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Bienvenues 2016

Ci-dessous l’ensemble des bienvenues pour l’année 2016.

1er janvier Tweets_Lettres HenrikPiga entertainworld2 gallaumar

( humour, étudiant, rire, voyager )

une toute petite pointe d’humour
de la poche d’un étudiant tombe un jour
se brise en un rire s’éparpille et court
voyageant de lèvre en lèvre tout autour

4 janvier ChantalVignot PTMN18 Reiki999zen

( écrire, surnaturel, magnétique )

ma machine à écrire en zigzaguant s’emballe
l’écrit surnaturel s’y tape cannibale
charriant magnétique un vent qui brinquebale
et tambourine en moi de son aigre timbale

5 janvier juliapoete Ignatub

( partage, son )

on a partagé la miche de pain
la brume que perce un rai de lumière
le son calfeutré d’une harde fière
au surplomb que seul domine un vieux pin

6 janvier morguesublime LerenardSaveria

( somptueux, inouï )

Somptueux, lentement il passe, étrange et beau.
Des signes inouïs sur la voûte céleste
Lui font d’or un sillage en ce royaume agreste.
Et de l’âme qui dort s’entrouvre le tombeau.

6 janvier doume93 Oizeaumoqueur

( bibliothèque douleur )

arpentant les rayons de nos bibliothèques
on trouve le renard la danse le drapeau
l’amour et la douleur l’océan le copeau
quand on sort le trottoir bruit du chant des marèques

8 janvier aaliyha_kakas Ct4U63 AuffretJ

( parfait, anonyme, transition )

Le monde était parfait, lisse, rond, transparent.
Une simple question murmurée, anonyme,
Et du sol éventré les spectres, accourant,
Précipitèrent la transition vers l’abîme.

9 janvier qinzhang GayDisplay_fr lepoilquigratte

( chances, sortir, faux )

Quelques chances sur cent de trouver le couloir
Permettant de sortir au milieu des chicanes,
Des syphons, culs de sacs, obscures barbacanes.
Si tu fais faux tu resteras dans l’écorchoir.

10 janvier stevengoldste12

( naissance )

dans le tiède bonheur d’une secrète paix
timides nous taisons témoins de la naissance
par un cri tout petit s’annonce une partance
un espoir désigné d’un petit doigt fripé

12 janvier Ganddella RenaudJulesDesc GregoryPichot

( invaincu, échapper, aire )

Au ciel le cercle lent du rebelle invaincu
Au sol les margoulins, sbires et peigne-culs
Dont échappe aux kalachs, tasers et nunchakus
Au roc l’aire où s’endort l’oiseau qui survécut

14 janvier MPlaucheur Jothienard

( en vrac, film )

Tous les instants de ma vie en vrac sur le banc de montage.
Coupé le flou, le faible, le noir, le faux, le hors cadrage.
J’obtins de mon existence le film : un très court métrage.

16 janvier LPoetik mmeneant ecrit_vain

( bleu, défi, vacuité )

De ses bras maigres dressait un doigt bleu tordu
Lever la tête était un défi si ardu
La vie, sa vacuité, passait : il a mordu

18 janvier anneshizi wesley43743570 florentbayle38

( contempler, chasser, rencontrer )

le premier contemplait l’oiseau parmi les herbes sèches
le second chassait l’oiseau pointant son arc et ses flèches
ils rencontrèrent deux enfants et burent leurs voix fraîches

20 janvier letslivlavlaf

( célébrer )

Sur la table on a mis la bassine en plastique
Le couteau éplucheur les légumes du jour
L’eau l’arôme le feu par nos mains tour à tour
Ont célébré le temps du bonheur domestique

25 janvier myomarey clmhff achrafelyamani yves_job

( squelette, avenir, secret, nature )

Les squelettes dans ma rue circulaient en file
Les bulls avaient barré la voie de l’avenir
Où chercher le secret quand tout s’incline et file
O Nature ton sang court dans mon souvenir

27 janvier PamelaLukrecja

( couleur )

Nous plongeons nos cheveux dans les vives couleurs
A notre course un long sillage d’or scintille
Entremêlant nos bras en signes qui fourmillent
Nous créons un langage où grammaire est chaleur

28 janvier stimbavk

( déchirer )

Les amants déchirés défilent à pas lent
Sous la haute muraille à la fenêtre close
Maudissant cette argile à leur pied se collant
Ils grelottent sans voir muette fleur éclose

29 janvier AlternanceLandi ConnaistoitoiM

( bouger, intérêt )

J’ai vu quelqu’un bouger pas loin de moi.
– C’est intéressant. Mais j’ai trop à faire.
Il se recroquevilla dans sa sphère.
La lune a frissonné rousse d’émoi.

2 février tshiddynumbi1 JMPChicago charityjanisse lomi_imol

(silence, image, art, fou)

C’est dans cette forêt que pousse le silence.
J’ai voulu d’une image en mettre l’âme à nu :
Il y fallait tout l’art de mon impertinence.
A ce jeu dangereux, fou je suis devenu.

9 février VAuwercx

( étoiles )

Si tu sais de tes doigts façonner une étoile
D’un souffle donne-lui ce mouvement léger
Qui trace un long sillon sans hâte et sans projet
Déchirant la nuit sourde et son funeste voile

10 février Lecturesaucoeur

( flâner )

Je montais en flânant la rue aux oiseliers
Les plumes en volant me montrèrent la route
Où j’allai vent debout tels les nobles voiliers
Vers des îlots chantants d’ivresse emplir ma soute

18 février p_oulipo_c nExaggerator Mikouparisi

( contrainte, mensonge, insulte )

La liberté souvent naquit de la contrainte
Le mensonge parfois ouvre le labyrinthe
L’insulte fréquemment trouve la douce étreinte
Et le rire pourtant se marie à la crainte

25 février psyhumanitaire kineFR micalar Rox2Media Nilstilar lidj lebontempshow zzooheir

( perles, cancer, passion, communauté, silence, vagabond, intemporel, étudiant )

il pêche les perles
taisant la faim le cancer
sa chair est passion

loin de la communauté
le silence est sa maison

l’onde vagabonde
est l’oracle intemporel
qu’étudie sa main

26 février chrlop13 Paix_AvecDieu

( musique, sauvé )

Il entendit une musique ensorcelée
Il vit danser frôlant une flamme bleutée
Une ombre aux yeux mauvais à la bouche scellée
Alors bien vite il s’est sauvé dans la futaie

29 février Jepoeme eujanymim

( partage, exil )

J’ai traversé des eaux la ligne de partage
Et ma pente a versé dans un autre océan
Mon exil chaque instant s’enfonce davantage
En cette onde abyssale où j’erre fainéant

1er mars perce_neige47 Iraqesque CostilPesnel lanuitestavous

( jardin, liberté, adulte, histoires )

Connais-tu le jardin de nulle grille clos
Où le fruit librement naît à la branche et pèse
Que cueille et mord l’adulte et fondent ses sanglots
Ecoutant le conteur dont l’histoire l’apaise ?

3 mars bonelliarte Max_Delaunay

( peindre, entreprise )

Il voulait peindre en vert le paysage entier.
L’entreprise a foiré : l’échelle est trop branlante,
Le pinceau perd ses poils, la couleur fait pitié.
Mais la pluie du matin fit plaine rutilante.

4 mars WorldSoundRM MtauriolPoesie

( rap, partisan )

dans ma vie y’a du dur y’a du pur y’a du chaud
dans mon rap y’a du fort y’a du faux y’a du gore
le partisan le beau salaud le vieux macho
ciguë chanvre lotus lavande et mandragore

6 mars dfweb75 latranchee etienne_cdl Pol_Erwan

( date, masques, ironie, clichés  )

Souviens-toi de la date où les tricheurs gagnèrent,
De masques revêtant leur regard louvoyant.
Arborant, ironique, au pli de leur bannière,
Le cliché de l’Amour, raflèrent en riant.

9 mars 40bonobo lsdong1 PMendrac

( montrer, sexe, disparu )

En montrant au ciel les nuages il parlait
D’arbres bleutés, de sang palpitant, de flanelles,
De sexe offert, d’écharasson vers l’homme aux ailes.
Un jour a disparu. Le temps s’est écoulé.

10 mars infogere kalla0011

( dénoncer, conter )

Il y avait tant à dénoncer
Dans la cité de l’arbre triste
Où le vent n’était que frisson
Un jour s’élève la chanson
Du conteur venu par la piste
Et le brouillard s’est effacé

12 mars racontarsnum

( numérique )

Etions-nous plus qu’un numéro colonne C
Qu’avions nous d’autre énuméré que nos détresses
Les voix du clausus numerus étaient traîtresses
Mais la rébellion numérique a commencé

15 mars Lineart silver2636 chbormans dcdb

( actrice, insolite, inconscient, radio )

Dans sa loge l’actrice a changé de visage.
Le miroir insolite aime son regard trouble
Et le répète en abyme, inconscient présage,
Tandis que la radio donne le cours du rouble.

18 mars franceindia2016 kencanterville

( tombeau, regard )

Au pied de biche il a levé la pierre lourde
Plongé dans le silence et le froid du tombeau
Dans le sombre magma de souvenance sourde
La braise d’un regard le fixait doux et beau

23 mars jenlempert milfa7delta Haiku_Climat

( abolition, chanter, climat  )

On se lève pour abolir les différences
On se lève chantant des mots rugueux et chauds
On se lève pour reverdir nos sols de chaux
Il se lève le vent fougueux des espérances

25 mars thdco51

( psy )

Le psy le divan la parole
Long voyage horizon dansant
S’ouvre d’une fleur la corolle
Le parfum tourne je ressens
L’écoulement indécent
De sa brûlante fumerole

1er avril jeremyalvaro59

( échec )

Echec, ô cher échec, ô riche accroc choquant !
Qu’aucun rachat couché n’échappe en chichi cruche.
Epanchant nos penchants, qu’achoppe appât nunuche.
Qu’une panne impunie nous panique en piquant.

11 avril MysticFoliTon aurorechataign1 AmandineAngelo DominiciJos1

( messagers, technique, débutant, répéter )

Ces messagers grande nouvelle ont apporté
Le Patron des Patrons perd par KO technique
Devant un débutant dont l’arme est la musique
Le poème de vie est partout répété

12 avril Mauricette_B

( désert )

Dans ce désert comme il fait chaud
Comme la lumière est violente
Comme la route est longue et lente
Sors avec moi du gris cachot

15 avril poesie_66

( ami )

Ce sont de vrais amis leur voix tonne solide
Quand se croisent leurs yeux coule un fleuve puissant
Goûtant le crépuscule au parfum caressant
Ils épousent le vent qui leur lâche la bride

16 avril HunPopulaire MrColomiers

( barbare, témoin )

L’amour est un chemin qu’emprunte le barbare,
Indocile à la montre, à la carte, au compas.
La violence du vent qui mène sa gabare
Soulève le témoin brûlant qui n’oublie pas.

17 avril FascoAly

( invisible )

Un invisible accroc s’est fait jour dans le ciel.
Ce bleu d’un même bleu, transparente anicroche,
Subsiste silencieux, insaisissable et proche,
Et du monde à jamais fut changé l’essentiel.

22 avril yvanauet

( rugby )

La passe à ce beau jeu doit se faire en arrière
O choc des hommes quand s’élance un front puissant
La contrainte remplit de soufre incandescent
Le souffle du poète au secret qu’on enserre

25 avril Hyleore

( ennui )

O bienheureux ennui, ô tiédeur insipide,
Que ton cocon bien gris était doux à mon cœur !
Pourquoi t’avoir plaquée heureuse chrysalide ?
Pour l’ivresse du vent. Pour la mortelle fleur.

1er mai MonsieurLecourt nevermindnonada 

( historiette, exilé )

Il m’avait attrapé le bras et sans me connaître parlait
Et sans connaître mon malheur me contait une historiette
Le parfum lumineux du thym se glissa dans mon oubliette
Et moi qui n’ai pas où rêver je me sentis moins exilé

2 mai fszelevenyi

( malgré )

Malgré l’heure avancée,
Malgré la tête lasse,
Malgré la voix baissée,
Le poing qui se referme,
Malgré le fil qui casse,
Malgré. Jusques au terme.

5 mai Papyrrh0s

( fumée )

Qui te cache à mes yeux, quelle est cette fumée ?
Pourquoi disparais-tu quand je pleure éperdu ?
Et je fouille sans fin cette noire étendue
Où nulle voix ne monte, où tout est consumé.

8 mai JulieSternBlog ginettevozfeman ClementBenech

( vagabonde, légère, inconstant )

Ecris sur les chemins, ma plume vagabonde,
Que je trempe au vin pur des verres d’amitiés
Cours légère inscrivant en pleins et déliés
Ces bonheurs inconstants que me dicte l’aronde

9 mai fhom_officiel

( passeur )

Dans le brouillard dans les roseaux du labyrinthe
L’œil collé par le givre où trouver le passeur
Sur l’autre bord quelqu’un m’attend pour une étreinte
J’ai froid la burle mord j’ai perdu la douceur

… et sur la réponse de celui-ci « Qui reste sur le bord opposé ? »

Qui je croyais connaître et dont le nom m’échappe
Qui je croyais tenir et s’efface au nadir
Que je ne cherchais point dont le manque me happe
Que je pensais atone et qui me fait grandir

12 mai FemanDaniel LPoetik Nestor_bl 

( respirer, tomber, terre )

Arc-bouté, maigre, dur, s’applique à respirer.
L’orage aime, qui tombe et baigne la semence.
En terre s’enracine, et s’attarde enivré
D’un rouge crépuscule. Enfin vient la dormance.

18 mai CultureEtc laminute2poesie PRESSENEWSREM LisePoupoupidou

( ouvert, évasion, fleurs, femme )

Le rideau s’est ouvert. Personne ne regarde.
Le tunnel est creusé. Nul ne veut s’évader.
Sur la tige une fleur. Mais leur montre retarde.
Le mot « Femme » s’écrit. Rien pour le décoder.

19 mai Firstonx

( humour )

Les larmes dans le coeur et la lèvre qui rit
Il partage la rue avec la balayeuse
Qui rapte avec ses poils chaque perle précieuse
Que sème son humour sur le goudron marri

26 mai ManacheP tonnerretranqu5 MilleInstants

( vertige, quotidien, cent-quarante)

Prise par un vertige elle s’assit un peu
Sur la chaise toujours qui partage l’attente,
Le néon quotidien, la mouche exaspérante,
Soufflant en cent quarante comme en un « Qui peut ? »

28 mai OranzNaam SergeAvedikian3

( voyage, film )

Ouvrant sa bouche rouge : « On t’emmène en voyage ! »
Alors j’ai fait ma valise et je suis parti
Nous avons atterri dans un film en tournage
Derrière le décor je m’assis, tout petit.

30 mai monbonblase ffogaszab

( frère, arrivante )

Une douceur surgit du toucher de la peau
De l’enfant consolé, de l’étreinte du frère,
De l’arrivante encor fraîche d’un froid polaire,
De cette main soignante entrouvrant l’oripeau.

1er juin Auguste_IV IRISUNART WillemijnSofie

( vérité, nature, mode )

Il voulait savoir la vérité, nom d’un chien.
La nature existe-t-elle ? Ou c’est eux qui tripent ?
Dans sa Jag à la mode a foncé, disneyen.
Et je ne l’ai jamais revu, nom d’une pipe.

4 juin CCrochet666 SIMONVoltaire Lenininii jyn8101 gbouteuil polyphonies

( bucolique, silencieux, engagé, partager, généreux, naître )

Aimer l’air bucolique où la peine est bercée
Au coeur de la fatigue aimer un long silence
Aimer du frère qui s’engage un regard droit
Et le pain qu’on partage autour d’un rôti froid
Et l’accent généreux du violon pour la danse
Chérir du nouveau-né la lèvre au sein pressée

4 juin Cioranget fiasco_peintre LeilaAnnabi

( opinion, exprimer, tolérance )

L’exécuteur voulut se faire une opinion :
Broyer un corps peut-il exprimer l’obédience ?
De l’homme à la douleur quelle est la tolérance ?
Il reprit en sifflant l’allègre prédation.

6 juin hervchesnais CrosMartine

( ravauder, essentiel )

Tu as ta pauvre vie en lambeaux qui s’effile
Il faudrait.. mais à ravauder tes doigts sont gourds
Ton aiguille renonce. Et l’oubli qui s’instille
Révèle à tes yeux l’essentiel, et puis tu cours.

16 juin wiildlife_

( nature )

Sous son casque à carreaux, sa combinaison noire,
Défonçant le tarmac de son marteau piqueur,
Il sème un peu de trèfle en ce grège ciboire
Et la nature à cette ville ouvre le cœur.

20 juin MilaDezessete

( peintre )

Plaquant son poil ténu sur la toile qui prête,
Le pinceau caressant dépose une couleur
Où le peintre a mêlé, sur un coin de palette,
Un chant parfumé d’or, quelques rires, un pleur.

26 juin patricelamothe antonioc551 VeroliveSimeon kaikdjian

( réseaux, crépuscules, redire, silencieux )

En files arpentant les mailles des réseaux
On les voit s’allumer au feu des crépuscules
Redisant par instants des phrases minuscules
Seule note d’éveil des silencieux oiseaux

28 juin bzzzahhh

( exil )

Chemin trouvé parmi les ruines les terrils
Chemin risqué dans le vacarme des avions
Ils l’ont suivi parce que c’est la solution
Ils sanglotent car c’est le chemin de l’exil

30 juin BeatrixDessin

( lavis )

A la limpidité qu’engendre un lointain gouffre
S’est jointe, née au feu, la démente noirceur.
L’encre et l’eau se mêlant sur ma feuille qui souffre
Révèlent ma brisure, et ma flamme sa sœur.

1er juillet LeGriou

( poussière )

Derrière les volets de la maison qui dort
La poussière en silence impose un doux cilice
Aux meubles qui geignant racontent le supplice
De l’attente qui coule et du regret qui mord

5 juillet olaave larme_de_fond

( rare, s’interroger )

Au milieu de la foule avance un homme rare
Dans ses yeux nulle peur nul mépris nul remords
Sa bulle de chaleur glisse entre les murs forts
Et chacun s’interroge et s’écartant crie gare

7 juillet louanegerard0 affrorismes leastprince ZugolJannone BohinJeanLuc

( droite, vigoureux, père, film, photo )

Tribun d’un monde clanique
De son menton vigoureux
Il parle se dit le Père
Mais le film est poussiéreux
La photo sent l’argentique
Et les hommes s’exaspèrent

12 juillet julienrigottier

( innocence )

Aujourd’hui nous massacrerons les innocents
Puis nous défilerons sur des chevaux de verre
Jouant de la guitare écoutant le trouvère
Et nous ferons l’amour sous les vents rugissants

18 juillet l_orignal NotreRdv hrushi_sm yzamaribel

( s’écrier, souvenir , hôpital, femme )

bonheur de crier fort sa passion sa colère
douceur au souvenir d’un radieux instant
paix de cet hôpital où la fenêtre est claire
aurore quand la main de la femme se tend

24 juillet Aubeclaire RisantEmma

( citoyenne, design )

Les citoyens sont autour du mage qui parle
Claire est la scène beau le design des micros
Les fanions de ses amis ondulent synchros
Sur l’étang qui dort nage indifférent le harle

27 juillet ChatPitreI adamaalexandre

( neuf, images  )

Il ajuste sur son nez de neuves lunettes
Ses yeux sitôt fouettés d’un éblouissement
Voient s’éclairer sur le voile du firmament
D’un impossible ailleurs les images bien nettes

29 août CPoesie r_boucheta Lalchimistedu21 LdOmbrance alin_marthouret Louisaolaola nidrub gillesMioni

( chanson, sensation, vrai, songe, art, poésie, retournement, automne )

Si meurt ma chanson
Sensations s’égarent
Si rien n’est plus vrai
Le songe tari
Je cueillerai l’art
Et la poésie
Au retournement
Des feuilles d’automne

6 septembre Tdx74 Junki_Takahashi Nambikwar PMaisetti

( souffrance, cahier, musique, oblique )

Il flotte en ce jardin le parfum de souffrance
Qu’exhalent la fleur morte et le cahier brûlé
Une musique lente et sans heurt et sans transe
D’un flottement oblique y vient me juguler

9 septembre BARJOLAND

( sensualité )

Le parfum la chaleur le satin d’une peau
En ce lent crépuscule aux brises sensuelles
Où je me suis blotti dans le creux de ses ailes
Ecoutant d’une mer la vague au doux clapot

12 septembre mimi_de_kawachi nthrokleis nestorgardiern

( sons, défendre, face )

Je prends à mon filet le son d’un vent qui court
Je le nourris le fais grandir j’ouvre l’ajour
L’homme à qui l’on défend la lumière et l’amour
L’écoute il rit il fait face et croule la tour

20 septembre BNFC13 stephanegrare Bazevian Wfa0e9NSPHZ30S5 Ergo24870541

( artisan, jeunesse, visage, photo, inconnu )

L’artisan pour un jour retrouve ses outils.
Ses doigts noueux ont recouvré le geste habile
De sa jeunesse et son beau visage est tranquille.
Au bloc six, photo prise, inconnu, repartit

28 septembre comdesanges MPallage grandcygne

( énergie, technologie, beauté )

Je donne mon corps mes trésors mon énergie
La force l’avenir et la technologie
La musique l’espoir la chaleur la beauté
Pour passer un instant un seul à son côté

29 septembre bambou2012 fleurdusoleilPa MiguelRicore PoetUV

( musique, crash, poussière, odyssée )

la musique a cessé des ruisseaux de cristal
quand du crash a fusé la boule de lumière
qui recouvrit nos corps et nos yeux de poussière
commença l’odyssée houleuse et sans fanal

7 octobre CrochardSylvie aimemotion

( enfant, instant )

Ton regard croise les yeux tout neufs qu’un enfant
Promène immenses fleurs sur le jardin des choses
D’un ciel pur la rosée entre vous se dépose
Tu redeviens lumière et t’irise un instant

11 octobre b_reneville

( montagne )

Un écho retentit de granit en granit
Le chamois interrompt sa course funambule
La montagne se fige elle écoute incrédule
La plainte de la trompe au lancinant obit

11 octobre JeanMarkik75

( ronronnement )

Tout autour de ma tête il est là je l’entends
Parfois sourde clameur parfois grêle murmure
Ce vol qui ronronnant m’explore et prend son temps
En sueur mou tremblant j’implore la piqûre

 16 octobre veronadebroca valfsfes

( parcours, épuisement )

sans jamais dévier du parcours son élan
puissant le combattant avalait chaque obstacle
d’un brusque épuisement s’abattit la débâcle
au sol pantois il vit s’envoler l’oiseau blanc

18 octobre conigliojacques MarcBiscotte

( arrivant, flic )

Il en arrive un autre et tournent les regards.
Le silence est épais. Les gestes se suspendent.
Dehors des flics. Un gyrophare. On se demande…
Et puis revient le rire, on parle, on sert le lard.

20 octobre fannysteib

( voyageurs )

Attendant sur le quai le grave arrêt du train
Quand l’odeur d’huile flotte et quand le temps s’écoule
Le voyageur écoute un enfant qui roucoule
Des rivages nouveaux dans ses yeux sont empreints

25 octobre franck77120

( libéral )

Un libéral a balayé l’air, bras ballant.
Un loubard, beau barbu, roublard à boire habile
A remballé le babillant robot, râlant :
 » Roule où l’or brille ô bab, ou bouillira la bile « 

2 novembre radio_O_Online YounesZemni AlexandreBruand martineau_fred Smaggheblog PalaisDCaprices

( été, recueil, fuir, malédiction, réfléchir, rire )

L’été rouge a brûlé les recueils de vers tendres
Le troubadour a fui l’âcre malédiction
Le soleil réfléchi riait à pleins rayons
Un vent chargé de soufre éparpilla les cendres

3 novembre EricCornellier Ayserin

( enseigner, traduire )

Qui m’enseignera la langue du saule
Qui me traduira frissonnant au vent
La plainte de son feuillage mouvant
Qui volant se perd et tombant me frôle

5 novembre LunaAriet ASarrazin_ PhotonMarion BaptisteLurin

( nouveauté, travail, partage, sensation )

Détestant la nouveauté vite il a fermé
Son volet pour travailler dans un doux silence
Un voisin sonne et vient partager sa souffrance
Une sensation chaude alors l’a transformé

7 novembre NiroAmandine LanaPuis MaloresAnna AxelJappi

( bénévole, actrice, ambulancière, ingénieur )

La main que tend le bénévole et qui répare et qui console
Main d’actrice ou de laboureur d’ambulancière ou d’ingénieur
Main dont le doigt d’une boussole sert d’aiguille quand tout s’affole
Etreignant l’homme qui a peur façonnant un monde meilleur

8 novembre ashab6970

( déplacer )

Chaque déplacement changera ton regard
Passant de rive en rive au gré du courant libre
D’une eau jamais stagnante et qui déséquilibre
Celui qui boit penchant son beau front de dagard

8 novembre #startup

( suite à un bombardement de faux « follows » de la part de personnes se réclamant du « hashtag » #startup )

Ne m’en veuillez pas trop adeptes des #startup
M’assaillant de follows disparus aussi vite
Mes bienvenues à vous ne seront plus écrites
Pour garder l’amitié sincère et sans make-up

8 novembre SurrealPoetics

( divergent )

Cette nuit j’ai pointé mon prisme divergent
Vers le fond de ton oeil qui regardait la mer
Mon spectre sans couleur dans le liquide amer
S’est diffracté longtemps comme un poisson d’argent

9 novembre cOcOnutzecat

( signes ;  le message de bienvenue a déclenché un échange avec son destinataire, aboutissant aux 14 vers suivants, dont alternativement une strophe est de moi et l’autre de cOcOnutzecat)

Ils ont parlé pour moi le langage des signes
Et j’ai compris soudain l’odeur de l’amélanche
La force du ressac la fougueuse avalanche
Puis labourant mon coeur ils ont planté leurs vignes

du charbon de ses craies le tableau carte blanche
rapporte un bouquet de plumes noires de cygne
elles transforment l’écriture curviligne
en traçant le sillage de sorts qui s’enclenchent

sur la ligne mon doigt qui danse et qui trépigne
comme un son sur ma lèvre en vibrant naît de l’anche
est l’archet libérant de sa prison de planche
l’onde qui me submerge en sa lumière insigne

pour clore cette consigne en un sonnet digne
retournons à l’oubli que put inspirer Blanche

13 novembre CapelHelene choupamew

( bibliothèque, sensible )

errant dans les rayons de la bibliothèque
sensible aux mondes fourmillants un voyageur
amoureux frêle atroce irréel tapageur
sont les cordes vibrant à son violon métèque

13 novembre KHabtoun

( droite )

il était un poète à la droite des eaux
d’un fleuve pollué sur un banc de plastique
ses vers sentant le fuel et la soude caustique
soudain surent saisir le vent dans les roseaux

14 novembre Hakimhadi4 maramelmasri

( poésie, plume humanitaire : ce double mot en l’honneur de Maram al Masri, poète franco-syrienne récemment honorée du prix portant ce nom )

le poème parfois quitte le jardin frais
où l’arôme des fleurs console l’âme tendre
lors nous laisse une plume humanitaire entendre
au coeur du monde en feu la voix des emmurés

15 novembre PierreMClestin2 debatsclivants

( livre, débat )  

Sur la table est posé -la table à quatre pieds-
Le livre où les mots noirs imprimés page à page,
Aspirés par des yeux, s’arrachent du papier
Pour embraser un coeur du débat qui fait rage.

19 novembre sonic_witch yasminelahbabi8

( perversion, pardonner )

les mots entre leurs dents sont devenus pervers
leur plume au biseau dur a déchiré la page
il sourd de sa blessure une obsédante image
dont le pardon jamais n’abolit le dévers

21 novembre ingridvvalencia Histoires2Paris

( ticket, voyage )

Dans ma poche un ticket sur mon dos la besace
Devant moi le rail dort sur son lit de ballast
Jeté vers les lander les états les oblasts
Et sur le quai j’attends qu’un miracle se passe

25 novembre mamanetoumi

( mamans )

Une enfant qui sanglote et le monde est sanglots
D’une maman la voix la poitrine la lèvre
Le regard calme et chaud qui fait tomber la fièvre
Et la mer caressante où dansent les falots

29 novembre 4REBORN_PROJECT francoiserenaud Belkahl1Nesrine

( reboot, nécessaire, naissance )

il a fait un reboot et perdu la mémoire
un silence entre en lui le creuse et le détruit
épave où lentement sans lumière et sans bruit
ce qui est nécessaire éclot de sa nuit noire

29 novembre Kurt06484246

( droite )

dans un pays de peurs l’amour j’aime essaimer
dans un pays fermé percer des ouvertures
soustraire le barbare aux martiales censures
je te souris malgré ta droite au poing fermé

30 novembre Alexandraaa661

( retour )

Souvenir qu’au retour précieusement on range
Et que le temps recouvre au fond d’un vieux tiroir
D’une poussière plus épaisse chaque soir.
Un jour le retrouvant monte un vertige étrange.

3 décembre nonadandme soonate69 SlinKnew

( exilé, envers, furtif )

l’exilé voit la foule autour de lui qui coule
il sent le regard dur sur lui de l’univers
alors tout doucement sa main rame à l’envers
et dans un creux furtif il s’écarte et s’enroule

6 décembre hpDSaMly8CD2a4P WikiDebats AtelierVoltaire

( amateur, éclairer, lumière )

amateur en tous sens je goûte cette nuit
mais un soleil surgi du piège de l’aurore
m’éclaire sans pitié sa lumière déflore
un vide où sans fin tourne une terre d’ennui

8 décembre Millimetres Manolo_AMF

( livre, commerce )

ce livre est plus précieux que celui des dieux Perses
plus ancien que la Bible et mieux enluminé
plus riche que le grand registre du commerce
c’est le migrant précieux message griffonné

13 décembre bilalmesai

( tram )

Dans l’armada s’amassant à ras macadam,
Vans, tatras, chars crachant, grand harmattan fada,
Sans fracas t’avançant à pas charmant vas tram,
Mamans, papas, smalas dansant la lambada.

18 décembre krystobal79 Dominiquepucini

( amoureux, chercher )

Il danse, l’amoureux, sous le lierre de l’arbre.
Il boit en vrombissant les rayons du soleil
Et n’arrête jamais de chercher dans le marbre
Ces signes intacts sous le limon du sommeil

19 décembre batumike_cikuru

( exil )

De l’homme qui a pris le risque de l’exil
L’oeil t’aspire vers un aven d’ombres sans suite
Où le temps goutte à goutte ourdit sa stalactite
Et d’un filet sourd baigne un trésor volatil

21 décembre Mauricette_B blackgesner10

( rire, apparu )

L’était un gars super mais ne savait pas rire
Marchait droit buvait peu suivait le bon chemin
Apparaît tête en bas bégayant un gamin
Qui lui prenant la main lui offre le délire

27 décembre JacquesMercier DeclanROwen

( langue, musique )

il est un pays chaud que traverse un beau fleuve
sur sa berge tranquille une langue s’éteint
le dernier qui la parle est seul dès le matin
sa musique un peu sonne encor la route est neuve

30 décembre perry_salkow

( anagramme : quatrain anagrammatique )

est triste le mot « dieu » qui n’a point d’anagramme
terne aide qu’à nom saint s’émit tel maudit prog
paroît anglais de teint miné qu’émut sort d’âme
tant qu’immédiatement le niais résout  par « dog »

31 décembre DMaillard15 yumenokayoiji07

( temps, avion )

contre le temps qui court contre l’ordre qui couvre
contre le poids mauvais nous nous envolerons
notre avion trouvera l’interstice qui s’ouvre
sur des firmaments où tendres nous airerons
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Bienvenues 2015

Ci-dessous l’ensemble des bienvenues pour l’année 2015.

2 janvier dvgtwitt LCFavoris

Défendre tout homme opprimé
Ne jamais reculer ni craindre
Ecrire parler imprimer
La lumière ne va s’éteindre

3 janvier plagedegarde

Creuset mystérieux
Où se mêlent les arts
Et s’élève le nard
Qui nous ouvre les yeux

5 janvier bernardperroyt marielizabeth09

Chanter malgré l’impatience
Dénoncer contre l’oubliance
Donner à la paix une chance

10 janvier 8bb19c24ed5e46c CohenWolf Librosophia AustrineTeam Baillet15

Ecrire crier
Partager voir être là
Sont des résistances

13 janvier SergueyB

Tournons du livre les pages
Où défilent les images
En éphémère sillage
De notre vagabondage

15 janvier annick_air catlettsimaan66 alice2034 berblanc2

Lorsque vague emporte
Ceux dont ne sait rien
D’écrit aérien
S’embaume la porte

16 janvier yunzio

Du rêve la grande aile
Traverse l’océan
Découvrir maréant
La lumière fidèle

18 janvier robertnajlis helene_lenz

Yeux brillants bouche pure
Ecoute un conte grave
Couvrant de ta peinture
Le ciel l’arbre l’agave

19 janvier ManuelFail

Cœur est braises rougeoyant
Dans l’âtre aux passions éteintes
Colère souffle et sans plaintes
Flamme s’anime ondoyant

25 janvier RaphaelDormoy Stephanelor pl129 1247Mas biancahanns703 jhsiaosupolk Paramoniaque

Le poème est couleur
La naissance est musique
L’existence est odeur
Les questions sont chaleur
Les inconnus saveur
L’Ouvrier pose briques

26 janvier amourdiscret70 nonreciproque70

J’ai croisé l’amour, au carrefour.
A froissé ma tôle, et s’est barré.

L’amour en cavale, court toujours.
Suis passé au marbre, j’ai pleuré.

Voici une version graphique de ce twoosh isocèle :

twoosh-isocele-26-1-2015

29 janvier kzplot Marie_BARRILLON MathiasFourier

De celui qui écrit jusque celui qui lit
Tendue sur l’ombre vénéneuse
Tresse des instants purs dont le cœur est empli
Une guirlande lumineuse

30 janvier MaNeigeEnchante NathNVX LOU0106

Sentiments, fontaine fraîche
Dont l’écho touche âmes rêches
L’amitié trouve une brèche

1er février Fethi9T betepolitique maureentoutcrt GingersArtwork clavilierpeintr reedsandbirches

Jeu grave à la règle dure
Combat bizarre et mouvant
Où les armes sont sculpture
Pinceau musique écriture
A la conquête du vent

3 février lapoesiedemax jeanmarcblavec shmakoff_com FausterF

aux larmes ta vie condamnée
d’avant en arrière toujours
à chaque image spontanée
s’écarte un peu plus du retour

5 février thalassa2008

nous voyons défiler des images
leur galop fracassant nous saccage
stroboscopique vie de clivage

6 février iessius maya47000

quand sais que tout est foutu
que vie a muré les portes
fais radeau de branches mortes
gouvernail au cap têtu

7 février iaixipren AmourAnnabelle

J’ai salué les étoiles
J’ai applaudi appelé
Vite retiré les voiles
Mais les étoiles filaient

9 février IsabelleGurgey

Etrange art est enseignement
Equations dates et romans
Deviennent briques et ciments
Dont se bâtit esprit aimant

10 février chaosmagnum Acta_fabula JMStimNYC

Les images étaient filantes
Les théories sur le chemin
Avançaient serrant en leur main
Les écrits de nos vies brûlantes

13 février penseefiction

Le pauvre épi glanons
O douloureuse échine
Gonfle douce farine
D’aubes que nous ornons

13 février AVirginales Is_Fresh

Ceux carrément pétés
Ceux qu’empreint la noblesse
Tous ceux que la vie blesse
Cheminent accotés

14 février stephanebiz

Quels beaux tweets, chauds, funky, pangrammez avec joie !

16 février Sandra_Cores jeanfidu94 xstez

rencontres et bonheurs
frisson de la nouvelle
progresse caravelle
vers des golfes flâneurs

18 février Jeandespinoy

parfois revivent au hasard des citations
le paradis enfoui de nos vieilles passions
et ces lieux enchantés où nous nous embrassions

19 février ChristoPagnon ArmelleSage

Vie surprenant théâtre
Tes acteurs méconnus
Trahissent opiniâtres
Le texte convenu

22 février LEPETITFEUILLOZ AlbertAnonyme tony_assia PiyavMoiStalcol

J’écris sur mon carnet spirale
Au coupable ma compassion
Au branleur la double ration
Ma page arrachée je l’avale

24 février mouslimahadja1 nothingbut66

Elle veut se protéger
Elle se dit étrangère
Rencontrent la messagère
Et volent au vent léger

A noter la réponse de la deuxième destinatrice:

Peut-être sur cette terre
Se sent-elle étrangère ?
Son pays c’est l’Ether
Le rêve et ses mystères…

25 février HEDayssol AndreaMacsek tempus_edax_55 Onesuchpress

Les insistantes voix canines
Du polymère paradis
Hurlaient mon retard à matines
Passé câlin tu m’assourdis

28 février tzzztzzz GUILLAUMGIROUD ch_bonnet eclectante GrimardC henry_bateman

l’arbre en grinçant griffe le vent
amateur de lueurs mouvantes
la sève inonde le vivant
de l’émotion des dilettantes
partageant le baiser clivant
de l’art aux racines traçantes

1 mars AlexKalyani

La plume n’est pas légère
Qu’on trempe en l’encrier bleu
Retrouvé sur l’étagère
Pour former tel le calame
L’idéogramme anguleux
Du mot Femme
(140)

2 mars Yen_tel Wks_69 ontherock72

Le sang a recouvert de sa neige figée
Les coupoles de gloire où s’éteint l’apogée
Pour libérer le rêve entamons la plongée

3 mars guilondine brassardpatric1

Poisson qui file en ondoyant voyage
Ne met à son logis nul cadenas
Son trésor est la houle où son sillage
Vague agite sa nageoire en grenats

(140)

3 mars RomainSabine1

Ne pensant pas la même chose
Nous avançons bannière au vent
La brume au matin se levant
Révèle notre anamorphose

4 mars sandorbleu kikiblanchard

J’ai mis dans mon jardin le terreau le compost
Et dans un petit trou posé le grain d’une âme
Mon pays n’est hélas qu’un vaste permafrost
Mais tant que vie éclot j’arrose et je la rame

6 mars DonaldDonne sandrasbz lemieux5

Il court dans le torrent des éclats de poème
Au vallon de l’alpette un conte se parsème
Le refrain se répète et le mélèze l’aime

7 mars elsareve jackylepoete

Si t’envase eau sombre tiédeur amère
Refuse de fondre en ronde éphémère
Rejetant la mort brave la chimère

8 mars JABoulongne Clemencevita

ai retrouvé ma dépression
qui avait disparu captive
du méli-mélo des passions
je la fête je la cultive

9 mars MarianneRavisy

Ce reflet inversé que le miroir me rend
Froid quand je suis ardent soumis quand sors du rang
M’est pareil en tout point si je suis différent

10 mars lepolymorphe

Les mots se rebellèrent un matin.
Pleins de rancœur, mirent à mort la phrase.
Le poète en a perdu son latin.
A dû faire du passé table rase.
(140)

11 mars langage_dement commentcest

nous avons le pouvoir car nous avons un cœur
et notre territoire où vit l’oiseau moqueur
ne connaît que le frère et jamais le vainqueur

12 mars HormuzKey CFictives

Cours au cinéma
Danse au festival
Chante au carnaval
Chauffe le climat
Oublie les frimas
Lance ton cheval

13 mars vocediripieno NamelessGallery

Pinceau l’effleure lui donne corps
Archet de son chiffre ouvre l’accord
Plume courant y recueille un songe
Au vent s’envole inspire replonge

16 mars LaurenceFritsch jmrenaudie54 AliiceLefebvre

Badigeonnons de couleurs flashy
Les ruines du collectif gâchis
Qu’aux yeux luise le jour infléchi

17 mars Textualites PhotoPictorial VCheyrias

en furetant par curiosité
d’inspiration je fus percuté
un feu dévorant vint m’habiter

18 mars StayfanChemin

choses par essaims convergent hurlant
de mon crâne sourd tellurisme lent
cœur dévoré trouve un souffle violent

20 mars DanMaillard66 tristia EVAFRMUSIC

le cycle des heures liquides
fait danser l’algue sous les rides
dont le chant s’étire limpide

21 mars 2104pchabry1949 QRRJMBQ anne_vg

Je collerai le papier multicolore
Le monde en facettes se fracturera
Ouvrant une plaie au sommeil indolore
Rongeant ma jeunesse comme queue-de-rat

23 mars StefaniaAchim navigant01 astridatos

On a piétiné ma fleur couleur de ciel
Rien ne pousse en mon terrain pestilentiel
Les heures sonnent le chant sacrificiel

25 mars PlumeDuSoir

Laisser libre cours au rêve qui dévie
Pétrir caresser ne brider son envie
Mordre avec gourmandise les fruits de vie

26 mars Florentina_Iris

Les heures pleuvent en silence
J’écoute la sourde balance
Qui murmure sans violence

27 mars Rastapopulair TheRebirthCo TellecheaW

L’itinéraire est tracé
Lace avec soin ta chaussure
Du monde reprends lecture
Suis le feu qu’on voit danser

28 mars VirgiliodiLuna AdrienMeignan

Un jour décidai de créer
Terre vent lande nuage
Un jour d’écriture gréai
Caravelle au pur sillage

29 mars amarok_isha theIifefact PlumePoete SIL20D AbesRedouane

La terre se languit du sud au nord
D’un orage malsain danse la braise
Les hommes passionnés grattent la glaise
Mais le temple détruit s’effondre et dort
Vient du monde naissant l’âpre genèse

30 mars alaintranauteur

Découvrant son vrai nom
L’homme devient multiple
Se brisent les chaînons
Commence le périple

31 avril IlfPetrovitsj

La mouette a glissé
Insouciante et rieuse
Sur l’horizon tissé
De moires mystérieuses

1er avril ariadiprimavera

Le pont battu par la tempête
Enjambe de brumeux remous
Serai-je l’éternel flanc-mou
Et sonne là-bas la trompette

2 avril DarkoPlavec cendrine78

Je suis cerné d’une vapeur acide
Des préjugés la mortelle douleur
Efface de mes yeux la couleur
Je cours je cours nu farouche et lucide

3 avril NicoleKougiou Boudystephane

la farine le lait le rire caressant
l’étreinte la chaleur le chant qu’aime l’artiste
face au joug ténébreux du barbare puissant
sont le simple trophée de l’homme qui résiste

3 avril CRESCENCELUCIE Gotye67

J’écris sur tous les murs pour ne pas l’oublier
Le nom de cette fleur légère dans ma paume
Mon cœur bat le tambour et l’œil écarquillé
Je vole en respirant son parfum polychrome

5 avril Sqala_lemonde Defrancoisjose SchulthessMari1

perdre le fil est si difficile
ne plus savoir devenir fissile
suivre de l’enfant course indocile

7 avril mathieubrosseau MdMaurice

Ecoute la pensée qui chemine
Des hommes qui cherchent des chaleurs
Dans l’entrelacement où hurleurs
Se fécondent anges et vermine

8 avril _La_Balance legraiso

L’astre tourne revêtu
D’une traîne où l’or scintille
Tout commentaire s’est tu
De l’homme le regard brille

9 avril IToulon PoesieNantes

J’allume à ton sourire ma bougie
Mon âme danse à la flamme surgie
Dont diffuse une joyeuse magie

11 avril zeebrise thelibertiner

Un jour laissant la plage à la blonde tiédeur
Pénétrant l’eau nomade enfiler baroudeur
Des perles de lumière au collier de hideur

11 avril MickaelBerdugo MotsAvec

La rue se peuplera d’hommes anachroniques
Ils écriront dans leurs caractères runiques
Le récit de temps où nous n’étions pas berniques

15 avril JMessidor MichelRouvere ceciliazerty

Nous avons dit adieu chargé le sac à dos
Pour découvrir ces lieux que cachent nos rideaux
Nous trouvâmes ce rien qui nous fit hirondeaux

16 avril lautrehidalgo

Caressé par le flot roulant sur mes écailles
Louvoierai par delà les liquides murailles
Aux abysses m’offrant en libres fiançailles

19 avril alivegoldbees

Il faut bien t’avancer te montrer au soleil
Ruinant l’approbation du morose appareil
Qui t’en veut de ne plus jamais être pareil

20 avril mprince6m

Notre microhistoire oscille gaie ou triste
Alors résolument avançons sur la piste
Riant sans rien céder joyeux équilibristes
( 3 x #6mots )

23 avril revueloremipsum _malmo_

A cloche-pied je suis l’aléatoire cap
Pour trouver la musique à la fraîcheur sincère
And jumping on my foot rambling hazardous map
I’m seeking fresh music so sincere and so rare

27 avril EmileEmois ch1ka2ya

Rire, tonitruant comme un croissant de lune,
Qui confonds le hasard dont n’écoutes mot qu’heur,
Tu chatouilles la nuit de deux brins de callune.
Ta cascade joyeuse est comme un môme au cœur.

28 avril infogere henri_zuber AufildeJade

Demain nous quitterons des marchands le comptoir
Vers la ville où le peintre et le diseur d’histoires
Sous des ombrages verts aux portes sans heurtoir
Laissent l’esprit mener leurs pas aléatoires

29 avril mercurina2 ScottLynge

la phrase entre nous vole invisible vapeur
où le rire l’amour le mensonge la peur
tissent une guirlande et fond notre torpeur

5 mai neno_herrera ivenusia jakemerin juliajulia_b alainmarcecr

Ils regardent, et leurs yeux sont des ventouses,
Ces gouttes de sang devenir des enfants.
Ils voyageront parmi genêts, éouses,
Loin du mur construit de moellons étouffants,
En cherchant qui crie au delà des arbouses.

7 mai CecileMarchetti PaulJullien84 EvenouFrancoise larosaturca novellabbassano lettotal

ouvrant des yeux bleutés le lucide mendiant
assis sur son carton nous regarde il affirme
que la rencontre un jour récent du mage infirme
fit de la neige cent pétales vacillants
créant sur le trottoir un étang scintillant
où sombrèrent erreur violence et diasyrme

8 mai BestRapQuottes PSmolarski

La citation trouvée au détour d’une page
A réveillé des souvenirs sentant la menthe
L’expert savait qu’une aube emperlait le nuage
Et que se soulevait le sein de l’âme aimante

9 mai AmamBelgacem

ancreront sur le roc une puissante pile
dans le ciel lanceront l’audacieux tablier
enjambant du flot mauvais le remous fébrile
le pont les mènera vers le rêve oublié

10 mai NicolasSanaa

Merveilleuse machine au ronronnement doux
Quelque diode soudain se colore et clignote
Et l’homme admiratif du moderne vaudou
Dodeline A son bras la soyeuse menotte

11 mai absolue09 HOUZEAUPATRICE

Le voyage a commencé sans carte et compas
Lacérant de ton pas cette immensité noire
Déroule mètre à mètre en l’aveugle écritoire
Le récit qui te hante et ne se traduit pas

12 mai stanislaskazal editionsragami Felishaetlt sebasauger

Pris au lacis des peurs des filets dérivants
Ouvrent encor la bouche en grimace comique
Dans le vide glacial des murs de céramique
Résonne irrévérente une voix de vivants

13 mai JeanSimoneau artsbooks38

O le risque insensé que célèbre ma lyre
Il a levé le bras ses doigts se sont ouverts
Sans craindre la clarté des mondes découverts
Il a saisi le livre et puis s’est mis à lire

14 mai aralcyr

Fouillons une eau sale de nos doigts noueux
Remontons du fond des vestiges boueux
Chassons les anges ce sera nous ou eux

17 mai DSetPC

De ses dents scintillant déesse se délecte,
Sereine, de saindoux. Dieux ! Son doigt sûr détecte,
Surnageant, du séné. Derechef, se débecte.
Souvent divinité, si doit souffrir, défecte.

18 mai pensezbibi

Nous avançons inquiets dans ces forêts mouvantes
Où le regard partout s’afflige d’épouvantes
La chaleur se ranime au feu de nos sirventes

23 mai LVERBEO chanloupfranck babouvalou

D’un stylet incisif sur le mur noir j’écris
Mes passions sans peur de l’insulte et du cri
Ceux que j’aime entendront siffler le pipiri

25 mai colinetermash DidierBazy

Qui ose voir l’image où s’est peint son visage
Qui ouvre le grand livre indiquant le passage
Et la lampe s’éteint quand se consume l’âge

26 mai LettresBrassens PiKCeL

On a trouvé sur les pavés
Une amitié simple et solide
Les spectateurs se sont levés
Pour dépouiller leur chrysalide

27 mai 4inepeillon slimane4545

A leur bouche dorée le mythe se déroule
Et s’ouvre notre cœur aux secrets du destin
Ils suivent de leur doigt l’écriture qui coule
D’une source profonde où s’engendre un matin

28 mai K2050S borismekof GaelleLanoire

Rester l’anonymé qu’on voit sans reconnaître
A gorge déployée rigoler de travers
Demeurer cet enfant qui ne cesse de naître
Et cache d’un chapeau son flot de cheveux verts

29 mai 01SPCF carlospiresoff collection0000 Edieubhl

Peaufiner la technique à fond
Mêler son chant au balafon
Collectionner soies et chiffons
Mais qui connaît Bellérophon

30 mai girations

sur le chantier peinant sans fin
malgré la douleur et la faim
trouvera-t-il un jour enfin
la pépite au fond du couffin

31 mai _brahim_

Comment faire pour être heureux demanda-t-elle
N’ont pas tourné la tête ont passé leur chemin
Alors elle a saisi son piano à bretelle
Ils ont fait une ronde en se tenant la main

1er juin dieuimpatient 08Redsky reCognitiveBias

Par des erreurs par des essais
De minuscules pas chassés
Collant un futur au passé
S’obstine l’infirme élancé

4 juin MaNeigeEnchante malsaines Carenocwt VanessaMauret

Les sentiments volaient comme au vent sème frêne
Au fond me calfeutrais protégeant ma migraine
Comment s’insinua cette migrante graine
Et débuta l’élan d’une aube souterraine

5 juin Darkpalmor wimdevlaams WSPFestival lartis4 gourouli marc_brenaix

Nous nous évaderons demain
Déployant notre aile brillante
La rue nous rouvrira son cœur
Loin du repli torve et fliqueur
Regarderons liesse braillante
Sans soupçon nous tendrons la main

7 juin dewdrops197 FleurJas1 LoicDossebre Brousson3

du grand cercle de solitude
sans peur il se laisse guider
presque tiré du pays rude
c’est le fraternel évadé

8 juin arteXconcepto jsheriff61

Nature où est ta victoire
La photo fantasque fleur
Donne au réel sa couleur
Le sang écrit mon histoire

9 juin AuPaysDe_CANDY AngelineCerdier

Ne rejetons pas l’hybride l’intrus le zorse
Dans la différence amitié trouve sa force
Avec patience endurant le choc l’entorse
Ouvrons la fenêtre aspirons bombons le torse

10 juin giraud_richard

Il y a dans mon cœur
Le résistant le tendre
L’homo le rimailleur
La femme pas à vendre
Et puis l’oiseau moqueur

11 juin PoeteSaintLeger

Accordant notre souffle au vent qui virevolte
Accrochant nos regards à l’oblique des cieux
Nos corps s’enracinant loin dans l’humus précieux
Laissons en nous renaître un germe de révolte

12 juin denisb1957 HEJNOWSKI1 bil

N’a pas le temps la trotteuse court
Bricole sa vie cherche secours
Aimerait savoir vue sur la cour

13 juin pennypoek IrausquinMaria

ceux qui contemplent le néant
ceux qui sont enfermés léans
un jour verront le maréant
qui leur ouvrira l’océan

15 juin RAZORLAND55 martinacharb

Collectionneur range s’obsédant,
Rubrique et colonne, ses trouvailles.
Demeure inclassé, indépendant,
Joyau vivant : pas d’ordre qui vaille.

16 juin karinhann Kunstvolle

L’histoire se déroule et m’emmène en voyage
Aux dates accrochant les couleurs d’une image
Qu’en magie ont chargé les peintres d’âge en âge

17 juin GabardAlexandre Auguste_IV

Redoute la punaise et son rampement plat
Qui transforme ton plume en du fakir la planche
Un peu d’hygiène évite affreuse la nuit blanche
Et tes baisers seront doux comme koala

18 juin huet_claude

Cet homme devant moi la terre est sa maison
L’hiver ce grand manteau recouvre ses épaules
Son jardin c’est le macadam des métropoles
Un ami tend la main fleurit belle saison

19 juin aunryz

La vie ouvre l’horreur de sa ligne de fuite
Je remonte son cours comme ferait la truite
Obstinant des lueurs vitales ma poursuite

Il s’agit en fait de Luc Comeau-Montasse, membre de la liste Oulipo. Celui-ci m’ayant reconnu, un échange a eu lieu dans lequel je lui ai écrit ce qui suit.

Oui, tu m’as reconnu sous mon palmier complice !
Les mots liés déjà m’ont comblé de délice.
Oulipote rencontre, amicale malice.

22 juin GillDanyel lepillouer allthingscolour MBrissaud

Analyser dans le bécher aux bulles vertes
De l’incompréhension chasser le spectre lourd
A regret déchirer le voile de velours
Dans le révélateur voir la fenêtre ouverte

26 juin VinVinciane Rosismonseur

comme j’aime et que la terre est chaude
à ta recherche pars en maraude
toi que mon rêve nomme émeraude

27 juin MotPerdu

S’il me manque un seul mot tout le discours vacille
Que m’importe tréma circonflexe ou cédille
Le rossignol est oiseau marron sans le trille

29 juin GhadaJabak dipiunonchiedo

Enseignants passionnés qui m’avez tant donné
Vos visages revois et j’espère dans l’homme
De science et de fiction mon œil s’est ordonné
Un grand livre s’imprime en moi tome après tome

30 juin alex_krbo jevpi

viendra le feu qui danse en dévorant ma chair
et je serai le feu pleurant sans une larme
viendra le temps qui rampe emportant l’être cher
et je serai le temps silencieux vacarme

1er juillet chanloupfranck

livre cinéma
tous deux sous la treille
et l’émoi sommeille
didot ou louma
débouchent bouteille
l’arôme s’éveille

2 juillet DouvilleOlviier

O parfaite Psyché ta beauté trop violente
Au cœur de nos nuits d’encre a forcé le chemin
D’une passion farouche et j’ai saisi ta main
Mais l’amour sèche sur ma fierté déperlante
Et dans un long sanglot je partirai demain

15 juillet lesdoigtsbleus desert_du jeannemarie16 veromaitressfem baboubacar17 JackAlanda b_du_plateau

Utopie a pris la route
Sans se protéger du vent.
Simple regard, simple écoute.
Les maîtres et leurs servants
De sa couleur ne voient goutte.
Reporters bâillent devant.
Libre, marche. En avant toute.

16 juillet f_bui SteveAktiv

au jardin fraîches et tendres
fleurs murmurent au matin
photos dans l’album satin
raniment d’heureuses cendres

17 juillet Blakeperception

Le cortège des ressentiments
Passe en ce paysage de glace
Autour de deux êtres qui s’enlacent
Pour eux s’allume le firmament

18 juillet VolkovSerezha3

court sur la ligne de mystère
la langue au beau caractère
malgré la terreur militaire
l’amitié couvrira la terre

20 juillet maurodrudi brossard_gaby

il danse et sur le lin se trace une arabesque
rêvant de devenir à force un être humain
lui le pauvre pinceau pris aux toisons tudesques
pas de deux enivré des tiédeurs d’une main

22 juillet duvauchelleala1 lucieleanne75 nassim_said

j’ai vu l’amour sur les plumes de l’hirondelle
vers lui j’ai tendu mes mains
j’ai vu la folie au creux des branches rebelles
je lui ai tendu ma main
j’ai vu le monde enfoui sous la neige éternelle
j’ai ouvert tout grand mes mains
j’ai tiré de toutes mes forces jouvencelles

23 juillet paco39_114 Unepoetesse mamiehiou vrenanan IngaSadova

animal donne-moi ton regard qui rend droit
ton rire acidulé prête-moi pantomime
écrivaine ouvre-moi les portes de la rime
toi qui m’aime d’un souffle offre le jour qui croît
astre encore apparu viens éclairer ma cime

24 juillet oboshousama NATHALIENAITRE WorlingG

Avec patience attiseront le brasier
Leur langage arrachera l’étroit gosier
Les chaînes cèderont de l’homme razzié

27 juillet JordVives

Ma patrie c’est l’homme qui accueille
C’est l’étranger à qui je souris
Mélange des peaux et des esprits
Le vent qui passe et froisse ma feuille
Et me dérange un peu par ses cris
C’est le soleil qui me désendeuille

28 juillet AmyBillone

Minuit, le silence.
J’ai traversé la frontière
Du pays tremblant.
On midnight, silence.
I went across the border
Of shivering land.

30 juillet azaamoune tamandine KarlOsse

Je ne trouve plus la littérature : où l’avez-vous fourrée ?
La culture a encore disparu. Sûr qu’elle s’est barrée.
Zéro nouvelles de la musique. On est pas dans la purée.
Faites quelque-chose bougez. Tirons-nous de la vie carrée.

3 août JosianeBeas lenesuz maximlon

Oh que ce monde gourd se réchauffe enfin.
Vienne l’immigré serrer dans ses doigts fins
La main qui n’écrit plus. Que vienne la faim

4 août aquileana corerb

au premier prétexte je m’envole
et décris un grand cercle énervé
regardant le monde s’incurver
puis je me repose et je rigole

7 août WilfridWINIESKI JacquesEmileMir CollibrisApp

Parfois j’ai contemplé d’une cime rocheuse
A d’anciens contes ajoutant ma foi rêveuse
La vie qui s’affairait gratuite et chaleureuse

8 août universlam

Flamboyants dans le soir mènent joutes orales
Dans les estaminets aux ferveurs amorales
Et l’écho sonne loin des forges pectorales

10 août sept_c NeuvooNeuillys Catleenartiste pascalmusic1 1000rateaux

La bise en un thriller a mon rêve vrillé
Mon poème s’est vu de mistral habillé
Le refrain de mon chant dans l’autan s’est noyé
Mes refus en simoun furieux ont aboyé

17 août cromlky Lili_Twice VraieHURTADO SedeckGaidy ouviepo SergeVernhet FaziaSalhi CultureCormier carolineauceane

Dans le cercle où tourne le temps
Une planète fend l’espace
Polissonne enfant de lumière

Un vieux conte plein de lumière
Dit l’expérience aux premiers temps
Temps sans contenu sans espace

D’insolites mangeurs d’espace
Tentant d’attraper la lumière
Leurs questions créèrent le temps
( terine )

18 août hihihitwo angelos_kalos HakSylvie khris_anthelme deuxtroistrucs

La rue en mosaïque éclate la couleur
Les hommes en écume alternent rire et pleur
Mon foyer c’est le bruit la transe et la chaleur
La règle se recourbe et dessine la fleur
Et je laisse mon œil s’ouvrir tel un voleur

25 août PhilPastorino NashatBahram onsaitpasquices Alexswift79 amphetaligne cr03ph dAiretdeMots

ils mordent à pleines dents
ils collent des bouts informes
attendent pieds en dedans
démarrent quand d’autres dorment
ils chantent pétaradants
parcourent des lieux sans normes
écrivent clercs imprudents

26 août RaymondAlcovere

Quand il faut t’en aller le vestibule est laid,
L’escalier tourne en rond, la marche en est trop haute.
T’enveloppe un vent froid par cette rue en côte.
Tes souliers te font mal. Mais il faut t’en aller.

27 août LesMotsdAxel E_Moradpour

plonger au plus profond des abymes très doux
où s’entr’ouvre à nos sens la spirale mouvante
et se laisser changer vainqueur de l’épouvante
allumant l’incendie au joyeux amadou

1er septembre AFleurDemots1 audiopoeme revuelapiscine souffleurdesons

venant du large enfla la phrase déferlante
s’y mêlait emportant mes feuilles un grand chant
la strideur les rythma d’images ricochant
puis tout se fit murmure et ma danse fut lente

3 septembre Poesiedombre EmmanuelledeM Threepentag ZourkaneA

il ignore le but et le chemin
son errance a des courbes érotiques
décryptant les tableaux et les graphiques
feu rouge est respecté sans lendemain

6 septembre takerallan MarcosLet

Le monde est un jardin que nous explorerons
Comme des apprentis sécateur à la paume
Versant l’humble arrosoir chassant les pucerons
Et nous nous gorgerons de saveur et d’arôme

7 septembre benalo_2015

Parfois c’est un dessin qui nous ouvre les yeux
Pour trouver la couleur en un monde bilieux
Dans l’humus qui étouffe il sème un grain joyeux

8 septembre celine_pessoa Chahr2m

une alchimie étrange à fleuri mes cheveux
fondu mes bras en fleuve où ta barque somnole
dame ourlant ton filet dans mes remous nerveux
dérive et de nos yeux l’étoile un peu s’affole

14 septembre didou_52 Blankgen sabbella_sab alainlheureux1 ceid_donn ZunigaOlimpia

C’est fête sur la place et le jongleur doré
Suspend haut dans le ciel de tournantes lanternes.
Musiciens de partout dansent, couleurs alternent.
Les poèmes du sud au songe enamouré
Croisent, des chevaliers apparus aux poternes,
Le chant mystérieux de nordique forêt.
Le nouveau né s’endort sur le sein rassuré.

15 septembre poet_amelia

Quel est le féminin de poète?
C’est rivière dit l’un. C’est comète.
C’est vent frais dans une aube secrète.
Mais la garrigue restait muette.

16 septembre PiyavMoiStalcol martinacharb mediaclassefr

dans les vapeurs d’alcool j’ai vu les oiseaux verts
sortir des oeufs brûlants qui craquaient dans la cendre
ils se sont envolés indépendants et fiers
en ligne les chasseurs dorment dans la nuit tendre

16 septembre bir6463 Rene_Barjavel

Un brin de sagesse a fleuri
A la fonte des neiges
Une pensée perle et mûrit
Que l’aigle la protège

23 septembre AEFSC sala_ange delmacortes237

Ils ont partagé ce coin sec sous une dalle,
Se sont étendus, blottis sous ce carton sale.
Repos mérité. Demain vient l’aube automnale.

25 septembre kevinmandah DickinsEmily

L’homme avait dans son sac des brassées de printemps
Parfois il l’entrouvrait semant des senteurs douces
Oh que renaisse un jour vainqueur des lunes rousses
Le colporteur de ciels englouti dans l’étang

27 septembre Litterature_PO DROUZIN

De bois dur sont les bancs de l’université
Couverts de graffiti maculés de chwingomme
Des yeux brûlants de rire et de curiosité
Cherchent à voir grandir le fabuleux de l’homme

29 septembre blizardmaniac

Le monde est une marelle
Je ris et je bats des mains
Vers le ciel vont les chemins
Où je vole à tire d’aile

1er octobre raccentlibre

au premier numéro la banquise craquèle
aux rameaux endormis de sève entre un filet
dans le liquide obscur l’image se révèle
les larmes se font rire et le sort est scellé

3 octobre hanachi_monia

Belle bouche, étendard aux couleurs de la fraise
Brandi pour conquérir mon barbare pays,
De mes yeux transpercés tu ne laisses que braise.
Ton rire en moi chevauche et je lui obéis.

8 octobre Calicobas creignoupg

nous plongerons dans l’inconnu la plume
nous écrirons un journal embaumé
buvant l’herbe fumant le calumet
des bourgeons d’or fleuriront à l’enclume

10 octobre WildCritics

musiques et couleurs et parfums mélangés
s’offrent en grand désordre et nous jetons avides
notre bras notre épaule et notre oeil étrangers
riant parmi les chants au porte-monnaie vide

12 octobre tsykelykeli CamilleHuban

Japon, Madagascar, Iles Aléoutiennes
Un océan de vie égaille mes amis
Vers de tièdes forêts et des bonheurs promis
Je reste avec mon doute et mes amours anciennes

13 octobre KesslerBis

dire merde et puis boire un coup
claquemuré de vitre sale
écouter la main colossale
de la nuit qui lave et qui coud

16 octobre wesley43743570

le chasseur prend sa besace
s’enfonce dans le brouillard
hume vent trouve une trace
vole et devient cendrillard

17 octobre mariakoursi AdrienOnipsis mehdizitouni8

J’aurais miraculeux pu gagner les jackpots,
Devenir le héros d’une histoire amoureuse,
Etre le point spécial où convergent les spots.
Je navigue au soleil. J’ai pour lest une gueuse.

20 octobre claude1806

La plume au vent se donne, elle tournoie.
Laissant sous elle un monde qui se noie,
Son rire échappe au deuil qui la bornoie.

22 octobre AEFSC 00malikahh

la porte s’ouvre en grand la langue se délie
l’un à l’autre approchés c’est le périhélie
et le sable à nos pas adoucit la folie

26 octobre crosroselyne ipagination

Ils regardaient au périscope la nature
Leur masque à gaz irritait la peau de leur nez
Par accident un rayon franchit la jointure
Un peu de vie a lui soudain un homme est né

27 octobre punaisedelitt

O factice beauté du poisson de bocal
Qui me regarde en rond de son oeil amical
Parant des ors persans et du bleu tropical
L’instinct du prédateur à la dent de chacal

30 octobre martineau_fred ZiedHaw karawioo CaptchOum

Une malédiction voile mon horizon
Je crains l’exécution d’une froide sentence
Qui mue en cauchemar mon étrange romance
Et je fuis ces faveurs aux couleurs de prison

1er novembre justeitweet seawavetoo

Rue de la polémique on se gare en créneau
Trottoirs étroits maisons sans fenêtre ni porte
Route de la lumière un vent frais vous emporte
Aux porches grands ouverts et s’entend le vanneau

4 novembre poesee

L’écrit s’envola dans un tourbillon de papillon
Et je regardai sous mes mes pieds à terre un grand mystère :
Des flots noirs fluaient de la fourmilière. Ils s’égaillèrent.
Alors posai sur mes poings le menton : Mais où va-t-on ?

9 novembre MoniaAljalis AbbeyHartmann Vitaliy_Peck

passent les tâcherons nous avons fait le cercle
viennent les paroliers nos jambes en cadence
tournent les harangueurs ont d’une folle danse
montent les créateurs fait sauter le couvercle

12 novembre charlanpul2012 ChristianaHills

ils ont cherché la traduction des nuits durant
dans leur œil a dansé le cortège des lettres
soudain s’ouvre l’écrit tout devient différent
d’un inconnu juste un fragment fait tout renaître

16 novembre lesmotslies Erwangueho lafemmedepopeye CJgirumugisha

nous saurons ouvrir la grille de fer
un éclair aux yeux nous prendrons le large
échasses vélo baskets avion barge
tout pour nous tirer du muet enfer

18 novembre llucienpillot

le vent mauvais cogne ma tête
au jour la nuit crève la peau
l’orage foudroie mon troupeau
mais je ne bas pas la retraite

19 novembre paulenta5

j’ai vu se mirer dans une glace
l’homme qui n’a pas de sentiments
dans le reflet dansait à sa place
le squelette du prince charmant

20 novembre IWsqZLbGxQWLeif shaomiao

je suis allé voir le soleil
et je lui ai demandé l’heure
il m’a dit c’est l’instant vermeil
où le rêve en nos yeux demeure

22 novembre EtienneVian

j’écoute la guitare et vient le souvenir
de l’arbre dont le cœur fit au luthier entendre
la ballade qu’un vent frôlant la feuille tendre
reprenait chaque soir sans jamais la finir

22 novembre AnnaDelbar philippelabarr2

découvre un océan beige
y suit ombre craintive
apnée en eau grège

passe furtive

ô la drège
dérive
piège

25 novembre GroupeSlamical

parmi nous un poème
une voix monte clair
quelque chose dans l’air
nous fait un peu bohème
à notre œil un éclair

27 novembre lhebdoculture

penché les yeux rougis il a soufflé longtemps
sur la lueur nichée en son linceul de cendre
et l’horrible tanière où l’on gèle à cœur fendre
vit renaître une flamme et sourire un printemps

30 novembre Gargamou1 YTAIEBAuteur

il est juste arrivé la valise à la main
les bras se sont tendus le visage les lèvres
une tendre émotion répondait à sa fièvre
leur étreinte oublia les peines du chemin

2 décembre albertineluce

Après tous ces échecs, quand cent fois démâtiez,
Le monde qui s’ouvrait vous offrit un métier.
Vous avez connu l’or, l’audace, l’amitié,
Jusqu’au jour, dans la cour, sous le bergamotier,
Où vous dîtes que vers le large vous mutiez.

7 décembre fleurame7777 Agnaou_zineb MalAntunes2

C’est ce jour-là qu’un message authentique
Ici fut prononcé fut écouté
Et ce jour-là vivre devint magique
Se brisa la peur de la vérité

8 décembre Agnaou_zineb fanfiole

Phrase à phrase ânonnant les jours de cette vie
De cet amphigouri je chercherai la clé
Observant la rosée sur le fétu rouler
Son chemin transparent que la brise dévie

10 décembre nuitetjour_

attention chantier interdit tout a changé
mes clés ne tournent plus j’ai perdu mes repères
dans les maisons sans toits les voix se désespèrent
l’oiseau chante et migrant nous appelle léger

12 décembre petitepoems

Quelques mots jetés
Une petite flammèche
Engendre le ciel

15 décembre NouraNo90918355

Elle ne dit mot elle écoute juste elle passe
Sa bouche muette à peine entrouverte a souri
Dans ses yeux se boit la vie et le vent qui l’enlace
Frôlant ses cheveux caresse l’espoir qui mûrit

16 décembre littstwitts Scordaturam

La lune en gazouillant dans les brumes courait
La nuit faisait tinter sa paisible clochette
Soudain le soleil sort du fond de sa cachette
Et du sang répandu le ciel est coloré.

17 décembre hortyparis

Il prit son havresac et son bâton de marche
Cherchant la Vérité. Le monde il parcourut.
Il demande la route à ce vieux patriarche
Qui lui parle à l’oreille un moment, l’air bourru.
Plus un ne le revit sous l’azur de notre arche.

20 décembre Gen1320 livrenumerique1

il lit un livre saint un livre de chevet
livre d’or livre de poche livre de compte
un livre numérique un livre inachevé
à son livre de bord chaque jour est fait conte

23 décembre Dunkerque33

un sage avait un seul problème
il ne savait pas s’engager
ce n’était l’effroi ni la flemme
ni l’ignorance du sujet
un jour de tempête enfin blême
il a rencontré l’étranger

23 décembre fourmiune

sur le verger trempé reparaît le soleil
et d’un coup l’arc-en-ciel enjambe la colline
alors front contre front mangeons le fruit vermeil
la parole revient et lève la farine

26 décembre eslam29202340 ZarahytRojas info0101_ben

être un grand avant-centre et tu m’admirerais
t’offrir une photo qui peigne ta lumière
mais ta chaleur en moi pénètre et me desserre
et m’ouvre à ton amour comme au vent la forêt

27 décembre lilasaule

celle que l’on chante
celle qui enfante
celle qui déchante

celle qui résiste
qui trouve la piste
celle qui existe

celle qu’on écoute
traçant loin du doute
ensemble la route

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Journal 2015

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16 décembre : Ouf ! la marque d’infamie sur Talipo est levée. J’espère que les blacklists qui en ont résulté le seront aussi…

Un gendarme du net avait (par quel mystère)
Déclaré Talipo « malicious » et « high risk »
Que d’efforts il fallut pour qu’une instance austère
Corrige son erreur : plus dur qu’avec le fisc…
Ouf ! Talipo n’est plus condamné à se taire.

15 décembre : La ronde, échange circulaire bimestriel entre blogs sur une idée d’Hélène Verdier et Dominique Autrou, paraît aujourd’hui. J’accueille avec un grand plaisir la belle « offrande » écrit par Elise, tandis que ma contribution paraît chez Wana.

14 décembre : Google m’a forcé à «accepter» ses règles odieuses d’exploitation des données confidentielles. Sinon pas de recherche possible. Comme sous l’inquisition, j’invoque la «restriction mentale» : je ne suis pas lié par mon click.

6 décembre : Un tanka sous la coup de l’actualité.

France j’ai pleuré
Mais notre amour reste fort
Car je le sais bien


Malgré l’hiver qui s’abat
France tu n’es pas fasciste

13 novembre : Non

2 novembre : Ecrit pour les 200 ans de George Boole :

Oolong shoota Boole ? Alcool ? Oooh ! Cooptons, tycoon surbooké. Boosta goodwill : saloons relookés, igloos hollywoodiens,  backrooms cocoon zooment papooses rebootant microordinateurs, notebooks… Groovez, boomers, woofers, didgeridoos !

15 octobre : Les membres de la liste Oulipo souhaitent un bon anniversaire à Alain Zalmanski pour ses 80 ans. Voici ma participation à cet hommage :

Bon anniversaire à  Alain Zalmanski,
avec  beaucoup  d’admiration,  et de
gratitude pour  la stimulation qu’il
a prodiguée à tout le monde Oulipien

Plume droite bondissant et paraphant la page, sécrète audace, passion, fluence des mots amis du sable. Ton sang s’écoulant pose un brocard céleste sur la ligne d’où part l’infini.

Ami du motif dur ton décalage s’entrelace. Il file, s’emballe à rebours dans de rieurs envols maléfiques, fichu farceur sifflant sur les défilés sages son piquant et vif tocsin.

Des fonds abrupts montant, un tribal chant s’étire et d’indistincts secrets s’exhalent. Sinuante vie tisse fil sur l’écrit contraint, sondant les clivants océans en devenir, les cirrus grondants, les miroirs d’or.

Cri fusera sur les agoras : farine et venin, soierie et tricot, avertis et vieillots allions, et s’ouvrent lipos, jeux, rimes, défis lettrés. Vivons l’azur, respirons l’inconnu.

Ouvrir la page du poème.

12 octobre : Pour une circonstance importante et joyeuse, ce petit poème :

     Germe la vie
     Amour est là
     Bain de nuée
     Roue élancée
     Ici commence
     Egrène temps
     Le bel envol

Ouvrir la page du poème.

4 octobre : Le site Zazie mode d’emploi vient de faire peau neuve. La nouvelle présentation est magnifique. A cette occasion le nouvel Oulipien de l’année a été désigné : il s’agit de Ian Monk. Voici une première participation à ce défi :

El abandonado

Je suis le glauque esprit, – le barman sans pourboire,
Le bourge londonien au bistrot fissuré :
On a crevé mes yeux, – mes lèvres au séchoir
Ne lampent qu’une mer de possibilités.

Dans le smog du possible, où je t’ai regardée,
Sois le bleu lumineux,  la clarté de l’esprit,
Le jour qui s’est cassé quand mes yeux t’ont fixée,
Et l’instant où j’ai bu ta boisson, si joli.

Je suis quoi ?  l’âne qui butine ? un pendant clair ?
De mes yeux, juste alors, ton visage est parti ;
Je regarde un poème où nagèrent nos dits.

Ô j’ai là comme toi rampé dedans la mer
Vers ces musiques-là mais d’autres yeux extraient
Ces choses qui de l’un pour l’autre sont laissées.

Ouvrir la page du poème.

26 septembre : je viens de prendre conscience que, contrairement aux années précédentes, l’opération « Dis moi dix mots » n’invite plus l’ensemble de la population à rédiger des textes, la « ronde des mots » ayant été supprimée. N’étant ni scolaire, ni étranger (les deux catégories encore prises en compte), je ne suis plus concerné par cette opération que je quitte à regret. On peut consulter ce qui aurait été mon texte : un fait banal.

21 septembre : Aujourd’hui se referme la parenthèse dans le Sankulipo qu’a constitué la période des sans-culottides. Pendant ces cinq jours  un poème quotidien a été écrit écrit selon la contrainte de la belle absente. On trouvera le cinquième ci-dessous, et l’ensemble à la page des sans-culottides.

Il existe une sixième sans-culottide, ajoutée les années bissextiles. Nous la fêterons exceptionnellement le 29 février 2016 et son beau nom, Révolution, fera de même l’objet d’un poème en Belle absente.

Avis : En prévision de ce jour spécial, chacun est invité à m’envoyer une Belle absente sur le mot Révolution, qui sera publiée sur ce site le 29 février.

5e sans-culottide

Jouvenceau mal peigné, diable qui siffle et chasse,
Vis-tu par fol hasard joli magot qu’au banc
J’oubliai, fort hagard, quand empli de vinasse
Jusqu’au plumard vaguais, beauf déchu titubant.
Qui va, d’un jour infect abrégeant lâche passe,
Trouver mon dû juché sous quelque engin forban ?
Jovial, d’air gratifiant, promis choquant ruban.
Eh bé, dit gars fâché, quel vieux pou ! je me casse.
Quoi, d’un colifichet j’ai part, morve gobant ?
Mon cochon, j’avais rang pour flots d’acquis probant.
J’ai pigé, qu’enchaînai. Va pour dollar flambant.

9 septembre : La commutativité, qui plaît à mon âme de mathématicien, fait que je me confonds avec l’un des grands noms de la littérature contemporaine. Je m’en amusais, mais quelques péripéties récentes m’ont fait prendre conscience qu’il est temps pour moi de passer au pseudonyme. C’est l’occasion qui m’a mené à la rédaction du texte ci-dessous, en bel absent.

L’arbre efface le nom

Quand mon cher nom filial, grave, je pose à terre,
Gravant du Talipo, choix qu’à jamais fourbis,
Signe aux jeux vifs qu’Oulipo chausse à mon débit,
Je vois optique fraîche : au diable gris mystère.

Qui fit Plumes d’Eros juche œuvre en bord du songe :
Je veux, changeant mon plomb, qu’illusion fonde, et plonge.
Fais que branches voient jour égal, pour moins se taire.

Ouvrir la page du poème.

8 septembre : Honoré que le Festival Permanent des Mots m’ait fait la commande d’un poème  O bel or qui a été publié dans son numéro 6 paru le 28 août 2015.

29 juillet : Depuis samedi Los Angeles accueille les Jeux olympiques spéciaux, réunissant des concurrents du monde entier en situation de handicap mental. Voici un pantoun  composé à cette occasion :

La flamme est montée haut sur la Cité des anges.
Ils courent : s’ouvre un peu la prison de leur tête.
Qu’une lumière au cœur lave mon mal étrange.
Qu’un élan vienne un peu m’emporter dans la fête.

23 juin : Posté sur Twitter, où tout va si vite, ce petit éloge de la lenteur ajouté au recueil Ouvrir.

la poésie  m'est dure  lente  produit peu
écrire  n'est  pas  juste combinatoire
la contrainte ne m'est que cette clé
libérant   la   saveur   enfouie
poème naît au fil des heures
quand je saisis la tension
entre sens  et  musique
ô  le  long  chemin
de  l'  écriture
fait de pierre
et   de
feu

Ouvrir la page du poème.

24 mai : Dans une semaine, le 31 mai, clôture des candidatures au Prix International du Pantoun Francophone « Pantun Sayang » qui sera inauguré et décerné pour la première fois lors de la Rencontre de Barbezieux, (9 et 10 juillet 2015), le premier grand événement littéraire francophone consacré au pantoun malais. Voici ma contribution, une série de cinq pantoums lipogrammatiques sur le thème des cinq sens.

Le sens de l’absence

Ton œil et le soleil règnent sur l’horizon
Et l’on fond envoûté de leur couleur céleste.
Triste Pierrot de lune, en l’obscure prison
D’un squelette figé, mine grise, je reste.

Ta bouche, goutte à goutte, en son gouffre entrouvert,
Cèle un flot de saveurs. O douceur caressante.
Sec à force mon cœur de se mettre à couvert,
Egrène abruptement sa fadeur marcescente.

Ta narine frémit aux senteurs du printemps
Et ce nez délicat tu dresses dans la brise.
Sang à peine battant, je m’abats, haletant.
La tempête m’étrangle et gèle ma banquise.

Ton oreille, attentive à l’océan sonore,
Parée de longs pendants, berce comme la mer.
Jamais onde n’atteint mon épais crâne aflore
Et la dendrite est rase en mon désert amer.

Ta main court sur mon front, y glissant un sillon
Plus chaud qu’un harmattan, plus marin qu’un alcool.
Mon poing s’ankylosant, tirant mon portillon,
Frissonnant au mistral, roidit, nouant licol.

Ouvrir la page du poème.

15 mai : La ronde, échange circulaire bimestriel entre blogs sur une idée d’Hélène Verdier et Dominique Autrou, paraît aujourd’hui. J’accueille avec un grand plaisir le beau texte écrit par Quotiriens, tandis que ma contribution paraît chez Gilbert Pinna.

1er mai : Comme les deux années précédentes, un cycle commence, basé cette année sur le calendrier républicain.  Son nom mêle la forme du haïku utilisée chaque jour, et un hommage aux Sans Culottes qui ont écrit une page de notre histoire.

30 avril : Après un an d’existence le cycle du Zodianku s’est achevé aujourd’hui. Ses 36 textes en forme de renku usant une contrainte basée sur les signes du zodiaque ont été l’occasion d’accueillir de nombreuses contributions d’amis Oulipotes ou Twittérateurs. Merci à tous pour cet échange plein e richesse. Pour le dernier texte du Zodianku j’accueillais avec reconnaissance les membres de la liste Oulipo :

Vents, frères du fleuve
venus du sud, de la mer
nés des steppes russes.1 

Senteur exhalée d’Annan
Que le sable a répandue2

Fureur des nuées
Cet harmattan chaud s’abat,
Sec dessus l’erg nu.3

Quel mascaret d’espérance
Rechassa le vague à l’âme2

Prends l’heur en ces gemmes
Sculptant tes gestes futurs
Leurs splendeurs terrestres4

N’entends-tu pas cet augure
Que le temps mène au hasard4

Bébé des blés bleus
Né au creux du ruban blanc
De brume et de vent…5

La murène est dans le seau
Tu prends le râteau du temps5

Muse fuselée
Traverse une austère épave
Épure de fugue6

Flambeau fumant dans le vent
S’achève un labeur astral7

(1) Annie Hupé.
(2) Guy Deflaux ( @Wanatoctouillou )
(3) Françoise Guichard.
(4) Gilles Esposito-Farèse
(5) Nic Sirkis
(6) Brigitte Pellat  (@BrigittePellat)
(7) Nicolas Graner

22 avril : Journée internationale de la terre nourricière. A cette occasion un monovocalisme en e :

Ether, glèbe, cendres et mer,
Les éléments perdent le sens.
Des espèces et des essences
L’effervescence est en enfer.

Se désengendre cette terre.
De cette Mère en déshérence,
Venez, rêvez, prenez défense.
Descellez les cercles de fer.

Ouvrir la page du poème et sa traduction en anglais par Timothy Adès.

21 avril : Après un an d’existence, le Zodianku s’achève par un dernier texte dont toues les strophes sont composées par des membres de la liste Oulipo. Un grand merci à tous d’avoir accepté mon invitation. Votre participation au Zodianku est un grand honneur.

5 avril : Un message, transmis par la Ligue de l’Enseignement dans le cadre de l’opération « Jouons la carte de la fraternité », m’a été envoyé par Yanis, élève de CE2 à l’école de Villard-Sallet, en Savoie. Voici ce message:
« Je pense que c’est une bonne chose d’aider les gens qui en ont besoin. Et vous ? »
En réponse à cette belle phrase je lui ai envoyé ce poème, une quenine sur les mots «tendre», «la», «main», dédié à Yanis et la classe de CE2 de Villard-Sallet, intégré au recuil Ouvrir :

Tendre la main

Elle n’en peut plus d’attendre.
Il murmure « Je suis là »,
Doucement saisit sa main.

Comme elle est chaude la main,
Doigts noueux et paume tendre,
De celle qui reste là.

Son visage n’est plus las.
La malade, à pleines mains,
Offre son sourire tendre.

Ouvrir la page du poème.

15 mars : Heureux et fier d’avoir été invité à participer à La Ronde, un échange de poèmes sur internet, j’accueille Hélène Verdier, dans le cadre d’une ronde sur le thème « Le jeu » :

verdier2
image-verdier-ronde

Ouvrir la page du poème.

Ma propre contribution est chez Dominique Autrou.

8 mars : A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, un isonnetwoosh :

femme-isonnetwoosh

Ouvrir la page du poème.

2 mars : Il y a trois jours un homme est mort sur un pont à Moscou pour ses convictions. Aujourd’hui, j’entreprends de porter sur mon site les poèmes de bienvenue  adressés aux nouveaux abonnés à mon compte twitter. Je ne sais pourquoi j’ai trouvé une résonance entre le poème d’aujourd’hui et l’actualité.

Le sang a recouvert de sa neige figée
Les coupoles de gloire où s’éteint l’apogée
Pour libérer le rêve entamons la plongée

19 février : Nouvel an chinois. Un petit monovocalisme :

rebelles entêtées
chèvres sveltes et lestes
errent en l’herbe verte
et de bêlements tendres
mes rêves s’entremêlent

15 février : Bon anniversaire à Gilles Esposito-Farèse. Voici un petit jeu de la vie dont la source n’est autre que l’intéressé :

L’homme peut toucher l’Eden
D’un vers ébauchant le ciel
Par le mélange inventif
De métier et d’impressions

Retrouver ce texte parmi les poteries

7 janvier : Après l’attentat contre Charlie Hebdo :

Je pleure douze personnes qui avaient mis leur vie au service d’un bel idéal.
Je pleure avec tous les Français,  touchés profondément par l’horreur de cet attentat.
Je pleure avec tous les artistes car notre communauté est atteinte dans son expression et c’est très grave.
Je pleure avec tous les musulmans car leur Dieu et leur Prophète ont eu la face maculée d’un sang hideux par trois faux croyants.

En l’honneur des victimes de cet attentat, une belle absente déposée dans le recueil «Le prix de la vie» :

Charlie Hebdo : le suis-je assez ?

Ris moqueur, plongeon frais, dit juste vous habitent,
Vous qui giflez toujours nos crânes pleins de plomb.
Vos croquis grincent dur, plumes jouent fol houblon.
Quel dieu sanglant, jabot flambant, chope si vite
Vifs compagnons que meut beau jeu d’un humoriste
Prosant valse de chaque jambage gonflant
Quand sort à jour profit crochu, gambit volant ?

Jamais griffe que plante un doigt brut ne vainc, triste,
Qui s’affranchit du joug pour abolir mot vil,
Et grave dans le roc qu’homme au juste profil,
Par grave et libre jeu, charme nos nuques fières.
Dramatique janvier brûle, et feu change  pierres.

Ouvrir la page du poème.

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Raymond Queneau penche sa valise

Ce poème est une contribution à L’Oulipien de l’année, rubrique du site Zazie mode d’emploi dans laquelle chaque année, en l’honneur d’un membre de l’Oulipo, un texte de lui est proposé à toutes les réécritures. C’est cette année Raymond Queneau dont un des Cent mille milliards de poèmes est donné. Inspiré par une intense activité de la liste Oulipo sur ces acrostiches internes (l’expression en acrostiche n’étant pas forcément en début de vers) on tente ici d’aligner de tels acrostiches internes sur deux colonnes successives, tout en cherchant une forme évoquant le contenu du poème – ici une valise penchée.
La disposition amène à masquer un peu la forme sonnet juste signalée par une majuscule au début de chaque strophe.
Posté sur la liste Oulipo le 24 mai 2020.

Oripeaux : Précédent Suivant

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Calendrier positiviste

Ce calendrier suit la version annexée au Catéchisme Positiviste. Seuls sont indiqués ici pour 2020, année bissextile, les noms d’élite adjoints ( inscrits dans cette version en italique ), tandis qu’en 2021 sont inscrits les noms principaux.

MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
JANVIER1MOÏSE1Prométhée
JANVIER2MOÏSE2Hercule
JANVIER3MOÏSE3Orphée
JANVIER4MOÏSE4Ulysse
JANVIER5MOÏSE5Lycurgue
JANVIER6MOÏSE6Romulus
JANVIER7MOÏSE7Numa
JANVIER8MOÏSE8Bélus
JANVIER9MOÏSE9Sésostris
JANVIER10MOÏSE10Manou
JANVIER11MOÏSE11Cyrus
JANVIER12MOÏSE12Zoroastre
JANVIER13MOÏSE13Les Druides
JANVIER14MOÏSE14Bouddha
JANVIER15MOÏSE15Fo-Hi
JANVIER16MOÏSE16Lao-Tseu
JANVIER17MOÏSE17Meng-Tseu
JANVIER18MOÏSE18Les théocrates du Tibet
JANVIER19MOÏSE19Les théocrates du Japon
JANVIER20MOÏSE20Manco-Capac
JANVIER21MOÏSE21Confucius
JANVIER22MOÏSE22Abraham
JANVIER23MOÏSE23Samuel
JANVIER24MOÏSE24Salomon
JANVIER25MOÏSE25Isaïe
JANVIER26MOÏSE26Jean-Baptiste
JANVIER27MOÏSE27Haroun-al-Raschid
JANVIER28MOÏSE28Mahomet
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
JANVIER29HOMÈRE1Hésiode
JANVIER30HOMÈRE2Tyrtée
JANVIER31HOMÈRE3Anacréon
FEVRIER1HOMÈRE4Pindare
FEVRIER2HOMÈRE5Sophocle
FEVRIER3HOMÈRE6Théocrite
FEVRIER4HOMÈRE7Eschyle
FEVRIER5HOMÈRE8Scopas
FEVRIER6HOMÈRE9Zeuxis
FEVRIER7HOMÈRE10Ictinus
FEVRIER8HOMÈRE11Praxitèle
FEVRIER9HOMÈRE12Lysippe
FEVRIER10HOMÈRE13Apelles
FEVRIER11HOMÈRE14Phydias
FEVRIER12HOMÈRE15Esope
FEVRIER13HOMÈRE16Plaute
FEVRIER14HOMÈRE17Térence
FEVRIER15HOMÈRE18Phèdre
FEVRIER16HOMÈRE19Juvénal
FEVRIER17HOMÈRE20Lucien
FEVRIER18HOMÈRE21Aristophane
FEVRIER19HOMÈRE22Ennius
FEVRIER20HOMÈRE23Lucrèce
FEVRIER21HOMÈRE24Horace
FEVRIER22HOMÈRE25Tibulle
FEVRIER23HOMÈRE26Ovide
FEVRIER24HOMÈRE27Lucain
FEVRIER25HOMÈRE28Virgile
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
FEVRIER26ARISTOTE1Anaximandre
FEVRIER27ARISTOTE2Anaximène
FEVRIER28ARISTOTE3Héraclite
MARS1ARISTOTE4Anaxagore
MARS2ARISTOTE5Démocrite
MARS3ARISTOTE6Hérodote
MARS4ARISTOTE7Thalès
MARS5ARISTOTE8Solon
MARS6ARISTOTE9Xénophane
MARS7ARISTOTE10Empédocle
MARS8ARISTOTE11Thucydide
MARS9ARISTOTE12Archytas
MARS10ARISTOTE13Apollonius de Tyane
MARS11ARISTOTE14Pythagore
MARS12ARISTOTE15Aristippe
MARS13ARISTOTE16Antisthènes
MARS14ARISTOTE17Zénon
MARS15ARISTOTE18Cicéron
MARS16ARISTOTE19Epictète
MARS17ARISTOTE20Tacite
MARS18ARISTOTE21Socrate
MARS19ARISTOTE22Xénocrate
MARS20ARISTOTE23Philon d’Alexandrie
MARS21ARISTOTE24Jean l’Evangéliste
MARS22ARISTOTE25Justin
MARS23ARISTOTE26Clément d’Alexandrie
MARS24ARISTOTE27Origène
MARS25ARISTOTE28Platon
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
MARS26ARCHIMÈDE1Théophraste
MARS27ARCHIMÈDE2Hérophile
MARS28ARCHIMÈDE3Erasistrate
MARS29ARCHIMÈDE4Celse
MARS30ARCHIMÈDE5Galien
MARS31ARCHIMÈDE6Avicenne
AVRIL1ARCHIMÈDE7Hippocrate
AVRIL2ARCHIMÈDE8Euclide
AVRIL3ARCHIMÈDE9Aristée
AVRIL4ARCHIMÈDE10Théodose de Bithynie
AVRIL5ARCHIMÈDE11Héron
AVRIL6ARCHIMÈDE12Pappus
AVRIL7ARCHIMÈDE13Diophante
AVRIL8ARCHIMÈDE14Apollonius
AVRIL9ARCHIMÈDE15Eudoxe
AVRIL10ARCHIMÈDE16Pythéas
AVRIL11ARCHIMÈDE17Aristarque
AVRIL12ARCHIMÈDE18Eratosthène
AVRIL13ARCHIMÈDE19Ptolémée
AVRIL14ARCHIMÈDE20Albategnius
AVRIL15ARCHIMÈDE21Hipparque
AVRIL16ARCHIMÈDE22Varron
AVRIL17ARCHIMÈDE23Columelle
AVRIL18ARCHIMÈDE24Vitruve
AVRIL19ARCHIMÈDE25Strabon
AVRIL20ARCHIMÈDE26Frontin
AVRIL21ARCHIMÈDE27Plutarque
AVRIL22ARCHIMÈDE28Pline l’Ancien
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
AVRIL23CÉSAR1Miltiade
AVRIL24CÉSAR2Léonidas
AVRIL25CÉSAR3Aristide
AVRIL26CÉSAR4Cimon
AVRIL27CÉSAR5Xénophon
AVRIL28CÉSAR6Phocion
AVRIL29CÉSAR7Thémistocle
AVRIL30CÉSAR8Périclès
MAI1CÉSAR9Philippe
MAI1CÉSAR10Démosthène
MAI2CÉSAR11Ptolémée Lagus
MAI3CÉSAR12Philopoemen
MAI4CÉSAR13Polybe
MAI5CÉSAR14Alexandre
MAI6CÉSAR15Junius Brutus
MAI7CÉSAR16Cincinnatus
MAI8CÉSAR17Regulus
MAI9CÉSAR18Annibal
MAI10CÉSAR19Paul-Emile
MAI11CÉSAR20Les Gracques
MAI12CÉSAR21Scipion
MAI13CÉSAR22Mécène
MAI14CÉSAR23Titus
MAI15CÉSAR24Nerva
MAI16CÉSAR25Marc-Aurèle
MAI17CÉSAR26Ulpien
MAI18CÉSAR27Aétius
MAI19CÉSAR28Trajan
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
MAI20SAINT-PAUL1Jacques
MAI21SAINT-PAUL2Cyprien
MAI22SAINT-PAUL3Athanase
MAI23SAINT-PAUL4Jérôme
MAI24SAINT-PAUL5Ambroise
MAI25SAINT-PAUL6Monique
MAI26SAINT-PAUL7Augustin
MAI27SAINT-PAUL8Constantin
MAI28SAINT-PAUL9Théodose
MAI29SAINT-PAUL10Basile
MAI30SAINT-PAUL11Martien
MAI31SAINT-PAUL12Geneviève de Paris
JUIN1SAINT-PAUL13Grégoire le Grand
JUIN2SAINT-PAUL14Hildebrand
JUIN3SAINT-PAUL15Antoine
JUIN4SAINT-PAUL16Austin
JUIN5SAINT-PAUL17Bruno
JUIN6SAINT-PAUL18Anselme
JUIN7SAINT-PAUL19Béatrice
JUIN8SAINT-PAUL20Bénezet
JUIN9SAINT-PAUL21Bernard
JUIN10SAINT-PAUL22Ignace de Loyola
JUIN11SAINT-PAUL23Frédéric Borromée
JUIN12SAINT-PAUL24Catherine de Sienne
JUIN13SAINT-PAUL25L’abbé de l’Épée
JUIN14SAINT-PAUL26Claude Fleury
JUIN15SAINT-PAUL27George Fox
JUIN16SAINT-PAUL28Bossuet
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
JUIN17CHARLEMAGNE1Théodoric le Grand
JUIN18CHARLEMAGNE2Pélage
JUIN19CHARLEMAGNE3Henri l’Oiseleur
JUIN20CHARLEMAGNE4Henri
JUIN21CHARLEMAGNE5La Valette
JUIN22CHARLEMAGNE6Jean Sobieski
JUIN23CHARLEMAGNE7Alfred
JUIN24CHARLEMAGNE8Charles Martel
JUIN25CHARLEMAGNE9Tancrède
JUIN26CHARLEMAGNE10Saladin
JUIN27CHARLEMAGNE11Marina
JUIN28CHARLEMAGNE12Walter Raleigh
JUIN29CHARLEMAGNE13Bayard
JUIN30CHARLEMAGNE14Godefroi
JUILLET1CHARLEMAGNE15Léon IV
JUILLET2CHARLEMAGNE16Pierre Damien
JUILLET3CHARLEMAGNE17Pierre l’Hermite
JUILLET4CHARLEMAGNE18Éloi
JUILLET5CHARLEMAGNE19Thomas Beckett
JUILLET6CHARLEMAGNE20Dominique
JUILLET7CHARLEMAGNE21Innocent III
JUILLET8CHARLEMAGNE22Clotilde
JUILLET9CHARLEMAGNE23Mathilde de Toscane
JUILLET10CHARLEMAGNE24Mathias Corvin
JUILLET11CHARLEMAGNE25Élisabeth de Hongrie
JUILLET12CHARLEMAGNE26Blanche de Castille
JUILLET13CHARLEMAGNE27Alphonse X
JUILLET14CHARLEMAGNE28Louis
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
JUILLET15DANTE1Les Troubadours
JUILLET16DANTE2Chaucer
JUILLET17DANTE3Swift
JUILLET18DANTE4Cervantes
JUILLET19DANTE5Robert Burns
JUILLET20DANTE6Goldsmith
JUILLET21DANTE7Arioste
JUILLET22DANTE8Le Titien
JUILLET23DANTE9Paul Véronèse
JUILLET24DANTE10Rembrandt
JUILLET25DANTE11Lesueur
JUILLET26DANTE12Murillo
JUILLET27DANTE13Rubens
JUILLET28DANTE14Raphaël
JUILLET29DANTE15Joinville
JUILLET30DANTE16Spencer
JUILLET31DANTE17Les Romancistes espagnols
AOUT1DANTE18Chateaubriand
AOUT2DANTE19Fenimore Cooper
AOUT3DANTE20Manzoni
AOUT4DANTE21Tasse
AOUT5DANTE22Bunyan
AOUT6DANTE23Louis de Grenade
AOUT7DANTE24Madame de Staël
AOUT8DANTE25François de Sales
AOUT9DANTE26Gesner
AOUT10DANTE27Élisa Mercœur et Shelley
AOUT11DANTE28Milton
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
AOUT12GUTENBERG1Chardin
AOUT13GUTENBERG2Gresham
AOUT14GUTENBERG3Magellan
AOUT15GUTENBERG4Briggs
AOUT16GUTENBERG5Delambre
AOUT17GUTENBERG6Tasman
AOUT18GUTENBERG7Colomb
AOUT19GUTENBERG8Benvenuto Cellini
AOUT20GUTENBERG9Wheatstone
AOUT21GUTENBERG10Pierre Leroy
AOUT22GUTENBERG11Graham
AOUT23GUTENBERG12Jacquart
AOUT24GUTENBERG13Conté
AOUT25GUTENBERG14Vaucanson
AOUT26GUTENBERG15Torricelli
AOUT27GUTENBERG16Boyle
AOUT28GUTENBERG17Worcester
AOUT29GUTENBERG18Black
AOUT30GUTENBERG19Fulton
AOUT31GUTENBERG20Thilorier
SEPTEMBRE1GUTENBERG21Watt
SEPTEMBRE2GUTENBERG22Bernard de Palissy
SEPTEMBRE3GUTENBERG23Riquet
SEPTEMBRE4GUTENBERG24Bourgelat
SEPTEMBRE5GUTENBERG25Bouguer
SEPTEMBRE6GUTENBERG26Borda
SEPTEMBRE7GUTENBERG27Vauban
SEPTEMBRE8GUTENBERG28Montgolfier
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
SEPTEMBRE9SHAKESPEARE1Montalvan
SEPTEMBRE10SHAKESPEARE2Guillen de Castro
SEPTEMBRE11SHAKESPEARE3Guevara
SEPTEMBRE12SHAKESPEARE4Otway
SEPTEMBRE13SHAKESPEARE5Lessing
SEPTEMBRE14SHAKESPEARE6Goethe
SEPTEMBRE15SHAKESPEARE7Calderon
SEPTEMBRE16SHAKESPEARE8Tirso
SEPTEMBRE17SHAKESPEARE9Vondel
SEPTEMBRE18SHAKESPEARE10Racine
SEPTEMBRE19SHAKESPEARE11Voltaire
SEPTEMBRE20SHAKESPEARE12Alfieri
SEPTEMBRE21SHAKESPEARE13Schiller
SEPTEMBRE22SHAKESPEARE14Corneille
SEPTEMBRE23SHAKESPEARE15Alarcon
SEPTEMBRE24SHAKESPEARE16Madame Rolland
SEPTEMBRE25SHAKESPEARE17Lady Montague
SEPTEMBRE26SHAKESPEARE18Sterne
SEPTEMBRE27SHAKESPEARE19Miss Edgeworth
SEPTEMBRE28SHAKESPEARE20Richardson
SEPTEMBRE29SHAKESPEARE21Molière
SEPTEMBRE30SHAKESPEARE22Palestrina
OCTOBRE1SHAKESPEARE23Grétry
OCTOBRE2SHAKESPEARE24Lully
OCTOBRE3SHAKESPEARE25Haendel
OCTOBRE4SHAKESPEARE26Weber
OCTOBRE5SHAKESPEARE27Donizetti
OCTOBRE6SHAKESPEARE28Mozart
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
OCTOBRE7DESCARTES1Jean de Salisbury
OCTOBRE8DESCARTES2Raimond Lulle
OCTOBRE9DESCARTES3Joachim
OCTOBRE10DESCARTES4Le cardinal de Cusa
OCTOBRE11DESCARTES5Erasme
OCTOBRE12DESCARTES6Morus
OCTOBRE13DESCARTES7Thomas d’Aquin
OCTOBRE14DESCARTES8Spinoza
OCTOBRE15DESCARTES9Giordano Bruno
OCTOBRE16DESCARTES10Mallebranche
OCTOBRE17DESCARTES11Madame de Lambert
OCTOBRE18DESCARTES12Duclos
OCTOBRE19DESCARTES13Georges Leroy
OCTOBRE20DESCARTES14Le chancelier Bacon
OCTOBRE21DESCARTES15Cujas
OCTOBRE22DESCARTES16Maupertuis
OCTOBRE23DESCARTES17Herder
OCTOBRE24DESCARTES18Winckelmann
OCTOBRE25DESCARTES19D’Aguesseau
OCTOBRE26DESCARTES20Oken
OCTOBRE27DESCARTES21Leibnitz
OCTOBRE28DESCARTES22Gibbon
OCTOBRE29DESCARTES23Dunoyer
OCTOBRE30DESCARTES24Fichte
OCTOBRE31DESCARTES25Ferguson
NOVEMBRE1DESCARTES26Bonald
NOVEMBRE2DESCARTES27Sophie Germain
NOVEMBRE3DESCARTES28Hume
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
NOVEMBRE4FRÉDÉRIC1Marie de Molina
NOVEMBRE5FRÉDÉRIC2Côme de Médicis l’ancien
NOVEMBRE6FRÉDÉRIC3Guicciardini
NOVEMBRE7FRÉDÉRIC4Isabelle de Castille
NOVEMBRE8FRÉDÉRIC5Sixte-Quint
NOVEMBRE9FRÉDÉRIC6Henri IV
NOVEMBRE10FRÉDÉRIC7Louis XI
NOVEMBRE11FRÉDÉRIC8L’Hôpital
NOVEMBRE12FRÉDÉRIC9Barneveldt
NOVEMBRE13FRÉDÉRIC10Gustave Adolphe
NOVEMBRE14FRÉDÉRIC11De Witt
NOVEMBRE15FRÉDÉRIC12Ruyter
NOVEMBRE16FRÉDÉRIC13Guillaume III
NOVEMBRE17FRÉDÉRIC14Guillaume le Taciturne
NOVEMBRE18FRÉDÉRIC15Ximènes
NOVEMBRE19FRÉDÉRIC16Oxenstiern
NOVEMBRE20FRÉDÉRIC17Walpole
NOVEMBRE21FRÉDÉRIC18Louis XIV
NOVEMBRE22FRÉDÉRIC19Pombale
NOVEMBRE23FRÉDÉRIC20Campomanes
NOVEMBRE24FRÉDÉRIC21Richelieu
NOVEMBRE25FRÉDÉRIC22Lambert
NOVEMBRE26FRÉDÉRIC23Hampden
NOVEMBRE27FRÉDÉRIC24Kosciusko
NOVEMBRE28FRÉDÉRIC25Madison
NOVEMBRE29FRÉDÉRIC26Toussaint Louverture
NOVEMBRE30FRÉDÉRIC27Francia
DECEMBRE1FRÉDÉRIC28Cromwell
MOIS USUELSJOURS USUELSMOIS POSITIVISTESJOURS POSITIVISTESNOMS D’ÉLITE
DECEMBRE2BICHAT1Tycho-Brahé
DECEMBRE3BICHAT2Halley
DECEMBRE4BICHAT3Varignon
DECEMBRE5BICHAT4Jean Bernoulli
DECEMBRE6BICHAT5Roëmer
DECEMBRE7BICHAT6Sauveur
DECEMBRE8BICHAT7Galilée
DECEMBRE9BICHAT8Harriott
DECEMBRE10BICHAT9Fermat
DECEMBRE11BICHAT10Poinsot
DECEMBRE12BICHAT11Monge
DECEMBRE13BICHAT12Daniel Bernoulli
DECEMBRE14BICHAT13Joseph Fourier
DECEMBRE15BICHAT14Newton
DECEMBRE16BICHAT15Scheele
DECEMBRE17BICHAT16Davy
DECEMBRE18BICHAT17Cavendish
DECEMBRE19BICHAT18Geoffroy
DECEMBRE20BICHAT19Bertholet
DECEMBRE21BICHAT20Ritter
DECEMBRE22BICHAT21Lavoisier
DECEMBRE23BICHAT22Charles Bell
DECEMBRE24BICHAT23Stahl et Barthez
DECEMBRE25BICHAT24Bernard de Jussieu
DECEMBRE26BICHAT25Vicq d’Azyr
DECEMBRE27BICHAT26Blainville
DECEMBRE28BICHAT27Morgagni
DECEMBRE29BICHAT28Gall
MOIS USUELSJOURS USUELS
DECEMBRE30Jour complémentaireMorts
DECEMBRE31Jour additionnelSaintes Femmes
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Journal 2014

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31 décembre : A chacun de vous mes vœux sincères pour l’année nouvelle.

Quinze :
Qu’il t’enlumine l’univers,
Qu’il reluise d’un ciel sublime,
Qu’il feutrise pluvieux hiver
Quiet, qui ne nuise sur cime.

Quinze :
Puisses-tu tirer d’un vieux livre
Un vin né du riz et du miel
Qui rend surpris le furieux ivre.
Utile cuite, un bien d’Uriel !

Quinze :
Fruit des nuits, le gui s’est mûri ;
Pendu il réunit les druides.
Qu’il te guide d’un fil fleuri.
Ressurgis neuf, libre, lucide.

Ouvrir la page du poème.

25 décembre : Le tautavent s’achève: ses 26 tautogrammes ont occupé la période de l’Avent. Il s’achève sur le vœu suivant:

Ayez bon cœur, donnez encore, faites grandir heureux instinct, joyeux korrigans, lutins merveilleux : Noël opère paix qui règne sur tout univers. Vivez week-end xénophile, yeux zen.

30 novembre : Début de l’Avent. Un calendrier d’inspiration oulipienne commence aujourd’hui sur ce site.  Le texte du jour figure en en-tête, l’ensemble des textes dévoilés se trouve sur la page du Tautavent.

26 novembre : Il y a quarante ans, Simone Veil présentait le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse. Un pantoun :

Veil fit ce métier de ministre
En dépit des cris et rejets
Femme ris de l’hiver sinistre
Fière chéris les vents légers

18 novembre : L’exposition «Oulipo, la littérature en jeu(x)» a ouvert ses portes. Elisabeth Chamontin l’a signalé par le bel alexandrin  «Le quatrain était hier à l’expo Oulipo». A cette occasion :

A l’expo d’Oulipo :
Pôle où expie l’ado
Polit doxa loupée.
Hop ! L’ode, ou pâle exil.

(Le dernier vers est en clinamen : trois sons «l».  On pourrait mettre «Hop ! L’ode ou pas, exil.» Le maintien du vers à trois «l» est assumé).

13 novembre : Mort d’Alexandre Grothendieck, mathématicien majeur de notre temps. Un pangramme :

Faxez, web : Grothendieck mort, qu’y jouent pluies et vent.

Ajouté au recueil Le prix de la vie. Voir la page de ce texte.

10 novembre : En ce jour anniversaire de la mort d’Arthur Rimbaud, cette contribution  un peu spéciale à l’Oulipien de l’année rubrique que le site Zazie mode d’emploi consacre à Marcel Bénabou :

Rimbaud futur

Les voyelles que je n’ai pas écrites
– Noir corset bien velu des mouches qui bombinent
– Roi blanc tout frissonnant sous un brouillard naïf
– Pourpre du sang craché, lèvres dans la colère
– Divin cycle vibrant, rides des mers virides
– Suprême saquebute, étrange errance d’anges
Que cela quelque jour soit dit, elles sont comme latentes.

Elles naissent dans les mots, dans les groupes de mots, dans les phrases. Mais il y a tant de puanteurs cruelles, elles sont prises dans de tels pâtis semés d’animaux, que moi-même, malgré mon front studieux, n’ai pas réussi à en imprimer l’alchimie.

Les mondes me paraissent traversés de silences, ce qui fait de mon ivresse une longue pénitence, dans les rayons violets de tous ces yeux inexplicablement privés des voyelles omises.

Ouvrir la page du poème.

9 novembre : En mémoire d’un jour où l’on espéra, petit quatrain monovocalique :

Sur mur
Chu mûr
Plut dru
Rut cru !

18 octobre : Honoré de figurer dans le livre « Une poignée de pierreries« , collection de pantouns francophones constituée par Jérôme Bouchaud et Georges Voisset. Voici, pour fêter cet événement, un pantoun inspiré par le titre du livre, dédié à ses auteurs :

Pierreries

De pierreries semées sur ses cheveux de jais
Elle ouvre à mon regard la profonde lumière
Quelques graines d’amour aux hommes ravagés
Ferment des plaies la lèvre et renaît l’âme fière

Ouvrir la page du poème.

15 octobre : La liste Oulipo est rétablie grâce au travail magnifique de Nicolas Graner, Philippe Bruhat et David Verdin. Très heureux et soulagé, je marque l’événement par une morale élémentaire :

 école normale    services bons et loyaux    administration supérieure 
                         serveur arrêté 
 
 années longues      messages archivés          oulipotes listés 
                       reprise improbable 
 
raisons diverses      temps nécessaire         situation abrupte 
                      échanges déconnectés 
 
                         migration 
                         sur le temps 
                         libre 
 
                         Oulipo 
                         renaît 
                         enfin 
                         grâce à 
 
Philippe responsable   Nicolas secrétaire      David sympa 
                          un merci radieux

Ouvrir la page du poème.

30 septembre : La connivence internationale a favorisé la fulgurante apparition d’une organisation sanguinaire se parant des couleurs de la religion. Les lignes ci-dessous manifestent ma compassion envers cette religion qui n’est pas la mienne mais que je vois mutiler d’une façon qui m’horrifie.

A la religion de la paix
Des savants ont greffé des crocs
Des griffes à ses doigts sacraux
L’ont contrainte au sanglant souper

Pleurez ce beau corps mutilé
Partagez sa honte et sa peine
Retirez le masque de haine
Rendez-lui le ciel étoilé

11 septembre : La liste Oulipo vient de disparaître subitement fin août pour une raison technique. Face à ce coup du sort, quoi de plus approprié qu’une belle absente ?

Oh vite la revoir

Non, que jamais trépas ne fauche vos bonds d’anges,
Vous fantasques pêcheurs dans l’ajonc gambadant,
Jetant votre fil blond qui plonge au charme ardent
Qu’a le fleuve jonché d’improbables mélanges,
D’un maquis surplombant champs, vin, fragrant jardin.

Jeux, marquants graffiti, pleuvent en chants bien drus
Dont qat semble à l’envi plagier charme et joie forte.
Joutes, fresques, beaux vers, choux gras : pas de main morte
N’y vont choquants jongleurs, bardes frappant mots crus.
Quel fracas vient brusquer ce chœur, majeur gadin
Qui mâche, griffe, abat, jaspes et lavandin.

Ouvrir la page du poème.

14 juillet : En ce jour de fête nationale, je m’interroge sur les multiples tentatives, jusqu’ici infructueuses, de modifier les paroles de la Marseillaise. Comment procéder ?
La devise de la France, avec ses trois beaux mots, est un magnifique exemple de trivocalisme. Or le nom même de « France » est basé sur deux voyelles : une idée ne serait-elle pas de chercher du côté du bivocalisme ? Voici une tentative ajoutée dans le recueil Ouvrir :

Une autre Marseillaise

enfants des terres fraternelles
le grand appel s’est élevé
relevez les manches rebelles
détachez l’esclave entravé
détachez l’esclave entravé
entendez le chant d’espérance
scandé par les halls par les champs
le brave se lève arrachant
la gangrène et s’exalte la France

venez les affamés massés en rang serré
marchez marchez tête levée c’est la grande marée

Ouvrir la page du poème.

3 juillet : Je ne sais pourquoi, j’ai eu envie ce matin, sur une contrainte actuellement à l’étude sur la liste Oulipo, d’écrire ce petit poème  qui ne vise presque personne :

le bateleur

il nous mène en pansway
montre en télé dolby
son bureau regency
parle en parfait dandy
la gouaille d’un jockey
la dégaine goofy
un petit air groggy

il nous mène en dinghy
nous dit c’est ainsi y
croirez-vous c’est vrai j’y
fus traité tel husky

nous roule en chantilly
nous déhanche un shimmy
qui vaut pas un penny
comme on vend un sextoy
comme on gruge  papy

ses ergots de coq y
furent cuits au curry ?
il faudrait un bon psy
quand confond penalty
et danse de Saint-Guy
quand dollar ou lev y
devient oeuf de Longwy

chez lui reste sexy
sa cour sa gentry y
vénère star jazzy

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30 juin : Je découvre l’édition 2014-2015 de l’opération « Dis moi dix mots ». La liste de cette année se compose de mots empruntés aux langues étrangères : amalgame (arabe), bravo (italien), cibler (de cible, alémanique suisse), grigri (utilisé en Afrique et dans les Antilles), inuit (inuktitut), kermesse (flamand), kitsch (allemand), sérendipité (anglais), wiki (hawaïen), zénitude (de zen, japonais). Doutant de la possibilité de faire quelque chose avec un pareil attirail, j’ai fait ce petit essai, tout en plaignant les professeurs qui les années précédentes firent merveille avec leurs élèves :

Sérendipité

Que voulait dire au fait ce mot tant répété
Dans la grande kermesse aux jargons à la mode :
Sérendipité,
Brandi tel un grigri dans les salons de thé
Par les collectionneurs de parlers incommodes ?

Voulant me renseigner aux merveilleux wikis
J’ai tapé plein d’espoir sur mon clavier tactile
Sérendipité.
Las j’avais mal ciblé. Sur ce vocable exquis
Je n’eus comme retour qu’un contrepet futile.

Mais au détour du web, mystérieux amalgame,
Cherchant en vain le sens de cet étrange mot
Sérendipité,
Je découvris au coin d’un site à large gamme
Qu’il faut dire Inuit et non point Eskimo.

Mon Dieu je suis troublé dedans ma zénitude
Par ce renseignement auquel je dis bravo !
Sérendipité
Peut attendre demain. J’abandonne l’étude
Des mots kitsch… Le Grand Nord a conquis mon cerveau.

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27 juin : Je trouve un message de Géraldine Camile, Chargée de collections pour le Dépôt légal numérique à la Bibliothèque nationale de France me disant « Je vous confirme que votre site talipo.fr a été collecté ainsi que les textes présentés sur ce site le 1er juin 2014. La qualité des archives est bonne avec plus de 3 200 URL collectées. Vous pouvez consulter les archives dans les salles de recherche de la Bibliothèque. » Emerveillé par le travail d’archivage colossal réalisé par la BnF, je lui dédie ce quatrain:

L’œuvre qui se construit s’archive vers à vers
Grâce au travail patient qui collecte sans trêve.
Honneur à ceux par qui, prose ample ou ligne brève,
S’offre la création, flambant trésor ouvert !

29 mai : 150ème anniversaire de la Croix Rouge.

Hommage à celui qui ose
Ecouter son émotion
Et crée bravant les psychoses
Pour secours sans exception
La belle organisation

28 mai : L’Ouvroir de Littérature potentielle a coopté à l’unanimité
deux nouveaux membres, tous deux hispanophones, l’écrivain argentin Eduardo
Berti et l’écrivain espagnol Pablo Martin Sanchez. Pour fêter ça, un girondeau de dessous les fagots ajouté dans le recueil Oripeaux:

Berti, Sanchez

Berti, Sanchez (Eduardo, Pablo Martin)
Un jour furent pris dans le labyrinthe
D’Oulipo. Ce périlleux destin,
Que plus d’un fuirait avec crainte,
Ils l’épousent diamantins,
Mettant pieds en l’empreinte
De Pères mutins
Berti, Sanchez
Sous astreinte
Contrainte
Tint

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25 mai : Elections européennes. Les craintes se confirment. Cette strophe s’ajoute dans le recueil Ouvrir.

Dépression

Ce soir je suis un gnafron
Qui regarde avec effroi
L’approche d’un large front
Portant la vague de froid
Pluie viens laver cet affront
A l’honneur de mon beffroi
Ce soir je baisse le front

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22 mai : 5000 ! Un peu plus de deux ans après son ouverture, le site Talipo a reçu aujourd’hui sa cinq millième visite. Je suis très heureux de votre bon accueil et je souhaite à tous beaucoup de joies poétiques.

10 mai : journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Un poème suivant la contrainte du bel absent:

Esclave, bel absent

Au champ jusqu’à la mort ils vont fauchant grains blonds.
Qui voit, au joug, l’homme perdu bêchant la fange ?
Visage aux joues de plomb, hère fantomatique,
Qu’on vend en groupe au troc, jambe enchaînée de fers.
Vient un jour blême un fruit gris qui pend, déchiré
Par des juges moqueurs dont blancheur se fait meurtre.
Aux ports marchands, joyaux qu’un gain blafard viola.

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6 mai : Oukaze interdisant les expressions grossières dans les arts et les médias. La strophe ci-dessous vise à se conformer à ce vertueux édit:

Talipo, c’est infect,
Contre toute décence,
Poutine, écrit, abject,
De grossières sentences

Note: Le lecteur tenté de déplacer ou changer les signes de ponctuation pour faire surgir quelque sens second de ce texte est avisé que de telles modifications sont tout à fait inutiles.

1er mai : Le lipoméride, après un an d’existence, s’achève pour être remplacé par un nouveau projet, le Zodianku

8 avril : Cela fait un an que mon compte sur twitter est ouvert. A cette occasion un twoosh (texte en 140 caractères):

un an de tweet aujourd’hui
oh tous vous m’avez séduit
amis en twittérature
anniversaire joyeux
du jour où fou furieux
entamai cette aventure

24 mars : En réaction au résultat des élections municipales:

Entre les fronts fuyants et le front de la haine
Des hommes affolés votent le déshonneur
Mars où rose fanée s’embrunit de malheur
Mars automnal bêchons semons une autre graine

23 mars : Premier tour des élections. Un pantoun :

Fatras de bulletins en tas
Scellés dans l’urne transparente
La vie se délite en quantas
M’ouvrant une marelle errante

21 mars : Le salon du livre ouvre ses portes. Ne pouvant y rôder, je me console avec ceci:

Là m’édite. La médite, l’âme dite.
Mot étalé, motet, ale, m’ôte, talé.
Livre livre l’ivre.

20 mars : C’est l’équinoxe ! Pour la fêter une petite médaille, à la façon d’Annie Hupé:

baiser du printemps
du bourgeon l’odeur légère
sur ma lèvre empreinte

15 mars : Honoré d’avoir été invité à participer au numéro 10 de la Revue Pantouns, revue française consacrée à cette forme poétique de Malaisie, avec le pantoun twoosh suivant:

Pêcheur qu’emportent les océans
Après treize mois la voix étrange
Qui longtemps plonge au froid du néant
Entend la musique bleue des franges

Pour l’occasion, sur une idée de @RevuePantouns voici un second pantoun lipogrammatique sur les voyelles du mot « pantoun »:

Sur l’atoll dormant court
Un paon au long dolman
D’art fol ornant sa cour
Tout brûlant va l’amant

8 mars : Journée internationale des droits des femmes. Une strophe m’est venue:

au cours d’une journée
la parole est donnée
la route illuminée
puis à la nuit sonnée
commencera l’année

28 février : le lipoméride vient de boucler son dixième mois. Une petite terine twoosh :

un lipogramme
de jour en jour
depuis dix mois

larmes émoi
merveille ou drame
y font séjour

de fin le jour
vient dans deux mois
du lipogramme

21 février : 111 ans. Quand en royaume ?

(anniversaire de Raymond Queneau)

17 février : Le site Oulipo vient d’adopter un nouveau look.

Quand le cétancodonte aime à brouter ailleurs
Renouvelant son stock de piquante pitance
Quand le fleuve perdu se détourne railleur
L’Oulipo de son site avive la prestance

L’hippo change de houx
Pô (où ?) change de lit
Ouli change de peau

15 février : Bon anniversaire à Gilles Esposito-Farèse, éminent membre de la liste Oulipo. A cette occasion lui a été offert aujourd’hui le Blogef, un ouvrage collectif auquel j’ai contribué avec  «Poésie : l’or faste glisse», poème écrit sous la contrainte harmonique et accompagné d’une partition musicale.

14 février : En cette Saint Valentin, cette strophe dédiée à tous mes amis mal voyants:

La fête est si belle aujourd’hui
Pour ceux dont la vue n’est pas claire
Car nous chantons d’un chœur célère
Le juste Valentin Haüy

Et cette autre:

L’amour est un fleuve puissant
Qui avance en de longs méandres
Parmi les glaces et les cendres
Vers le soleil en rougissant

10 février :  Monique Le Pailleur nous a quittés le 27 janvier. Pour celle qui vit encore dans les cœurs j’ai déposé sur son site cette strophe écrite selon la contrainte du « jeu de la vie »:

Monique Le Pailleur
Qu’on grave le mémorial
Car une reine du songe
Repart et le vent filant suit

7 février : Ouverture des jeux olympiques de Sotchi. A cette occasion une clotilde ajoutée au recueil « Ouvrir » :

la flamme noire de sotchi

le despote et le sportif
au bord d’une mer en larmes
oublient le soupir furtif
des anneaux passés par les armes

tombe neige sur le sang
des hommes qu’on emprisonne
qu’on assassine et crissants
skis glissent et stade résonne

de la flamme de la paix
qui brille aux yeux de l’athlète
la fumée d’un noir épais
noie le ciel le rire s’arrête

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1er février : le « lipoméride » a clôturé son neuvième mois de lipogrammes quotidiens. Il court toujours !

29 janvier : Mort de Cavanna. Ce poème est ajouté dans le recueil Le prix de la vie :

A Cavanna va ma stanza !
Parla sans fard, grand sans fatras.
Ah pars, hagard, va ahanant.
Mal tant fatal tant s’acharna,
N’abattant pas manant flambant,
Chantant, bravant, dardant chacals.
L’art s’amarra à ta saga.

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27 janvier : Mort de Pete Seeger. Exceptionnellement le lipoméride de demain mercredi a été envoyé dès aujourd’hui :

mercredi – j’entends Pete Seeger le vent se lève et mes lèvres répètent les déferlements espérés de mes frères rebelles

21 janvier : (information découverte le 27 janvier) Un faisceau d’antimatière a été créé pour la première fois. Voir le site de Guy Doyen. Ceci vaut bien la petite célébration que voici:

illuminés d’antimatière
j’ai vu des mondes inversés
qui connaissent d’autres versets
à l’Eden la Mort trône altière

21 janvier : C’est paraît-il aujourd’hui journée internationale des câlins. Pour l’occasion cette « médaille ». Il s’agit d’une forme de haïku, due à Annie Hupé, dont les derniers mots des vers courts se répondent par inversion :

joli jour d’hiver
où les câlins sont gratuits
et la rue verdit

16 janvier : Comme chaque mois le «jeudi de l’Oulipo». Cette année ces séances ont chacune pour thème une partie du corps, cette fois-ci le dos. Pour l’occasion une petite terine.

quenine d’un jeudi

Une rumeur qui sort d’où
Vient me tirer de mon lit
Moi qui suis sourd comme un pot

Ne tournons autour du pot
Vite à l’auditorium où
L’on fête l’Ouvroir qui lit

Ses mots coulent dans le lit
D’un torrent d’encre chaude où
J’emplirai mon petit pot

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9 janvier : Anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir. A cette occasion, un poème est ajouté au recueil Ouvrir. Ces lignes sont composées suivant la contrainte du jeu de la vie.

On ne naît pas femme, on le devient
Fruit de rage en elle régénère
La joie de finir l’instinct vil vient
Teuf osée ton poison ton tonnerre
Mit la femme hors joug brut jovien

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1er janvier : Meilleurs voeux pour cette année 2014 ! Dans le lipoméride dont les lipogrammes quotidiens se poursuivent depuis huit mois, on trouve à la ligne du mercredi premier janvier :

en ce temps premier plein de liesse
je l’espère verrez venir
liberté rires et tendresse
éveil des rêves et désirs

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5 décembre : Mort de Nelson Mandela. Cet hommage a été ajouté au recueil Le prix de la vie. Il  respecte la contrainte du beau présent.

Que le présent soit beau

O la lame de l’onde a donné l’élan mâle
Soldé les démons de sa lande désolée
Son nom sonna le la de danses en sandale
Old man somnole son âme à son sol mêlée

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1er décembre : le « lipoméride » a clôturé son septième mois de lipogrammes quotidiens. Il court toujours !

25 novembre :  Une triple terine à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

les yeux

tu as regardé ses yeux
qu’un khôl sertissait de noir
passé gourmette à son poing

comme épervier à son poing
la regardais dans les yeux
la nuit parliez dans le noir

tu mis un bel habit noir
pour l’anneau s’ouvrit ton poing
larme de bonheur aux yeux

mais d’où viennent dans ses yeux
qu’embrume un nuage noir
ces sanglots qu’essuie le poing

tu emprisonnes son poing
tu lis la peur dans ses yeux
tu l’enfermes dans le noir

honteuse du cerne noir
qui lui rappelle le poing
la douleur le sang aux yeux

plus d’étincelle à ses yeux
l’horloge égrène le noir
des jours que rythme le poing

ne sachant rouvrir le poing
ne la cherchant plus des yeux
tu peins la maison en noir

vois-tu dans le miroir noir
que tu brises de ton poing
la mort qui sourit des yeux

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20 novembre : Journée internationale des droits de l’enfant. A cette occasion un nouvel ajout au recueil de poèmes pour enfants Fête de linotte :

Ma rivière

Ma rivière au creux de son lit
Bercée par l’orage et la pluie
Dans l’automne aux arbres jaunis
S’assoupit en chien de fusil

La neige à son rêve frileux
Offre son édredon moelleux
Que le lièvre d’hiver joyeux
Décore de ses traces bleues

Elle s’éveille en souriant
Au rire des merles bruyants
A l’odeur des fleurs du printemps
Quand les bourgeons s’ouvrent au vent

Ma rivière fraîche en été
Danse au milieu des champs de blé
Dont les grains se gonflent dorés
J’aime son murmure enchanté

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Rappel: l’an dernier un poème avait été composé pour cette journée: Traits d’union, mis sur le site de la journée internationale.

31 octobre : déjà six mois de lipogrammes quotidiens dans le « lipoméride » !

7 octobre : Dans le lipoméride il y eut une semaine des religions en août.
Aujourd’hui débute une semaine des véhicules.

1er octobre : Le quatre-san-ku, un petit amusement chambérien, variante contrainte du haïku. Ci-dessous un exemple parmi les essais envoyés au cours du mois de septembre sur la liste Oulipo.

Pope pop épié.
Oie pipée, pipo pépie.
O pie épopée !

Retrouver les autres essais sur la page quatre-san-ku

17 septembre : un anniversaire très particulier. Le 17 septembre fut la date des accords de Camp David puis, quatre ans plus tard, la date du massacre de Sabra et Chatila. Ce sélénet placé dans le recueil «Oripeaux» est une façon de me souvenir.

l’ombelle

Que tu étais belle
Que le ciel brillait
La gracieuse ombelle
Nous émerveillait

Ta voix que j’écoute
Dans mes nuits toujours
Réveillait la voûte
Où l’astre a séjour

Cette fleur rebelle
Poison persillé
A taillé gabelle
M’a déguenillé

L’amour en déroute
Vit son dernier jour
Saignant goutte à goutte
Par un sombre ajour

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11 septembre : Mort d’Albert Jacquard. En réaction ce poème en bel absente, placé dans le recueil «Le prix de la vie».

Pleine vie

Qu’œuvre au beau changement, dans l’espace fragile,
Le gène, objet d’espoir qu’homme fit découvrir ?
Holà ! Magie fantasque, enjeu bien près d’ouvrir
Possible hiver grimaçant, fol jeu d’imbécile.
D’ample jabot, vocifère grand chant des coqs
Pour qu’éveil gifle bien chenus et jeune monde.
Flippant des blêmes vies qu’il juge chose immonde,
Brave flegme à chaque injustice porte estoc.

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28 août : Cinquantième anniversaire du discours de Martin Luther King « I have a dream ». Voici en son honneur un homosyntaxisme sur le texte de Jacques Jouet proposé cette année pour l’exercice « l’oulipien de l’année » sur le site Zazie mode d’emploi :

Le rêve

– La peur… Quand nous aurons fait un rêve, nous ne pourrons plus avoir la peur. Quand il y a le rêve, il n’y a plus que le rêve qui triomphe. Le rêve est un libérateur. Ce jour, regardez, l’homme a brisé toutes ses chaînes pour toujours ! Il a étalé sur la rue des pétales de roses, avec une fontaine vivifiante en geyser d’eau fraîche. On n’en est que plus ébloui, bien sûr, mais on respire, mais on s’aère, vient la lumière et des flots de lumière ! C’est vrai qu’il manque l’argent, mais l’homme n’est pas mal non plus comme projet de plénitude. On ne s’attendait pas à connaître une lumière aussi vive, et peut-être aussi décapante. Regardez cette couleur, je la vois, tu la vois, et pourtant elle n’accuse plus, s’il faut en croire les certitudes du cours de l’histoire.

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18 juillet : Alleg, Mandela – Une clotilde en ce jour où se croisent deux destins.

Alleg, Mandela

l’algérien et l’africain
deux résistants visionnaires
de l’un fête anniversaire
le second meurt jour arlequin

deux combats double mémoire
au prix d’années de prison
tortures et trahisons
pour que bascule enfin l’histoire

en ce jour de souvenir
le faible oublie sa faiblesse
l’humilié perd ce qui blesse
l’enténébré voit l’avenir

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16 juillet 1942 : rafle du Vel d’Hiv. Poème composé en ce jour anniversaire.

vel d’hiv

vel d’hiv
vent gifle
haine ivre
dents clivent

vel d’hiv
vieux vice
livides
veules suivent

vel d’hiv
vertige
livre veuf
feu vif

vel d’hiv
vielle juive
ciel vide
ailes vivent

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30 juin : Dans le lipoméride, un nouveau mois complet de tweets poétiques.

26 juin : aujourd’hui centième anniversaire de la naissance d‘Aimé Césaire. A cette occasion un sonnaïku ajouté dans le recueil Le prix de la vie.

danse

danse homme debout
piétine ce qui méprise
rejette ce qui dégrise
danse jusqu’au bout

refus du hibou
des paroles de traîtrise
des larcins en veste grise
du poison qui bout

danse bras ouverts
respire la plénitude
tu sors des travers

invente des vers
et rends à la négritude
place en l’univers

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21 juin : C’est l’été, c’est la fête. Joignons notre couplet:

c’est la fétuque âme de lis
c’est la mue d’elfe que tais
c’est la quête de fil à muse
c’est la fête de la musique

14 juin : Il y a un an aujourd’hui, j’annonçais sur la liste Oulipo la naissance du site Talipo. Fêtons cet anniversaire avec ce poème en bigollo , l’une des formes et contraintes qui ont vu le jour sur ce site.

déploiement

l’aventure aux jours chauds s’est envolée
mon arbre était enfin couvert de fleurs

c’est un vol
chatoyant de fleurs
qu’enlève un remous du mistral
sur la plaine enfiévrée des strideurs des sauterelles
dérivant sans crainte au dessus des champs de froment parcourus d’ondes argentées

c’est un arbre
chatoyant de fleurs
enroché dans les fonds magiques
très droit sous le cimier joyeux des guirlandes blanches

c’est un fleuve
chatoyant de fleurs
immobile et sans fin mouvant

un alpage
chatoyant de fleurs
en surplomb

un mois plus tard la Bastille est tombée

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12 juin 1964 : Une journée dans l’histoire.

– Mandela condamné à perpétuité
– Luther King arrêté
– et au Vietnam… lisez Anh Mat « lesnuitsechouees »

Trois hommes unis dans cette même journée, comme dans cette petite terine:

Geôle à vie pour Nelson
Prison contre Martin
Avions contre Oncle Ho

N’ont pas fait plier Ho
Pas bâillonné Nelson
Pas arrêté Martin

On descend de Martin
On hérite de Ho
On est fils de Nelson

11 juin : L’opération « Dis moi dix mots 2013-2014 » est lancée, sur le thème « Dis-moi dix mots… à la folie » célébrant l’invention verbale. Les dix mots sont:

ambiancer
à tire-larigot
charivari
faribole
hurluberlu
ouf
s’enlivrer (1)
timbré
tohu-bohu
zigzag
(1) « être ivre de lecture », néologisme d’un élève de CM2.

Voici une contribution:

Chahutant t’as eu chaud

A tire-larigot rigole augure hilare
Et l’herbe bue brait le bel air hurluberlu
Les lèvres enlivrées lit l’œuvre un livre rare
Fieffé fada fol ouf ô fêlé farfelu
Charrie richards ravis cherchant charivari
Fourbe roublard bouffi faribole élabore
Bête à tohu-bohu tombe tout ébahi
Sans cesser ces beaux sons censés bien ambiancer
Zig gaga dégrisé divague zigzags gores
Abruti trop beurré titubant et timbré

Ouvrir la page du poème.

5 juin : Tout le pays est bouleversé par la mort à Paris d’un jeune étudiant de 19 ans sauvagement agressé par des individus d’extrême droite, en raison de ses idées progressistes. A cette nouvelle le tweet du lipoméride de jeudi a été doublé du suivant :

(deux) Un jeune nervi, triste brute, tue un jeune épris d’idées généreuses. Cité entière, prends le deuil.

17 mai au 6 juin Un poème-feuilleton ! Du 17 mai au 6 juin j’ai écrit chaque jour une nouvelle strophe du poème «Reflets de Liberté». Ce poème est une réécriture du poème de Paul Eluard «Liberté». Cette version est un bivocalisme en e et i.

29 mai :  Honoré d’être cité sur le site Blogs littéraires de Louise andréa. Ce site est une jolie contribution à la promotion de la littérature.

28 mai : Vote de la loi sur l’enseignement supérieur à l’assemblée nationale. Là où des monarques d’ancien régime s’attaquèrent aux faibles et aux démunis, l’actuel président s’en prend aux fondements de nos institutions. Ceci vaut bien une anagramme.

Roi voyou : flairas défuntes chenilles rondes ?
– François Hollande, fossoyeur de l’université.

27 mai : Dans le recueil « Poteries » une nouvelle rubrique consacrée à l’odécaphonisme, une contrainte inventée par Strofka. Basée sur une série de 12 phonèmes vocaliques, à la manière du dodécaphonisme en musique, elle vise à des vers phonétiquement équilibrés. Exemple ajouté aujourd’hui:

Il ne faut vendre ours qu’ont tué seize assommeurs.

ainsi que douze variantes assemblées sur la page « odécaphonisme ».

17 mai : Un poème-feuilleton !

Depuis le 17 mai j’écris chaque jour une nouvelle strophe du poème « Reflets de Liberté« . Ce poème est une réécriture du poème de Paul Eluard « Liberté« . Cette version est un bivocalisme en e et i. En tout 21 strophes sont publiées pendant  trois semaines.

17 mai: Une petite énigme harmonique !

L’air qui a donné le texte ci-dessous est, j’en suis sûr, connu de chacun de vous. Le reconnaîtrez-vous ? Ce poème suit la contrainte « harmonique» . Il s’agit d’associer à chaque note une lettre imposée à la syllabe correspondante, selon la clé de correspondance suivante:
la: a,h,o,v
si: b,i,p,w
do: c,j,q,x
ré: d,k,r,y
mi: e,l,s,z
fa: f,m,t
sol: g,n,u
Soit on impose que la consonne débutant la syllabe, soit que la voyelle de la syllabe corresponde à la note chantée.

Nos gorges ce jour rendent grâce
Car la joie vient tout raviver.
La disette et la terreur sourde
Dont étaient meurtris nos tisseurs,
Nos nounous, les chargeurs, les charrons,
Sur nos cœurs droits fondent, plaies douces.
Pourvu qu’en ces jours d’incurie
De ce peuple l’âme grandie
Scande ce chant que l’audace cabre:
Unis, nous déchirons,
Unis, nos nœuds coulants !
Un cri renflé tonne hardi:
Forgeons l’homme de vie.

Cliquer ici pour vérifier votre solution et connaître le titre du poème.

16 mai: Un « haïku à taille de guêpe », sur une idée de Gilles Esposito-Farèse qui a présenté un sonnaïku à taille de guêpe ! Ce haïku est homophone, autant que faire se peut.

Vingt, d’Yvain, d’hie vainc !
Vin, dive: indy vint, divin.
Vain dit: vint d’Yves, hein ?

et son exégèse:

Juste armé d’une dame il serait le vainqueur
Du noble chevalier qu’épaulerait sa suite ?
Dieu du skate il serait, contre une bonne cuite ?
Laissez : ce long babil est d’Yves la liqueur.

15 mai: Le lipoméride s’allonge quotidiennement depuis déjà deux semaines. Chaque jour est illustré par un texte comportant les mêmes voyelles.

14 mai: 2000 pages consultées sur le site Talipo ! Le cap a été franchi cette nuit.

12 mai: Journée internationale de l’infirmière. Métier engagé et courageux dont chacun a maintes fois éprouvé combien il est indispensable. A cette occasion mon premier essai de sélénet intitulé « l’infirmière« .

12 mai: Proposition d’une nouvelle contrainte « harmonique ». Partant d’un air musical, il s’agit d’associer à chaque note une lettre imposée à la syllabe correspondante. Elle est illustrée sur l’air de « Au clair de la lune », par deux sélénets : « Chanson à boire avec modération » et « clinamen à l’harmonie« .

2 mai: Une image de l’UNICEF a été détournée sur Twitter par « La manif pour tous », provoquant une vive mise au point de l’Unicef. J’ai soutenu ce message en ces termes: « Indigné par la manipulation de @LaManifPourTous, je renouvelle à @UNICEF_france mon soutien à l’action menée dans le monde pour les enfants. »

30 avril: Très fier d’avoir été classé premier, ex-æquo avec Frank Evrard, dans le concours Tweetoulipien organisé par Les Livreurs. Il s’agissait d’écrire un tweet, lipogramme utilisant uniquement les lettres figurant dans l’expression “Bal à la Page OuLiPo”. Ci-dessous le texte qui a été retenu, parmi mes trois propositions. Les autres lauréats se trouvent sur le site du concours. Occasion de découvrir l’activité des Livreurs, association consacrée à la lecture à voix haute d’œuvres littéraires : cette mise en honneur de la lecture est une chose que je trouve magnifique. Le concours était organisé dans le cadre du Bal à la Page OuLiPo ce 30 Avril à l’auditorium Saint Germain à Paris, auquel j’espère le plus grand succès.

O la page ailée, alliée à la bougie opale, appela, égale au bel aigle, piège aboli, l’obole épelée où, à l’œil ébloui, a lui l’élégie bleue.

Ce texte est un « twoosh »: il comporte exactement le nombre maximal de 140 caractères.

24 avril: La page « alphaberrations » est enfin complète. Cette collaboration avec Françoise Guichard rassemble des poèmes anagrammatiques formés sur les dix lettres les plus fréquentes (AEILNORSTU) plus une: tous les choix possibles de cette dernière ont été explorés.

17 avril: Démarrage d’un nouveau recueil. La participation à quelques textées organisées sur la liste Oulipo a fait naître quelques textes en prose courts dans le genre « tranche de vie ». C’est l’occasion d’ouvrir le recueil « Chromos » où de tels textes trouveront place. Les premiers textes sont « Varlope et Trusquin » et « Quelques éléments« .

16 avril: « Assez ! » L’appel des Nations unies pour la Syrie. Un poème à cette occasion de forme bigollo.

Syrie

ils sont morts
au milieu de nous
sens leurs doigts raidis qui t’agrippent
vois leur visage noir leurs yeux vides qui te fixent
ils ont mal
au milieu de nous
entends leur souffle qui s’éteint
ils ont peur
au milieu de nous
qui sont ils

Rappelons le poème « Arme lourde, éveil puni » publié sur le même sujet le 19 septembre.

9 avril: Hier mort de Margaret Thatcher. Un petit adieu en forme d’anagrammes:

1- Char gratta mer. – Thé ?

2- T’armer, GATT,  hacher !

3- Ta machette: arrrgh !

8 avril: Journée internationale des Roms. A cette occasion ce poème, un bigollo en acronyme itéré.

rire ouvre marges

rêve ou meurs
renverse ordre morne
rouvre obstiné murailles roides
oublie magisters rageurs oppression mutilante
rues ont mal
renverse ordre morne
rogue oukase médiocre ruine
or massif
renverse ordre morne
reste ô mage

4 avril : Journée internationale pour la défense d’Amina Tyler. Cette jeune Femen tunisienne est menacée de mort. Ci-dessous un acronyme itéré en bigollo:

rite n’y a mal

aidez moi
ils nous auront toutes
yeux lourds effrayantes rumeurs
à mort ils nous assignent tels yaks loups et requins

au matin
ils nous auront toutes
yeux lutés entravées rouées

après moi
ils nous auront toutes
yeux livides

étranglées

répudiées

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3 avril : Suite à la mort du dessinateur Fred cette pièce sur un principe proche de la bouture.

à Fred

perdu le chiffre du code
ouvrant naufrages tropiques
au parfum orthographique
terme échu maudit diacode

et l’explication de sa construction:

      perdu le chif|fre d|u code 
    ouvrant naufrag|es  t|ropiques 
           au parfu|m ort|hographique 
           terme éc|hu  m|audit diacode

25 mars: C’est paraît-il la journée mondiale de la procrastination ! Et si le soleil décidait de ne se lever que le lendemain ? Il faut dire (en quelques anagrammes) qu’il a ses raison, le vieux bouc.

20 mars: Très honoré de recevoir de Strofka ces deux strophes isocèles qu’il a réalisées en utilisant des passages de mes poèmes ! Le premier comporte des vers de deux poèmes du recueil « Fête de linotte« , « Le cheval » et « Le caillou blanc », le troisième utilise des extraits de « il bravo », un poème de « Vagabondages« .

13 mars: Un nouveau pape est élu ! A cette occasion deux poèmes jumeaux avant/après  s’inspirant de la clotilde, forme empruntée par Annie Hupé au poème éponyme d’Apollinaire.

8 mars: Journée internationale de la femme. Occasion du poème « Un jour la femme ? »  adoptant la forme de la morale élémentaire inventée par Raymond Queneau.

24 février : La page « alphaberrations » s’est enrichie. Il s’agit d’un ensemble de poèmes composés par Françoise Guichard et moi sur le principe des ulcérations, anagrammes de la suite de lettres « ulerations » à laquelle on ajoute pour chaque poème une lettre supplémentaire. Nous en sommes à 6 textes sur les 16 possibles.

18 février : Proposition d’une nouvelle contrainte, dite « téléphonique » . Pour l’illustrer, la forme sonate est utilisée pour composer la « sonate à Bell-Meucci » .

11 février : Annonce de la retraite du Pape. En son honneur une innocente effronterie holorime:

Missa est

Le Pape est élu
Le Pape est Pierre
Le Pape bénit : la famille est normale
Le Pape jouit de l’infaillibilité
Le Pape a droit à sa retraite anticipée

Le Pape était lu
Le Pape épie hères
Le Pape, bée, nie la femme : Hyène or mâle ?
Le Pape joue, hideux, lymphe haïe, bile : ite
Le Pape adroit : « Ah, Sartre est anti ? – si paie… »

10 février: un 250ème anniversaire oublié, signalé par Annie Hupé sur la liste Oulipo: « Le 10 février 1763, par le traité de Paris, la France met fin à la
guerre de Sept Ans avec l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal.
Négocié pour le compte de Louis XV par le duc de Choiseul, le traité se
solde par la perte de la Nouvelle-France (aussitôt rebaptisée « The
Province of Quebec »), de la Louisiane et de la plus grande partie des
possessions françaises aux Indes à l’exception des comptoirs de
Pondichéry, Chandernagor, Yanaon, Karikal et Mahé. » Ceci vaut un petit quatrain anagrammatique:

Louisiane Nouvelle France
Roi nu en faune olé les cliva
Lune force vue a soleil nain
Vanille sucrée, on a fenouil

9 février: Dans un mail à mon ami Marc, qui s’était gentiment payé ma tête en vantant ma « mémoire éléphantesque », ce petit quatrain:

Sonnez trompes en mi cornez doux olifants
Annonçant l’ennemi réveillez nos défenses
Contre ce noir griffon pesons comme éléphants
Chassons-le tels siphon sous le vase d’aisance

4 février: On a retrouvé les restes de Richard III dans un parking. Ce drame élisabéthain vaut bien un pangramme alexandrin:

Voyez coq fameux, joli parking de Bosworth

30 janvier: A l’approche d’une nouvelle loi sur l’enseignement supérieur,  essai d’un tract en lipogramme: LRU et Fioraso. Et le monovocalisme que voici:

C’t’ LRU, tumulus du Sup, qu’un nul Ubu du cru crut l’humus d’un futur brun, fut un summum du truc cucul, but nul d’un club d’us durs. D’un CHU, d’UFR, du CNU, chut un « Zut ! » cru, mû d’un flux plus dru qu’un jus chu d’un cumulus.

29 janvier: Christiane Taubira, Léon-Gontran Damas, et le musée d’Orsay. La rose et l’odeur, mélange deux nouvelles de ce jour:

27 janvier: Journée doublement placée sous le signe de l’exclusion et de la résistance. D’une part revient la question du Mariage pour tous (voir le post du 10 janvier), d’autre part c’est la Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité (informations sur  le site de l’ONU et le site Journées Mondiales). A cette occasion, le poème « pauvre absente à Dora », qui suit la contrainte de la Belle absente sur le nom d’Anne Frank.

10 janvier: Mariage pour tous… Un petit  poème en forme d’anagrammes

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26 décembre: Lendemain de fête…  La Vertu vaincue par le Vice, une pièce un peu fofolle en forme de Belle absente

20 décembre: Jour de fin du monde ! Pour célébrer ça, « Belle fin » un petit poème de circonstance (en forme de Bel absent)

5 décembre: Le fest-noz est inscrit au patrimoine immatériel de l’Humanité par l’Unesco ! Une petite pièce dans la forme mise en honneur actuellement par Annie Hupé sur la liste Oulipo, pour m’associer à la joie des Bretons:

1er décembre: Un bon anniversaire à Nicolas Graner !
En son honneur, un nouvel opus de la BLO (Bibliothèque Liste-Oulipienne) a été réalisé: BLO 16
Saluons Gilles Esposito-Farèse, qui a impulsé la réalisation de ce bel ouvrage collectif.

20 novembre: Journée mondiale de l’enfant. Un poème pour la circonstance a été mis en ligne « traits d’union« , contribution sur le site consacré aux journées mondiales.

10 Novembre: Le site Talipo a enregistré sa millième visite.
Pour l’occasion « El vino de cosecha » un poème dans la lignée des variations sur le poème de Gérard de Nerval El Desdichado, exercice cher aux Oulipotes (voir les trois cent réécritures réunies par Nicolas Graner)

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Index des articles archivés

Cette page offre des liens vous aidant à tenter une recherche de tous les textes qui se trouvaient sur l’ancien site http://www.talipo.fr aujourd’hui tombé en désuétude, classés par ordre alphabétique des titres. Ces liens disparaîtront au fur et à mesure que ces textes auront été rapatriés sur le présent site.

Certains liens ne fonctionnent pas : vous pouvez alors essayer de modifier un tel lien en remplaçant tout le début par http://www.talipo.fr. Par exemple

https://web.archive.org/web/20201204135424/http://cluster015.ovh.net/~talipo/?p=1190 sera modifié en http://www.talipo.fr/?p=1190

11 02 2011
12-11-10-09-08-07
19 mars – 25 Pédale – S. Poligraf Poligrafovitch, chien. ( de Bernard Maréchal )

A

Abandon
abat-jour
A Cavanna va ma stanza !
accumulation agréable
A Chokri Belaïd et à la Tunisie en deuil 
A Darkpalmor
Affranchis
Agreste bâtardise
Aïe ! coups !
aile s’élève
ainsi soient-ils
A l’envoi je twooshe
Alleg, Mandela
Alphaberrations
Al toro sin cuernos
Anagrammes (poteries)
ananyme anonyme
André Gorz
A Nicolas Graner pour ses cinquante ans
Après ça, que répondre ?
Arme lourde : éveil puni
Arrache
Articles
Artichauts
Atanase Périfan
au bord du gour
au cantou
au déclin
autobus
Aux demoiselles sans valise
avant / après
AZ 80 en un jeu de la vie

B

Babèle moi dix mots qui racontent la prison
Bain flou
balcon
ballade des poings fermés
Ballade du choose-France
Bardes y ont su l’air 
Belle absente carioca
Belle fin
belle main joli pied
Berlues
Berti, Sanchez
Bêtes de géhenne
Bienvenues
bigollo a Dora
bim !
bishnoï
bishnoï (2)
bistrot
Black lives
Boire
Bonne année pythagoricienne
Boson émis
Boules de neige
Boutures et quenines littérales (poteries)
Branle gai

C

Calcul différentiel 1/3
Calcul différentiel 2/3
Calcul différentiel 3/3
Canard
Captif dieu typographe épuisé voulut boire
Caresse
Ça urge ! (Bernard Maréchal)
Ca va, la baraka !
Ce fieffé béké
celui qui pleure et qu’on attend
ce n’est rien
Cent mille millions de poèmes: numéro trois
C’est traversé !
C’est un saccage
chaconne
Chahutant t’as eu chaud
Chaleurs
Chanson à boire avec modération
chanson de coloc
Chanson des Caraïbes
Chanson d’évasion
Charlie Hebdo : le suis-je assez ?
Chefs-d’œuvre bientôt anéantis
chirurgie
Chloé
Civilisation
clair de lune
claudication
Clémentine Mélois
clinamen à l’harmonie
commémoration
Complainte de l’étal veuf de sa marchande
Conte à Dora
Conte du poète désormais inutile
Crash test incongru

D

danse
dans leurs mains
Défense de « Et en même temps »
Délusion
déploiement
des arbres s’enracinent
deux femmes
Développement du binôme
déversant à plaisir un long torrent d’injures
Dévêtissement
Dors, Flore
Du livre de notre vie
du soir au matin

E

échappée
El abandonado
El derivado
El Desinhibido
El Desplazado
El Graviton
El inconcluso
El jubilado
El pequeño
El Sosdealepo
El vino de cosecha
El vocabulario nocturno
empreinte
Empreinte de la Saint-Valentin (de Guy Deflaux)
endémie
envol
eulérienne
étoile naine
Et pis, taf !
Etre Cervantes ou ne pas être
et vlan !
express côtier
Express spaghetti

F

Farandole
femme
femme entre les murs
Femme soleil
fest-noz
fille au soleil couchant
Folie amnésique à Dora
fondu
frondaison élémentaire
fugitifs
Furia créa duo
Fusion noire

G

Genre normé ( de Novella Bonelli Bassano )
glace
gorge se perce
grandeur et dénuement
Gravir marche après marche et surplomber le monde
Grothendieck

H

haïku – nothomb
Haïkus express fondus
han xin
harpe étique
harpies
hasta
Hé, mec, on sonne et sème.
Histoire du gars cogné
Holorimes préélectorales
Hombre de hielo
Homophonies (poteries)
Huy
hydrea

I

Idée internée ( de Novella Bonelli Bassano )
il bigollo
il bravo
Il n’a pas désiré
Intense
Independance Covfefe
Isocélisme (poteries)

J

j’ai regardé l’eau
jeudi
Jeux sur les digrammes
Jeux sur les lettres (poteries)
Jeux sur les mots (poteries)
Josette Audin
jour de pluie

L

La boule qui fond
La bréhaigne
La chanson de Coronaonne
La cigale et la fourmi
La clé
La concordance des temps
la corde à sauter
La cotte est en loques
la coupe sauvage
la crémation du don
La désillusion du missionnaire
la double bête 1
La double bête 2
La double bête 3
La forêt
La fourmi
L’agoraphobe et le saint homme
l’agreste et la mite
la huitième plaie
Lai mordoré
la maman que je voudrais
la maison
la mer
lame : tueur facial
la mélodie court
La mort vaincue
L’amour meurtrier
lampe au loin
La plume et le plomb
la poésie
la porte
La réconciliation
La rivière
La ronde : avril 2016      (de Jean-Pierre Boureux )
La ronde : décembre (d’Elise Lamiscarre)
La ronde : janvier 2017 (d’Elise)
La ronde : janvier 2018 (de Jean-Pierre Boureux )
La ronde, janvier 2019 (d’Hélène Verdier)
La ronde : juin 2017 (de Guy Deflaux)
La ronde : mai (de Quotiriens)
La ronde, mai 2019 (De Dominique Hasselmann)
La ronde : mars 2017  (de Céline Gouël)
La ronde : novembre 2016 (de Franck Bladiou)
La ronde, octobre 2019 (de Franck Bladiou)
La ronde : septembre 2018 (de Jean-Pierre Boureux)
La ronde de mai
La ronde du 15 mars 2015 : Jeu  (d’Hélène Verdier)
La rose et l’odeur
La ruée en masse
La sirène a chanté pour l’anabolisé
Lassitude, sale pays
L’ascension
L’astéroïde 184878
La tache rouge
La transposition de Dora
l’attendrissement
La valise ou la vie
La valise croisée
Lavande et Zygène
La Vertu vaincue par le Vice
L’aveu futur
la virée
L’avocate et le tyran
L’e
Le baiser du marin
le bateleur
Le beau baroud (Bernard Maréchal)
Le bel annihilé
Le bon accueil
le caillou blanc
Le chemin bleu
le cheval
Le cheval rouge
Le complice du pire
Le cuistot de la caserne rue Cornélie Gémond
le départ d’un ami
le dernier jour
Le détonnant
Le diable qui voulait chanter
le doc lit
Le dol à Dole
le double vé
le doux-amer
le droit d’être un enfant
le flambeau
Le G20, la sauvagine
le jeu de la nuit
le jeu de la mer
Le jeune prince et la jeune princesse
Le joyeux bariolage
le ko persan
L’empreinte secrète
Le mur de la vie
le mur d’en face
le musicien s’éveille
Le mystère de Saint Ignace
L’enfant de la forêt
le nouveau maître
l’entrée en scène
Le Pataméride rencontre l’Oulipien de l’année
Le pêcheur à la ligne
Le peuple de la vieille dame
le planeur
le poète doit mourir
Le point bleu
Le rêve
Le sang des plumes
Les cendres de la nuit
les contrebandiers
Les corbeaux et la renarde
Les cris de Paris
Le sens de l’absence
les grands et les petits
Les intérêts des uns sont la perte des autres
Les livres que nul n’a écrits
Le soleil
Le sonnet 130
les péchés capitaux
les perles de ton collier
l’espoir
Le squelette dans la valise
Les souvenirs d’une mère
Les tresses de Gef
l’été
le temps
Le temps s’est arrêté
L’éternelle rencontre
L’éthique et la contrainte
le toit

Le tour du monde du commerçant drogué
l’homme étrange
Libération
Liberté, égalité, fraternité (d’Annie Hupé)
l’infirmière
Lipogrammes (poteries)
Lipoméride (poteries)
L’O, bohème amoureux
L’oiseau
l’oiseau
L’oiseau à gueule
L’oiseau de glace
l’ombelle
L’Ouest
lueur

M

Ma biche, allons voir [Gadji, paxez, qu’y tweeta freak]
ma démesure made me sure
manga amer
mariage pour tous
Ma rivière
m’as à manger
Ma suite en viager
maurice à l’aube
Mayo pourrit diots
Médailles
Méditation circulaire
Mes livres inécrits, est-ce vide ? Nenni.
monocycle
Mon bisness
Mon explication de vote
moto
Morale pour bistrot
mots d’enfants
Mumuse avec Bébert

N

naissance
né damné ? allons !
Neige
neige
Niagaresque gratulation
Nostradamus n’est pas dans les rêves des ogres
nudité
Nuit lourde

O

O bel or
Ode à l’a
Odécaphonisme (poteries)
O ghat jadis gris
Oh vite la revoir
Oiseaux évanouis
Ombres
onze novembre
Ornements désagrégés ( de Novella Bonelli Bassano )
Oulipismes²
Outrée mie face au lacis

P

palindromes
Palindromes (poteries)
palindromes-express
Pangramme pour écrivain manchot
par carte bleue
Partage
passage
passé passé (suite)
passer la mer
Pataméride
pâte à papier
pauvre absente à Dora
Pauvre poète
Peinture à l’eau
Penché, ne retrouve aucun attaché-case
Perec = 80
Perry-Salkow
petite belette
Petit Golgotha élémentaire
Pierreries
Pierrot pleurait
Place nette
Pleine vie
Poésie : l’or faste glisse
Pondérer. Le mal décaler. Secouer les âmes. (Novella Bonelli Bassano)
Portrait en anagramme
Positiméride
Pour le retour de la liste Oulipo
princesse offerte au dieu marin
PV détonnant

Q

Quand un dieu vint trouver une nymphe rebelle
Que le présent soit beau
Quelques éléments
quenine d’un jeudi
quatre-san-ku
qu’a trône assis ?
qu’au vide disent neuf
Quinze

R

radiance
Radium à Dora
Raymond Queneau penche sa valise
Recette de chef ( de Bernard Maréchal )
reculer
renga de rupture
Renversement
Retirement Rhyme
revenir, étreindre, rêver
Réverbère ( d’Emmanuel Glais )
Rhèmes de l’invisible
Rien ( de Novella Bonelli Bassano )
Rimbaud futur
rime milliardaire, ville ruinée
rire d’acrodora
Rire ouvre marges
Ris ?
Rompt ? Plie ?
rond point
Rupture

S

saamiya
Salaam
Sa liasse saisie
Sankulipo
Sar sert, Sire, sort sûr.
scialet
semée au loin
Sérendipité
Silence
Silence à Montparnasse
si vous parlez le mandarin
Smog
soir avec gong
Solides de Platon : le cube
Solides de Platon : le dodécaèdre
Solides de Platon : le tétraèdre
Solides de Platon : l’icosaèdre
Solides de Platon : l’octaèdre
solitude
Sombre
Sonate à Bell-Meucci
Sonate des vents
Sonate quatorzine
SOS au bistrot
sous le sable
sous l’horizon
Suite berlinoise 1 Linden 2 Insel 3 Einsinken 4 Mutter 5 Gedenkstätte 6 Oberbaum
sur la rose et le réséda
sur son erre

T

Tarentelle
Tautavent (poteries)
Tendre la main
Terre
testament
théorème de l’invisible
Tire-bouchon
Topor à Porto
tougoudouxgoudous
Toxilde
Trace libre
tradition
Trafalgar à Panama
traits d’union
transgression pour elle et moi
transports
traverse la neige
Traverse, bergère
Trois amis
Trois speciwomen de moèpes maritaires
trouble désintégratif
Twilipo (poteries)

U

un aven
Un chemin
un fait banal
une fourmi
Une journée à Boueilho-Lasque
Une Marseillaise harmonique
Une pluie de bergeries
Une scraboule de neige traverse la terre
Une semaine bien remplie
Une soirée particulière
Un jugement médiéval
Un prélat trapu
un secret
Un shoot très fort
un vagabond

V

vaches de plomb
vague d’argent
Valise
Va Lise
Valise de style
Varlope et Trusquin
vel d’hiv
vent sauvage
Vers terrestres (de Timothy Adès)
Vingt-un
Visite à la paroisse
Vœu de l’irrationnel
Voix, grandes eaux
Voyelles capitales

W

W ou le Septuor dément

Z

zèle des exécuteurs
Zodianku (poteries)