans le ciel de tournantes lanternes.
Musiciens de partout dansent, couleurs alternent.
Les poèmes du sud au songe enamouré
Croisent, des chevaliers apparus aux poternes,
Le chant mystérieux de nordique forêt.
Le nouveau né s’endort sur le sein rassuré.

15 septembre poet_amelia

Quel est le féminin de poète?
C’est rivière dit l’un. C’est comète.
C’est vent frais dans une aube secrète.
Mais la garrigue restait muette.

16 septembre PiyavMoiStalcol martinacharb mediaclassefr

dans les vapeurs d’alcool j’ai vu les oiseaux verts
sortir des oeufs brûlants qui craquaient dans la cendre
ils se sont envolés indépendants et fiers
en ligne les chasseurs dorment dans la nuit tendre

16 septembre bir6463 Rene_Barjavel

Un brin de sagesse a fleuri
A la fonte des neiges
Une pensée perle et mûrit
Que l’aigle la protège

23 septembre AEFSC sala_ange delmacortes237

Ils ont partagé ce coin sec sous une dalle,
Se sont étendus, blottis sous ce carton sale.
Repos mérité. Demain vient l’aube automnale.

25 septembre kevinmandah DickinsEmily

L’homme avait dans son sac des brassées de printemps
Parfois il l’entrouvrait semant des senteurs douces
Oh que renaisse un jour vainqueur des lunes rousses
Le colporteur de ciels englouti dans l’étang

27 septembre Litterature_PO DROUZIN

De bois dur sont les bancs de l’université
Couverts de graffiti maculés de chwingomme
Des yeux brûlants de rire et de curiosité
Cherchent à voir grandir le fabuleux de l’homme

29 septembre blizardmaniac

Le monde est une marelle
Je ris et je bats des mains
Vers le ciel vont les chemins
Où je vole à tire d’aile

1er octobre raccentlibre

au premier numéro la banquise craquèle
aux rameaux endormis de sève entre un filet
dans le liquide obscur l’image se révèle
les larmes se font rire et le sort est scellé

3 octobre hanachi_monia

Belle bouche, étendard aux couleurs de la fraise
Brandi pour conquérir mon barbare pays,
De mes yeux transpercés tu ne laisses que braise.
Ton rire en moi chevauche et je lui obéis.

8 octobre Calicobas creignoupg

nous plongerons dans l’inconnu la plume
nous écrirons un journal embaumé
buvant l’herbe fumant le calumet
des bourgeons d’or fleuriront à l’enclume

10 octobre WildCritics

musiques et couleurs et parfums mélangés
s’offrent en grand désordre et nous jetons avides
notre bras notre épaule et notre oeil étrangers
riant parmi les chants au porte-monnaie vide

12 octobre tsykelykeli CamilleHuban

Japon, Madagascar, Iles Aléoutiennes
Un océan de vie égaille mes amis
Vers de tièdes forêts et des bonheurs promis
Je reste avec mon doute et mes amours anciennes

13 octobre KesslerBis

dire merde et puis boire un coup
claquemuré de vitre sale
écouter la main colossale
de la nuit qui lave et qui coud

16 octobre wesley43743570

le chasseur prend sa besace
s’enfonce dans le brouillard
hume vent trouve une trace
vole et devient cendrillard

17 octobre mariakoursi AdrienOnipsis mehdizitouni8

J’aurais miraculeux pu gagner les jackpots,
Devenir le héros d’une histoire amoureuse,
Etre le point spécial où convergent les spots.
Je navigue au soleil. J’ai pour lest une gueuse.

20 octobre claude1806

La plume au vent se donne, elle tournoie.
Laissant sous elle un monde qui se noie,
Son rire échappe au deuil qui la bornoie.

22 octobre AEFSC 00malikahh

la porte s’ouvre en grand la langue se délie
l’un à l’autre approchés c’est le périhélie
et le sable à nos pas adoucit la folie

26 octobre crosroselyne ipagination

Ils regardaient au périscope la nature
Leur masque à gaz irritait la peau de leur nez
Par accident un rayon franchit la jointure
Un peu de vie a lui soudain un homme est né

27 octobre punaisedelitt

O factice beauté du poisson de bocal
Qui me regarde en rond de son oeil amical
Parant des ors persans et du bleu tropical
L’instinct du prédateur à la dent de chacal

30 octobre martineau_fred ZiedHaw karawioo CaptchOum

Une malédiction voile mon horizon
Je crains l’exécution d’une froide sentence
Qui mue en cauchemar mon étrange romance
Et je fuis ces faveurs aux couleurs de prison

1er novembre justeitweet seawavetoo

Rue de la polémique on se gare en créneau
Trottoirs étroits maisons sans fenêtre ni porte
Route de la lumière un vent frais vous emporte
Aux porches grands ouverts et s’entend le vanneau

4 novembre poesee

L’écrit s’envola dans un tourbillon de papillon
Et je regardai sous mes mes pieds à terre un grand mystère :
Des flots noirs fluaient de la fourmilière. Ils s’égaillèrent.
Alors posai sur mes poings le menton : Mais où va-t-on ?

9 novembre MoniaAljalis AbbeyHartmann Vitaliy_Peck

passent les tâcherons nous avons fait le cercle
viennent les paroliers nos jambes en cadence
tournent les harangueurs ont d’une folle danse
montent les créateurs fait sauter le couvercle

12 novembre charlanpul2012 ChristianaHills

ils ont cherché la traduction des nuits durant
dans leur œil a dansé le cortège des lettres
soudain s’ouvre l’écrit tout devient différent
d’un inconnu juste un fragment fait tout renaître

16 novembre lesmotslies Erwangueho lafemmedepopeye CJgirumugisha

nous saurons ouvrir la grille de fer
un éclair aux yeux nous prendrons le large
échasses vélo baskets avion barge
tout pour nous tirer du muet enfer

18 novembre llucienpillot

le vent mauvais cogne ma tête
au jour la nuit crève la peau
l’orage foudroie mon troupeau
mais je ne bas pas la retraite

19 novembre paulenta5

j’ai vu se mirer dans une glace
l’homme qui n’a pas de sentiments
dans le reflet dansait à sa place
le squelette du prince charmant

20 novembre IWsqZLbGxQWLeif shaomiao

je suis allé voir le soleil
et je lui ai demandé l’heure
il m’a dit c’est l’instant vermeil
où le rêve en nos yeux demeure

22 novembre EtienneVian

j’écoute la guitare et vient le souvenir
de l’arbre dont le cœur fit au luthier entendre
la ballade qu’un vent frôlant la feuille tendre
reprenait chaque soir sans jamais la finir

22 novembre AnnaDelbar philippelabarr2

découvre un océan beige
y suit ombre craintive
apnée en eau grège

passe furtive

ô la drège
dérive
piège

25 novembre GroupeSlamical

parmi nous un poème
une voix monte clair
quelque chose dans l’air
nous fait un peu bohème
à notre œil un éclair

27 novembre lhebdoculture

penché les yeux rougis il a soufflé longtemps
sur la lueur nichée en son linceul de cendre
et l’horrible tanière où l’on gèle à cœur fendre
vit renaître une flamme et sourire un printemps

30 novembre Gargamou1 YTAIEBAuteur

il est juste arrivé la valise à la main
les bras se sont tendus le visage les lèvres
une tendre émotion répondait à sa fièvre
leur étreinte oublia les peines du chemin

2 décembre albertineluce

Après tous ces échecs, quand cent fois démâtiez,
Le monde qui s’ouvrait vous offrit un métier.
Vous avez connu l’or, l’audace, l’amitié,
Jusqu’au jour, dans la cour, sous le bergamotier,
Où vous dîtes que vers le large vous mutiez.

7 décembre fleurame7777 Agnaou_zineb MalAntunes2

C’est ce jour-là qu’un message authentique
Ici fut prononcé fut écouté
Et ce jour-là vivre devint magique
Se brisa la peur de la vérité

8 décembre Agnaou_zineb fanfiole

Phrase à phrase ânonnant les jours de cette vie
De cet amphigouri je chercherai la clé
Observant la rosée sur le fétu rouler
Son chemin transparent que la brise dévie

10 décembre nuitetjour_

attention chantier interdit tout a changé
mes clés ne tournent plus j’ai perdu mes repères
dans les maisons sans toits les voix se désespèrent
l’oiseau chante et migrant nous appelle léger

12 décembre petitepoems

Quelques mots jetés
Une petite flammèche
Engendre le ciel

15 décembre NouraNo90918355

Elle ne dit mot elle écoute juste elle passe
Sa bouche muette à peine entrouverte a souri
Dans ses yeux se boit la vie et le vent qui l’enlace
Frôlant ses cheveux caresse l’espoir qui mûrit

16 décembre littstwitts Scordaturam

La lune en gazouillant dans les brumes courait
La nuit faisait tinter sa paisible clochette
Soudain le soleil sort du fond de sa cachette
Et du sang répandu le ciel est coloré.

17 décembre hortyparis

Il prit son havresac et son bâton de marche
Cherchant la Vérité. Le monde il parcourut.
Il demande la route à ce vieux patriarche
Qui lui parle à l’oreille un moment, l’air bourru.
Plus un ne le revit sous l’azur de notre arche.

20 décembre Gen1320 livrenumerique1

il lit un livre saint un livre de chevet
livre d’or livre de poche livre de compte
un livre numérique un livre inachevé
à son livre de bord chaque jour est fait conte

23 décembre Dunkerque33

un sage avait un seul problème
il ne savait pas s’engager
ce n’était l’effroi ni la flemme
ni l’ignorance du sujet
un jour de tempête enfin blême
il a rencontré l’étranger

23 décembre fourmiune

sur le verger trempé reparaît le soleil
et d’un coup l’arc-en-ciel enjambe la colline
alors front contre front mangeons le fruit vermeil
la parole revient et lève la farine

26 décembre eslam29202340 ZarahytRojas info0101_ben

être un grand avant-centre et tu m’admirerais
t’offrir une photo qui peigne ta lumière
mais ta chaleur en moi pénètre et me desserre
et m’ouvre à ton amour comme au vent la forêt

27 décembre lilasaule

celle que l’on chante
celle qui enfante
celle qui déchante

celle qui résiste
qui trouve la piste
celle qui existe

celle qu’on écoute
traçant loin du doute
ensemble la route

Catégories
Twittérature

Bienvenues

Pour accueillir les nouveaux abonnés à mon compte twitter j’ai coutume de leur adresser un petit poème. Je cherche pour cela un mot traduisant au mieux ce que la découverte de leur compte et de leur blog m’inspire, et construis mon poème autour de ce mot. Lorsque plusieurs personnes sont accueillies ensemble, ceci équivaut à une forme réduite de logo-rallye. A partir de 2016, je signale les mots de base en italique.

Les personnes accueillies sont citées en retirant l’arobase @ précédant leur identifiant.

Retrouvez les années précédentes en ouvrant le lien : 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021

Année 2021

2 janvier konss_siebert

( interdit )

Je me suis interdit de respirer sous l'eau,
De peindre sur la neige, ou parler dans le vide.
Je déroule ma vie, acagnardé, livide,
Et guette d'un œil sec le bout de mon rouleau.

22 janvier CiePeau Clinamen__

( hurler, étoile )

elles hurlent ce soir dans le ciel lent qui tourne
dans le scintillement qui dérive et revient
les étoiles qu'enferme un essaim diluvien
qu'une éternité noire en son silence enfourne

6 février anikgimonets luz_marcha

( chocolat, honnête )

sombre fou dont ma bouche élit l'amer baiser
je t'aime ô chocolat dont la fusion m'enivre
puis-je honnête rester quand ta lave délivre
d'instincts profonds et nus le volcan attisé

6 février Damien__D VBegude

( diversité, abreuvoir )

Forts, petits, colorés, noirs, tournent les oiseaux
Et leur diversité près l'abreuvoir enchante.
Mais d'ordre le gardien, c'est le félin, qui hante,
Bondit, croque. Un silence endeuille nos mazots.

1er mars KHCadenas

( chasseur )

Le chasseur aperçoit au point de l'oeilleton
La boule qui palpite et s'apeure et qui tremble
De la cible à son oeil l'oeil implorant ressemble
À l'étoile qu'efface une aube de coton

1er mars MaxencePigree RepMurmure Contrefoutoir abdel_khanoum 866linde

( publier, fouiller, venir, impossible, dorloter )

les bans sont publiés les fiancés timides
fouillent dans leur courage un bonheur à venir
vents chantent le temps impossible à retenir
où l'on fut dorloté bientôt viendront les rides

16 mars Oussama45681389 HillmanMarc Velazquezjavi16 Imiravyo

( nouveau, composer, nu, pays )

emprunte le chemin nouveau dont le vent t'a confié la clé
vers la berge où l'onde compose une musique ruisselante
écoute écoute et baigne nu dans la lumière étincelante
pays des herbes en révolte où nul piochon ne vient sarcler

16 mars AmiralDantes polisseurdevers bituur_esztreym GamondesAlain

( chimie, café, promeneur, personne )

sur son banc savourant la chimie obsédante
d'un torride café l'homme observe les pas
des promeneurs que le soleil ne chauffe pas
personne ne le voit seul il regarde et chante

18 mars Alyscamps wordsinthelight martinjanello

( nuit, voleur, bonheur )

profonde était la nuit mon sommeil était doux
le voleur de bonheur fila par la fenêtre
emportant mes chansons me laissant mon mal-être
depuis je cours et crie implorant les vaudous

4 avril moodbadmood_ novendecameron konekola

( citer, collectif, monstre )

Quand leurs chefs ont cité les grimoires moussus,
En colère ils se sont massés, larrons et gnomes.
Lors, dressant le rempart collectif de leurs paumes,
Dans un joyeux chambard, du monstre eurent dessus.

11 avril JPRhaiku EtienneDesdoui1

( étoilé, nucléaire )

Cet éclair étoilé en ton oeil qui m'éprend,
Le velours de ta peau, ta voix que je vénère,
Est-ce juste chimie ? Division nucléaire ?
D'un rouage, ce flot de paix me délivrant ?

18 avril NGlauf EtudierT SAcrostiche jane_dill c_simondebergen

( espère, théâtre, amour, libre, subtil )

est-il fou d'espérer dans le théâtre d'ombres
où des lambeaux d'amour flottent sans s'accrocher
est-il vain d'être libre au pied de ces murs sombres
quand sourd le chant subtil d'une eau sous le rocher

2 mai OhSylvie christi99830943 Jean_Vernet_GE fredericPaulo dbourrion mstrk

( folle, mots, partager, sécurité, écran, aiguillonner )

La folle ébullition des mots qui se bousculent
Aux lèvres, partageant un trop plein d'émotion,
Fait sauter la sécurité. Sous la pression
L'écran fond, l'aiguillon saigne, les sens basculent.

20 mai BFleurot assiselafileuse ocardineau galaelly AymericJanier GorgsPrc1

( voyage, indiscipliné, cahier, flâner, étoile, ulcération )

Des voyages parfois dans la nuit nous entraînent
Cœurs indisciplinés nous fermons le cahier
Pour flâner sous l'étoile et dans l'ombre noyer
L'ulcération des sens aux heures qui s'égrènent

29 mai profestceque C2goals SaintGraalde daddy92722422 AlNox5 Frustratedharm1

( carnet, régner, anachronique, devenir, exercice, poésie )

J'écris vers après vers dans un petit carnet 
Des paroles où règne un fiel anachronique.
Quel devenir à cet exercice anomique
Où jette Poésie au vent son cache-nez ?

15 juin FraPa_92 Hamsik06493216 trou_blanc

( malice, honnête, clair-obscur )

Le chien doux sans malice à ses pieds, l’œil honnête.
Elle boit lentement, dans le soir apaisé,
Puis dans le clair-obscur, par un dernier baiser,
S'abandonne à la mort sa nouvelle conquête.
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Journal 2015

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16 décembre : Ouf ! la marque d’infamie sur Talipo est levée. J’espère que les blacklists qui en ont résulté le seront aussi…

Un gendarme du net avait (par quel mystère)
Déclaré Talipo « malicious » et « high risk »
Que d’efforts il fallut pour qu’une instance austère
Corrige son erreur : plus dur qu’avec le fisc…
Ouf ! Talipo n’est plus condamné à se taire.

15 décembre : La ronde, échange circulaire bimestriel entre blogs sur une idée d’Hélène Verdier et Dominique Autrou, paraît aujourd’hui. J’accueille avec un grand plaisir la belle « offrande » écrit par Elise, tandis que ma contribution paraît chez Wana.

14 décembre : Google m’a forcé à «accepter» ses règles odieuses d’exploitation des données confidentielles. Sinon pas de recherche possible. Comme sous l’inquisition, j’invoque la «restriction mentale» : je ne suis pas lié par mon click.

6 décembre : Un tanka sous la coup de l’actualité.

France j’ai pleuré
Mais notre amour reste fort
Car je le sais bien


Malgré l’hiver qui s’abat
France tu n’es pas fasciste

13 novembre : Non

2 novembre : Ecrit pour les 200 ans de George Boole :

Oolong shoota Boole ? Alcool ? Oooh ! Cooptons, tycoon surbooké. Boosta goodwill : saloons relookés, igloos hollywoodiens,  backrooms cocoon zooment papooses rebootant microordinateurs, notebooks… Groovez, boomers, woofers, didgeridoos !

15 octobre : Les membres de la liste Oulipo souhaitent un bon anniversaire à Alain Zalmanski pour ses 80 ans. Voici ma participation à cet hommage :

Bon anniversaire à  Alain Zalmanski,
avec  beaucoup  d’admiration,  et de
gratitude pour  la stimulation qu’il
a prodiguée à tout le monde Oulipien

Plume droite bondissant et paraphant la page, sécrète audace, passion, fluence des mots amis du sable. Ton sang s’écoulant pose un brocard céleste sur la ligne d’où part l’infini.

Ami du motif dur ton décalage s’entrelace. Il file, s’emballe à rebours dans de rieurs envols maléfiques, fichu farceur sifflant sur les défilés sages son piquant et vif tocsin.

Des fonds abrupts montant, un tribal chant s’étire et d’indistincts secrets s’exhalent. Sinuante vie tisse fil sur l’écrit contraint, sondant les clivants océans en devenir, les cirrus grondants, les miroirs d’or.

Cri fusera sur les agoras : farine et venin, soierie et tricot, avertis et vieillots allions, et s’ouvrent lipos, jeux, rimes, défis lettrés. Vivons l’azur, respirons l’inconnu.

Ouvrir la page du poème.

12 octobre : Pour une circonstance importante et joyeuse, ce petit poème :

     Germe la vie
     Amour est là
     Bain de nuée
     Roue élancée
     Ici commence
     Egrène temps
     Le bel envol

Ouvrir la page du poème.

4 octobre : Le site Zazie mode d’emploi vient de faire peau neuve. La nouvelle présentation est magnifique. A cette occasion le nouvel Oulipien de l’année a été désigné : il s’agit de Ian Monk. Voici une première participation à ce défi :

El abandonado

Je suis le glauque esprit, – le barman sans pourboire,
Le bourge londonien au bistrot fissuré :
On a crevé mes yeux, – mes lèvres au séchoir
Ne lampent qu’une mer de possibilités.

Dans le smog du possible, où je t’ai regardée,
Sois le bleu lumineux,  la clarté de l’esprit,
Le jour qui s’est cassé quand mes yeux t’ont fixée,
Et l’instant où j’ai bu ta boisson, si joli.

Je suis quoi ?  l’âne qui butine ? un pendant clair ?
De mes yeux, juste alors, ton visage est parti ;
Je regarde un poème où nagèrent nos dits.

Ô j’ai là comme toi rampé dedans la mer
Vers ces musiques-là mais d’autres yeux extraient
Ces choses qui de l’un pour l’autre sont laissées.

Ouvrir la page du poème.

26 septembre : je viens de prendre conscience que, contrairement aux années précédentes, l’opération « Dis moi dix mots » n’invite plus l’ensemble de la population à rédiger des textes, la « ronde des mots » ayant été supprimée. N’étant ni scolaire, ni étranger (les deux catégories encore prises en compte), je ne suis plus concerné par cette opération que je quitte à regret. On peut consulter ce qui aurait été mon texte : un fait banal.

21 septembre : Aujourd’hui se referme la parenthèse dans le Sankulipo qu’a constitué la période des sans-culottides. Pendant ces cinq jours  un poème quotidien a été écrit écrit selon la contrainte de la belle absente. On trouvera le cinquième ci-dessous, et l’ensemble à la page des sans-culottides.

Il existe une sixième sans-culottide, ajoutée les années bissextiles. Nous la fêterons exceptionnellement le 29 février 2016 et son beau nom, Révolution, fera de même l’objet d’un poème en Belle absente.

Avis : En prévision de ce jour spécial, chacun est invité à m’envoyer une Belle absente sur le mot Révolution, qui sera publiée sur ce site le 29 février.

5e sans-culottide

Jouvenceau mal peigné, diable qui siffle et chasse,
Vis-tu par fol hasard joli magot qu’au banc
J’oubliai, fort hagard, quand empli de vinasse
Jusqu’au plumard vaguais, beauf déchu titubant.
Qui va, d’un jour infect abrégeant lâche passe,
Trouver mon dû juché sous quelque engin forban ?
Jovial, d’air gratifiant, promis choquant ruban.
Eh bé, dit gars fâché, quel vieux pou ! je me casse.
Quoi, d’un colifichet j’ai part, morve gobant ?
Mon cochon, j’avais rang pour flots d’acquis probant.
J’ai pigé, qu’enchaînai. Va pour dollar flambant.

9 septembre : La commutativité, qui plaît à mon âme de mathématicien, fait que je me confonds avec l’un des grands noms de la littérature contemporaine. Je m’en amusais, mais quelques péripéties récentes m’ont fait prendre conscience qu’il est temps pour moi de passer au pseudonyme. C’est l’occasion qui m’a mené à la rédaction du texte ci-dessous, en bel absent.

L’arbre efface le nom

Quand mon cher nom filial, grave, je pose à terre,
Gravant du Talipo, choix qu’à jamais fourbis,
Signe aux jeux vifs qu’Oulipo chausse à mon débit,
Je vois optique fraîche : au diable gris mystère.

Qui fit Plumes d’Eros juche œuvre en bord du songe :
Je veux, changeant mon plomb, qu’illusion fonde, et plonge.
Fais que branches voient jour égal, pour moins se taire.

Ouvrir la page du poème.

8 septembre : Honoré que le Festival Permanent des Mots m’ait fait la commande d’un poème  O bel or qui a été publié dans son numéro 6 paru le 28 août 2015.

29 juillet : Depuis samedi Los Angeles accueille les Jeux olympiques spéciaux, réunissant des concurrents du monde entier en situation de handicap mental. Voici un pantoun  composé à cette occasion :

La flamme est montée haut sur la Cité des anges.
Ils courent : s’ouvre un peu la prison de leur tête.
Qu’une lumière au cœur lave mon mal étrange.
Qu’un élan vienne un peu m’emporter dans la fête.

23 juin : Posté sur Twitter, où tout va si vite, ce petit éloge de la lenteur ajouté au recueil Ouvrir.

la poésie  m'est dure  lente  produit peu
écrire  n'est  pas  juste combinatoire
la contrainte ne m'est que cette clé
libérant   la   saveur   enfouie
poème naît au fil des heures
quand je saisis la tension
entre sens  et  musique
ô  le  long  chemin
de  l'  écriture
fait de pierre
et   de
feu

Ouvrir la page du poème.

24 mai : Dans une semaine, le 31 mai, clôture des candidatures au Prix International du Pantoun Francophone « Pantun Sayang » qui sera inauguré et décerné pour la première fois lors de la Rencontre de Barbezieux, (9 et 10 juillet 2015), le premier grand événement littéraire francophone consacré au pantoun malais. Voici ma contribution, une série de cinq pantoums lipogrammatiques sur le thème des cinq sens.

Le sens de l’absence

Ton œil et le soleil règnent sur l’horizon
Et l’on fond envoûté de leur couleur céleste.
Triste Pierrot de lune, en l’obscure prison
D’un squelette figé, mine grise, je reste.

Ta bouche, goutte à goutte, en son gouffre entrouvert,
Cèle un flot de saveurs. O douceur caressante.
Sec à force mon cœur de se mettre à couvert,
Egrène abruptement sa fadeur marcescente.

Ta narine frémit aux senteurs du printemps
Et ce nez délicat tu dresses dans la brise.
Sang à peine battant, je m’abats, haletant.
La tempête m’étrangle et gèle ma banquise.

Ton oreille, attentive à l’océan sonore,
Parée de longs pendants, berce comme la mer.
Jamais onde n’atteint mon épais crâne aflore
Et la dendrite est rase en mon désert amer.

Ta main court sur mon front, y glissant un sillon
Plus chaud qu’un harmattan, plus marin qu’un alcool.
Mon poing s’ankylosant, tirant mon portillon,
Frissonnant au mistral, roidit, nouant licol.

Ouvrir la page du poème.

15 mai : La ronde, échange circulaire bimestriel entre blogs sur une idée d’Hélène Verdier et Dominique Autrou, paraît aujourd’hui. J’accueille avec un grand plaisir le beau texte écrit par Quotiriens, tandis que ma contribution paraît chez Gilbert Pinna.

1er mai : Comme les deux années précédentes, un cycle commence, basé cette année sur le calendrier républicain.  Son nom mêle la forme du haïku utilisée chaque jour, et un hommage aux Sans Culottes qui ont écrit une page de notre histoire.

30 avril : Après un an d’existence le cycle du Zodianku s’est achevé aujourd’hui. Ses 36 textes en forme de renku usant une contrainte basée sur les signes du zodiaque ont été l’occasion d’accueillir de nombreuses contributions d’amis Oulipotes ou Twittérateurs. Merci à tous pour cet échange plein e richesse. Pour le dernier texte du Zodianku j’accueillais avec reconnaissance les membres de la liste Oulipo :

Vents, frères du fleuve
venus du sud, de la mer
nés des steppes russes.1 

Senteur exhalée d’Annan
Que le sable a répandue2

Fureur des nuées
Cet harmattan chaud s’abat,
Sec dessus l’erg nu.3

Quel mascaret d’espérance
Rechassa le vague à l’âme2

Prends l’heur en ces gemmes
Sculptant tes gestes futurs
Leurs splendeurs terrestres4

N’entends-tu pas cet augure
Que le temps mène au hasard4

Bébé des blés bleus
Né au creux du ruban blanc
De brume et de vent…5

La murène est dans le seau
Tu prends le râteau du temps5

Muse fuselée
Traverse une austère épave
Épure de fugue6

Flambeau fumant dans le vent
S’achève un labeur astral7

(1) Annie Hupé.
(2) Guy Deflaux ( @Wanatoctouillou )
(3) Françoise Guichard.
(4) Gilles Esposito-Farèse
(5) Nic Sirkis
(6) Brigitte Pellat  (@BrigittePellat)
(7) Nicolas Graner

22 avril : Journée internationale de la terre nourricière. A cette occasion un monovocalisme en e :

Ether, glèbe, cendres et mer,
Les éléments perdent le sens.
Des espèces et des essences
L’effervescence est en enfer.

Se désengendre cette terre.
De cette Mère en déshérence,
Venez, rêvez, prenez défense.
Descellez les cercles de fer.

Ouvrir la page du poème et sa traduction en anglais par Timothy Adès.

21 avril : Après un an d’existence, le Zodianku s’achève par un dernier texte dont toues les strophes sont composées par des membres de la liste Oulipo. Un grand merci à tous d’avoir accepté mon invitation. Votre participation au Zodianku est un grand honneur.

5 avril : Un message, transmis par la Ligue de l’Enseignement dans le cadre de l’opération « Jouons la carte de la fraternité », m’a été envoyé par Yanis, élève de CE2 à l’école de Villard-Sallet, en Savoie. Voici ce message:
« Je pense que c’est une bonne chose d’aider les gens qui en ont besoin. Et vous ? »
En réponse à cette belle phrase je lui ai envoyé ce poème, une quenine sur les mots «tendre», «la», «main», dédié à Yanis et la classe de CE2 de Villard-Sallet, intégré au recuil Ouvrir :

Tendre la main

Elle n’en peut plus d’attendre.
Il murmure « Je suis là »,
Doucement saisit sa main.

Comme elle est chaude la main,
Doigts noueux et paume tendre,
De celle qui reste là.

Son visage n’est plus las.
La malade, à pleines mains,
Offre son sourire tendre.

Ouvrir la page du poème.

15 mars : Heureux et fier d’avoir été invité à participer à La Ronde, un échange de poèmes sur internet, j’accueille Hélène Verdier, dans le cadre d’une ronde sur le thème « Le jeu » :

verdier2
image-verdier-ronde

Ouvrir la page du poème.

Ma propre contribution est chez Dominique Autrou.

8 mars : A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, un isonnetwoosh :

femme-isonnetwoosh

Ouvrir la page du poème.

2 mars : Il y a trois jours un homme est mort sur un pont à Moscou pour ses convictions. Aujourd’hui, j’entreprends de porter sur mon site les poèmes de bienvenue  adressés aux nouveaux abonnés à mon compte twitter. Je ne sais pourquoi j’ai trouvé une résonance entre le poème d’aujourd’hui et l’actualité.

Le sang a recouvert de sa neige figée
Les coupoles de gloire où s’éteint l’apogée
Pour libérer le rêve entamons la plongée

19 février : Nouvel an chinois. Un petit monovocalisme :

rebelles entêtées
chèvres sveltes et lestes
errent en l’herbe verte
et de bêlements tendres
mes rêves s’entremêlent

15 février : Bon anniversaire à Gilles Esposito-Farèse. Voici un petit jeu de la vie dont la source n’est autre que l’intéressé :

L’homme peut toucher l’Eden
D’un vers ébauchant le ciel
Par le mélange inventif
De métier et d’impressions

Retrouver ce texte parmi les poteries

7 janvier : Après l’attentat contre Charlie Hebdo :

Je pleure douze personnes qui avaient mis leur vie au service d’un bel idéal.
Je pleure avec tous les Français,  touchés profondément par l’horreur de cet attentat.
Je pleure avec tous les artistes car notre communauté est atteinte dans son expression et c’est très grave.
Je pleure avec tous les musulmans car leur Dieu et leur Prophète ont eu la face maculée d’un sang hideux par trois faux croyants.

En l’honneur des victimes de cet attentat, une belle absente déposée dans le recueil «Le prix de la vie» :

Charlie Hebdo : le suis-je assez ?

Ris moqueur, plongeon frais, dit juste vous habitent,
Vous qui giflez toujours nos crânes pleins de plomb.
Vos croquis grincent dur, plumes jouent fol houblon.
Quel dieu sanglant, jabot flambant, chope si vite
Vifs compagnons que meut beau jeu d’un humoriste
Prosant valse de chaque jambage gonflant
Quand sort à jour profit crochu, gambit volant ?

Jamais griffe que plante un doigt brut ne vainc, triste,
Qui s’affranchit du joug pour abolir mot vil,
Et grave dans le roc qu’homme au juste profil,
Par grave et libre jeu, charme nos nuques fières.
Dramatique janvier brûle, et feu change  pierres.

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Positiméride – Archimède

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois d’Archimède

26 mars – 1er Archimède – Théophraste

Ton chien de troupeau
Chérit l'alpe austère.
Court, charge à propos.
Héros sans mystère.

27 mars – 2 Archimède – Hérophile

Haine et rancœur
Parchemins fielleux charme corrompent
Hardi flinguez

28 mars – 3 Archimède – Erasistrate

Elle aurait souri.
Sans tourner la tête,
Le cœur assombri,
Suivrait mort, attraite.

29 mars – 4 Archimède – Celse

Chante la sueur
L'acné la grosseur
Cheveux mal tressés
Chante les gros seins
Corps déliquescent
Car telle est splendeur
Cenelle à mes yeux

30 mars – 5 Archimède – Galien

Goûtant le vin béni
Gobant l'hostie en pain
Grand chapelain s'ennuie

31 mars – 6 Archimède – Avicenne

Au vent qui court je rends bon gré
Ma vie s'incline à son chant frais

( isocèle )

1er avril – 7 Archimède – Hippocrate

Chois, ripes.
Perds trop :
Carreau !
Sang, tripes.

2 avril – 8 Archimède – Euclide

De tous ces loups qui dansaient,
Le plus câlin - fils du ciel ? -
Met d'un croc belle oie dressée
En succulent tian de fiel.

3 avril – 9 Archimède – Aristée

L'amour brisé te rend beau.

4 avril – 10 Archimède – Théodose de Bithynie

Ton chant se fond,
Dépossédé,
Dans le bruit triste,
Cheyenne évincé.

5 avril – 11 Archimède – Héron

Hélé par l'orant
L'homme répond Non

6 avril – 12 Archimède – Pappus

Pied à pied
Pour deux sous
Pieu au poing
Frappe au sang

7 avril – 13 Archimède – Diophante

Dingue ! Idiot pur !
L'homme au chant triste,
Doigts fins, jodhpurs,
Chasse art tantriste.

8 avril – 14 Archimède – Apollonius

faim
passion
illusions
sans fin douleurs

( boule de neige de syllabes )

9 avril – 15 Archimède – Eudoxe

séduit
déçoit
expie

10 avril – 16 Archimède – Pythéas

Ployé, touchai le Grand Saint.
Payai très cher : me chassa.

11 avril – 17 Archimède – Aristarque

marais poisseux
tableau gris
qui fut
mer

( boule de neige fondante de syllabes )

12 avril – 18 Archimède – Eratosthène

Je prends l'air
Tu souris
Trois heures sonnent

13 avril – 19 Archimède – Ptolémée

Porte. Volets.
En murs scellée,
Portant voile,
Ferme le ciel.

14 avril – 20 Archimède – Albategnius

Va libre enfant
Tends le poing
Conquiers
Punis

15 avril – 21 Archimède – Hipparque

Hère impur, portant marque jaune,
Honni, frappé, matraqué, hué,
Chut Juif, pris par la traque en meute.

16 avril – 22 Archimède – Varron

Viendra l'ordre immolant.
Vous, vauriens rayonnants,
Vous saurons peur donner.

17 avril – 23 Archimède – Columelle

Ce soir seul,
Où me lie
Maillon tel

( Cordon tel
qu'au mort seul
linceul lie ),

Sec bois lie,
Soumis tel
Pouilleux. Seul.

( térine )

18 avril – 24 Archimède – Vitruve

Viens vite fier trouvère
Voltigent cor luth viole
Vent dicte rauque verve

19 avril – 25 Archimède – Strabon

Astre errant d'aube au couchant,
Se tenir au bon moment
Sur ta route ? Abandonnai.

20 avril – 26 Archimède – Frontin

Frères qu'on tente à minuit,
Affrontons un trouble instinct.
Souffrons. L'honneur vaut prison.

21 avril – 27 Archimède – Plutarque

Parle peu
Tait la mort
Qui lui vient

22 avril – 28 Archimède – Pline l’Ancien

Par la main d'un zélote ai d'un coup discerné
L'appel qu'insensé lance au noir ce ciel de blancs.
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Oripeaux

Pierrot pleurait

Au clair de la lune
Au bord du ruisseau
Pierrot pleurait une brune
Ô pauvre puceau
Sans plume sans tune

De son nocturne pinceau
L’astre au doux visage
Se penchant muet arceau
Caresse amant sage

Sèche le long pleur
Et la joue après l’orage
Revêt la couleur
D’ivoirin nuage
Va solitaire voleur

Essai de combinaison de deux contraintes récemment proposées par Gilles Esposito-Farèse. La première, se basant sur la « plus petite suite sans cube » précédemment introduite et étudiée par lui, dont les premiers termes sont 0, 0, 1, 0, 0, 1, 0, 1, 0, 0, 1, 0, 0, 1, 1, 0, 0, 1, 0, 0, 1, 0, 1, 0, 0, 1, 0, … consiste à associer à chaque zéro un vers de longueur 5 et à chaque 1 un vers de longueur 7, obtenant ainsi une rythmique volontairement irrégulière.
La seconde contrainte est l’adoption d’un schéma de rimes « irréductible », c’est-à-dire tel que le poème ne puisse être décomposé en deux parties employant des rimes indépendantes. Ici, l’une des combinaisons mentionnées par Gef : AbAbA bCbC dCdCd.
Posté sur la liste Oulipo 12 juin 2020.

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Raymond Queneau penche sa valise

Ce poème est une contribution à L’Oulipien de l’année, rubrique du site Zazie mode d’emploi dans laquelle chaque année, en l’honneur d’un membre de l’Oulipo, un texte de lui est proposé à toutes les réécritures. C’est cette année Raymond Queneau dont un des Cent mille milliards de poèmes est donné. Inspiré par une intense activité de la liste Oulipo sur ces acrostiches internes (l’expression en acrostiche n’étant pas forcément en début de vers) on tente ici d’aligner de tels acrostiches internes sur deux colonnes successives, tout en cherchant une forme évoquant le contenu du poème – ici une valise penchée.
La disposition amène à masquer un peu la forme sonnet juste signalée par une majuscule au début de chaque strophe.
Posté sur la liste Oulipo le 24 mai 2020.

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le jeu de la mer

Oh toi
oh la mer

ma loi
ma foi
et ma vie

Tu vas
et je mue

au sel
je me fie

je lis
ce don
et je ris

*****

Au pas
de ce jeu

si pur
si fol
tu es cri

La fin
je ne dis

un mat
ou un nul

ni roi
ni fou
je ne fus

*****

Du cap
où je gis

le sol
en feu
je ne mis

Je bée
et je rue

le raz
au roc
ne se lie

Où est
le lé sec

le bar
où je bus

et mol
nu vil
je me tue

Le haïku oulipien généralisé (HOG) défini par Jacques Roubaud, est un poème comportant un nombre premier de vers, de syllabes par vers et de syllabes dans le poème ( en particulier le haïku et le tanka vérifient ces conditions). Gilles Esposito-Farèse a poursuivi cette généralisation avec la notion de renga oulipien généralisé (ROG), puis avec la notion de fractog, une construction fractale obtenue par itérations successives à partir de deux exemplaires minimaux de HOG et où le décompte d’un très grand nombre de sous-structures (vers, strophes, etc.) est premier. Un exemple d’une telle structure est le suivant :

2+3 + 2+2+3
2+3 + 2+3 + 2+2+3

2+3 + 2+2+3
2+3 + 2+2+3
2+3 + 2+3 + 2+2+3


2+3 + 2+2+3
2+3 + 2+3 + 2+2+3

2+3 + 2+2+3
2+3 + 2+2+3
2+3 + 2+3 + 2+2+3


2+3 + 2+2+3
2+3 + 2+3 + 2+2+3

2+3 + 2+2+3
2+3 + 2+3 + 2+2+3

2+3 + 2+2+3
2+3 + 2+2+3
2+3 + 2+3 + 2+2+3

Dans cette structure, GEF note par des nombres les longueurs en syllabes de chaque vers et les subdivisions successives (strophes, parties, sections, chapitres, …) sont dénotées par des symboles tels que « + » (sans ou avec espace), retour à la ligne, saut de ligne simple ou multiple. Dans le présent poème j’ai exploré ce que donnait cette même structure en appliquant les nombres aux longueurs des mots et abaissant d’un cran les dénotations des subdivisions (vers, strophes, etc.) Posté sur la liste Oulipo le 27 février 2020.

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Conte du poète désormais inutile

Tu prendras repentir, de soleil ars vicié,
D’un spasme tel usé, trouvère en citadelle :
Tôt forclore chant vert ; dolé, l’être scier.
Tonnerre stupéfiant ! Air vital à venelle.

Proser, flore veillant, n’impose net acier.
L’acide vent tournant a, virant, taré stèle.
Cesse ululer vers le désert ! Tâte foncier !
Départ du violon. Dur. Esprit tire échelle.

Il part, prend le flot nu, trace, tiré de rets.
Sur la rose du vent cille âne et rit à pente.
Repère-t-il décor à stuc ? Pur pillard, tente.

Lent parle, impuni, de tels cupides arrêts :
Ce fleuve, vers ce port tirera, roi, la honte !
Las va tourner, sort de ville dire ce conte.

Ces temps-ci la liste Oulipo travaille beaucoup sur les carrés magiques. Parmi les défis lancés, celui de Rémi Schulz qui a proposé le carré diabolique suivant
13 03 06 12
02 16 09 07
11 05 04 14
08 10 15 01
L’adjectif « diabolique » tient à ce que non seulement les sommes des lignes, colonnes et diagonales est égal à 34, mais que ce nombre est aussi la somme des 14 carrés d’ordre 2 pouvant être extraits du carré ci-dessus. Remplissant alors ce carré de listes de lettres de longueur égale au nombre de la case, il a proposé :
CROISERENVRAI LES MAINSP OETEDULEVANT
SE NTIRLEPIEDTRAPUD ESLECTEUR SDUREEL
TENTERLEFLO TCARR ELOP INIATREVANTANT
CESTLORD REECHOVOTI FALETREUNIVERSE L
Ces listes sont telles qu’en lisant les lignes on obtient :

Croiser en vrai les mains, poète du Levant,
Sentir le pied trapu des lecteurs du réel,
Tenter le flot carré, l’opiniâtre vantant,
C’est l’Ordre, écho votif à l’être universel.

Le défi consistait à écrire un sonnet dont chaque ligne serait anagramme de l’un des 14 carrés d’ordre 2 extraits. Ainsi les lignes du présent sonnet sont anagrammes de
CROISERENVRAI LES SE NTIRLEPIEDTRAPUD
MAINSP OETEDULEVANT ESLECTEUR SDUREEL
TENTERLEFLO TCARR CESTLORD REECHOVOTI
ELOP INIATREVANTANT FALETREUNIVERSE L
CROISERENVRAI MAINSP TENTERLEFLO ELOP
LES OETEDULEVANT TCARR INIATREVANTANT
SE ESLECTEUR CESTLORD FALETREUNIVERSE
NTIRLEPIEDTRAPUD SDUREEL REECHOVOTI L
SE NTIRLEPIEDTRAPUD TENTERLEFLO TCARR
ESLECTEUR SDUREEL ELOP INIATREVANTANT
NTIRLEPIEDTRAPUD ESLECTEUR TCARR ELOP
LES MAINSP NTIRLEPIEDTRAPUD ESLECTEUR
TCARR ELOP REECHOVOTI FALETREUNIVERSE
CROISERENVRAI OETEDULEVANT CESTLORD L
Ce texte est la troisième réponse après celles de Rémi Schulz et de Gilles Esposito-Farèse.
Posté sur la liste Oulipo le 11 mars 2019.

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jeux sur les digrammes

I

Au vagabond s'ouvrit la cité nourricière
Aima le regard franc et la liberté fière
Ivre d'enfin goûter l'abondance plénière
Posant alors son sac sourit à la lumière

Sut Ur. Ulula « Ta rare tétine ! Ton iris à nu ! L’or ! » Ô nolise son asile.

II

La duchesse aux sabots se croyait des jumeaux
Sa douleur au plus noir théâtre fut semblable
Mêla cent pleurs aux cris simples des animaux
Coupant l'appétit au pauvre ô pleur misérable


« Qu’un né ? » erra, Anne. Elle, en no : « Or réez, zoo à aï inné ! Et tu, un nu un naan n’a addé.

Gilles Esposito-Farèse a proposé sur la liste Oulipo divers jeux portant sur les digrammes (groupes de deux lettres). Le premier, qu’il a baptisé hétérodigramme consiste à considérer tous les digrammes formés d’une consonne et une voyelle pris dans la liste des dix lettres les plus fréquentes popularisée par Georges Perec : ESARTINULO. Il s’agit d’écrire un texte en utilisant une fois et une seule chacun de ces digrammes, dont voici la liste :
se sa si su so
re ra ri ru ro
te ta ti tu to
ne na ni nu no
le la li lu lo
Le premier texte ci-dessus, qui répond à cette contrainte, est précédé de son exégèse, un quatrain d’alexandrins isocèle.
Diverses variantes de ce jeu, un peu analogue aux dominos, ont été proposés. Le second texte s’autorise l’utilisation de tous les digrammes possibles d’une consonne et d’une voyelle, éventuellement avec répétition, mais comme aux dominos deux digrammes successifs doivent se connecter par une même lettre. Là encore l’exégèse est un quatrain d’alexandrins isocèle.
Posté sur la liste Oulipo le 6 mars 2019.

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