Catégories
Uncategorized

Pataméride – Phalle

Le Pataméride, projet d’un an, démarre le 1er mai 2019. Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride le zodianku et le Sankulipo, et fait l’objet d’une parution quotidienne sur ce site et sur twitter. Il se base sur le calendrier pataphysique inspiré par Alfred Jarry. Chaque jour paraît un haïku suivant la contrainte du beau présent : il ne comporte que les lettres du nom donné au jour considéré par le calendrier adopté par le Collège de ‘Pataphysique. Si la contrainte ne l’impose pas, placer toutes les lettres est un surcroît d’élégance souvent recherché. On trouvera sur une page séparée la version du calendrier conforme à l’original, utilisée pour ce travail.

On trouvera ici les haïkus quotidiens du mois de Phalle.

11 août – 1er Phalle – S. Chibre, planton.

Noir le scarabée,
Chocolat le hanneton,
Bai le perce-oreille.

( Bernard Maréchal )

12 août – 2 Phalle – Se Ruth, zélatrice.

La terre se creuse.
Le tueur hilare cache
Treize autres cercueils.

13 août – 3 Phalle – S. Zebb, passe-partout.

Stop! pur zèbre arabe !
Beau sauteur, pattes au top,
robe raturée.

( Annie Hupé )

14 août – 4 Phalle – S. Mnester, confesseur.

Comme cette femme
Te mène, monstre cornu !
Tu meurs sous son feu.

15 août – 5 Phalle – Assomption de Se Messaline.

On pesa son âme.
Elle était si désolée,
L’Eden s’étiola.

16 août – 6 Phalle – Penis angelicus.

Agnus nullius,
Nisi canes in aula,
Agnus lupinus.

Traduction littérale :

L’agneau de personne,
Aucuns chiens en bergerie ?
C’est l’agneau du loup.

Traduction en beau présent :

Agneau esseulé,
Nul épagneul ne l’épaule :
Canaille le guigne.

( Bernard Maréchal )

17 août – 7 phalle – S. Patrobas, pompier.

Ris petit rosier,
embrase âme, ombre et matière,
tristesse m’abîme

( Annie Hupé )

18 août – 8 phalle – Se Léda, ajusteuse.

Tu t’étales seul,
Jeté. Du sel et de l’eau
Te lasse le jeu.

19 août – 9 phalle – S. Godemiché, économe.

Ni chemin, ni signes.
De ces cimes enneigées,
Domine ce monde.

20 août – 10 phalle – Se Nitouche, orante.

Au soir tu es roi,
Troussant saintes et sorcières.
Aurore est ta chute.

21 août – 11 phalle – Se Lèchefrite, botteuse.

Elle sort, heureuse.
Cille, fleuri, l’oeil où brille
Ce reflet rebelle.

22 août – 12 phalle – Se Andouille, amphibologue.

Sous la lampe à huile,
Le beau hâle du pain bis,
L’oignon, l’opinel.

23 août – 13 phalle – Se Bitre, ouvreuse, et S. Etalon, couvreur.

La crinière au vent,
Inverse le noir, le blanc,
Le clos et l’ouvert.

24 août – 14 phalle – Bataille de Morsang.

Baigne dans son sang.
Est-il d’islam ? nègre ? gai ?
Mérite son sort.

25 août – 15 phalle – Mort de Dionysos, surhomme.

Ordre des Monsieurs :
Tout mythe doit être ôté
Des rimes et thèses.

26 août – 16 phalle – Nat. de S. Vibescu, pohète, et Commémoration de S. Cuculine d’Ancône.

Naître, découvrir,
Bâtir, plier, chavirer,
Déserter, mourir.

27 août – 17 phalle – Se Gallinacée, cocotte.

L’ange et la cigogne
Sillonnent le ciel glacé.
Le songe s’allonge.

28 août – 18 phalle – S. Lingam, bouche-trou.

À gauche, le cœur.
En haut, la bouche rieuse.
Saute, mon bonhomme !

29 août – 19 phalle – S. Prélote, capucin.

Autour, le tonnerre,
L’acier, l’estoc, la rapine.
Ici, nos caresses.

30 août – 20 phalle – S. Pie VIII, navigant.

Sa vie enneigée
Passe. Ni signes ni teintes.
Sasse envies éteintes.

31 août – 21 phalle – S. Erbrand, polytechnicien.

En chienne loyale,
À l’ordre, donne sa patte.
Son oeil épris brille.

1er septembre – 22 phalle – S. Dragonne, pyrophage.

Happons nos sodas.
On a pas gagné de ronds :
On payera pas.

2 septembre – 23 phalle – S. Lazare, gare.

Le zèle se lasse.
Elle sasse sa galère.
La rage l’égare.

3 septembre – 24 phalle – Se Orchidée, aumonière.

saumon cru sans sauce
chou romanesco, amandes
chicorée en crème

( Annie Hupé )

4 septembre – 25 phalle – Nativité apparente d’Artaud le Momo.

Mortel météore,
Antonin vrilla le monde.
Vandale lumière.

5 septembre – 26 phalle – Disparition de l’Ancien Breughel, incendiaire.

Sous la chape lourde
Nous regardons le soleil.
Tout basculera.

6 septembre – 27 phalle – S. Priape, franc-tireur.

Retentit un rire
Et ces prêtres effarés
Prièrent Satan.

7 septembre – 28 phalle – Transfixion de Se Messaline.

Le sexe transi,
Il s’enferme en sa retraite,
Dominant le monde.

Catégories
Uncategorized

Pataméride – Tatane

rution quotidienne sur ce site et sur twitter. Il se base sur le calendrier pataphysique inspiré par Alfred Jarry. Chaque jour paraît un haïku suivant la contrainte du beau présent : il ne comporte que les lettres du nom donné au jour considéré par le calendrier adopté par le Collège de ‘Pataphysique. Si la contrainte ne l’impose pas, placer toutes les lettres est un surcroît d’élégance souvent recherché. On trouvera sur une page séparée la version du calendrier conforme à l’original, utilisée pour ce travail.

On trouvera ici les haïkus quotidiens du mois de Tatane.

14 juillet – 1er Tatane – Fête du P. Ubu.

Député futé
Fut fêté. Dette fut tue…
Pute fut butée.

15 juillet – 2 Tatane – Commémoration du P. Ebé.

A beau crier « Droit ! »
Empire « Idiot ! » mettra nom.
Ou : « Pour roi trône urne ».

(acronyme : ABCDEIMNOPRTU, liste alphabétique des lettres du nom du jour)

16 juillet – 3 Tatane – Se Crapule, puriste, et S. Fantomas, archange.

l’homme est fait pour croire
l’animal pour ignorer
le sang pour couler

17 juillet – 4 Tatane – Ascension du Mouchard, statisticien, psychiatre et policier.

Pur était l’idiot,
Chaude la main caresseuse,
Soyeuse l’étreinte.

18 juillet – 5 Tatane – S. Arsouille, patricien.

Le pain, le couteau.
Soupe où tourne la cuillère.
C’est le soir. On rit.

19 juillet – 6 Tatane – SS. Robot et Cornard, citoyens.

Décès correct : rien
n’accrédite actes barbares
ni atrocités.

( Annie Hupé – Ecrit en écho à la mort de Lakhdar Bey à Chambéry )

20 juillet – 7 Tatane – S. Biribi, taulier.

serre aussi la bielle,
l’arbre, l’essieu, le tueur
est lié au treuil

( Annie Hupé )

21 juillet – 8 Tatane – Susception du Croc à Merdre.

Un idiot passait
Sur cette route poudreuse.
Nos armes se turent.

22 juillet – 9 Tatane – SS. Ecrase-Merdre, sectateurs.

M’est astre ce mur.
Cette rue est ma demeure
Et ma mer secrète.

23 juillet – 10 Tatane – SS. Pieds Nickelés, trinité.

Le serpent stressé
Et le teckel de Perec
Désertent le ciel.

( Bernard Maréchal )

24 juillet – 11 Tatane – SSes Canicule et Canule, jouvencelles.

Jeunesse joviale
souviens-t’en, nous enjolive
juin, juillet et août.

( Annie Hupé )

25 juillet – 12 Tatane – SS. Cannibales, philanthropes.

Ariane et Thésée
échappent à l’appétit
bestial. Ô cornes !

( Annie Hupé )

26 juillet – 13 Tatane – S. Dada, prophète.

Ode, drap de prose
Hôtesse de rose et d’or
Rôde. Essart de phrases

( Hussarde )

27 juillet – 14 Tatane – Se Anne, Pèlerine énergumène.

L’asperge alanguie,
Ménélas au lupanar
Guigne une sirène.

( Bernard Maréchal )

28 juillet – 15 Tatane – Procession aux Phynances.

Son sari s’irise,
Soyeux, sur sa chair nacrée.
Soucieuse, soupire.

29 juillet – 16 Tatane – Transfig. de S. V. van Gogh, transmutateur.

Noir, un astre immense
dévore sa vie fuguée.
Éden étranger.

( Annie Hupé )

30 juillet – 17 Tatane – Se Flamberge, voyante.

Affréter la barge
y entrer sans embarras
s’en aller affable

voyage amont est amer
voyage aval est mortel

transversal, mensonge.
Besogne à tâtons sans blâme
semblable à ton sang.

( Annie Hupé )

31 juillet – 18 Tatane – S. Trou, chauffeur.

Tu sors face au feu.
Tu es fauché, tu te couches.
Tu es effacé.

1er août – 19 Tatane – Se Taloche, matrone

L’homme marche encore,
Lance sa canne et s’acharne.
À l’arrêt, la mort.

2 août – 20 Tatane – S. Tiberge, frère quêteur.

Fier berger étique,
quitte tes brusques fureurs.
Bref, que tu irrites !

( Annie Hupé )

3 août – 21 Tatane – SS. Cartoblepas, lord, et Anoblepas, amiral.

Lord ! Amiral ! Donc
ôtons ici nos mots ronds
mal inscrits, pas clos

( Annie Hupé )

4 août – 22 Tatane – Ubu ès liens.

Belle, sinueuse,
Une îlienne sensuelle
Se blesse, s’enlise.

5 août – 23 Tatane – S. Pissembock, oncle.

Il pose son kil.
Il somnole, son poil colle.
Il pèse son plomb.

6 août – 24 Tatane – S. Pissedoux, caporal des hommes libres.

Le saxo déchire
De ses bémols chaloupés
Les couples dépris.

7 août – 25 Tatane – S. Panurge, moraliste.

Toutes, il les trousse.
Sa morale élémentaire
amnistie la plaie.

( Annie Hupé )

8 août – 26 Tatane – S. Glé, neurologue-aliéniste.

À la longue, il gagne ;
aigri, l’isolé s’éteint,
ligoté sans lutte.

( Annie Hupé )

9 août – 27 Tatane – S. Pistolet à Merdre, jubilaire.

Armes. Tirs d’obus.
Balle : bijou mâle, itou ?
Sable. Dis, dors-tu ?

( séquence vocalique AEIOU… )

10 août – 28 Tatane – Nativité de S. Bruggle.

Se vêtir d’un linge,
Brûler le livre très saint
Détruire le Graal.

Catégories
Uncategorized

Pataméride – Gidouille

Le Pataméride, projet d’un an, démarre le 1er mai 2019. Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride le zodianku et le Sankulipo, et fait l’objet d’une parution quotidienne sur ce site et sur twitter. Il se base sur le calendrier pataphysique inspiré par Alfred Jarry. Chaque jour paraît un haïku suivant la contrainte du beau présent : il ne comporte que les lettres du nom donné au jour considéré par le calendrier adopté par le Collège de ‘Pataphysique. Si la contrainte ne l’impose pas, placer toutes les lettres est un surcroît d’élégance souvent recherché. On trouvera sur une page séparée la version du calendrier conforme à l’original, utilisée pour ce travail.

On trouvera ici les haïkus quotidiens du mois de Gidouille.

15 juin – 1er Gidouille – Se Bouzine, esprit.

Ironisez : soit
un sentier boisé, posez
un piéton béni

(Annie Hupé  : 1ère strophe d’un triptyque à retrouver en intégralité dans les variantes)

16 juin – 2 Gidouille – S. Lucullus, amateur (Bloomsday)

Su l’us, lu l’usus : Luc
Trama meurtre, tua mère.
Mollo, boy sado !

(beaux présents séparés sur les trois parties de la source)

17 juin – 3 Gidouille – Se Dondon, amazone.

dansons nos édens
adossés à des années
de mondes nomades

(Annie Hupé)

18 juin – 4 Gidouille – Se Tripe, républicaine.

ces alliés patients
sculpteur et peintre butinent
les élans sans crainte

ni éclipse, ni censure
ni ennui ne les ternissent

(Annie Hupé)

19 juin – 5 Gidouille – S. Ugolin, mansuet.

Au loin sous ton aile
Aigle somnole un sillon
Où tu suis le sang

20 juin – 6 Gidouille – S. Dieu, retraité.

Tu ris de détresse,
Artiste au rideau tiré.
Désir de détruire.

21 juin – 7 Gidouille – S. Bébé Toutout, évangéliste.

La nuit. Sans bougie,
Sans assiette, sans valise.
Son logis : le sol.

22 juin – 8 Gidouille – Se Boudouille, bayadère.

Ordolibéral
Redébordélisera
Bioaérosols

( toute ressemblance avec une propagande électorale est fortuite et non revendiquée par l’auteur )

23 juin – 9 Gidouille – Se Outre, psychiatre.

prose ou poésie
choisis tes phrases précises
car ta source est proche

(Annie Hupé)

24 juin – 10 Gidouille – S. Boudin, recteur.

Désir obstiné
De briser ces nœuds bénis.
Rire et terreur noire.

25 juin – 11 Gidouille – Sacre de Talou VII, empr. du Ponukélé.

Dédale secret.
Lacérante mélopée
d’un doute érodé.

( extrait du poème « Pondérer. Le mal décaler. Secouer les âmes. » de Novella Bonelli Bassano )

26 juin – 12 Gidouille – Se Confiture, dévote, et Se Cliche, donatrice.

Violent ou câlin ?
Déchiffrer est difficile,
Alors on s’enfuit.

27 juin – 13 Gidouille – SS. Intestins, conseillers intimes

L’osé ! tire Mère.
Sors, noir ! Ici, rions. Rose
Remérite sol.

( palindrome )

28 juin – 14 Gidouille – S. Colon, artilleur.

Le soc, le ciseau,
La truelle, le saloir ?
Nul n’en sait user.

29 juin – 15 Gidouille – Se Giborgne, vénérable.

SES VOIES

En rêve se venge.
La belle sirène ailée.
Ses envies sans genre.

Sans règles vibre sa gorge.
Sans vergogne se libère.

Les ogres bannis.
Songe à ses riens, à la vie.
Reboise les sens.

( Novella Bonelli Bassano  )

30 juin – 16 Gidouille – S. Inventaire, poète.

Prévert averti
Ernst tenta son inventaire :
sept pavots trois pierres

(Annie Hupé)

1er juillet – 17 Gidouille – Se Femelle, technicienne.

Le chef, lentement,
Mène ces têtes fêlées
En sentes célestes.

( monovocalisme )

2 juillet – 18 Gidouille – Visitation de Mère Ubu.

Au monde inversé,
Tout remords anéanti,
Demeure ubuntu.

3 juillet – 19 Gidouille – S. Sein, tautologue

L’agnel sitôt nu,
L’ange tint louanges. Sion
Tua gentils : oust !

( séquence vocalique a -> e -> i -> o -> u -> a … )

4 juillet – 20 Gidouille – S. Périnée, zélateur.

Parents esseulés,
Pleurez assis en l’asile.
Nul rire ne reste.

5 juillet – 21 Gidouille – S. Spéculum, confesseur

Mesurons les fleurs.
Pesons le pollen, les plumes.
Corrélons l’éros.

6 juillet – 22 Gidouille – Fête de Gidouille.

Tel le doigt du fou,
Te guide où gèle le feu
L’utile. Ô dégoût.

7 juillet – 23 Gidouille – S. Ombilic, gymnosophiste.

Glisse, lentement.
S’ estompent les symphonies.
Émotions, glycines.

Son bois. Limbe. Long soleil.
Tombent les mythologies.

( Novella Bonelli Bassano  )

8 juillet – 24 Gidouille – S. Gris-gris, ventre.

Grisette éreintée,
Terne sirène t’éteint.
Vis. Résiste. Règne.

9 juillet – 25 Gidouille – S. Bouffre, pontife.

reboire une pinte
bouffer œuf et bœuf, péter,
bref se putréfier

(Annie Hupé)

10 juillet – 26 Gidouille – Se Goulache, odalisque.

Qu’à la gouache, à l’huile,
Saisisse à cuisse la houle,
À cou l’algue douce.

11 juillet – 27 Gidouille – Se Gandouse, hygiéniste.

Honteuse agonie
D’ange tutoyant Satan !
Nuit d’os et de sang !

12 juillet – 28 Gidouille – Poche du P. Ubu.

D’où ce choc ? Ce coup ?
Hop ! Du bec, coucou pêchu
Chope puce ou pou.

13 juillet – 29 Gidouille – Nom d’Ubu.

Bonobo ? un mou !
– Non ! Don du bond ! No bobo.
– Doudou ! Bu ? Dodo …

Catégories
Uncategorized

Pataméride – Merdre

Le Pataméride, projet d’un an, démarre le 1er mai 2019. Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride le zodianku et le Sankulipo, et fait l’objet d’une parution quotidienne sur ce site et sur twitter. Il se base sur le calendrier pataphysique inspiré par Alfred Jarry. Chaque jour paraît un haïku suivant la contrainte du beau présent : il ne comporte que les lettres du nom donné au jour considéré par le calendrier adopté par le Collège de ‘Pataphysique. Si la contrainte ne l’impose pas, placer toutes les lettres est un surcroît d’élégance souvent recherché. On trouvera sur une page séparée la version du calendrier conforme à l’original, utilisée pour ce travail.

On trouvera ici les haïkus quotidiens du mois de Merdre.

18 mai – 1er Merdre – Accouchement de Se Jeanne, papesse

Couché sous un chêne
Un poète éméché joue.
Son chant est démence.

19 mai – 2 Merdre – Le moutardier du pape.

Pour tout idéal
Il a l’empire du rut,
Le rire et la mort.

20 mai – 3 Merdre – S. Siège, sous-pape.

Ageasse, posée,
Au gué puise eau, puis s’apaise.
Sage oiseau pépie.

21 mai – 4 Merdre – Nativ. de S. H. Rousseau, douanier.

      Détourne sans honte
      Ta sordide destinée
      Vers un noir serein

( isocélisme )

22 mai – 5 Merdre – S. Crouducul, troupier.

Il porte le corps
Poilu du roi supplicié,
Ce prêtre stupide.

23 mai – 6 Merdre – S. Cucufat, mécène

cet amant me ment
écumant tu me menaces
ma faute m’enfête

(deuxième volet d’un triptyque d’ Annie Hupé )

24 mai – 7 Merdre – Nativ. de Mr Plume, propriétaire.

Le potier pétrit.
Lourde terre maternelle.
Le tour virevolte.

25 mai – 8 Merdre – Cocuage de M. le P. Ubu.

Du puceau goulu
La dame a blagué le galbe.
Déçu, l’égo mâle.

26 mai – 9 Merdre – Vidange

Diane va, naïve.
Devine génie en nage :
 » Indigne gandin ! « 

27 mai – 10 Merdre – S. Barbapoux, amant

marmots ou mourants
partout murmurons amour
sans barons brutaux

(troisième volet d’un triptyque d’ Annie Hupé )

28 mai – 11 Merdre – S. Memnon, vidangeur.

Navire dérive
Sur une vague amoureuse
Vers d’ivres mirages

29 mai – 12 Merdre – SSes Miches, catéchumènes.

Chat n’aima ta sauce.
Taché, à ta main, suça
Tian : « smac ! » à château.

(haïku anagrammatique)

30 mai – 13 Merdre – Se Lunette, solitaire.

essaie, seule, essaie
la lune, elle aussi est seule
et l’orient lointain

( Annie Hupé )

31 mai – 14 Merdre – S. Sphincter, profès.

Chiffres serpentins
Froissent nos esprits étroits
Noire théorie

1er juin – 15 Merdre – SS. Serpents d’airain.

Passé terne. Sien.
Tant ses idées s’entassaient !
Pensant, attendait.

( extrait d’un double tanka « Rien » de Novella Bonelli Bassano )

2 juin – 16 Merdre – Nativ de S. Donatien A. François.

Tes idées d’enfant
inondaient de fantaisie
tes rêves dorés.

( extrait du poème « Idée internée » de Novella Bonelli Bassano )

3 juin – 17 merdre – S. Woland, professeur.

peul ou andalou
parle wolof, danse un slow
le peuple répond

(Annie Hupé )

4 juin – 18 merdre – S. Anal, cordelier, et Se Foire, anagogue.

De forêts, Al, cor
Délié, a naguère, à gué,
Relié rets à gord.

(Beau présent digrammatique : chaque couple de lettres successives figure dans le nom du jour. Contrainte due à Gilles Esposito-Farèse)

5 juin – 19 merdre – Se Fétatoire, super.

Tu as fait ta fière,
Refusé pot-au-feu, soupe…
Te reste os pourri.

6 juin – 20 merdre – Se Colombine, expurgée.

Le soleil implose.
Erre, son ego usé.
Inconsolé.e., seul.e.

( extrait du poème « Genre normé » de Novella Bonelli Bassano )

7 juin – 21 merdre – Se Pyrotechnie, illuminée.

Semence de gemmes,
Les repères de l’éther
En cercle te mènent.

(monovocalisme)

9 juin – 23 merdre – Interprétation de l’Umour.

Du maître a paru
Au détour d’un rire morne
L’amour immolé

10 juin – 24 merdre – Se Purge, sage-femme.

Muse a refusé
Au mage, par sa parure
Ému, grappe mûre.

11 juin – 25 merdre – Apparition d’Ubu Roi.

Au bord du ponton,
Un barbu rit, titubant.
Boit au pot au noir.

12 juin – 26 merdre – Se Barbaque, naïade.

Une reine, au bain,
D’un eunuque désira
Subir rude ardeur.

13 juin – 27 merdre – SS. Courts et Longs, gendarmes

Un réel sans nom.
La tourmentent ses démons.
Mots. Langue ou langage ?

( extrait du poème « Ornements désagrégés » de Novella Bonelli Bassano )

14 juin – 28 merdre – S. Raca, cagot.

Crocs, toc ! Garrot, tac !
Gars rossa castrat rasta.
Sot : star à oscar !

Catégories
Uncategorized

Pataméride – Palotin

Le Pataméride, projet d’un an, démarre le 1er mai 2019. Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride le zodianku et le Sankulipo, et fait l’objet d’une parution quotidienne sur ce site et sur twitter. Il se base sur le calendrier pataphysique inspiré par Alfred Jarry. Chaque jour paraît un haïku suivant la contrainte du beau présent : il ne comporte que les lettres du nom donné au jour considéré par le calendrier adopté par le Collège de ‘Pataphysique. Si la contrainte ne l’impose pas, placer toutes les lettres est un surcroît d’élégance souvent recherché. On trouvera sur une page séparée la version du calendrier conforme à l’original, utilisée pour ce travail.

On trouvera ici les haïkus quotidiens du mois de Palotin.

2020

20 avril – 1er palotin – SS. Crocodiles, crocodiles.

Le cèdre de l’île
Se dresse, orlé de soleil.
Ce soir rôde Éros .

21 avril – 2 palotin – Fête des écluses.

Fluette tu flûtes
Et des déesses tu cèles
Le sel et le feu.

22 avril – 3 palotin – SS. Trolls, pantins.

Partisan sans loi.
Son tir arrosa l’or roi.
Son sort ? Tâta pal.

23 avril – 4 palotin – Se Suzanne Calvin, docteur.

Odeur des luzernes
Récoltées au vent du sud.
Torride soleil.

24 avril – 5 palotin – Se Poignée, veuve, et Se Jutte, recluse.

Légers nous volions.
Stupeur : nocturne cloison
Grignote nos joies.

25 avril – 6 palotin – Se Oneille, gourgandine.

La laine à l’aiguille,
La gueuse songe, engelée,
Au rire de l’aigle.

26 avril – 7 palotin – S. Fénéon ès Liens.

On sonne, elle file.
En elle le sens s’effile.
Folle, elle s’isole.

27 avril – 8 palotin – S. Bougrelas, prince.

Nubile, l’a prise.
Cigogne, a brisé son aile.
Pure, l’a noircie.

28 avril – 9 palotin – SS. Boleslas et Ladislas, polonais.

Il boit le soleil.
Dans son œil païen, splendide,
L’étoile des diables.

29 avril – 10 palotin – S. Forficule, Barnabite.

La baise, le foutre !
Le cul, la bite, le con !
Et l’enfant riait !

30 avril – 11 palotin – Explosion du Palotin.

Un an a passé
De textes en Oulipo
Le Pata s’éteint

Le 30 avril, dernier jour du cycle d’un an du Pataméride, a été fêté par l’envoie de poèmes par les amis Oulipotes. On trouvera ces textes sur la page principale du Pataméride.

2019

1er mai – 12 Palotin – Réprobation du travail

L’idole dorée
Te boit, dévore œil et ventre.
Riante, t’oublie.

2 mai – 13 Palotin – Esquive de S. Léonard (de V.), illusionniste

Sous l’œil des touristes,
Lisa quittera la toile,
Laissant Louvre vide.

( Bernard Maréchal )

3 mai – 14 Palotin – S. Équivoque, sans-culotte

Ils ont vu cinq èves
Enlacées au vent salin
En un viol céleste.

4 mai – 15 Palotin – Adoration du pal

Paroi d’or poli :
Pourtour pour l’anodin trou
Où l’on doit pourrir.

5 mai – 16 Palotin – Déploration de S. Achras, éleveur de Polyèdres

Hors du rayon noir
Venu de l’œil du cyclope,
Nous vivrons sans crainte.

6 mai – 17 Palotin – S. Macrotatoure, caudataire

Ce dieu, mort de rire,
Sort du Sacré Merdrier,
Décidé à mordre.

7 mai – 18 Palotin – Canotage

Gente nonne en cage,
Conte à ton ange étonné
Ta noce géante.

8 mai – 19 Palotin – Occultation de S. Gauguin, océanide

Un doigt de son gant
Enlace le cou docile
L’instant d’un silence

9 mai – 20 Palotin – S. Ti Belot, séide

L’idiote Sissi,
ses toilettes de déesse,
ses belles sottises.

( Bernard Maréchal )

10 mai – 21 Palotin – Occultation de S. Mce le Dr Sandomir

Du monde la roue
Tourne tourne sans sortir
De la souricière

11 mai – 22 Palotin – SS. Palotins des Phynances

La polyphonie
Des capons et sycophantes
Sicle en ce pays.

12 mai – 23 Palotin – SS. Quatrezoneilles, Herdanpo, Mousched-Gogh, palotins

Quand le gaz de schiste
À la pompe apparaîtra,
L’oiseau rampera.

13 mai – 24 Palotin – Se Lumelle, écuyère

Les mûres sucrées
Sur l’écuelle essuyée.
Écume crémeuse

14 mai – 25 Palotin – SS. Potassons, acolythes

Passé le chalet,
Le layon s’élance en pente.
Lac… Lacets… Le col !

15 mai – 26 Palotin – Se Prétentaine, rosière

n’appartenir ni
à ta nation, à ton père
ni à ta prière

(premier volet d’un triptyque d’ Annie Hupé )

16 mai – 27 Palotin – S. Foin, coryphée

Ces chiffres, ce fric,
On s’y chiffonne, on s’y noie.
Non, rien n’y respire.

17 mai – 28 Palotin – Nativ. de S. Satie, Gd Parcier de l’Eglise d’Art

Parade grisante,
La cavalcade enivrante
Dérive vers l’est.

Catégories
Uncategorized

Journal 2021

<– 2020  —– Journal —– 2022 –>





16 décembre : Hier soir, à la longue autopromotion d’un cryptocandidat présidentiel, j’ai préféré la Grande Librairie :

Image

24 novembre :

Le compte à rebours
Lançons : dans dix ans serai
Un octogénaire

12 novembre : Cette date s’écrit encore 121121

Aujourd'hui nouveau verset de l'Ecclésiaste :

« Palindrome de palindromes, et tout est palindrome »

22 octobre : Centième anniversaire de Georges Brassens. Une anagramme :

Georges Brassens
brasse gros, gênés. 

21 octobre : On fête les 25 ans de la liste Oulipo ! Un petit poème :

L'oulipathe,
fol qui gratte
pour d'ingrates
souris, hâte
ou dilate
nos nuits mates.

L'Aulipote
va, qui trotte
sans fuir grottes.
Maudit vote,
Car qui note
Vaut bigotes.

L'Oulapite
fou sans gîte
croquant frites
doubla vite
sots qu'agite
souk à rites. 

Lire la page de ce texte

3 octobre : Épitaphe à un disparu loué par la République

Bandit réparé
Pendît à arbre
De tripe à  bran

18 septembre : Mort de Julos Beaucarne

Julos Beaucarne,
soûl à jeun, berça.

8 septembre : La Ballade damascène que j’avais écrite en 2014 a fait l’objet d’une magnifique interprétation musicale par Jacques Ponzio, que je viens d’ajouter sur la page du poème

31 juillet : Privé de réseau quelques heures par les intempéries au cœur des Alpes. Un HOG :

La foudre et la grêle 
Ramènent la préhistoire
Sans informatique

Heureusement il me reste
Mon bon téléphone

8 juillet : Seul de l’année où nous n’avons pu trouver de journée mondiale ou internationale, ce jour a été décrété « Journée du Mystère des Oulipotes » et a donné lieu à un riche ensemble de contributions à l’héméroméride. Vous les retrouverez sur la page dédiée.

24 juin : Valérie Pécresse se félicite du soutien de Nicolas Dupont-Aignan pour « faire barrage à cette gauche extrême »

contre le fascisme 
fut inventé
le pacte républicain

contre l'humanisme
est inventé
le pacte donaldtrumpien

8 juin : anniversaire de la mort de Robert Desnos, au camp de concentration de Theresienstadt le 8 juin 1945. En hommage, une primitive sur le nom du poète :

Grande ombre des retours diapre les endormis.

5 mai : Journée de mobilisation en soutien à la chercheuse Fariba Adelkhah, retenue en Iran depuis deux ans. Un Fib :

où
est
l'Iran ?
dans le fond
d'une geôle sombre
où la prière est venimeuse

15 mai : En Israël la poursuite d’une politique meurtrière, en France la condamnation par le président des attaques palestiniennes et non israéliennes, et l’interdiction par le ministre de l’intérieur des manifestations de soutien au peuple Palestinien. Un poème en réaction :

Ce qui aujourd'hui se passe en Israël
donne la claire mesure
de ce qu'est devenu le sionisme

J'ai un grand respect pour la religion Israélite
et un intérêt plein d'affection pour le peuple Juif, sa culture bien vivante et ses traditions préservées
mais je condamne le sionisme

Ce qui a pu sincèrement être pensé comme un mouvement de libération
comme l'aspiration à vivre dans un pays de paix et d'amour
comme un rempart contre le racisme antisémite et les agissements les plus noirs envers les Juifs
se présente maintenant comme une entreprise coloniale
comme ce qu'un président français a pu déclarer crime contre l'humanité
comme un régime d'apartheid
dans lequel un peuple entier est plongé dans le mépris l'humiliation et l'asservissement

Les dirigeants français ont édicté qu'être antisioniste
était une forme d'antisémitisme
Ils ont tort
Qu'ils m'emprisonnent s'ils le veulent
mais je condamne le sionisme

Le ministre de l'intérieur interdit
les manifestations à Paris contre les violences israéliennes
Il a tort
car l'histoire se souviendra
des yeux fermés de la France
Pour moi
je condamne le sionisme

Lire la page de ce texte

6 mai : Hier commémoration ( « et non pas célébration » ?? ) solennelle de la mort de Napoléon 1er.

Un jour Marx est né.
Même jour meurt Napoléon.
Macron l'honora.

( Inspiré par un article d'Arnaud Maïsetti « et tout le travail recommence » )

1er mai : Démarrage d’un nouveau projet d’un an prenant la suite du Positiméride, l’Héméroméride. Conçu par Bernard Maréchal, il se base sur la liste des journées mondiales.

23 avril : Le Positiméride prendra fin le 30 avril – 8 César, jour de Périclès. Vous pouvez contribuer à fêter ce jour en composant un petit poème formé de groupes de 8 syllabes, contenant chacune successivement l’une des 8 lettres de « Périclès » ?

Vous pouvez me le faire parvenir soit en utilisant la page contact de ce site, soit en le diffusant sur twitter avec le mot dièze #positiméride.

18 avril : J’ai signé la pétition lancée par ATD-Quart Monde pour demander que cette organisation continue de porter la vois des plus pauvres au CESE. Ceci accompagnait ma signature :

Dans les yeux du pauvre
Je contemple immense et bleu
L'océan de l'homme

13 avril : Mort du poète Bernard Noël. En beau présent :

le renard rebelle
ébranla la belle donne
le bon nard de l'erre

2 avril : Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Le texte ci-dessous répond au défi #1mot1haïku lancé par Floriane Austruy, avec aujourd’hui le mot « traverser » :

Clandestin, l'autiste,
À fond de cale oublié,
Traverse la vie.

1er avril : Après 5 ans de procès pour avoir secouru les migrants, Cécric Herrou est définitivement acquitté. Pour saluer son courage, un dystique anagrammatique :

Cédric Herrou : il est enfin acquitté ! 
Destin écorché ? Traqué ? Crie « Luit fin ! »

16 mars : Tandis que le transfert sur ce site de l’ensemble de l’ancien site talipo se poursuit, ce qui prendra du temps, aujourd’hui un premier texte nouveau est ajouté : « Empédocle », un sonnet irrationnel.

8 mars : Journée internationale des droits des femmes

Pour marquer la renaissance de Talipo sous des auspices aussi symboliques, le premier texte remis en ligne sur le nouveau site sera un poème écrit à l’occasion du 8 mars 2013, « Un jour la femme ? »

8 mars : Aujourd’hui talipo refleurit

Le site talipo est tombé dans un état de mort clinique en septembre 2020. Il reprend vie aujourd’hui sur cette nouvelle adresse. L’opération sera longue, combinant trois actions simultanées :

  • récupérer le contenu de l’ancien site (les lecteurs pressés en retrouveront une grande partie sur l’archive disponible ici )
  • mettre en ligne les textes rédigés depuis septembre
  • mettre en ligne au fur et à mesure les textes qui seront rédigés à partir d’aujourd’hui.

Merci d’avance pour votre patience !

8 mars : Renaissance de Talipo

quand l'arbre se meurt
le silence étreint le cœur
mais vit le poème

Une grande reconnaissance doit être manifestée au site « Internet Archive » dont l’action non lucrative d’archivage massif permet de réaliser le sauvetage d’un site parti à la dérive comme Talipo.

<– 2020  —– Journal —– 2022 –>

Catégories
Uncategorized

Journal 2020

<– 2019  —– Journal —– 2021 –>

29 mai : À Minneapolis, un homme noir, George Floyd, est mort il y a trois jours, étouffé par un policier. Un distique d’anagrammes :

A Minneapolis a vécu George Floyd
né vomi : la police y a fendu sa gorge.

et un haïku dans le cadre du défi « 1 mot 1 haïku » organisé sur twitter par Floriane Austruy :

Minneapolis
Paisible ville où l’on meurt
D’avoir la peau noire

1er mai : Lancement du Positiméride

Après le Pataméride, un nouveau projet d’un an démarrera le 1er mai.

Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride, le zodianku, le Sankulipo et le Pataméride.  Il se base sur le calendrier positiviste d’Auguste Comte. Chaque jour, sur ce site et sur twitter, paraît un texte suivant la contrainte suivante : Il s’agit d’écrire autant de syllabes que le nom honoré comporte de lettres, chaque syllabe devant contenir la lettre correspondante.
Ainsi, sur « Oulipo » (qui n’est pas dans la liste) on aurait pu écrire
MMMMMOh qu‘en l‘écrit peinons !
Si un nom est jugé trop court, on peut envisager de le répéter pour former un texte plus long. Ainsi, toujours sur « Oulipo » :
MMMMMPour un plaisir profond,
MMMMMOh qu’en l’écrit peinons !
MMMMML’on hurlerait parfois.
On peut consulter le calendrier positiviste au lien que voici. Notez que cette année 2020 étant bissextile, les jours où deux noms figurent nous utiliserons jusqu’en décembre celui inscrit en italiques.

Voici le premier positiméride :

1er mai – 10 César – Démosthène

« Donne-moi ton sang ta chair et ton cœur. »
Dru, démon osa toucher, pénétrer.
De femme trop sainte chut le manteau.

Ouvrir la page du Positiméride

1er mai : Fête des travailleurs

banderolle-evenement

30 avril – 11 palotin – Explosion du Palotin.

Un an a passé
De textes en Oulipo
Le Pata s’éteint

Pour le dernier jour d’existence du Pataméride tous ceux qui le désirent ont été invités à se joindre à la fête finale en composant un texte suivant, soit la contrainte du Beau présent en haïku, soit toute contrainte à son goût.

Voir les contributions à cette journée finale.

20 avril : Le Pataméride a terminé hier le mois de Clinamen. Retrouvant le mois de Palotin qui l’avait vu débuter le 1er mai 2019, nous abordons les 10 derniers jours de son aventure. Il prendra fin le 30 avril prochain, 11 palotin – Explosion du Palotin.

À cette occasion tous ceux qui le désirent sont invités à se joindre à la fête finale en composant un texte suivant, soit la contrainte du Beau présent en haïku, soit toute contrainte à son goût. Vous pouvez me l’adresser en utilisant la page contact.

29 mars : Belle absente adressée à une amie qui se bat contre le virus.

Splendeur des mots qu’un vers bref jette et, cher, nous grise,
De quelle affre imprévue est chargé ce jour bistre
Qui te chope et veut juguler de flammes beiges ?
Oh que fasse place aux jeux d’eau grave temps brun.
Qu’au joug, qu’au plomb ravi soit du chant frais cristal.

25 mars : Hier a été annoncée la mort d’Albert Uderzo.

Albert Uderzo :
Barde, l’ut ? – Zéro.

10 mars : Retour sur la soirée des Césars:

Qui sont ces gens ?

Que fait-on de la présomption d’innocence ?
Une grande intellectuelle obligée de dispenser son opinion sur le bien et le mal.
Qui sont ces gens ? Ils sont minuscules.
Il y a cette espèce de tribunal, de lynchage public que je trouve abominable.

Ainsi parlèrent les antidreyfusards au sujet de Zola et de ses sinistres complices. Ces derniers avaient, pour ses agissements contre le méprisable Dreyfus, honteusement attaqué le Colonel Henry, « ce serviteur héroïque des grands intérêts de l’État, ce grand homme d’honneur », et à travers lui la glorieuse armée française.

8 mars : journée internationale des droits des femmes.

le huit mars vous souvenez-vous
est le jour où les agresseurs
les souteneurs les exploiteurs
avec les féminins objets
qu’ils ont depuis toujours piégés
ont un ultime rendez-vous

le huit mars souvenez-vous-en
est jour où la fange se lève
où l’humiliation s’achève
et la loi des vieux malfaisants

du meurtrier sonnant défaite
le huit mars est un jour de fête

4 mars : Une tribune de journalistes et de nombreuses associations paraît pour protester contre le projet de contrôler les vidéos montrant les violences policières.

la huitième plaie

ils viennent armés et masqués
pour te mettre un genou à terre
te mutiler te faire taire
c’est l’homme qui est attaqué

ils viennent sans règle et sans frein
environnés de fumerolles
briser qui ose la parole
à coups de bottes dans les reins

ils viennent les êtres sans nom
sans visage et sans matricule
brandissant dans leur mandibule
de la junte le noir fanon

ils viennent les semeurs de peur
les préposés à l’extinction
raser espérance et passion
poser le joug de la torpeur

Voir la page de ce texte.

3 mars : On manifeste aujourd’hui après le passage en force de la loi retraite par le 49-3. Une petite chansonnette avant d’aller me joindre au cortège :

pirouette-cacahouette

3 mars : Aujourd’hui, 38e anniversaire de la mort de Georges Perec. Un ourobindrome-express :

le double vé

Le chat sur l’épaule,
Par le double vé
D’une griffe folle,
Son sceau vint graver.

Perec a lacéré.

Voir la page de ce texte.

2 mars : Des garde-côtes repoussent des migrants massés sur un canot, et tirent à balles réelles vers eux. Le même jour, un enfant est retrouvé mort lors du naufrage d’une autre embarcation. Ça se passe en Europe.

L’homme ?
Un élément statistique
Un danger
Un déchet

La détresse ?
Une abstraction
Une agression
Un crime

L’amour ?
Un lipogramme en e
Une inconséquence
Une maladie

L’État ?
Un absolu
Un idéal
Tout

2 mars : On annonce la sortie dans deux jours en librairie de « Sorel Éros », de Jacques Perry-Salkow et Frédéric Schmitter. C’est le plus long palindrome jamais écrit, avec 10001 caractères !

Sorel Éros…
Ô sors, réel,
Erres solo.

29 février : Le premier ministre fait irruption à l’Assemblée Nationale et dégaine le 49-3. Une anagramme :

Édouard Philippe,
hardi loup, pipe dé !

Autre anagramme suscitée par l’actualité :

César remis à Polanski :
ciné mis ko. SRAS a parlé.

14 février : Acquittement d’Aslı Erdoğan. Une anagramme :

Aslı Erdoğan
saigna de l’or

11 février : Mort de Claire Bretécher. Une anagramme :

Claire Bretécher :
Trace rêche, libre.

27 janvier : Un nouveau mois du Pataméride s’est écoulé, le mois de Décervelage.

du 29 décembre – 1er décervelage – S. Alaodine, virtuose.

Vient un soleil noir,
La terre vrille et s’entrouvre.
L’ordre est renversé.

jusqu’au 25 janvier – 28 décervelage – Repopulation.

On tait la terreur.
On porte une pierre plate.
Là, le trou : on entre.

24 janvier : Le monde s’inquiète d’une épidémie partie de Chine. Un distique anagrammatique :

L’épidémie du coronavirus
vise Macron, l’épi du dieu or.

21 janvier : 70 ans après la mort de George Orwell, un distique anagrammatique :

Le Grand Frère se souvient de George Orwell :
un wagon de l’ogre froid serre et verse le gel.

1er janvier : Que la contrainte vous soit douce

Que votre pêche soit bonne.
Qu’une mer douce et heureuse
Vous berce au fil de l’année.

Qu’au verger où court l’année
Cerise soit fraîche et bonne,
Cueilleuse vive et heureuse.

Que chanson folle et heureuse
A vos lèvres cette année
Fuse, et que chope soit bonne. 

<– 2019  —– Journal —– 2021 –>

Catégories
Uncategorized

Bienvenues 2020

Ci-dessous l’ensemble des bienvenues pour l’année 2020.

17 janvier TigreNo15153562 Vulcania63 tiwanakota bougonnette

( venir, politique, demain, autres )

Lorsque la Mort s’en vint, dans ses habits de cendre,
Politique, stratège, heuristicien, prélat
Ont perdu la parole, oublié de se vendre.
Alors Demain s’ouvrit, autre, et l’on se parla.

20 janvier phil_osifer

( canari )

Dans la cuisine un corps d’où le sang coule, épais.
Un canari, de faim tourmenté, s’égosille.
Du bruit s’importunant accourt la jeune fille.
Vite elle ouvre la cage et puis repart en paix.

22 janvier CalatrabaEric

( haïku )

le haïku scintille
comme la lame du sabre
lorsqu’il entre en toi
fulgure un déchirement
ta raison vacille
du vertige de l’amant
déchiré pantois
tu te perds sombres te cabres

24 janvier OuggoutiRabii

( professeur )

on a tendu des guirlandes multicolores
entre le professeur l’élève et le soleil
et leur scintillement à l’étoile pareil
les envola tous deux maîtres des météores

28 janvier sozic87 888moor

( rare, signe )

Dans la rue enfumée où la lumière est rare
Un homme aux yeux charbon marche l’hiver, l’été.
Indifférent aux chiens, aux fleurs, à la guitare,
Cherche le signe bleu, cherche sans s’arrêter.

30 janvier fortelavita

( faible )

à ses yeux luit encore une faible lueur
blocs de béton gravats sirène d’ambulance
les poumons écrasés espère en sa souffrance
pour ses enfants un jour sans despote et sans peur

5 février KwayeProject

( élégie )

l’élégie à jamais sera notre secret
toi l’éternel objet de vers que houle emporte
moi le pauvre mendiant blotti contre la porte
de ce temple interdit où dort l’oiseau sacré

12 février voyagersanstick SloowTitan SaifEddineHamm3

( destination, recueil, mystère )

Il marche sans valise et sans destination.
De l’homme en habit bleu le recueil des empreintes.
De l’homme au masque blanc la correcte ration.
Son mystère, aux corbeaux le conte. Et va sans plainte.

18 février mesben6 Na_taneli

( joyeux, écrire )

Il allait tout joyeux sa plume en bandoulière
De village en village au dos d’un mulet gris.
D’écrire accomplissait sur des autels de pierre
Le sacerdoce fier de ses doigts rabougris.

24 février SauvonsLaPlane7 ArpinChristine1 PhilippeAnnocq1 romaiss68043219

( simple, persévérer, identité, ignorer )

il eût été si simple après tout de se taire
pourquoi persévérer quand la fange empestait
quand le marquage au fer servait d’identité
il ignorait cela sa voix couvrit la terre

3 mars aleteya75 vigourtcat Boulangerbeatr1 necro_logique emmankaldebill

( humaine, compagnie, amour, langage, faiblesse )

la compagnie humaine au hasard vagabonde
voudrait enfin trouver si bien caché l’amour
ne sachant le langage ignore heures et jour
sa faiblesse sera de joie un jour féconde

5 mars LaFleurBleueee

( mot )

les mots tout duveteux de sonore moirure
se tiennent alignés comme des hirondeaux
lorsqu’un œil les caresse ils ont un doux murmure
plein d’amours d’archipels d’ivresses de jeux d’eaux

10 mars MORINEMMANUELL2

( assurance )

D’où te vient bel oiseau cette ferme assurance ?
Du vent qui m’enveloppe et soulève et rend fort,
Du vide où m’élevant j’aperçois l’ombre et l’or,
Du chant de mon amour qui près de moi s’élance.

11 mars beta3093

( mère )

se love tout petit dans la chaleur aimante
sa lèvre en tremblant cherche un sein doux et pesant
un cœur bat là tout près le monde est apaisant
dans les bras arrondis de la mère puissante

20 mars ertseled491 AQTIS_Officiel

( passé, image )

le cœur à la torture ayant perdu l’espoir
ils se sont retournés pour sonder le passé
ils ont scruté longtemps l’image dans le noir
d’un couple heureux antan sous les fleurs enlacé

24 mars CherubinFindigi

( invisible )

Invisible dans les replis du castelet
Il insuffle la vie à l’humble figurine
De bois peinturluré, de plâtre et de feutrine
Et l’enfant aux grands yeux voit l’homme s’envoler

29 mars HQuarantaine mathieu_calteau Nymphilis

( bon, rien, joie )

c’était bon d’être là ne faisant rien ensemble
qu’écouter le brouillard ramper le long du quai
un duralex de blanc tenait lieu de banquet
ajustant notre joie au couple qui va l’amble

4 avril khmer_le CliftonBarnhart

( poème, phrase )

il dit qu’un poème est juste un jeu sur la phrase
je le prends par la main je l’emmène au ruisseau
nous attendons le soir assis sur un vieux seau
buvant à petits coups sous le ciel qui s’embrase

6 avril IsraelFrancais Meyer84593030 Aubry70177012 GuzaMaro

( annoncer, lire, jouer, écrire )

lorsque fut annoncée à tous la fin du monde
le premier sous un saule un poème lisait
l’autre au piano jouait la brise et l’alizé
le dernier écrivait plein d’une joie profonde

7 avril jeanphi72069656

( profil )

Comme un scribe égyptien, s’avance de profil
L’homme qui se refuse au destin qui l’emmène,
Dressant jour après jour, semaine après semaine,
Une digue au torrent dont fulmine le fil.

11 avril ChevillardThie4 NabiJr1 BelPhilippe4 Sultans_Seal dominiq74174230

( attentif, respecter, enseigner, discours, rêve )

Il a soif. Attentive elle l’aide, sans trêve,
Ses gestes respectant le précepte enseigné.
Nul discours. Un sourire. Un pouls pris au poignet.
Il s’endort. Elle, au suivant, court, fourbue. Il rêve.

12 avril RougeVif8

( révolte )

Sèche tes yeux viendra la dernière révolte
Du soufre de l’enfer les spectres enchaînés
Sortiront et prendront de leurs bras décharnés
À l’arbre le fruit mûr oh radieuse récolte

19 avril anicetdm Namtana_fr ThiamIdy2 taticheff

( lumière, bon, romantique, tâcheron )

la lumière a baissé mes yeux ne sont plus bons
toi qui vois dis moi si le ciel est romantique
aveugle tâcheron j’ignore ma fabrique
emporté sans boussole aux songes vagabonds

20 avril NabilHicham6

( cueillir )

dressant l’échelle ai voulu cueillir une étoile
pour éclairer ma chambre où j’ai peur dans le soir
basculant j’ai plongé dans un océan noir
et me suis réveillé grésillant dans la poêle

26 avril BonnaffeJacques GapWade

( brut, nouveau )

Le béton brut a remplacé le hortillon.
Un son nouveau s’élève : merle ou rossignol ?
C’est un drone qui lance un trille au vitriol
Et butine les tours, moderne papillon.

26 avril ANALPHABETE9

( cause )

droit le visage fier il défend une cause
ses pieds ancrés au sol ses cheveux jusqu’aux cieux
sous le soleil torride il se campe gracieux
et le vent qui le cingle a des parfums de rose

4 mai PtitsMotsdAlex Loghman_ADHAM YStreiff

( tendresse, mélange, justice )

Un matin, la tendresse a disparu du monde.
Nous avions tous trop bu d’un mélange inconnu.
On saisit la justice, on alerte l’ONU,
En vain. Chacun se terre en sa tombe profonde.

4 mai daumas_mathys Mathildagigi

( bande, tenace )

Il va contre le flot. Il ne suit pas la bande.
Il ferme son oreille aux ordres gutturaux.
Tenace il suit le cap, lacéré par les crocs
Du malin qui décide et du penseur qui scande.

14 mai ZeinebSmaoui Pagicare B2oBramsBattle YricsL CrepeyLaurent

( sensibilité, envol, rare, brisé, nature )

de son œil s’émoussant la sensibilité
il loupe son envol vers les archipels rares
son orbite se brise il s’enfonce et s’égare
la nature le fond en sa félicité

24 mai TritopiaM MadlonJ JudithLefebvre9 BachimontR

( libellule, nouveau, surréaliste, humain )

guetter la libellule au seuil du jour nouveau
écouter du torrent le chant surréaliste
se cacher des humains qui hèlent sur la piste
mourir au temps venu sous l’azur sans caveau

26 mai Gaousso95573246 Graphophile

( savoir, mot )

il avait le savoir il n’avait pas le mot
il avait le bonheur mais ne savait pas rire
avait la mélodie avait perdu sa lyre
il était sans maison mais il avait l’ormeau

30 mai BornrtE Luciola16681947 Haiku_GE_2020 reprises_

( inspirer , serviable, repère, citer )

dans ce havre inspirant aux sourires serviables
cherchant un repère où pointer son lumignon
il aima pour toujours l’étrange compagnon
qui riait dans la nuit citant d’absurdes fables

4 juin jacy_rapelite

( beauté )

Que me sert la couleur que me vaut la beauté
Quel intérêt voit-on dans le son du piano
Ainsi parlant marchait tout droit comme un panneau
Puis on le vit tout seul par la mort emporté

14 juin AllabAziza OuvrierLa CornezHenri mapiebridelance biloubb1

( perfection, liberté, découvrir, répéter, danse )

Cherchant la perfection trouve la liberté
Découverte au détour de la contrainte dure
Qui me hante et toujours répète sa torture
Jusqu’au point où vaincu danse avec volupté

18 juin Pivoine91250806

près de ces lèvres lorsqu’on en sent la tiédeur
vers ce gouffre un sacral vertige nous aimante
où se perdent savoir force idéal pudeur
et d’un rêve jumeau le silence fermente

( lèvres )

26 juin CudilleroPlume AnnaFlaviaChri1 ameliarendina

( créer, protéger, écouter )

ils créeront de leurs mains des colliers irisés
qui les protègeront courant de fleuve en fleuve
chercheront cette source où la louve s’abreuve
écoutant du vent frais les rondels apaisés

29 juin _mina_ sunflower

( miroir )

dans le miroir du lac je me suis contemplé
par le vent mon image en mille fut brisée
mille identiques moi que mon âme abusée
a pris pour mille amis dont le chœur m’appelait

2 juillet madeli777

( musique )

le vallon résonnait d’aérienne musique
qui volait d’arbre en arbre et le vent doux et frais
me souffla viens pénètre au profond des fourrés
là je devins oisel au ramage éolique

16 juillet emiliedeconde JuliaZeine

( solitude, danser )

au milieu des déserts au cœur des solitudes
quand ta voix ne rencontre alentour que le vent
tu redresses ton corps qui saigne en se mouvant
tu danses tu deviens éclats et multitudes

22 juillet 6444charle izmar_yakime

( uniforme, génération )

Jeté dessus nos toits, nos routes et nos champs,
se colle un voile épais de grisaille uniforme.
Puis vient d’on ne sait où, sotte, rude, inconforme,
une génération d’hommes beaux et tranchants.

22 juillet LaGrive_CG FlorentCHAUDEM1

( discret, photo )

il se coule discret dans la foule qui roule
celui dont nul n’a vu sur les murs la photo
invisible félicité sous le manteau
ô moule que ne foule eau soûle de la houle

31 juillet VagueDerniere marceausophie3

( collectif, créateur )

parfois rompant la digue un collectif bonheur
fait se lever les mains danser les chevelures
musiques et couleurs soulèvent les tentures
et l’homme pour un temps redevient créateur

1er août ramage

( librairie )

c’est une grotte où l’homme en quête d’une manne
se risque et tout autour voit se pencher vers lui
de sonores beautés dont le tumulte luit
c’est une librairie enivrante chamane

11 août CoquelicotDuMal carnets_web Tassi22013516 svissac

( petit, ouvert, fatal, ombre )

C’était l’homme petit, qu’être petit peinait.
Il a, pour voir, ouvert la boîte aux artifices.
De son rêve fatal sont nés les maléfices.
Il vit leur clarté sombre, à l’ombre condamné.

21 août K_Uriel_Basile JeffdeLevens ChrisThiry

( écrire, produire, transmettre )

qu’aurons-nous écrit, nous qui sommes là
qu’aurons-nous produit avant la débâcle
qu’aurons-nous transmis gagnant l’au-delà
aux enfants pour que germe le miracle

7 septembre LViveurs MetroPoesy abdel_khanoum

( situation, urbaine, compliqué )

quand la situation tout alentour s'intrique
quand l'urbaine érosion nous arase et nous fond
quand le lacis se tord nous serre et se complique
nous plongeons dans le gouffre et fuyons par le fond

16 septembre LaFureurdesMers

( droite )

Quand de folie un grain fausse la ligne droite
Quand d'étranges beautés se peuple l'horizon
Quand de couleurs notre arc en ciel brille à foison
Lors un vent frais s'engouffre en la fenêtre étroite

21 septembre JeanFra35761848 EstherLuette julien0835 PrinceMots14

( femme, surface, protégé, recueil )

sans une femme à qui faire un signe d'adieu
il part se fiant à la hyaline surface
où nul n'est protégé de l'oubli qui efface
et poursuit le recueil d'effluves mélodieux

27 septembre LaboureauMichel henrimarsay mariano_dunelle

( retraite, croire, moi )

Méandrant, vint trouver l'ermite en sa retraite.
En quoi crois-tu, vieil homme assis sur ces tessons ?
  • C’est en Moi que je crois. Vers moi vont mes chansons.
    Lors la vipère pique. Il meurt. Nul ne regrette.

8 octobre eliejabel francaisleoo odilon66

( déconfiner, réussir, sensuel )

Ses flammes, ses émois, les a déconfinés,
Cultivé ses échecs, libéré ses bassesses,
Goûté le sensuel en de coupables liesses.
Il meurt. Un rire court ses abats calcinés.

11 octobre GMerloni azaamoune

( artiste, poésie )

la lumière s'éteint le rideau glisse et puis
l'artiste dessus nous vient poser un manteau
tissé de poésie et de vent aussitôt
la chaleur nous parcourt et nous sortons du puits

20 octobre Lau_Ouedraogo

( injure )

détergent sel vinaigre enzymes abrasif
ne laveront l'injure à ce front rougissante
il devra la porter oriflamme indécente
partout voir sa souillure en jpeg en exif

22 octobre EstherSenders jeanarnopoet danylatour06

( essayer, immortelle, coup )

Tu échoues. À nouveau tu essayes. Toujours.
À ton œil luit violente une flamme immortelle,
Qui ne vacille aux coups dont les poings te martèlent,
Quand hurle la sirène et roulent les tambours.

25 octobre Saveurdesmots PetitTheatreJMP enakaymon DiamantaireIsco Gaji90

( semer, jouer, être, aimer, fantastique )

semés dans cette étrange arène où chacun joue
à dominer chacun sur un échiquier noir
deux êtres qui s'aimaient ont sauté du trottoir
fantastique envol dans le vent frôlant leur joue

29 octobre LPhasme BbFrites

( rare, presse )

Sur le trottoir trottait nez en l'air l'oiseau rare.
À ses trousses l'on vit biologiste, dompteur,
Chasseur, duvetier, presse, inspecteur, fricasseur…
Les ayant tous croqués, l'animal fila : marre !

21 novembre VeroniqueMarte miistahbass AurelieLesage Gouttes_d_Encre DeVizir

( inconnue, arrive, balles, vers, destinée )

parti vers l'inconnu tu arrives brisé
les balles on sifflé la barque a fait naufrage
tu récitais des vers fusaient les cris de rage
destinée enfin t'a réchauffé d'un baiser

2 décembre professeurfle d_kokonozi flouch_g shaomiao samuel_croteau SBombled @Charlie43347755

( langue, flâner, étrange, auteur, être, responsable, surprise )

En toutes langues flâne une foule sans prise
Sur l'étrange cité dont s'amuse l'auteur.
Être est-il le sujet ? Faire est-il la valeur ?
Responsables de rien tous taisent leur surprise.

12 décembre philippeaudard phparrot ESatinvae

( vrac, avaleur, partager )

En vrac courgette, rôt, picodon, falafel.
Dansent les avaleurs, oeil luisant, lèvre rouge.
Un bougre quémandeur s'en vient depuis son bouge.
Quoi, tu veux partager ? Sors d'ici, toi, le fell !

17 décembre BaraquesW

( réduction )

J'ai vu, de mes yeux vu, le monde en réduction
Dans l'antre merveilleux d'une vieille foraine.
Tout y était, bourgs, gens, bêtes, monts, création !
Ah zut juste il manquait, essentielle, la haine.
Catégories
Uncategorized

Bienvenues 2021

Ci-dessous l’ensemble des bienvenues pour l’année 2021.

2 janvier konss_siebert

( interdit )

Je me suis interdit de respirer sous l'eau,
De peindre sur la neige, ou parler dans le vide.
Je déroule ma vie, acagnardé, livide,
Et guette d'un œil sec le bout de mon rouleau.

22 janvier CiePeau Clinamen__

( hurler, étoile )

elles hurlent ce soir dans le ciel lent qui tourne
dans le scintillement qui dérive et revient
les étoiles qu'enferme un essaim diluvien
qu'une éternité noire en son silence enfourne

6 février anikgimonets luz_marcha

( chocolat, honnête )

sombre fou dont ma bouche élit l'amer baiser
je t'aime ô chocolat dont la fusion m'enivre
puis-je honnête rester quand ta lave délivre
d'instincts profonds et nus le volcan attisé

6 février Damien__D VBegude

( diversité, abreuvoir )

Forts, petits, colorés, noirs, tournent les oiseaux
Et leur diversité près l'abreuvoir enchante.
Mais d'ordre le gardien, c'est le félin, qui hante,
Bondit, croque. Un silence endeuille nos mazots.

1er mars KHCadenas

( chasseur )

Le chasseur aperçoit au point de l'oeilleton
La boule qui palpite et s'apeure et qui tremble
De la cible à son oeil l'oeil implorant ressemble
À l'étoile qu'efface une aube de coton

1er mars MaxencePigree RepMurmure Contrefoutoir abdel_khanoum 866linde

( publier, fouiller, venir, impossible, dorloter )

les bans sont publiés les fiancés timides
fouillent dans leur courage un bonheur à venir
vents chantent le temps impossible à retenir
où l'on fut dorloté bientôt viendront les rides

16 mars Oussama45681389 HillmanMarc Velazquezjavi16 Imiravyo

( nouveau, composer, nu, pays )

emprunte le chemin nouveau dont le vent t'a confié la clé
vers la berge où l'onde compose une musique ruisselante
écoute écoute et baigne nu dans la lumière étincelante
pays des herbes en révolte où nul piochon ne vient sarcler

16 mars AmiralDantes polisseurdevers bituur_esztreym GamondesAlain

( chimie, café, promeneur, personne )

sur son banc savourant la chimie obsédante
d'un torride café l'homme observe les pas
des promeneurs que le soleil ne chauffe pas
personne ne le voit seul il regarde et chante

18 mars Alyscamps wordsinthelight martinjanello

( nuit, voleur, bonheur )

profonde était la nuit mon sommeil était doux
le voleur de bonheur fila par la fenêtre
emportant mes chansons me laissant mon mal-être
depuis je cours et crie implorant les vaudous

4 avril moodbadmood_ novendecameron konekola

( citer, collectif, monstre )

Quand leurs chefs ont cité les grimoires moussus,
En colère ils se sont massés, larrons et gnomes.
Lors, dressant le rempart collectif de leurs paumes,
Dans un joyeux chambard, du monstre eurent dessus.

11 avril JPRhaiku EtienneDesdoui1

( étoilé, nucléaire )

Cet éclair étoilé en ton oeil qui m'éprend,
Le velours de ta peau, ta voix que je vénère,
Est-ce juste chimie ? Division nucléaire ?
D'un rouage, ce flot de paix me délivrant ?

18 avril NGlauf EtudierT SAcrostiche jane_dill c_simondebergen

( espère, théâtre, amour, libre, subtil )

est-il fou d'espérer dans le théâtre d'ombres
où des lambeaux d'amour flottent sans s'accrocher
est-il vain d'être libre au pied de ces murs sombres
quand sourd le chant subtil d'une eau sous le rocher

2 mai OhSylvie christi99830943 Jean_Vernet_GE fredericPaulo dbourrion mstrk

( folle, mots, partager, sécurité, écran, aiguillonner )

La folle ébullition des mots qui se bousculent
Aux lèvres, partageant un trop plein d'émotion,
Fait sauter la sécurité. Sous la pression
L'écran fond, l'aiguillon saigne, les sens basculent.

20 mai BFleurot assiselafileuse ocardineau galaelly AymericJanier GorgsPrc1

( voyage, indiscipliné, cahier, flâner, étoile, ulcération )

Des voyages parfois dans la nuit nous entraînent
Cœurs indisciplinés nous fermons le cahier
Pour flâner sous l'étoile et dans l'ombre noyer
L'ulcération des sens aux heures qui s'égrènent

29 mai profestceque C2goals SaintGraalde daddy92722422 AlNox5 Frustratedharm1

( carnet, régner, anachronique, devenir, exercice, poésie )

J'écris vers après vers dans un petit carnet 
Des paroles où règne un fiel anachronique.
Quel devenir à cet exercice anomique
Où jette Poésie au vent son cache-nez ?

15 juin FraPa_92 Hamsik06493216 trou_blanc

( malice, honnête, clair-obscur )

Le chien doux sans malice à ses pieds, l’œil honnête.
Elle boit lentement, dans le soir apaisé,
Puis dans le clair-obscur, par un dernier baiser,
S'abandonne à la mort sa nouvelle conquête.

21 septembre AndreeBaril Poetech3 Mic_Chris_

( apprendre, mot, créer )

je vins à ton école ange aux ailes de feu
pour apprendre et grandir moi l'homme énucléé
tendrement tu me pris me sortis de l'enfeu
et m'appris le seul mot que j'ignorais : créer

21 septembre TFCFloydSway JedidjaFirst AntonySca12

( rap, guitare, homme, s’accepter )

le rap rugit rageur et ronge d'aigre rire
une guitare éructe en un riff agressif
les hommes émaciés en un remous massif
acceptent l'excessif cassant ces dieux de cire

21 septembre BoubacarbaloDi2 SPilaye Lili31029947

( gentil, alchimiste, rêve )

la chimère est gentille et le monstre amoureux
des cornues et crueusets un clapotis s'élève
l'alchimiste endormi laisse courir son rêve
paisiblement le chat ronronne dans son creux

21 septembre Philippe_Caen phlevig CharmesCarmina TurbanRichard

( engage, science, charme, trait )

il s'était engagé pour que l'amour triomphe
étudiant la science il cherchait le secret
du charme d'un prophète il ne comprit l'acret
un trait le foudroya dans la nuit rampe agomphe

21 septembre BDissidente ladevita12 PecqueuxA

( interdit, remords, son )

viens mon amour entrons dans ce temple interdit
laissons-nous pénétrer d'une lumière tendre
sans remords oserons à la crypte descendre
guidés par le son pur du délice maudit

21 septembre MichelleTilman tgaut50 Ariane_s_amuse DidierMoulinier

( vivant, chanter, futur, perles )

est-il mort l'immobile enfant est-il vivant
l'entendra-t-on chanter sous les fraîches tonnelles
verra-t-il le futur envol des hirondelles
de perles dans le ciel faire un collier mouvant

5 octobre Laurent_Potelle AuBordelAmer cMenier recriweb JFHache1 DorcelusBirou AnonymementMine

(résister, rare, relayer, effroi, mots, droit, subliminal)

Résistant au soleil, à de rares amis
Il relayait l'effroi de ces mots qu'on écoute
Dits par l'homme trop droit trop dépourvu de doute,
Qui d'un subliminal chagrin sont le semis.

10 novembre LSordet DezardAlphee godefroydavid2 DL_Auteur OKockelmans LivresPhilosoph bourse_de liredudire

( effacé, passion, dématérialisé, prison, poème, recenser, roman, émission )

J'efface mes passions, me dématérialise.
Ma prison gomme en moi le poème, le chant.
Je recense les jours. Mais d'un roman méchant
À ma lèvre encor sourd l'émission qui me grise.
Catégories
Uncategorized

Bienvenues 2016

Ci-dessous l’ensemble des bienvenues pour l’année 2016.

1er janvier Tweets_Lettres HenrikPiga entertainworld2 gallaumar

( humour, étudiant, rire, voyager )

une toute petite pointe d’humour
de la poche d’un étudiant tombe un jour
se brise en un rire s’éparpille et court
voyageant de lèvre en lèvre tout autour

4 janvier ChantalVignot PTMN18 Reiki999zen

( écrire, surnaturel, magnétique )

ma machine à écrire en zigzaguant s’emballe
l’écrit surnaturel s’y tape cannibale
charriant magnétique un vent qui brinquebale
et tambourine en moi de son aigre timbale

5 janvier juliapoete Ignatub

( partage, son )

on a partagé la miche de pain
la brume que perce un rai de lumière
le son calfeutré d’une harde fière
au surplomb que seul domine un vieux pin

6 janvier morguesublime LerenardSaveria

( somptueux, inouï )

Somptueux, lentement il passe, étrange et beau.
Des signes inouïs sur la voûte céleste
Lui font d’or un sillage en ce royaume agreste.
Et de l’âme qui dort s’entrouvre le tombeau.

6 janvier doume93 Oizeaumoqueur

( bibliothèque douleur )

arpentant les rayons de nos bibliothèques
on trouve le renard la danse le drapeau
l’amour et la douleur l’océan le copeau
quand on sort le trottoir bruit du chant des marèques

8 janvier aaliyha_kakas Ct4U63 AuffretJ

( parfait, anonyme, transition )

Le monde était parfait, lisse, rond, transparent.
Une simple question murmurée, anonyme,
Et du sol éventré les spectres, accourant,
Précipitèrent la transition vers l’abîme.

9 janvier qinzhang GayDisplay_fr lepoilquigratte

( chances, sortir, faux )

Quelques chances sur cent de trouver le couloir
Permettant de sortir au milieu des chicanes,
Des syphons, culs de sacs, obscures barbacanes.
Si tu fais faux tu resteras dans l’écorchoir.

10 janvier stevengoldste12

( naissance )

dans le tiède bonheur d’une secrète paix
timides nous taisons témoins de la naissance
par un cri tout petit s’annonce une partance
un espoir désigné d’un petit doigt fripé

12 janvier Ganddella RenaudJulesDesc GregoryPichot

( invaincu, échapper, aire )

Au ciel le cercle lent du rebelle invaincu
Au sol les margoulins, sbires et peigne-culs
Dont échappe aux kalachs, tasers et nunchakus
Au roc l’aire où s’endort l’oiseau qui survécut

14 janvier MPlaucheur Jothienard

( en vrac, film )

Tous les instants de ma vie en vrac sur le banc de montage.
Coupé le flou, le faible, le noir, le faux, le hors cadrage.
J’obtins de mon existence le film : un très court métrage.

16 janvier LPoetik mmeneant ecrit_vain

( bleu, défi, vacuité )

De ses bras maigres dressait un doigt bleu tordu
Lever la tête était un défi si ardu
La vie, sa vacuité, passait : il a mordu

18 janvier anneshizi wesley43743570 florentbayle38

( contempler, chasser, rencontrer )

le premier contemplait l’oiseau parmi les herbes sèches
le second chassait l’oiseau pointant son arc et ses flèches
ils rencontrèrent deux enfants et burent leurs voix fraîches

20 janvier letslivlavlaf

( célébrer )

Sur la table on a mis la bassine en plastique
Le couteau éplucheur les légumes du jour
L’eau l’arôme le feu par nos mains tour à tour
Ont célébré le temps du bonheur domestique

25 janvier myomarey clmhff achrafelyamani yves_job

( squelette, avenir, secret, nature )

Les squelettes dans ma rue circulaient en file
Les bulls avaient barré la voie de l’avenir
Où chercher le secret quand tout s’incline et file
O Nature ton sang court dans mon souvenir

27 janvier PamelaLukrecja

( couleur )

Nous plongeons nos cheveux dans les vives couleurs
A notre course un long sillage d’or scintille
Entremêlant nos bras en signes qui fourmillent
Nous créons un langage où grammaire est chaleur

28 janvier stimbavk

( déchirer )

Les amants déchirés défilent à pas lent
Sous la haute muraille à la fenêtre close
Maudissant cette argile à leur pied se collant
Ils grelottent sans voir muette fleur éclose

29 janvier AlternanceLandi ConnaistoitoiM

( bouger, intérêt )

J’ai vu quelqu’un bouger pas loin de moi.
– C’est intéressant. Mais j’ai trop à faire.
Il se recroquevilla dans sa sphère.
La lune a frissonné rousse d’émoi.

2 février tshiddynumbi1 JMPChicago charityjanisse lomi_imol

(silence, image, art, fou)

C’est dans cette forêt que pousse le silence.
J’ai voulu d’une image en mettre l’âme à nu :
Il y fallait tout l’art de mon impertinence.
A ce jeu dangereux, fou je suis devenu.

9 février VAuwercx

( étoiles )

Si tu sais de tes doigts façonner une étoile
D’un souffle donne-lui ce mouvement léger
Qui trace un long sillon sans hâte et sans projet
Déchirant la nuit sourde et son funeste voile

10 février Lecturesaucoeur

( flâner )

Je montais en flânant la rue aux oiseliers
Les plumes en volant me montrèrent la route
Où j’allai vent debout tels les nobles voiliers
Vers des îlots chantants d’ivresse emplir ma soute

18 février p_oulipo_c nExaggerator Mikouparisi

( contrainte, mensonge, insulte )

La liberté souvent naquit de la contrainte
Le mensonge parfois ouvre le labyrinthe
L’insulte fréquemment trouve la douce étreinte
Et le rire pourtant se marie à la crainte

25 février psyhumanitaire kineFR micalar Rox2Media Nilstilar lidj lebontempshow zzooheir

( perles, cancer, passion, communauté, silence, vagabond, intemporel, étudiant )

il pêche les perles
taisant la faim le cancer
sa chair est passion

loin de la communauté
le silence est sa maison

l’onde vagabonde
est l’oracle intemporel
qu’étudie sa main

26 février chrlop13 Paix_AvecDieu

( musique, sauvé )

Il entendit une musique ensorcelée
Il vit danser frôlant une flamme bleutée
Une ombre aux yeux mauvais à la bouche scellée
Alors bien vite il s’est sauvé dans la futaie

29 février Jepoeme eujanymim

( partage, exil )

J’ai traversé des eaux la ligne de partage
Et ma pente a versé dans un autre océan
Mon exil chaque instant s’enfonce davantage
En cette onde abyssale où j’erre fainéant

1er mars perce_neige47 Iraqesque CostilPesnel lanuitestavous

( jardin, liberté, adulte, histoires )

Connais-tu le jardin de nulle grille clos
Où le fruit librement naît à la branche et pèse
Que cueille et mord l’adulte et fondent ses sanglots
Ecoutant le conteur dont l’histoire l’apaise ?

3 mars bonelliarte Max_Delaunay

( peindre, entreprise )

Il voulait peindre en vert le paysage entier.
L’entreprise a foiré : l’échelle est trop branlante,
Le pinceau perd ses poils, la couleur fait pitié.
Mais la pluie du matin fit plaine rutilante.

4 mars WorldSoundRM MtauriolPoesie

( rap, partisan )

dans ma vie y’a du dur y’a du pur y’a du chaud
dans mon rap y’a du fort y’a du faux y’a du gore
le partisan le beau salaud le vieux macho
ciguë chanvre lotus lavande et mandragore

6 mars dfweb75 latranchee etienne_cdl Pol_Erwan

( date, masques, ironie, clichés  )

Souviens-toi de la date où les tricheurs gagnèrent,
De masques revêtant leur regard louvoyant.
Arborant, ironique, au pli de leur bannière,
Le cliché de l’Amour, raflèrent en riant.

9 mars 40bonobo lsdong1 PMendrac

( montrer, sexe, disparu )

En montrant au ciel les nuages il parlait
D’arbres bleutés, de sang palpitant, de flanelles,
De sexe offert, d’écharasson vers l’homme aux ailes.
Un jour a disparu. Le temps s’est écoulé.

10 mars infogere kalla0011

( dénoncer, conter )

Il y avait tant à dénoncer
Dans la cité de l’arbre triste
Où le vent n’était que frisson
Un jour s’élève la chanson
Du conteur venu par la piste
Et le brouillard s’est effacé

12 mars racontarsnum

( numérique )

Etions-nous plus qu’un numéro colonne C
Qu’avions nous d’autre énuméré que nos détresses
Les voix du clausus numerus étaient traîtresses
Mais la rébellion numérique a commencé

15 mars Lineart silver2636 chbormans dcdb

( actrice, insolite, inconscient, radio )

Dans sa loge l’actrice a changé de visage.
Le miroir insolite aime son regard trouble
Et le répète en abyme, inconscient présage,
Tandis que la radio donne le cours du rouble.

18 mars franceindia2016 kencanterville

( tombeau, regard )

Au pied de biche il a levé la pierre lourde
Plongé dans le silence et le froid du tombeau
Dans le sombre magma de souvenance sourde
La braise d’un regard le fixait doux et beau

23 mars jenlempert milfa7delta Haiku_Climat

( abolition, chanter, climat  )

On se lève pour abolir les différences
On se lève chantant des mots rugueux et chauds
On se lève pour reverdir nos sols de chaux
Il se lève le vent fougueux des espérances

25 mars thdco51

( psy )

Le psy le divan la parole
Long voyage horizon dansant
S’ouvre d’une fleur la corolle
Le parfum tourne je ressens
L’écoulement indécent
De sa brûlante fumerole

1er avril jeremyalvaro59

( échec )

Echec, ô cher échec, ô riche accroc choquant !
Qu’aucun rachat couché n’échappe en chichi cruche.
Epanchant nos penchants, qu’achoppe appât nunuche.
Qu’une panne impunie nous panique en piquant.

11 avril MysticFoliTon aurorechataign1 AmandineAngelo DominiciJos1

( messagers, technique, débutant, répéter )

Ces messagers grande nouvelle ont apporté
Le Patron des Patrons perd par KO technique
Devant un débutant dont l’arme est la musique
Le poème de vie est partout répété

12 avril Mauricette_B

( désert )

Dans ce désert comme il fait chaud
Comme la lumière est violente
Comme la route est longue et lente
Sors avec moi du gris cachot

15 avril poesie_66

( ami )

Ce sont de vrais amis leur voix tonne solide
Quand se croisent leurs yeux coule un fleuve puissant
Goûtant le crépuscule au parfum caressant
Ils épousent le vent qui leur lâche la bride

16 avril HunPopulaire MrColomiers

( barbare, témoin )

L’amour est un chemin qu’emprunte le barbare,
Indocile à la montre, à la carte, au compas.
La violence du vent qui mène sa gabare
Soulève le témoin brûlant qui n’oublie pas.

17 avril FascoAly

( invisible )

Un invisible accroc s’est fait jour dans le ciel.
Ce bleu d’un même bleu, transparente anicroche,
Subsiste silencieux, insaisissable et proche,
Et du monde à jamais fut changé l’essentiel.

22 avril yvanauet

( rugby )

La passe à ce beau jeu doit se faire en arrière
O choc des hommes quand s’élance un front puissant
La contrainte remplit de soufre incandescent
Le souffle du poète au secret qu’on enserre

25 avril Hyleore

( ennui )

O bienheureux ennui, ô tiédeur insipide,
Que ton cocon bien gris était doux à mon cœur !
Pourquoi t’avoir plaquée heureuse chrysalide ?
Pour l’ivresse du vent. Pour la mortelle fleur.

1er mai MonsieurLecourt nevermindnonada 

( historiette, exilé )

Il m’avait attrapé le bras et sans me connaître parlait
Et sans connaître mon malheur me contait une historiette
Le parfum lumineux du thym se glissa dans mon oubliette
Et moi qui n’ai pas où rêver je me sentis moins exilé

2 mai fszelevenyi

( malgré )

Malgré l’heure avancée,
Malgré la tête lasse,
Malgré la voix baissée,
Le poing qui se referme,
Malgré le fil qui casse,
Malgré. Jusques au terme.

5 mai Papyrrh0s

( fumée )

Qui te cache à mes yeux, quelle est cette fumée ?
Pourquoi disparais-tu quand je pleure éperdu ?
Et je fouille sans fin cette noire étendue
Où nulle voix ne monte, où tout est consumé.

8 mai JulieSternBlog ginettevozfeman ClementBenech

( vagabonde, légère, inconstant )

Ecris sur les chemins, ma plume vagabonde,
Que je trempe au vin pur des verres d’amitiés
Cours légère inscrivant en pleins et déliés
Ces bonheurs inconstants que me dicte l’aronde

9 mai fhom_officiel

( passeur )

Dans le brouillard dans les roseaux du labyrinthe
L’œil collé par le givre où trouver le passeur
Sur l’autre bord quelqu’un m’attend pour une étreinte
J’ai froid la burle mord j’ai perdu la douceur

… et sur la réponse de celui-ci « Qui reste sur le bord opposé ? »

Qui je croyais connaître et dont le nom m’échappe
Qui je croyais tenir et s’efface au nadir
Que je ne cherchais point dont le manque me happe
Que je pensais atone et qui me fait grandir

12 mai FemanDaniel LPoetik Nestor_bl 

( respirer, tomber, terre )

Arc-bouté, maigre, dur, s’applique à respirer.
L’orage aime, qui tombe et baigne la semence.
En terre s’enracine, et s’attarde enivré
D’un rouge crépuscule. Enfin vient la dormance.

18 mai CultureEtc laminute2poesie PRESSENEWSREM LisePoupoupidou

( ouvert, évasion, fleurs, femme )

Le rideau s’est ouvert. Personne ne regarde.
Le tunnel est creusé. Nul ne veut s’évader.
Sur la tige une fleur. Mais leur montre retarde.
Le mot « Femme » s’écrit. Rien pour le décoder.

19 mai Firstonx

( humour )

Les larmes dans le coeur et la lèvre qui rit
Il partage la rue avec la balayeuse
Qui rapte avec ses poils chaque perle précieuse
Que sème son humour sur le goudron marri

26 mai ManacheP tonnerretranqu5 MilleInstants

( vertige, quotidien, cent-quarante)

Prise par un vertige elle s’assit un peu
Sur la chaise toujours qui partage l’attente,
Le néon quotidien, la mouche exaspérante,
Soufflant en cent quarante comme en un « Qui peut ? »

28 mai OranzNaam SergeAvedikian3

( voyage, film )

Ouvrant sa bouche rouge : « On t’emmène en voyage ! »
Alors j’ai fait ma valise et je suis parti
Nous avons atterri dans un film en tournage
Derrière le décor je m’assis, tout petit.

30 mai monbonblase ffogaszab

( frère, arrivante )

Une douceur surgit du toucher de la peau
De l’enfant consolé, de l’étreinte du frère,
De l’arrivante encor fraîche d’un froid polaire,
De cette main soignante entrouvrant l’oripeau.

1er juin Auguste_IV IRISUNART WillemijnSofie

( vérité, nature, mode )

Il voulait savoir la vérité, nom d’un chien.
La nature existe-t-elle ? Ou c’est eux qui tripent ?
Dans sa Jag à la mode a foncé, disneyen.
Et je ne l’ai jamais revu, nom d’une pipe.

4 juin CCrochet666 SIMONVoltaire Lenininii jyn8101 gbouteuil polyphonies

( bucolique, silencieux, engagé, partager, généreux, naître )

Aimer l’air bucolique où la peine est bercée
Au coeur de la fatigue aimer un long silence
Aimer du frère qui s’engage un regard droit
Et le pain qu’on partage autour d’un rôti froid
Et l’accent généreux du violon pour la danse
Chérir du nouveau-né la lèvre au sein pressée

4 juin Cioranget fiasco_peintre LeilaAnnabi

( opinion, exprimer, tolérance )

L’exécuteur voulut se faire une opinion :
Broyer un corps peut-il exprimer l’obédience ?
De l’homme à la douleur quelle est la tolérance ?
Il reprit en sifflant l’allègre prédation.

6 juin hervchesnais CrosMartine

( ravauder, essentiel )

Tu as ta pauvre vie en lambeaux qui s’effile
Il faudrait.. mais à ravauder tes doigts sont gourds
Ton aiguille renonce. Et l’oubli qui s’instille
Révèle à tes yeux l’essentiel, et puis tu cours.

16 juin wiildlife_

( nature )

Sous son casque à carreaux, sa combinaison noire,
Défonçant le tarmac de son marteau piqueur,
Il sème un peu de trèfle en ce grège ciboire
Et la nature à cette ville ouvre le cœur.

20 juin MilaDezessete

( peintre )

Plaquant son poil ténu sur la toile qui prête,
Le pinceau caressant dépose une couleur
Où le peintre a mêlé, sur un coin de palette,
Un chant parfumé d’or, quelques rires, un pleur.

26 juin patricelamothe antonioc551 VeroliveSimeon kaikdjian

( réseaux, crépuscules, redire, silencieux )

En files arpentant les mailles des réseaux
On les voit s’allumer au feu des crépuscules
Redisant par instants des phrases minuscules
Seule note d’éveil des silencieux oiseaux

28 juin bzzzahhh

( exil )

Chemin trouvé parmi les ruines les terrils
Chemin risqué dans le vacarme des avions
Ils l’ont suivi parce que c’est la solution
Ils sanglotent car c’est le chemin de l’exil

30 juin BeatrixDessin

( lavis )

A la limpidité qu’engendre un lointain gouffre
S’est jointe, née au feu, la démente noirceur.
L’encre et l’eau se mêlant sur ma feuille qui souffre
Révèlent ma brisure, et ma flamme sa sœur.

1er juillet LeGriou

( poussière )

Derrière les volets de la maison qui dort
La poussière en silence impose un doux cilice
Aux meubles qui geignant racontent le supplice
De l’attente qui coule et du regret qui mord

5 juillet olaave larme_de_fond

( rare, s’interroger )

Au milieu de la foule avance un homme rare
Dans ses yeux nulle peur nul mépris nul remords
Sa bulle de chaleur glisse entre les murs forts
Et chacun s’interroge et s’écartant crie gare

7 juillet louanegerard0 affrorismes leastprince ZugolJannone BohinJeanLuc

( droite, vigoureux, père, film, photo )

Tribun d’un monde clanique
De son menton vigoureux
Il parle se dit le Père
Mais le film est poussiéreux
La photo sent l’argentique
Et les hommes s’exaspèrent

12 juillet julienrigottier

( innocence )

Aujourd’hui nous massacrerons les innocents
Puis nous défilerons sur des chevaux de verre
Jouant de la guitare écoutant le trouvère
Et nous ferons l’amour sous les vents rugissants

18 juillet l_orignal NotreRdv hrushi_sm yzamaribel

( s’écrier, souvenir , hôpital, femme )

bonheur de crier fort sa passion sa colère
douceur au souvenir d’un radieux instant
paix de cet hôpital où la fenêtre est claire
aurore quand la main de la femme se tend

24 juillet Aubeclaire RisantEmma

( citoyenne, design )

Les citoyens sont autour du mage qui parle
Claire est la scène beau le design des micros
Les fanions de ses amis ondulent synchros
Sur l’étang qui dort nage indifférent le harle

27 juillet ChatPitreI adamaalexandre

( neuf, images  )

Il ajuste sur son nez de neuves lunettes
Ses yeux sitôt fouettés d’un éblouissement
Voient s’éclairer sur le voile du firmament
D’un impossible ailleurs les images bien nettes

29 août CPoesie r_boucheta Lalchimistedu21 LdOmbrance alin_marthouret Louisaolaola nidrub gillesMioni

( chanson, sensation, vrai, songe, art, poésie, retournement, automne )

Si meurt ma chanson
Sensations s’égarent
Si rien n’est plus vrai
Le songe tari
Je cueillerai l’art
Et la poésie
Au retournement
Des feuilles d’automne

6 septembre Tdx74 Junki_Takahashi Nambikwar PMaisetti

( souffrance, cahier, musique, oblique )

Il flotte en ce jardin le parfum de souffrance
Qu’exhalent la fleur morte et le cahier brûlé
Une musique lente et sans heurt et sans transe
D’un flottement oblique y vient me juguler

9 septembre BARJOLAND

( sensualité )

Le parfum la chaleur le satin d’une peau
En ce lent crépuscule aux brises sensuelles
Où je me suis blotti dans le creux de ses ailes
Ecoutant d’une mer la vague au doux clapot

12 septembre mimi_de_kawachi nthrokleis nestorgardiern

( sons, défendre, face )

Je prends à mon filet le son d’un vent qui court
Je le nourris le fais grandir j’ouvre l’ajour
L’homme à qui l’on défend la lumière et l’amour
L’écoute il rit il fait face et croule la tour

20 septembre BNFC13 stephanegrare Bazevian Wfa0e9NSPHZ30S5 Ergo24870541

( artisan, jeunesse, visage, photo, inconnu )

L’artisan pour un jour retrouve ses outils.
Ses doigts noueux ont recouvré le geste habile
De sa jeunesse et son beau visage est tranquille.
Au bloc six, photo prise, inconnu, repartit

28 septembre comdesanges MPallage grandcygne

( énergie, technologie, beauté )

Je donne mon corps mes trésors mon énergie
La force l’avenir et la technologie
La musique l’espoir la chaleur la beauté
Pour passer un instant un seul à son côté

29 septembre bambou2012 fleurdusoleilPa MiguelRicore PoetUV

( musique, crash, poussière, odyssée )

la musique a cessé des ruisseaux de cristal
quand du crash a fusé la boule de lumière
qui recouvrit nos corps et nos yeux de poussière
commença l’odyssée houleuse et sans fanal

7 octobre CrochardSylvie aimemotion

( enfant, instant )

Ton regard croise les yeux tout neufs qu’un enfant
Promène immenses fleurs sur le jardin des choses
D’un ciel pur la rosée entre vous se dépose
Tu redeviens lumière et t’irise un instant

11 octobre b_reneville

( montagne )

Un écho retentit de granit en granit
Le chamois interrompt sa course funambule
La montagne se fige elle écoute incrédule
La plainte de la trompe au lancinant obit

11 octobre JeanMarkik75

( ronronnement )

Tout autour de ma tête il est là je l’entends
Parfois sourde clameur parfois grêle murmure
Ce vol qui ronronnant m’explore et prend son temps
En sueur mou tremblant j’implore la piqûre

 16 octobre veronadebroca valfsfes

( parcours, épuisement )

sans jamais dévier du parcours son élan
puissant le combattant avalait chaque obstacle
d’un brusque épuisement s’abattit la débâcle
au sol pantois il vit s’envoler l’oiseau blanc

18 octobre conigliojacques MarcBiscotte

( arrivant, flic )

Il en arrive un autre et tournent les regards.
Le silence est épais. Les gestes se suspendent.
Dehors des flics. Un gyrophare. On se demande…
Et puis revient le rire, on parle, on sert le lard.

20 octobre fannysteib

( voyageurs )

Attendant sur le quai le grave arrêt du train
Quand l’odeur d’huile flotte et quand le temps s’écoule
Le voyageur écoute un enfant qui roucoule
Des rivages nouveaux dans ses yeux sont empreints

25 octobre franck77120

( libéral )

Un libéral a balayé l’air, bras ballant.
Un loubard, beau barbu, roublard à boire habile
A remballé le babillant robot, râlant :
 » Roule où l’or brille ô bab, ou bouillira la bile « 

2 novembre radio_O_Online YounesZemni AlexandreBruand martineau_fred Smaggheblog PalaisDCaprices

( été, recueil, fuir, malédiction, réfléchir, rire )

L’été rouge a brûlé les recueils de vers tendres
Le troubadour a fui l’âcre malédiction
Le soleil réfléchi riait à pleins rayons
Un vent chargé de soufre éparpilla les cendres

3 novembre EricCornellier Ayserin

( enseigner, traduire )

Qui m’enseignera la langue du saule
Qui me traduira frissonnant au vent
La plainte de son feuillage mouvant
Qui volant se perd et tombant me frôle

5 novembre LunaAriet ASarrazin_ PhotonMarion BaptisteLurin

( nouveauté, travail, partage, sensation )

Détestant la nouveauté vite il a fermé
Son volet pour travailler dans un doux silence
Un voisin sonne et vient partager sa souffrance
Une sensation chaude alors l’a transformé

7 novembre NiroAmandine LanaPuis MaloresAnna AxelJappi

( bénévole, actrice, ambulancière, ingénieur )

La main que tend le bénévole et qui répare et qui console
Main d’actrice ou de laboureur d’ambulancière ou d’ingénieur
Main dont le doigt d’une boussole sert d’aiguille quand tout s’affole
Etreignant l’homme qui a peur façonnant un monde meilleur

8 novembre ashab6970

( déplacer )

Chaque déplacement changera ton regard
Passant de rive en rive au gré du courant libre
D’une eau jamais stagnante et qui déséquilibre
Celui qui boit penchant son beau front de dagard

8 novembre #startup

( suite à un bombardement de faux « follows » de la part de personnes se réclamant du « hashtag » #startup )

Ne m’en veuillez pas trop adeptes des #startup
M’assaillant de follows disparus aussi vite
Mes bienvenues à vous ne seront plus écrites
Pour garder l’amitié sincère et sans make-up

8 novembre SurrealPoetics

( divergent )

Cette nuit j’ai pointé mon prisme divergent
Vers le fond de ton oeil qui regardait la mer
Mon spectre sans couleur dans le liquide amer
S’est diffracté longtemps comme un poisson d’argent

9 novembre cOcOnutzecat

( signes ;  le message de bienvenue a déclenché un échange avec son destinataire, aboutissant aux 14 vers suivants, dont alternativement une strophe est de moi et l’autre de cOcOnutzecat)

Ils ont parlé pour moi le langage des signes
Et j’ai compris soudain l’odeur de l’amélanche
La force du ressac la fougueuse avalanche
Puis labourant mon coeur ils ont planté leurs vignes

du charbon de ses craies le tableau carte blanche
rapporte un bouquet de plumes noires de cygne
elles transforment l’écriture curviligne
en traçant le sillage de sorts qui s’enclenchent

sur la ligne mon doigt qui danse et qui trépigne
comme un son sur ma lèvre en vibrant naît de l’anche
est l’archet libérant de sa prison de planche
l’onde qui me submerge en sa lumière insigne

pour clore cette consigne en un sonnet digne
retournons à l’oubli que put inspirer Blanche

13 novembre CapelHelene choupamew

( bibliothèque, sensible )

errant dans les rayons de la bibliothèque
sensible aux mondes fourmillants un voyageur
amoureux frêle atroce irréel tapageur
sont les cordes vibrant à son violon métèque

13 novembre KHabtoun

( droite )

il était un poète à la droite des eaux
d’un fleuve pollué sur un banc de plastique
ses vers sentant le fuel et la soude caustique
soudain surent saisir le vent dans les roseaux

14 novembre Hakimhadi4 maramelmasri

( poésie, plume humanitaire : ce double mot en l’honneur de Maram al Masri, poète franco-syrienne récemment honorée du prix portant ce nom )

le poème parfois quitte le jardin frais
où l’arôme des fleurs console l’âme tendre
lors nous laisse une plume humanitaire entendre
au coeur du monde en feu la voix des emmurés

15 novembre PierreMClestin2 debatsclivants

( livre, débat )  

Sur la table est posé -la table à quatre pieds-
Le livre où les mots noirs imprimés page à page,
Aspirés par des yeux, s’arrachent du papier
Pour embraser un coeur du débat qui fait rage.

19 novembre sonic_witch yasminelahbabi8

( perversion, pardonner )

les mots entre leurs dents sont devenus pervers
leur plume au biseau dur a déchiré la page
il sourd de sa blessure une obsédante image
dont le pardon jamais n’abolit le dévers

21 novembre ingridvvalencia Histoires2Paris

( ticket, voyage )

Dans ma poche un ticket sur mon dos la besace
Devant moi le rail dort sur son lit de ballast
Jeté vers les lander les états les oblasts
Et sur le quai j’attends qu’un miracle se passe

25 novembre mamanetoumi

( mamans )

Une enfant qui sanglote et le monde est sanglots
D’une maman la voix la poitrine la lèvre
Le regard calme et chaud qui fait tomber la fièvre
Et la mer caressante où dansent les falots

29 novembre 4REBORN_PROJECT francoiserenaud Belkahl1Nesrine

( reboot, nécessaire, naissance )

il a fait un reboot et perdu la mémoire
un silence entre en lui le creuse et le détruit
épave où lentement sans lumière et sans bruit
ce qui est nécessaire éclot de sa nuit noire

29 novembre Kurt06484246

( droite )

dans un pays de peurs l’amour j’aime essaimer
dans un pays fermé percer des ouvertures
soustraire le barbare aux martiales censures
je te souris malgré ta droite au poing fermé

30 novembre Alexandraaa661

( retour )

Souvenir qu’au retour précieusement on range
Et que le temps recouvre au fond d’un vieux tiroir
D’une poussière plus épaisse chaque soir.
Un jour le retrouvant monte un vertige étrange.

3 décembre nonadandme soonate69 SlinKnew

( exilé, envers, furtif )

l’exilé voit la foule autour de lui qui coule
il sent le regard dur sur lui de l’univers
alors tout doucement sa main rame à l’envers
et dans un creux furtif il s’écarte et s’enroule

6 décembre hpDSaMly8CD2a4P WikiDebats AtelierVoltaire

( amateur, éclairer, lumière )

amateur en tous sens je goûte cette nuit
mais un soleil surgi du piège de l’aurore
m’éclaire sans pitié sa lumière déflore
un vide où sans fin tourne une terre d’ennui

8 décembre Millimetres Manolo_AMF

( livre, commerce )

ce livre est plus précieux que celui des dieux Perses
plus ancien que la Bible et mieux enluminé
plus riche que le grand registre du commerce
c’est le migrant précieux message griffonné

13 décembre bilalmesai

( tram )

Dans l’armada s’amassant à ras macadam,
Vans, tatras, chars crachant, grand harmattan fada,
Sans fracas t’avançant à pas charmant vas tram,
Mamans, papas, smalas dansant la lambada.

18 décembre krystobal79 Dominiquepucini

( amoureux, chercher )

Il danse, l’amoureux, sous le lierre de l’arbre.
Il boit en vrombissant les rayons du soleil
Et n’arrête jamais de chercher dans le marbre
Ces signes intacts sous le limon du sommeil

19 décembre batumike_cikuru

( exil )

De l’homme qui a pris le risque de l’exil
L’oeil t’aspire vers un aven d’ombres sans suite
Où le temps goutte à goutte ourdit sa stalactite
Et d’un filet sourd baigne un trésor volatil

21 décembre Mauricette_B blackgesner10

( rire, apparu )

L’était un gars super mais ne savait pas rire
Marchait droit buvait peu suivait le bon chemin
Apparaît tête en bas bégayant un gamin
Qui lui prenant la main lui offre le délire

27 décembre JacquesMercier DeclanROwen

( langue, musique )

il est un pays chaud que traverse un beau fleuve
sur sa berge tranquille une langue s’éteint
le dernier qui la parle est seul dès le matin
sa musique un peu sonne encor la route est neuve

30 décembre perry_salkow

( anagramme : quatrain anagrammatique )

est triste le mot « dieu » qui n’a point d’anagramme
terne aide qu’à nom saint s’émit tel maudit prog
paroît anglais de teint miné qu’émut sort d’âme
tant qu’immédiatement le niais résout  par « dog »

31 décembre DMaillard15 yumenokayoiji07

( temps, avion )

contre le temps qui court contre l’ordre qui couvre
contre le poids mauvais nous nous envolerons
notre avion trouvera l’interstice qui s’ouvre
sur des firmaments où tendres nous airerons