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chanson de coloc

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passer le balai
ça peut s’apprendre à tout âge
et ce n’est pas l’apanage
des humbles valets

cesse de râler
quand c’est ton tour de ménage
au prétexte d’être en nage
et de t’affaler

tout dans la maison
doit embaumer doit reluire
en chaque saison

cire la crédence
ravive l’éclat du cuir
l’aspirateur danse

Le précédent essai de sonnaïku a provoqué une grande activité sur la liste Oulipo qui a vu de nombreuses propositions de variantes de cette forme. Gilles Esposito-Farèse a remarqué que la forme qu’il a initialement définie ne permettait pas l’alternance des rimes féminines et masculines. Il a illustré dans son beau Sonnaïku pastoral une modification pour résoudre ce problème.
Une autre solution est proposée ici… mais qui risque fort de ne pas être homologuée: tout en conservant le schéma initial, utiliser une rime « androgyne » (reluire-cuir, intrusion du consonantique au sein des féminines et masculines). A noter que l’alternance vocalique-consonantique n’est pas respectée: ce serait chose impossible pour les mêmes raisons que l’impossibilité rencontrée par Gilles sur les F-M.
Posté sur la liste Oulipo le 4 mai 2013.

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Oripeaux

qu’a trône assis ?

dans ton lit pliant
au calme de la chambrette
d’ombres l’horrible retraite
te frôle en riant

viennent jours brillants
où ta force de prophète
d’arbres que bat la tempête
rend le tronc vaillant

dans la nonchalance
tiède en la maturité
grandit le silence

puis la brume grise
sur ton bel œil irrité
pose son emprise

Essai de sonnaïku à la manière de Gilles Esposito-Farèse. Ce dernier a cherché à allier la forme sonnet et le haïku.
Nombre de syllabes : 5 7 7 5 / 5 7 7 5 / 5 7 5 / 5 7 5
Schéma de rimes : a b b a / a b b a / c d c / e d e
Posté sur la liste Oulipo le 1er mai 2013.

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Variantes du positiméride

Tous les amis, Oulipotes ou Twittérateurs, qui le souhaitent sont invités à me proposer, en plus du poème du jour,  leurs variantes, accueillies avec joie.  On les trouvera ci-dessous, regroupées par auteurs, dans l’ordre d’apparition de ceux-ci sur le Positiméride :

Floriane Austruy

24 juin – 8 Charlemagne – Charles Martel

Cette heure a replié son manteau retors hélas…
Cachée par roulées de sorts, mais a retourné l’art !

25 juin – 9 Charlemagne – Tancrède

Ton âme en croix sur le désert
Tu apprends ces rouges d’éther

26 juin – 10 Charlemagne – Saladin

Souffle à l’art, à demi son
si ample, sa dulcinée…

27 juin – 11 Charlemagne – Marina

Mon art relie nos âmes

1er juillet – 15 Charlemagne – Léon IV

L’été ouvre un livre
Longue et honnête ivresse

2 juillet – 16 Charlemagne – Pierre Damien

Appui de terre erreur de l’âme ingénue
Pour bien rêver le donne à mon inné nerf

5 avril – 11 Archimède – Héron

Chers, enrôlons nos
Chéries… Sûr qu'on n'a
D'havre, vrais souillons.

23 avril – 1er César – Miltiade

Ma nuit lasse 
est Iliade, est
Mariée lente 
         qui a du feu

29 avril – 7 César – Thémistocle

Triche ! et mens !
Isole et occis
le Vers…

Dominique Hasselmann

30 mai – 11 Saint-Paul – Martien

L’air suspendu
Le vol élargi
L’oiseau s’immisce
La plume grince
Le pâté d’alouette attend

(sans connaître la règle)

Annie Hupé

21 mai – 2 Saint-Paul – Cyprien

RER A

Cergy-Paris… Blaise n’y
croyait pas ! Forte idée neuve
choyée puis proscrite – Bien !
Cours-y, pitre, loin de nous
cours-y, parolier d’enfance.
Crayon, papier, lignes… Lien.

Bernard Maréchal

2 mai – 11 César – Ptolémée Lagus

Partout on la remmène,
Hélas, la galeuse !

3 mai – 12 César – Philopoemen

Pécheurs voilés,
on part,
pour demeurer sains.

4 mai – 13 César – Polybe

Pangolins hybrides ?
Pas bon le symbole !

et

Pâlots, les boys ? Bordel !
Patrouillez-y ! Buvez !
Pour trois zlotys, baisez !
Pas vous, les psys benêts !
Papouilliez yeux baissés ?
Pantouflards, beys baveux,
Patrons, lobbys, banquiers
Picoleurs s’y berçaient ?
Profond, le Styx, bon dieu !
Hop ! On les y balaie.

5 mai – 14 César – Alexandre

À Claude, beaux agendas fervents :
dans l’âge doux, sans prendre trop cher,
dans le relax, attends donc rêveur.
Alors mes vœux t’auront déridé !

( pour l’anniversaire d’un Claude )

6 mai – 15 César – Junius Brutus

Je veux un discours sobre sur un ton puissant.

9 mai – 18 César – Annibal

Sans ennemis, bétail lent.

10 mai – 19 César – Paul-Emile

Partageux ? Les premiers bâillonnés !

13 mai – 22 César – Mécène

Magie ! Car ce printemps,
Mai décoiffe nos chefs :
Mèches courtes, longues,
Mille cheveux gonflent.
Mille coiffeurs chantent,
Mais les chauves bronzent !

15 mai – 24 César – Nerva

Nous, les revenants,
Bons êtres vivants,
On peut rêver aux
Nappes pour vin blanc
Sans crever vegan :
Viande, grives, champ’.
Vingt degrés, voilà
Un deal ravissant.
Dans ce rêve-là,
Bon retour : vingt ans !

18 mai – 27 César – Aétius

Cache ton virus puis
Arrête-toi ! Tousse !

19 mai – 28 César – Trajan

positiméride-bernard-marechal-19-05-20

et

Stupre ? Ganja ? Crack ? Schnouf ?
Tendres trajets planants…

20 mai – 1er Saint-Paul – Jacques

Je sais ce que veut Vénus :
Je vais croquer tous ses seins !
Jamais coquin ou pervers,
Je fais ce que veut Éros…

21 mai – 2 Saint-Paul – Cyprien

Cent yens pour trois livres, non !

22 mai – 3 Saint-Paul – Athanase

Dans tout humain vient la stupeur
Quand tout choit dans un grand sommeil.
Rattachons la nuit au soleil !

23 mai – 4 Saint-Paul – Jérôme

Jeu des rois, tous menteurs,
Jeunes très prometteurs :
Jureront, promis, leur
Job sera programmé.
« Je peindrai vos mirages,
juste pour vous mater ;
Je serai vos Marcheurs,
Je serai vos Messies ! »

24 mai – 5 Saint-Paul – Ambroise

Jamais boirez bon vin dans eau.

27 mai – 8 Saint-Paul – Constantin

Tchador noir, c’est trop chaud, mon taliban !
Chipons donc des tergals cintrés Vuitton !

et

Tchador noir, c’est trop chaud, mon taliban !
Courons en slip, et allons tapiner !

28 mai – 9 Saint-Paul – Théodose

Tu hais le noir dont on se vêt,
Et chasses tous démons secrets.
Tachant le soir désormais bleu,
Tes hardes sont de rouges feux.

30 mai – 11 Saint-Paul – Martien

Matador, très fier chrétien,
Matait, craintif, incertain,
Maint taureau trop bienvenu.
Maint taureau, taquin et nu,
Mâchant, routinier, le foin,
Mourrait pourtant dignement.

31 mai – 12 Saint-Paul – Geneviève de Paris

Graver dans le vif,
Saigner,
Vivre de ses plaies,
Avoir vingt ans

1er juin – 13 Saint-Paul – Grégoire le Grand

Gourous et grigous : ils renient le ciel, gras croyants sans dieu !

2 juin – 14 Saint-Paul – Hildebrand

Hormis la dinde, bannir la viande.

3 juin – 15 Saint-Paul – Antoine

À notre tour crions-le :
Quand nous tombons, rions-en.
Avant tout, on doit chanter !

4 juin – 16 Saint-Paul – Austin

As-tu senti qu’il vient ?
Là-haut, sur ton divan,
L’Ankou se tient, riant.
Sans ruser, tu fuis, loin,
L’amour est ta raison.
Mais tu sens ton guignon.
Au bout des temps, il vainc,
À coup sûr, c’est flippant…

6 juin – 18 Saint-Paul – Anselme

À nous seuls est le monde.

7 juin – 19 Saint-Paul – Béatrice

Brave sans tambour ni casque,
Blessé au front, revient chanter,
Bêcher sa terre, puis crever.

et

Belle à tomber, si chatte,
Baise partout, revient comblée.

11 juin – 23 Saint-Paul – Frédéric Borromée

Frère le diable rit :
Voici bientôt prostré
L’homme heureux.

et

Faire le double crédit, c’est bon pour rentiers, fourmis bernées.

12 juin – 24 Saint-Paul – Catherine de Sienne

Couteau tranchant net :
Trois cris noyés dans le sang
Signent un non-lieu.

et

Coq avait chanté ?
Rôti nous le déjeunons :
Il est bien niqué !

13 juin – 25 Saint-Paul – L’abbé de l’Épée

Seul, là-bas, bleuté, doux, perle le pré secret,
Le grand bourbier perdu, mes glèbes préférées,
Le sable blanc cendré, le ciel épais, le vent…

14 juin – 26 Saint-Paul – Claude Fleury

Chaleur au bout du pré, fleurs blanches du grand lys,
Cruel azur du ciel, fournil de durs rayons,
Colère à fleur de peau, faillite du pur yin,
Choir là-bas, sûr de rien, faible, le cœur broyé.

16 juin – 28 Saint-Paul – Bossuet

Brisons nos liens pour l’été.

17 juin – 1er Charlemagne – Théodoric le Grand

Tu cherches Godot ? Son ridicule sergent rital viendra
Tacher tes godillots rougis, cailler tes sangs brûlants, nigaud !

18 juin – 2 Charlemagne – Pélage

Porter loin la grâce,
Puis héler la gueuse,
Prôner la sagesse
Pour dealer la gueuze.

22 juin – 6 Charlemagne – Jean Sobieski

J’attends, patient, les lois bénignes des kremlins :
Je serai donc très bon bourgeois, c’est si kantien !

23 juin – 7 Charlemagne – Alfred

J’allais frimer, jeudi,
Gauler fric, or, et diams,
Alors faut rien merder.
Mais les flics, mercredi,
Salauds, firent les docks !
Fatal foutoir, ce deal.

24 juin – 8 Charlemagne – Charles Martel

Cherchons la règle de trois, mon amour : toi, et lui ?
C’est charmant, triple le schéma. L’amour te déplaît ?

25 juin – 9 Charlemagne – Tancrède

Titan bancal bardé de fer,
Attaquant courageux du feu,
Tu vas rançonner le dieu grec.
Tes mains vont châtrer ce damné
Trop fat, rancunier et dément.
Tombant noirci, rageur, dupé,
Tu as encouru le danger
Et ta fin criarde, déchue.

26 juin – 10 Charlemagne – Saladin

Pis aller mal défini,
Scandale blanc dédaigneux,
Spectacle sans désir, donc,
Ces sangles au dos fripon ?
Seins faiblissants : deux raisons !
C’est banal mais déprimant.

30 juin – 14 Charlemagne – GODEFROI

Garrot dur et froid : Franco rit.

et

Gros soudard enflé, refroidi,
Godot dort, pensif, rabougri.
Glouton, digne fêtard bouffi,
Gnafron dit refléter l’oubli.
Gai, bon dieu en fera loisir.

3 juillet – 17 Charlemagne – Pierre l’Ermite

Parmi les rochers,
Le loup ne remue,
Craintif,
Seul.

8 juillet – 22 Charlemagne – Clotilde

Ce val sourit, haillons d’argent,
Creux lisse où tournoie l’onde bleue
Coulant pour trois glaïeuls dorés,
Cercle grouillant d’œillets diaprés,
Ciel blanc. Pourtant il pleut du fer
Cruel. Soldat si las, dors bien !

9 juillet – 23 Charlemagne – Mathilde de Toscane

Menaçant, hautain,
Le dieu redouté, Typhon,
Respecta Noé.

12 juillet – 26 Charlemagne – Blanche de Castille

Brouillard blanc, blanc, blanc,
Hardes dans le ciel lassé,
Terni, bleu, bleu, bleu.

14 juillet – 28 Charlemagne – Louis

Louis, roi qu’on dit seize ?
Le choix Louis dix-sept ?
Collot leur dit : « Stop ! »
L’égorgeur dit : « Sang ! »

23 juillet – 9 Dante – Paul Véronèse

Pascal, pour léviter, raisonnait et songeait.

27 juillet – 13 Dante – Rubens

Rôdeur blasé, bon fils,
Cerveau baigné d’encens,
Gracieux brick en transit,
Ribaud, buveur, un saint.
Drapeau baissé, en sang,
Rebut boiteux, pensif,
Repu, blessé, nu, seul,
Rimbaud berce son spleen.

Arthur, brûle nous tous !

8 août – 25 Dante – François de Sales

Frère mal fiancé,
Cousines déçues
Soignant leurs regrets,
Flairant la noirceur,
Bouffaient les dragées,
Puis bâillaient, blessées.

10 octobre – 4 Descartes – Le cardinal de Cusa

Le vieux craint l’affreux destin dans la laideur, et court au sauna.

11 octobre – 5 Descartes – Érasme

Écrivain sans magie 
Exprimant sa myopie, 
L’enfer assermenté 
Le broya sans moufter.

19 octobre – 13 Descartes – Georges Leroy

Gelée, orages et soleil, je ris, choyé.

20 octobre – 14 Descartes – Le chancelier Bacon

Le feu cachera nos cendres,
Il brillera,
Brûlant cet or noir.

22 octobre – 16 Descartes – Maupertuis

Mon atout prend : deux cœurs et deux plis secs !
Maraud, tu perds : je prends tes vieux biftons ! 

23 octobre – 17 Descartes – Herder

Chez le roi du nectar 
Chantaient trois doux fêtards.

24 octobre – 18 Descartes – Winckelmann

Swing d’instinct, c’est KO ! Et là, mec, attention !

25 octobre – 19 Descartes – D’Aguesseau

Dans l’eau, gracieux, les poissons se saluent,
Du danger du ressac ils ne s’avouent.

26 octobre – 20 Descartes – Oken

Koulak gueulant « Vodka, très sain !
Trois kopeks net, pour Kiev, c’est bon. » 
Polka de sang, moujik bêlant
« Liokha, retiens ton knout pesant ! »

et

Moka très noir,
Loukoum pesant. 

et

Rockers déments,
Woodstock revient !

et encore

Vodka ? Crémant ? 

27 octobre – 21 Descartes – Leibnitz

« Calme-toi, babouin ! » – « Paix, Tarzan ! » 
« Lutte tribale, hein, Chita ? » – « Zut ! »

28 octobre – 22 Descartes – Gibbon

Gravir bimbo ? Coquin ! 
Guérir Bambi ? Couillon…

1er novembre – 26 Descartes – Bonald

Bidochon maladif,
Besognant, paillardant :
Bien jouir, on a le droit ?
Beau moment sans lourdeur… 

3 novembre – 28 Descartes – Hume

Eh, Trump ! Monsieur
Chéquier musclé,
Cheveux ambrés !
Honteux menteur,
Phraseur malgré
L’honneur mort-né,

Eh, you ! Mister
Harmful manners,
Hold-up maker,
Shut your mouth, yes !

5 novembre – 2 Frédéric – Côme de Médicis l’ancien

« Cet homme ment » dit le menteur défait.
Coquins simplets s’annonceraient crétins.

( justifié )

7 novembre – 4 Frédéric – Isabelle de Castille

Il savait bien que le ciel est désert,
Connaissait tout, lui, le lettré…

10 novembre – 7 Frédéric – Louis XI

Le fou qui voit tes yeux noirs,
Il croit mourir : c’est exquis.

( Justifié )

11 novembre – 8 Frédéric – L’Hôpital

Le héros puni tomba là.
Les champions partiraient sans lui.

12 novembre – 9 Frédéric – Barneveldt

Bellâtre snob et vieux beau plein d’argent,
Bagarreur enfiévré, zélé dévot,
Barbare nu rêvant de plus de morts,
Brigand grognon et voleur las de tout,
Bavards fringants, révérez le destin !
Bouddha répond, et vante le désert.

13 novembre – 10 Frédéric – Gustave Adolphe

Grincheuses et bavardes,
Adorons les pochardes.

14 novembre – 11 Frédéric – De Witt

Dormez, squaws, nuitamment.

et

Chaud, le wookie touillait
Dans le wok six turbots,
Lard de wapiti frit
Dans deux whiskies toastés.

15 novembre – 12 Frédéric – Ruyter

Frayeur d’Yseult ce soir,
Peur du mystérieux sort
Car au Styx vient le Roy
Sur un yacht peint en noir.
« Cher doux Roy, c’est le port !
Reine aux yeux tristes, pleure !
Meurs, beau lys trop fleuri ! »
Crient deux pythies en chœur.

16 novembre – 13 Frédéric – Guillaume III

Gracieux,
voilé,
ciel aux lumières invisibles.

18 novembre – 15 Frédéric – Ximénès

Doux, bien masqués, pondérés,
Aux dieux menteurs nous dédions
Dix grimaces convenues,
Yeux grimés, et pantelants.

19 novembre – 16 Frédéric – Oxenstiern

Boxeur, bénis soient tes trois derniers rounds !

et

For Fox news, no doubts : Trump wins the Vermont !

20 novembre – 17 Frédéric – Walpole

Walhalla : portons le deuil.

21 novembre – 18 Frédéric – Louis XIV

L’Éros rougissait deux poivrots.
Cléo boudait ces gueux triviaux,
Le corps bouffi des vieux grivois.
Leurs obnubilés yeux suivaient
La môme au sein si doux, divin.
Le froid punit les deux givrés.

et

Quel bonheur si tes yeux livraient
L’émoi soumis des sphinx vivants !

22 novembre – 19 Frédéric – Pombal

Pieds morts, mes bras ballants,
Puits promis ? Blablabla !
Pétrole imbuvable…
Pardon, mon beau sable.

23 novembre – 20 Frédéric – Campomanes

Caviar, scampi, donc champagne très frais,
Calmars, champignons, nems, chapon bressan,
Cantal, marc, porto, macarons, dessert !
Caramel pour tous, moka : on est prêts !
Crack, khat, morphine : on mourra dans l’excès.

24 novembre – 21 Frédéric – Richelieu

Rôtir cochons est plaisir de loup.
Gros fricot chaud est le bienvenu.

( justifié )

25 novembre – 22 Frédéric – Lambert

Lâchant meubles et cristaux,
Laissant meublés et gravats,
Luttant morbides, troublants,
Les amants brûleront tout.

26 novembre – 23 Frédéric – Hampden

Cherche amours prudes et nus.

27 novembre – 24 Frédéric – Kosciusko

Geeks top secrets, Bismuth, Sarko ?
Non !

28 novembre – 25 Frédéric – Madison

Mort à dieu ! disait Cioran,
Mi badin, mi sorbonnard.

et

28 novembre – 25 Frédéric – Madison

Mort à dieu ! disait Cioran,
Mi badin, mi sorbonnard.

et

Maladif, puis somnolent,
Minaudant mais si dolent,
Mort à demi dans son bain,
Mon Adonis sort tout sain.

29 novembre – 26 Frédéric – Toussaint Louverture

Tous nos jours
Sont des matins sans nuit.
L’amour trouvé se perd,
Joint aux regrets.

30 novembre – 27 Frédéric – Francia

Finir l’année clopinant,
Fléchir sans flancher, vivant,
Fêter l’an neuf, capricant.

1er décembre 2020 – 28 Frédéric – Cromwell

Clameurs, on meurt.
Waterloo blues…
Charnier promis, clowns et linceuls.

2 décembre 2020 – 1er Bichat – Tycho Brahé

Tes cycles d’humour, bavard sans haines,
Tu y cherches quoi ? Bonheur sans chaînes.

3 décembre 2020 – 2 Bichat – Halley

Charmants linceuls, tes yeux
Changeants, les bleus sex-toys.

4 décembre 2020 – 3 Bichat – Varignon

Voyageurs ingénus, flocons
Venant réjouir goudron trop noir,
Versant, durcis, glaçons fondants,
Vrai, sans transir gamins coquins,
Vous aurez neigé, blancs pollens.

6 décembre – 5 Bichat – Roëmer

Fredonner, miséreux,
Grisonner, s’emmerder,
Refoulé, mal crécher,
Grelotter mort de froid,
Récolter moins d’espoir,
Rencontrer male mort,
Rudoyé, mais rêver.

8 décembre – 7 Bichat – Galilée

Glaciales, six planètes !

et

Gourmand, le lion ?
Il le nie.

9 décembre – 8 Bichat – Harriott

Harar ? Arthur ?
Qui protestait ?

10 décembre – 9 Bichat – Fermat

Feu le roi mort la nuit,
Folie, crimes, acteurs,
Fille promise, eau lente,
Fourberie, meurt Laërte,
Femme charmée, amant,
Fureurs, remords, gaieté.
Fades rimes, vraiment ?
Faible drame, Hamlet ?

11 décembre – 10 Bichat – Poinsot

Pour l’oubli on savourait
Pinot, vin blanc surcoté.

12 décembre – 11 Bichat – Monge

Morpions négligeaient
Mes moutons galeux,
Mais loups sont gourmets :
Méchouis bien goûteux,
Mignons en goguette,
Moutons sont gobés.

13 décembre – 12 Bichat – Daniel Bernoulli

Dedans mon lit,
Exil blanc,
Je renais,
Bousculé, lascif.

31 décembre – Jour additionnel – Saintes Femmes

Sans ami, sans toit,
Je suis faible, mou,
Mais je suis.

1 janvier – 1 Moïse – Prométhée

Premier fou, mortel touchant le feu.

2 janvier – 2 Moïse – Hercule

Hydre crachant un flot vert,
Chien d’enfer ? Cagoulés net !
Chez Géryon ? Cap sur les bœufs !
Chante, Héraclès, tu les tiens !

3 janvier 2021 – 3 Moïse – Orphée

Jour noir, plaie hideuse.
Trop rapproché, l’enfer
S’ouvre pour Hadès seul.
Fou, Orphée hait les dieux.

4 janvier 2021 – 4 Moïse – Ulysse

Tous les voyants sont verts.

5 janvier 2021 – 5 Moïse – Lycurgue

Les yeux chassieux,
rougis,
pleuraient.

6 janvier 2021 – 6 Moïse – Romulus

Réformez-vous, les nu-pieds :
Renommez-vous les bourgeois !

7 janvier 2021 – 7 Moïse – Numa

Ton vieux manteau en faux mohair
Un jour tomba.
Ton cul mignard vint sous ma main,
Mon cœur flamba.
Nous eûmes chaud, on nous maria
Sans pieux micmac.
Ton cœur mentait quand tu miaulais
Un faux mantra ?

8 janvier 2021 – 8 Moïse – Bélus

Blonde, la rusée
Baisse les yeux bleus.
Beau vieillard usé,
Blasé, las du sexe,
Boude leurs lueurs,
Brave le mousseux.

9 janvier 2021 – 9 Moïse – Sésostris

Soleils sans nom sur terre, uniques
Astres sans ombres, terrifiques,
Vous êtes nos tristes tropiques.

10 janvier 2021 – 10 Moïse – Manou

Menaçants, tout nus,
Mes amants obscurs
Marchaient dans mon jeu.

11 janvier 2021 – 11 Moïse – Cyrus

Ce lys meurt pour vous,
Chers yeux grands ouverts
Choyés pour un soir.

12 janvier 2021 – 12 Moïse – Zoroastre

Chez vos grands oracles,
tout prend sens ?
Zazou fripon va sans trop d’argent.

13 janvier 2021 – 13 Moïse – Les Druides

Plis de tes draps,
Parfums,
Lit du désir.

14 janvier 2021 – 14 Moïse – Bouddha

Baroudeur ? Dandy charmant ?
Barbon poudré du chapeau ?
Boulots maudits des humains.

15 janvier 2021 – 15 Moïse – Fo-Hi

Feu.
Œuf chéri.
Fiston Phénix.
Four non chrétien…

16 janvier 2021 – 16 Moïse – Lao-Tseu

Là-haut tout te semble fou.

17 janvier 2021 – 17 Moïse – Meng-Tseu

Mon cœur languissant saigne, veuf.

18 janvier 2021 – 18 Moïse – Les théocrates du Tibet

Les seigneurs, trop heureux, vont crâner,
Laissant les soldats au tapis,
Bêtement.

19 janvier 2021 – 19 Moïse – Les théocrates du Japon

Les stèles tachées
D’époux caressants
Tombent sans douleur,
Jamais plus soignées.

20 janvier 2021 – 20 Moïse – Manco-Capac

Marchant en cow-boy, chef blanc pétant sec,
Monnayant coton, châteaux, pitance,
Menaçant colon, chenapan rapace.

21 janvier 2021 – 21 Moïse – Confucius

Chinois confiant,
Tu cherchais un sens.

22 janvier 2021 – 22 Moïse – Abraham

Pas bavard, lâché, l’amant
Barbare crachait diamants.

et

Sans bonheur, cachez parfums.

23 janvier 2021 – 23 Moïse – Samuel

Jusqu’à mon au-delà,
Sans armes pour l’exil,
Jusqu’à ma chute, seul,
Hasta mi muerte, sol !


Mais jamais plus le ciel ?

24 janvier 2021 – 24 Moïse – Salomon

Sans ailes nous marchons nus.
Mais allons-nous mécontents ?

( justifié )

25 janvier 2021 – 25 Moïse – Isaïe

Qui saura lire,
Il saura vivre.

( Justifié )

26 janvier 2021 – 26 Moïse – Jean-Baptiste

J’aime quand un beau lapin
Te vise, tireur.

27 janvier – 27 Moïse – Haroun-al-Raschid

Chevalier honteux,
Noctambule errant,
Se cache, hideux !

28 janvier – 28 Moïse – Mahomet

Tremblant cambre-toi :
Meurs au chaud comme en été.


( écho du poème de Noël )

29 janvier – 1 Homère – Hésiode

Thésée est-il condamné ?
Hermès se tait ou dément.

30 janvier – 2 Homère – Tyrtée

Tityre tente de tutoyer Troyennes ;
Troyens, retenez-le d’octroyer cet encens.

31 janvier – 3 Homère – Anacréon

Mangeons sans carême, mon bon !
Faisons l’accord truite et Corton.
Garçon, va chercher les croûtons,
Chapons farcis, crème, et Morgon.

1er février – 4 Homère – Pindare

Petit, plein de paresse,
Papillon prend la brise ;
Prévision : disparaître ?
Promis, on démarre, prêt ?
Pari vain, désastreux, et
Premier bond dans l’araignée.

2 février – 5 Homère – Sophocle

Dans mon panthéon coloré,
Son œil poché, fort éclopé,
S’assoupit, cher pour Calliope
Dans son pathos, mon Cyclope.

3 février – 6 Homère – Théocrite

Ta chérie, son corps ravit tes yeux.
Tu cherches son cœur ? Pourriture !

4 février – 7 Homère – ESCHYLE

Le fils caché d’Ysolde
Chez son cocher y solde
Ce gros cruchon stylisé.
Le sorcier Charly l’attend.
Quel suc caché s’y glisse ?
Quel secret chaud s’y loge ?
Dès son coucher y flambe
Le sacré whisky blended !

5 février – 8 Homère – Scopas

Saint Christophe passait,
Sans credo, parnassien…

6 février – 9 Homère – Zeuxis

Chez les nouveaux bigots,
Baez ne vaut pieux baisers,
Liszt est un vieux grivois,
Jazz est un faux frisson,
Zeus vient du Bronx voisin.

7 février – 10 Homère – Ictinus

Fiancé trahi, nigaud las,
Vaincu terrifiant, tout seul,
Il chantait, vivant, surpris.
Fiasco terminal ? Qui sait ?
Il comprit qu’il en jouissait.

8 février – 11 Homère – Praxitèle

Placer sa voix, rituel glorieux,
Prêcher la paix, critiquer les gueux,
Parler aux cieux, victorieux clergé !

9 février – 12 Homère – Lysippe

Larmoyants, ils palpitent,
Loyaux sorciers, prophètes,
Les yeux, soleils palpables,
Les yeux sont faits pour pleurer.

10 février – 13 Homère – Apelles

Lampyres, les seuls flemmards,
Gaspillent leurs lumières :
L’appel des allumettes.

11 février – 14 Homère – PHIDIAS

Prêcheurs finauds, qui jasez,
Purs chrétiens demain damnés.

( justifié )

et

Patchoulis, divins parfums,
Purs, hormis désirs cachés,
Pour hardis destins gâchés.

( justifié )

12 février – 15 Homère – Ésope

Le savoir perd le sens des mots précieux,
Les sanglots pleins de peur nous font pitié.

13 février – 16 Homère – Plaute

Peuples râleurs,
Trimez pour les banquiers trompeurs !

14 février – 17 Homère – Térence

Tu veux rire dans ce feu ?
Ton enfer est bien cruel !

( justifié )

15 février – 18 Homère – Phèdre

Pas chanceux, déprimé,
Prophète dépravé
Prohibé, disrupte :
Psychose discrète…
Prochaine disgrâce ?
Peuchère ! Dégradé !

16 février – 19 Homère – Juvénal

Je suis vieux et nonchalant,
J’ai su vendre mon talent :
Je peux valser, endiablant.

17 février – 20 Homère – Lucien

Loin du chenil blessant,
Le loup chérit le chien.

( justifié )

et

Linceul Cardin™, design ?
Le plus chic, tissé main.

( justifié )

18 février – 21 Homère – Aristophane

Paradis souscrit ?
Vos péchés s’annulent.

19 février – 22 Homère – Ennius

Vénéneux,
Impulsif,
Le néant,
Intrus sourd,
Règne,
Naïf,
Puissant.

20 février – 23 Homère – Lucrèce

La boucherie enchevêtre
Les beaux carrés de côtes,
Les lourds colliers découpés,
Les rumstecks très recherchés.
Le cœur sec, riche, comblé,
Le boucher rêve, content.
La bouchère le caresse.

21 février – 24 Homère – Horace

Huis clos.
Rien à cacher.
Chanson noire au Carmel.

22 février – 25 Homère – Tibulle

Tintin ? Blond sur la lune.

23 février – 26 Homère – Ovide

Souviens-toi des gueux,
Souverain dormeur.
On vieillit des yeux,
Souvent loin du cœur.

24 février – 27 Homère – Lucain

Loin du cœur, taquine,
Loquace et badine,
La bouche sanguine
Flatte un duc, câline.
La nuit, ça fascine.
Le puceau s’avine…

et

La gauche patine ?
La meuf, c’est Marine ?
Quel cauchemar vit-on ?
Les fourches caudines.

25 février – 28 Homère – VIRGILE

Vieillir, voir grandir le temps ?
Venin rongeur, pis-aller !
Vomir ? Rugir ? S’incliner ?
Voltiger, gai, guilleret ?
Vaciller grandit les vieux :
Voltaire gardait le feu.

26 février – 1 Aristote – Anaximandre

Parents anxieux qui menacent de rompre,
An neuf, cadeaux qui me laissent des regrets.

27 février – 2 Aristote – Anaximène

À nous la paix chimique : nouveau
Vaccin sans prix qui me menace.

28 février – 3 Aristote – Héraclite

Homme grimaçant,
L’esprit est né.
Homme rabâchant,
L’esprit stagne.
Homme retranchant,
L’esprit traîne.
Homme recrachant,
L’esprit tousse.
Homme cravachant,
L’esprit stoppe.
Homme renâclant,
L’esprit tombe.

1er mars – 4 Aristote – Anaxagore

Canal vaseux fait gondolier lent.

et

Sauvons la paix, agneaux courageux,
Marchons au Styx, agaçons Hermès.

et

Flâneurs anxieux, anges modernes,
Amants aux yeux sages, courage !

2 mars – 5 Aristote – Démocrite

Dans ce monde obscur, l’air maintient l’eau.
Du feu, mon œil croirait qu’il est dieu.
Dans l’eau mon corps choira s’il est seul.
Du feu mourront contraints air, terre, eau.
Donc demeurons cloîtrés : l’air est feu.

et

Do, ré, mi, do ? Donc ré, mi ? Zut ! Ré…

3 mars – 6 Aristote – Hérodote

Phèdre primo, deuzio Thésée.
« Cher gendre, godichon, tu mens ! »
Phèdre reçoit d’abord Thésée.
Chef très ronchon, du coup, taiseux,
Thésée, retour de loin, tremble.
Ha ! Quel retour ! Dieux mortifiés !
Phèdre reçoit des outrages.
Thésée, fripon, dit contrôler.
« Hé ! Des ragots ? Prend-on ton cœur ? »
Thésée, grand, fort, doit pontifier.
Phèdre répond d’un cœur trompeur.
Thésée, trop con, dingo, stresse.
Phèdre crie : « Ton dévot te ment ! »
Thésée, grognon, doit contenter
Chérie pour son dégoût, c’est net.
« Thésée, bravo ! Dis-moi, tu veux ?
Thésée, crénom ! Déchois ! Tu peux ! »
Thésée, grand roi, dit oui, très zen.
Horreur, car loin, des flots, sort Dieu !
« Ha ! Le dragon ! Deux gros taureaux ! »
Phèdre : « Pardon de mon stupre ! »
Thésée répondit : « Trop tard, merde ! »

4 mars – 7 Aristote – Thalès

Tout chez Thalès, hélas !
Touchait ta laisse et l’as.

( holorime )

et

Nietzsche parle des lois :
Trop hautains les décrets,
Trop humains les devoirs !

( justifié )

5 mars – 8 Aristote – Solon

Vos soleils sont noirs ? Somnolez contents,
Symbole bouffon, dans vos lits trop blancs.

( justifié )

6 mars – 9 Aristote – Xénophane

Prix de nos joies,
Proche,
La nuit ment.

7 mars – 10 Aristote – Empédocle

Les murs parlent de moi ? Calomnies.
Les mains pleines de vos colères,
Je meurs pour mieux dénoncer le ciel :
Je m’empare du volcan ! Quel feu !

8 mars – 11 Aristote – Thucydide

Tes chevauchées s’y dévidèrent,
Trop heureux cow-boy : dernier désert !

et

Ton humour, clepsydre, rit du feu.

9 mars – 12 Aristote – Archytas

Chasseur cherche yéti absent.

10 mars – 13 Aristote – Apollonius de Tyane

Tapie sous le lit,
Ronronnais plus sourdement.
Tes yeux t’annonçaient.

11 mars – 14 Aristote – Pythagore

Playboy trop cher, malgré ton rire
Passy te hait : range ton rêve !

12 mars – 15 Aristote – Aristippe

Arrivistes transis, prospérez,
Farauds ministres qui papotez.
Au travail, ouste, pimpants parleurs !

et

Arthur, si saturnien, part.
Paul reste.
Partir insatisfait,
Prospérer,
Marcher, brisé,
Tenir,
Puis perdre.
Harar sinistre.
Il peut pleurer.

13 mars – 16 Aristote – Antisthènes

Avant toi, qui fus-tu, homme ?
Nul ne sait.

14 mars – 17 Aristote – Zénon

Chez Zénon dort l’UN,
Zen et newtonien.

15 mars – 18 Aristote – Cicéron

Coquins charmés par son nom,
Champions conviés pour l’honneur,
Civils chez César, pourtant
Complice des prétoriens…

16 mars – 19 Aristote – Épictète

En plein deuil, chantonner tout seul ?
C’est permis, citoyens terriens.

17 mars – 20 Aristote – Tacite

Ta main, charitable ?
Et la charité tue !

18 mars – 21 Aristote – Socrate

Savoir charmer cartésiens,
Sans trop choquer malthusiens,
C’est mon contrat platonien…
Mais procès contre Athéniens !

19 mars – 22 Aristote – Xénocrate

Beaux enfants doucereux, attardés,
Jeux bénins pour curés catarrheux,
Vieux benêts ou charmeurs patentés,
Pieux renards, procureurs plantureux,
Aux méchants, on criera : « Châtiment ! »

20 mars – 23 Aristote – Philon d’Alexandrie

Pochard, l’hidalgo
Conduisait les chevaux blancs
Sans daigner ciller.

( haïku )

21 mars – 24 Aristote – Jean l’évangéliste

Jour de carnaval,
Rêver au vent,
Guetter le printemps trompeur.

22 mars – 25 Aristote – Justin

J’avoue mes trahisons :
J’amuse tes instants,
Je jouis sous tes chiffons,
Je meurs dans ton lit blanc.
Jaloux mais tatillon,
J’en veux sortir vivant.

23 mars – 26 Aristote – Clément d’Alexandrie

Colère me prend sans toi.
Défaillant,
Ne peux t’atteindre,
Résigné.

24 mars – 27 Aristote – Origène

Bouffer ? Digérer longtemps ?
Pouvoir rigoler sans dieu ?
Mourir, puis gagner l’enfer ?
Pourrir ignoré ? Nié ?
Douter ? Oui. Geindre ? Danger !

25 mars – 28 Aristote – Platon

Spécial Platon : tournoi philo, bac trois options.
Public payant, trois francs, prolos gratis, bonus !
Profil bas, ton copain polard battrait mon Kant ?
Pascal, Marx, triomphants ? Poids lourd gagnant : Cioran !

( lipogramme en E)

et

Peuple las trop commun,
Prélude à tout roman,
Pâles amants bornés,
Parleurs attentionnés,
Pillards flattant vos nuits,
Phallus ardents soudain
Puis le matin mort-nés,
Polis par trop d’honneurs,
Pour l’instant, taisons-nous !

26 mars – 1 Archimède – Théophraste

Ton chaste front
Pour l’honneur
Va s’entêter.

27 mars – 2 Archimède – Hérophile

Hermès, triomphant, chipait les bœufs
Chez le frérot puis cherchait le feu. 

(justifié)

28 mars – 3 Archimède – Érasistrate

Feu brûlant senti sans toi, riante fée,
Désir passé, si souvent trop saturnien. 

(justifié)

29 mars – 4 Archimède – Celse

Cesse le sel sec,
Celse, lèse-le !
Ces selles scellées,
Cèle-les, ces clés !

( monovocalisme et beau présent )

30 mars – 5 Archimède – Galien

Goûtant les vins rendons
Grâce à leurs vignerons.

( justifié )

31 mars – 6 Archimède – Avicenne

À vouloir crever on s’entête ?
L’avenir, cruel, nous enterre.

( justifié )

1er avril – 7 Archimède – Hippocrate

Chétif papillon caressant ta fleur,
Hardi, palpai ton nectar, chastement.

2 avril – 8 Archimède – Euclide

Je veux, concluait Dante,
Des jeux cruels qui dansent,
De pieux couplets pleins d’enfer,
Qu'en neuf cercles j'ai dépeints.

3 avril – 9 Archimède – Aristée

Avertissement des dieux :
L’anarchie est tolérée !
Au revoir, les ténébreux
Maîtres qui nous stressèrent
Par leurs pieux sortilèges.

4 avril – 10 Archimède – Théodose de Bithynie

Tu cherches Godot ?
Monseigneur Dieu te bat froid et chaud ?
Dynamite !

5 avril – 11 Archimède – Héron

Hegel, raisonneur,
Cherche, renfrogné,
L’homme raisonnant,
Humble, rationnel.

6 avril – 12 Archimède – Pappus

Pas à pas, pas au pas.

( lipogramme et beau présent )

7 avril – 13 Archimède – Diophante

Devin ou pythie attentionnée,
Dis-moi mon prochain amant trompé,
Décris mon pacha, niais, plantureux…

8 avril – 14 Archimède – Apollonius

La prison ? La loi moins nos illusions.

( lipogramme [e] et beau présent )

et

Beau poison, l’alcool nous vend l’illusion.

et

Papillons, illusions sans aiguillons.

( lipogramme [e] )

9 avril – 15 Archimède – Eudoxe

Perdu dans vos yeux verts,
Je meurs de vos excès.
Je veux de nouveaux jeux,
Les feux des joyaux bleus.
Le jour des couteaux vient…

10 avril – 16 Archimède – Pythéas

Pi, mystère hyper abstrus,
Pur mythe chiffré, massif.

( justifié )
Πi, mystère hyper abstrus,
Pur mythe chiffré, massif.

( justifié avec un vrai Π )

11 avril – 17 Archimède – Aristarque

J’ai grandi, sais-tu ?
Au troquet, souvent
J’ai requis Satan,
J’ai risqué un voeu :
Partir visiter
Capri, que nous deux.

et

Arrivistes et matraqueurs, du vent !

12 avril – 18 Archimède – Ératosthène

Je rêvai trop tôt ; sois stendhalien, mon coeur !

et

L’enfer a très tôt su te charmer, Dante.
Le jour, la nuit, toujours tu chantes l’ange.

et

Éros, abstraction chaste d’humeur noire,
Le regard tabou serait hygiénique ?

13 avril – 19 Archimède – Ptolémée

Sportif, oublie le match, le jeu.
Pour toi, mon laurier meurt gelé.

( justifié )

14 avril – 20 Archimède – Albategnius

Parle bas,
Atteins le génie,
Puis meurs,
Seul.

15 avril – 21 Archimède – Hipparque

Chipie propre mais arqueboutée ?
Hippie pompeux a craqué, bluffé.

16 avril – 22 Archimède – Varron

Vieil anar trop bougon,
Va sans retour, confiant,
Vers la mort, rayonnant.

17 avril – 23 Archimède – Columelle

Cherchons la lumière, belle fée.
Croyons les humains, et la lune.

( justifié )

18 avril – 24 Archimède – Vitruve

Venise est renouvelée,
Visiteurs, rêveurs, venez,
Vaniteux, retrouvez ses
Vérités, car vous vivrez.

et

Vigilant grigou, va-t’en !
Voici ton or ? Prouve le !

19 avril – 25 Archimède – Strabon

Sots tsars barbants, bons tontons,
Satan, Artaban, sont bons.

( beau présent )

20 avril – 26 Archimède – Frontin

Flic racorni, tatillon,
Finir cornu, Trahison !

( justifié, lipogramme e )

21 avril – 27 Archimède – Plutarque

Peuple broutant sans risque, tu veux
Parler plus haut ? Bâfre quand tu peux !

22 avril – 28 Archimède – Pline l’ancien

Pauline ignore les anciens confinements.

23 avril – 1 César – Miltiade

Mais il lui plaît,
Miltiade,
Ce maudit Platon
Qui plaide en grec ?

24 avril – 2 César – Léonidas

Leur ego plein d’idéal sain,
Les héros sont vides d’amis.

( justifié )

et

Les héros pleins d’idéal sain,
Leurs egos sont vides d’amis.

25 avril – 3 César – Aristide

L’amour brisé ternit deux cœurs.

26 avril – 4 César – Cimon

Ci gît mon voisin,
Coquin, margoulin,
Cousin mal connu,
Craintif mais bougon.
Crois-moi, mon colon.

( lipogramme en e )

et

Craintif mais coquin,
Chopin, mal connu,
Cachait mal son plan.
Croyait mouvoir Sand :
Confirmant son nom,
Charmait moins Nohant

( second lipogramme e )

27 avril – 5 César – Xénophon

Feux de nos joues,
Péchés prochains.

28 avril – 6 César – Phocion

Panthéon grec, diablotins
Pachas cocufiés, cornus,
Pour chanson comique ou non.

29 avril – 7 César – Thémistocle

Tricher et mentir
Sont toujours
Calomniés.

Et mes propres variantes

9 mai – 18 César – Annibal

Chassant l’ennui brisai l’or.
Lançant mon cri bandai l’art.

10 mai – 19 César – Paul-Emile

Par amour il est mort, silencieux,
Passant sur lui ce maudit linceul,
Prêt à couler, en mer dilué.

11 mai – 20 César – Les Gracques

Lente songerie à ce quai
Où je sens le vent s’engouffrer à chaque assaut d’embruns
Long et sourd glas rongeant ce que j’eus d’espoirs

18 mai – 27 César – Aétius

À l’enfant qui musait
L’ancêtre dit puissant
Aime et tel l’oiseau vis

19 mai – 28 César – Trajan

Torpeur cajole Apnée.
Tout branlait, je stagnais.
Toujours à Jamais nuit.

20 mai – 1er Saint-Paul – Jacques

J’avais conquis un désert
J’avançais quand d’un vent frais
J’eus la clé qui ouvre azurs

21 mai – 2 Saint-Paul – Cyprien

Choit cyprès racine nue
Comme y pleure siffle et geint
Ce typhon surgi des nuits

17 juin – 1er Charlemagne – Théodoric le Grand

Ton chant
ténor des soirs trop gris
court telles guivres au grand froid

18 juin – 2 Charlemagne – Pélage

Partent les anges verts
Par les ciels chargés d’eau
Pleurer l’enfant gommé
Par le glaive aiguisé.
Pantelante agonie.

19 juin – 3 Charlemagne – Henri l’oiseleur

Hors de nos tours
Vit l’insoumis
Près de l’aube
Et du soir

21 juin – 5 Charlemagne – La Valette

Il bravera la bête étrange
La cavale aux flammes traîtresses

28 juin – 12 Charlemagne – Walter Raleigh

Walhalla, tu guerroieras : qu’au loup s’érigent hasts.

1er août – 18 Dante – Chateaubriand

Cache ta triste faim, fourbe rentier sans grandeur.

3 août – 20 Dante – Manzoni

positimeride-3-aout

4 août – 21 Dante – Tasse

Vint passant les mers
Ce chasseur si beau
Vint t’assassiner
Toi la gosse aimée

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Positiméride – Aristote

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois d’Aristote

26 février – 1er Aristote – Anaximandre

Baissent la voix dimanche,
Au chant du prêtre,
D'ardents agneaux s'immolant.
Sang des frères.

27 février – 2 Aristote – Anaximène

La nuit la faux immense avance
Au chant affreux qu'aime répandre
La nonne aux yeux qui montrent l'enfer

28 février – 3 Aristote – Héraclite

Hautes tours,
Grand conseil,
Triste nef.
Chaînes, fers,
Rats, couloir.
Gibet. Nœud.

1er mars – 4 Aristote – Anaxagore

Bannis la paix
Au poing comprime
Manants sans voix
Par sang gouverne

2 mars – 5 Aristote – Démocrite

Dans l'eau morte où courent truite et ver
Dort blême un doux chanteur victime d'un dément
Son chant pur tintait hier

3 mars – 6 Aristote – Hérodote

Chômeur
Perd droit
De froid
Tout meurt

4 mars – 7 Aristote – Thalès

Torchons vaisselle seaux
Tâches au long des faims
Touchons là seul le sens

5 mars – 8 Aristote – Solon

Seul
Ô lune ô nuit
Sans solution
Rien

6 mars – 9 Aristote – Xénophane

Beaux enfants
Vous péchez
Crânement.
Doux et grands,
Vos penchants
Magnifiés.

7 mars – 10 Aristote – Empédocle

Être emporté dans l'obscure allée
des temps précédant l'oscillant heurt,
et comprendre des morts ce lent jeu.

8 mars – 11 Aristote – Thucydide

Trichait moult
Croyait Dieu
Aidait peu

9 mars – 12 Aristote – Archytas

Au vrai ces hippys m'ont appris la force. Ai choyé tant d'amours sans crocs cachés. Y vit l'art frais.

10 mars – 13 Aristote – Apollonius de Tyane

J'ai parfois l'air fol
Comme un oiseau sidéré
Troll fuyant nos dieux

11 mars – 14 Aristote – Pythagore

Ployer
Tricher
S'aigrir
Tordre
Et puis zyeuter l'homme au grand cœur : horreur !

12 mars – 15 Aristote – Aristippe

J'ai gravi ces monts
Grimpé
Passé par d'horribles sauts
Impréparé
Las transi
Sentis ciel m'appeler

13 mars – 16 Aristote – Antisthènes

La nuit tombait
Sur ton chant
Et nos espoirs

14 mars – 17 Aristote – Zénon

Zone
De
Non-
Droit
Fin

15 mars – 18 Aristote – Cicéron

C'est ici qu'errait, zonant,
Ce fricoteur trop connu.
Ça picole et prend nos ronds.
Couic ! Ici, tel drôle, on pend.

16 mars – 19 Aristote – Epictète

Repenti, contrit,
Me traîne à tes pieds.
Mie, comment retrouver
Le précieux creuset de tes yeux ?

17 mars – 20 Aristote – Tacite

Tu pars
Ce soir te prend
Tu pars ce soir
J'attends

18 mars – 21 Aristote – Socrate

Sous nos croix sourd la terreur.
Sabre occira pâtre et gueux.
Seul boit ce prêtre au saint cep,
Seul, droit, ce roi chasse et prend.

19 mars – 22 Aristote – Xénocrate

aux temps ensorceleurs j'attends seul

20 mars – 23 Aristote – Philon d’Alexandrie

pencherai le dos
pendrai frac lyre et sextan
endurerai fers

21 mars – 24 Aristote – Jean l’évangéliste

juges damneurs
lèvres violant
d'anges l'élan
tristes tueurs

(isocèle)

22 mars – 25 Aristote – Justin

Joyeuse, trop vivant,
Jusqu'au soir m'attristant
Jalousais tes frissons.

23 mars – 26 Aristote – Clément d’Alexandrie

Cellule m'enfermant,
Ton froid glacial m'est doux.
J'attends, dingue orgueilleux.

24 mars – 27 Aristote – Origène

« Noir ! Noir ! Noir ! » gueulent en chœur.
Tous trépignent, vénéneux.
L'honneur gît, gorge nouée.

25 mars – 28 Aristote – Platon

Perles à ton cou brun
Pâle éclat te moirant
Appel dansant d'or nu
Pour bel amant t'orna

(isocèle)
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Positiméride – Homère

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois d’Homère

29 janvier – 1er Homère – Hésiode

Phalènes vifs, ondoyeux,
Hadès servit vos desseins.

30 janvier – 2 Homère – Tyrtée

Tout tyran naît d’Éden,
Suit l’Hydre, voit l’Enfer.

31 janvier – 3 Homère – Anacréon

L’amant
Caché,
L’archer
Dormant.

1er février – 4 Homère – Pindare

Pétrirons des farines
Plein cuirons de pains d’orge
Parmi nous de grands rires
Puis irons droit au prêtre
Pour signer doux mariage
Petit monde aimant rêve

2 février – 5 Homère – Sophocle

Sois fort, percheron, cheval fier.
Dans ton pas, charroi court, valse,
Sillon penche, au sol croît le blé.

3 février – 6 Homère – Théocrite

Tanches et loches, rondins, truites,
Ont hanté nos clairs rus : dites-le.
Tachés de noir, secs, morts, l’air et l’eau.

4 février – 7 Homère – Eschyle

Drossa, clochant, yole à sec.
Vieux s’y cacha. Y logeait,
En sa couche au nylon bleu.

5 février – 8 Homère – Scopas

Sois scorpion. Pique aux pieds.

6 février – 9 Homère – Zeuxis

Zygène aux beaux noirs sang.
Zèle amoureux. Poison
Chez teigneux expirants.

7 février – 10 Homère – Ictinus

Ici tu vins sans ruse.
Ici tout rit sans soucis.
Ici ta reine d’un soir.

8 février – 11 Homère – Praxitèle

Pour rien, à deux mains, tue l’élan fier.

9 février – 12 Homère – Lysippe

Les cygnes si purs passent
Les lyres loin s’appellent
Vieille yeuse fripée penche

10 février – 13 Homère – Apelles

J’ai peint les belles
Et les grands.
Puis en l’oubli versai.

11 février – 14 Homère – Phidias

Peur choyai,
Dédain baisai.

12 février – 15 Homère – Esope

Le soir mort passe.

13 février – 16 Homère – Plaute

Par les champs sœurs trottaient
Perles au cou tintaient
Parlaient aux vautours dieux
Paix là-haut outre obvieux

14 février – 17 Homère – Térence

Tout est repentance et deuil.

15 février – 18 Homère – Phèdre

Pencher, ne dire rien.
Puis, honteux d’être en vie,
Prêcher l’heur de ramper.

16 février – 19 Homère – Juvénal

Jour nouveau.
Le mont pâlit.
Juste ouvre le vantail bleu.
Jumeaux, vont meuglant, ballant, joueurs, veaux.
Le grand aigle jouit du vide, en long ballet.
Jeu du vent errant dans les joncs où vit l’enfant sans loi.

17 février – 20 Homère – Lucien

Il peut choisir les vins
Il peut courir les sprints
Les sourcils bien peignés
La bouche où brillent dents
Lance un clair rire franc
Lorsqu’on chute il tue net

18 février – 21 Homère – Aristophane

Bâtardise :
Ethno penche,
Marchandé
Par surprise.
Ton sort : planche
Dans clandé.

( en souvenir de l’Oulipien de l’année 2020 )

19 février – 22 Homère – Ennius

L’ennui naquit du gris
Et donc sans illusions
Jetant fond d’infusion
Tâtant nos vins souris

20 février – 23 Homère – Lucrèce

Il fut courageux, cabré.
Le fou ! Crut frères crânes.
Il eut carrière écrasée.

21 février – 24 Homère – Horace

Héros j’errai crâneur.
Haine ! Orage au carré !
Haut mon drapeau campé,
Haut viols, peur, sang, crocs, feu.

22 février – 25 Homère – Tibulle

Ton vin bleu soûle le vent

23 février – 26 Homère – Ovide

Où vais ?
Fil de l’eau.

24 février – 27 Homère – Lucain

La peur chante au divin
L’amour court au vivant

25 février – 28 Homère – Virgile

Vint l’hiver. Long silence.
Vêtit grège cilice
Vigie borgne et frileuse.

Catégories
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Positiméride – Moïse

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois de Moïse

1er janvier – 1er Moïse – Prométhée

premiers sons
mots d’enfant
chants légers

2 janvier – 2 Moïse – Hercule

Chut ! Le rat court sous l’évier.
Chat, rêveur, croque le vent.
Hâte recule au cellier.

3 janvier – 3 Moïse – Orphée

Nos corps proches
Sens et soufre
Penchent l’éden

4 janvier – 4 Moïse – Ulysse

Nous ployons sous les hiers.

5 janvier – 5 Moïse – Lycurgue

Loyal cercueil
Range nous bien

6 janvier – 6 Moïse – Romulus

Par moments ulule au soir
Noir sous l’embrun
L’oiseau seul

7 janvier – 7 Moïse – Numa

Noir brun mat blanc
Nos peaux mêlant
Insoumis
Grands

8 janvier – 8 Moïse – Bélus

Brune glaneuse
Boit délicieuse
Belle eau pleureuse

9 janvier – 9 Moïse – Sésostris

Sans penser
Corseté
Trouve issue

10 janvier – 10 Moïse – Manou

Mangeai mon porc cru
Mirai mon corps dru
Massai ton dos nu

11 janvier – 11 Moïse – Cyrus

Crayon noir trousse
Choyés vers qu’on sut
Clercs tyrans fusils
Cours
J’y retrouvais ces lyres moussues

12 janvier – 12 Moïse – Zoroastre

Zéro
Cercle
Où l’absence
Est cernée

13 janvier – 13 Moïse – Les druides

Lents fleuves
Dériveurs
Vides de sens

14 janvier – 14 Moïse – Bouddha

Buvons au dieu des uhlans.
Bel obus fond, déchirant.
Baroud fou ! Dindons chantants !
Bois, sol, un muid : drèche sang.

15 janvier – 15 Moïse – Fo-Hi

Foi
Croix
Chair
Vin
Fais ton chemin

16 janvier – 16 Moïse – Lao-Tseu

Il va honteux, seul et nu.

17 janvier – 17 Moïse – Meng-Tseu

Mon coeur sanglote au soir venu.

18 janvier – 18 Moïse – Les théocrates du Tibet

Le ciel se tachait
L’écorce craquait
Tout le soir déchu
Tremblait blême et tu

19 janvier – 19 Moïse – Les théocrates du Japon

Les vents sont trop chauds,
Le sol crie  » rideau ! « 
Triste sol dragué,
Jaune, âpre, rogné.

20 janvier – 20 Moïse – Manco-Capac

L’homme avance droit,
Croyant, portant croix.
Mort, à son canon,
Cueille ample rançon.

21 janvier – 21 Moïse – Confucius

Corps souffrant.
Froid au cœur.
Lit. Sueurs.

22 janvier – 22 Moïse – Abraham

L’arbre est fier.
Lâche ma main.
J’abhorre branches, ramure.
S’abattra ma hache.
À mort !

23 janvier – 23 Moïse – Samuel

Sur la mer
Vu l’envol
Des amants
couple fol

(isométrie)

24 janvier – 24 Moïse – Salomon

Soir chaud
Lampions
Maillot
Bain
Restai là comme un oursin

25 janvier – 25 Moïse – Isaïe

Plaisants, sadiques,
Puissants salirent.
Poings serrant, rire,
Disait la fille.
Printemps s’abîment,
Hivers lapident.

26 janvier – 26 Moïse – Jean-Baptiste

Jour cédait.
Nuit boudait.
Petits riens.
Soif, terriens ?

27 janvier – 27 Moïse – Haroun-al-Raschid

Chaland gourd
Dos qui s’en va
Longs roseaux bleus
Couché j’ai froid

28 janvier – 28 Moïse – Mahomet

Meurs caché ou meurs présent,
Meurs casher ou meurs flétri,
Meurs athée ou meurs dévot.

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Positiméride – Bichat

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois de Bichat ainsi que des deux jours spéciaux de fin d’année.

2 décembre – 1er Bichat – Tycho-Brahé

Tu t’y couchas,
Sombre, amer,
Lâche et seul.
Et, synchro,
Chut l’oubli.
Restas, charmé.

3 décembre – 2 Bichat – Halley

Have allait seule en yawl
Hagards cillaient ses yeux

4 décembre – 3 Bichat – Varignon

Va au travail gagner ton pain.
Va sans rechigner, sans grogner.
Vends ta chair. Signe ton coupon.
Viendra l’or froid, legs insolent.

5 décembre – 4 Bichat – Jean Bernoulli

Je mets à nu
Belle huître
Ton corps au
Lilial grain

6 décembre – 5 Bichat – Roëmer

Sournois
Le mal dernier

7 décembre – 6 Bichat – Sauveur

Sa main s’ouvrit et tout rit

8 décembre – 7 Bichat – Galilée

Globe au bleu vilipendé,
Girant, l’astre ailé se perd,
Gluant floc d’huile et de bren.

9 décembre – 8 Bichat – Harriott

Hymne affreux trahison totem
Théâtre grandiloquent
Tout chiera
Ruse orgueil bonté rut
Hélas rien n’arrive où tout fuit

10 décembre – 9 Bichat – Fermat

Fermerai mon manteau
Coifferai mon calot
Face au fer menaçant
Fuir sera mon salut

11 décembre – 10 Bichat – Poinsot

Partout vais en sifflotant

12 décembre – 11 Bichat – Monge

Mon port langoureux
Mon or dangereux
Mon corps strangulé

13 décembre – 12 Bichat – Daniel Bernoulli

Dans la nuit
Rit le loup
Biche court
L’inconnu
Veille et sait

14 décembre – 13 Bichat – Joseph Fourier

Jeune oiseleur
Prend harfang
Homme heureux
Oiseau mort

15 décembre – 14 Bichat – Newton

Chant déwatté, poignant,
D’un vieux clown tristounet :
Un que web vint broyant.

16 décembre – 15 Bichat – Scheele

source enchantée
eau libre
dors
ce chêne effeuille le temps
couche à tes pieds le vent

17 décembre – 16 Bichat – Davy

Dansant, voyait Dieu, bave aux yeux

18 décembre – 17 Bichat – Cavendish

Crois au vent
Prends son doigt
Bois son chant

19 décembre – 18 Bichat – Geoffroy

Garde ton bluff
Fier guerroyeur
Gris t’est offert
L’effroi ployant

20 décembre – 19 Bichat – Bertholet

Brave serf
Ton charroi
Lentement
Bercera
Ta chair pour
L’autre temps

21 décembre – 20 Bichat – Ritter

L’artiste au triste trait portraiturait Éros meurtrissant fruit et fleur.

22 décembre – 21 Bichat – Lavoisier

Il a vu
Tout l’insu.
Puis est mort.
Tel savant
Pourrit sous
Cippe d’or.

23 décembre – 22 Bichat – Charles Bell

Couché
Parasol
Le sable
Les filles
Chahut marin plage sans but
Et l’oubli

24 décembre – 23 Bichat – Stahl et Barthez

Saut !
Tante
chante
haut.

Lot !
Gente
tente
beau.

Grand,
franc,
teste :

Euh…
Peux
zeste ?

25 décembre – 24 Bichat – Bernard de Jussieu

Boire un grand vin,
Manger, dodus,
De juteux rôts,
Sourire heureux.

26 décembre – 25 Bichat – Vicq d’Azyr

Va, suis ce qui dupe. Au raz, t’y perds.

27 décembre – 26 Bichat – Blainville

Bulles au vin neuf
Vieillis plein d’ailleurs

28 décembre – 27 Bichat – Morgagni

Miroir borgne
Gangue sans tain
Mon corps rougi
Tangue sans fin

29 décembre – 28 Bichat – Gall

Galant, l’élu
Gai, parlait, lent.

30 décembre – Jour complémentaire – Morts

Ma mort :
porte ?
ou puits ?

31 décembre – Jour additionnel – Saintes femmes

Se mariaient
Telles des fées
Et comme heureuses

Se sacrifiaient
Tout essoufflées
Les mains miteuses

S’offrant aimaient
Tendresses fiées
En femmes preuses

S’émancipaient
Nuits persiflées
Fermes meneuses

Soudain vivaient
Terreurs soufflées
Des temps moireuses

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Positiméride – Frédéric

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois de Frédéric

4 novembre – 1er Frédéric – Marie de Molina

Mettrai noir cierge
Deux verts lampions
Clouerai un rat
Romprai cœur vierge
D’orde émotion
L’effroi naîtra

5 novembre – 2 Frédéric – Côme de Médicis l’ancien

C’est l’homme
Le deuxième dieu
De doigts chimiques
Il balance vie et nuit

6 novembre – 3 Frédéric – Guicciardini

Gargouillaient,
Cancanaient,
Bavardaient,
Puis ronflaient.

7 novembre – 4 Frédéric – Isabelle de Castille

lissant sa barbe aux longs poils bleus
dans ce château sans toit ni paillasse
il laissa blottie la belle ondine chue
mal masquant fiel brouillant leur lien

8 novembre – 5 Frédéric – Sixte-Quint

Sentier,
Vieux pont,
Lèque.
S’unir.
Sentir.

9 novembre – 6 Frédéric – Henri IV

Chatte noire
Riz
Livre
L’homme éventré
Doit vivre

10 novembre – 7 Frédéric – Louis XI

Pluie
Corps unis
Sexe et nuit
Long vol nus
Frisson doux
Paix

11 novembre – 8 Frédéric – L’Hôpital

Blanche croix
Pénitence
Appel
Le chant trop pur
L’idiot bâilla

12 novembre – 9 Frédéric – Barneveldt

Belle a cru son rêve bleu
Lut
Douta

13 novembre – 10 Frédéric – Gustave Adolphe

galeuse
m’est la vie
échardes
sous le pied
halte

14 novembre – 11 Frédéric – De Witt

Nid de wifi.
Tournent
Dans ce web distordant
Des stewards brillants,
Baths.
Douillet tweed.
Ils tètent d’âpres whiskies trente ans d’âge.
Show froid.
Shoot.
Shit.

15 novembre – 12 Frédéric – Ruyter

Partout
Mystère
Peur

16 novembre – 13 Frédéric – Guillaume III

Goûte un vin follet
Allume le ciel
Jaillis

17 novembre – 14 Frédéric – Guillaume le Taciturne

Grave, un vieillard louchait sur mon chien.
Il le toucha, câlin, et sourit un peu.

18 novembre – 15 Frédéric – Ximènes

Exquis, l’homme chante au seuil,
Excite ombres infectes.

– Expie, impie, ton désir extime :
Benner Éros.

19 novembre – 16 Frédéric – Oxenstiern

Nos jeux seront sans but
Il fera nuit
Joyeux et nus
Instinctifs
Créerons vent

20 novembre – 17 Frédéric – Walpole

Wesh ! à la passion libre !
Waouh ! braillons par tous les temps !
Wow ! salut pétroleuse !

21 novembre – 18 Frédéric – Louis XIV

L’amour unit les gueux vivants

22 novembre – 19 Frédéric – Pombal

Prends ton tambour bats le
Par ton mambo charnel
Pour qu’on s’embrase au bal

23 novembre – 20 Frédéric – Campomanes

Cerf à mon piano.
Mes mains sont mes cors.
Cours par monts, par bois,
Compagnon des vents.

24 novembre – 21 Frédéric – Richelieu

Parti chercher, de la paix, le fruit,
Derviche chevelu, hippie doux,
Errait cet homme au ciel, ingénu.

25 novembre – 22 Frédéric – Lambert

Elle a flambé le porto
Lui l’amer bière enfournant
Ils s’aiment boivent croulent
Laissant sombrer le présent

26 novembre – 23 Frédéric – Hampden

thon
bar
lump
plie
daubenet
rush calme
paix d’océans

27 novembre – 24 Frédéric – Kosciusko

Khôl
L’oeil s’obscurcit
Bâul sort khol
Joie

28 novembre – 25 Frédéric – Madison

Chambre. Air de prison. Bloc nu.
Malade gît seul, bougon,
Damnant Dieu qu’il sait louchant.
Mourra demain sans copain.

29 novembre – 26 Frédéric – Toussaint Louverture

Trop fourbu s’assied,
Raviné, talé,
Bouche ouverte,
Par terre, où crever.

30 novembre – 27 Frédéric – Francia

Fait peur ! Fait nuit ! Cours, vivant.
Foudre enflammant ces liteaux,
Flots noirs, faux, sang, corps gisants.
Fureur frayant chemin, va.

1er décembre – 28 Frédéric – Cromwell

Courage ô Mohawk dépouillé
Cadre au tomahawk le pillard
Chancre à l’homme est western létal

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Positiméride – Descartes

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois de Descartes

7 octobre – 1er Descartes – Jean de Salisbury

Jeux de mains
Sang de bœuf
Sabre au clair
Tir sans but
Boum ! Trois grays

8 octobre – 2 Descartes – Raimond Lulle

Dormais.
Qui m’a donné
Deux fils ?
L’un sol,
L’un vent.

9 octobre – 3 Descartes – Joachim

Jusqu’où va ce chemin ?

  • Mort.

10 octobre – 4 Descartes – Le cardinal de Cusa

Il ne connaît rien
Dédaigne la loi des dieux
Crève au sol
Beau

11 octobre – 5 Descartes – Erasme

L’erreur a semé le meilleur :
Dans sa misère l’errant suit
L’ample dérive aux ciels ombrés.

12 octobre – 6 Descartes – Morus

Temps d’ombre
Saoul
Seul

13 octobre – 7 Descartes – Thomas d’Aquin

Ton choix d’homme
Ta soif d’air
Ta quête
Au loin rien

14 octobre – 8 Descartes – Spinoza

Si petits,
Vains,
Osez l’art.

15 octobre – 9 Descartes – Giordano Bruno

Grandir
Courir
Dédaigner
Obéir
Quiner
Choir

16 octobre – 10 Descartes – Malebranche

Mon aile s’ébroue au vent chahuteur

17 octobre – 11 Descartes – Madame de Lambert

Mourant de t’aimer
M’endors
Perle la sombre mer d’argent

18 octobre – 12 Descartes – Duclos

Danse au ciel, fol oiseau.

19 octobre – 13 Descartes – Georges Leroy

Gorge d’or
Rouges lèvres
Belle
Au cœur noyé

20 octobre – 14 Descartes – Le chancelier Bacon

Elle cherche en sa nuit
Ce cercle étoilé :
Qu’or brille à ce corps nu.

21 octobre – 15 Descartes – Cujas

C’est un jour mauvais
C’est un jeune à sec
C’est un jeu malsain
C’est un job plaisant
C’est un jobard seul
C’est un joyau pris
C’est un junk acquis
C’est un joint gratis
C’est un jour mauvais

22 octobre – 16 Descartes – Maupertuis

Mangeai du pain bien frotté d’un ail frais.

23 octobre – 17 Descartes – Herder

Chante rude berger
Chante aux prés d’Iseran
Heureux près des séracs

24 octobre – 18 Descartes – Winckelmann

Clown triste, ancien punk, en larmes part, banni.

25 octobre – 19 Descartes – D’Aguesseau

De langueur meurt le passeur des amours.

26 octobre – 20 Descartes – Oken

Doux folk prenant,
Fort ska dément,
Soul, rock, ethno…
Mon kif : le son.

27 octobre – 21 Descartes – Leibnitz

Longue vibration
Rite zen
Le vent libre nous dit
Tentez

28 octobre – 22 Descartes – Gibbon

Gosier, bois bien mon vin !
Grondait barbu mondain,
Gai, libre, blasonné.
Geignit, biberonnant.

29 octobre – 23 Descartes – Dunoyer

Doux, un vent soyeux m’étreint.

30 octobre – 24 Descartes – Fichte

Effroi ! Cris ! Honte ! Horreur !

31 octobre – 25 Descartes – Ferguson

M’effleure un doigt.
Court sur mon front.
Femme tragique,
Bois mon sang.

1er novembre – 26 Descartes – Bonald

Bordons un malade.
Baisons l’enfant.
Il dort.
Boirons-nous à l’adieu ?
Blanc on peindra l’endroit bétonné dans le froid.

2 novembre – 27 Descartes – Sophie Germain

Son front parcheminé
Gueux serre ma main
Riant

3 novembre – 28 Descartes – Hume

Chant qui monte haut
Nous mène
Hors du monde

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Positiméride – Shakespeare

Le Positiméride, projet d’un an, a démarré le 1er mai 2020.

On trouvera ici les livraisons quotidiennes du mois de Shakespeare

9 septembre – 1er Shakespeare – Montalvan

Emportant tout, la lave en passant,
Immolant trente aïeuls vendangeant,
Mit son manteau glabre au val damné.

10 septembre – 2 Shakespeare – Guillen de Castro

Grave au silex
La légende des Cathares
Terre d’Oc

11 septembre – 3 Shakespeare – Guevara

Grandeur est vent, amour sang.

12 septembre – 4 Shakespeare – Otway

Ô tramway ! tramway ! Foutu wattman, bye !

13 septembre – 5 Shakespeare – Lessing

L’hiver s’assied. Il neige,
Le vent glisse, traîne gel.
L’arbre est gris, serein, nu, gourd.

14 septembre – 6 Shakespeare – Goethe

Long soir d’été. Chaleur.
Gorgone a tes cheveux.
Garçon, veux-tu chanter ?
Grande ode à ta Phœbé,
Genoux en terre, heureux.

15 septembre – 7 Shakespeare – Calderon

C’est ça l’odeur des morts, troufion,
Cet air lourd, dangereux, poissant.
C’est la solde des forts, l’honneur.

16 septembre – 8 Shakespeare – Tirso

Tu poindras sans choix
Tu riras sans voir
Tu vaincras sans foi

17 septembre – 9 Shakespeare – Vondel

Vous tournez dans le ciel
Vos plongeons déferlants
Vont lointains dès l’envol
Vers vos mondes telliens

18 septembre – 10 Shakespeare – Racine

Rage au cœur il consent.
Renâclant il s’en vient.
Revanchard il enraie.

19 septembre – 11 Shakespeare – Voltaire

Va, solitaire, au givre, au sel,
Vogue, ô lointain navire fier,
Vague ourle au vent ta liberté.

20 septembre – 12 Shakespeare – Alfieri

Au ciel finir : espoir ? Nuit ?

21 septembre – 13 Shakespeare – Schiller

Se couche.
Pilule.
S’endort.

22 septembre – 14 Shakespeare – Corneille

Corps
Contours nus
Défilé
Lenteur

23 septembre – 15 Shakespeare – Alarcon

La lune
Atroce bonheur

24 septembre – 16 Shakespeare – Madame Rolland

Malade
L’âme en retrait
Corps lourd
La main sans doigts

25 septembre – 17 Shakespeare – Lady Montague

Lit sans draps
Hymen morne
Tabac gris
Bruits d’eau

26 septembre – 18 Shakespeare – Sterne

Sur terre éternel serf
Seul trouverai l’envers
Sous tout le morne éden

27 septembre – 19 Shakespeare – Miss Edgeworth

Mal cuits, mis sans sel dans graisse au wok, poivrons tout trash mûris sans soleil. Danger : ce stew corrompt ta chair !

28 septembre – 20 Shakespeare – Richardson

Pourquoi ce théâtre d’absurde, ô nain ? Pourquoi chercher la froideur dans nos nuits ?

29 septembre – 21 Shakespeare – Molière

Mais on lui laissera rien !
Maison, lit, rideaux, brocs… rien !
Mouchons-le. Il peut crever.

30 septembre – 22 Shakespeare – Palestrina

Pays plein de sang,
ta ruine va prendre aux loups
leurs dents.
Tuera bien, sans biais.

1er octobre – 23 Shakespeare – Grétry

Gare :
Ce train royal aggrave aux tiens frayeur.
Glorifie-toi, bruyant, gras.
Brillent tes rayons.

2 octobre – 24 Shakespeare – Lully

Lune au soul dolby
Là seule allait
Bye
Pleur aux cils ployés

3 octobre – 25 Shakespeare – Haendel

Haine au cœur !
Nie Dieu !
Sers Loi !

4 octobre – 26 Shakespeare – Weber

Whiskey :
Boire encor,
Swapper boue et trip.

Sweetheart…
Bord de mer…

Swinguaient.

(mini-bigollo)

5 octobre – 27 Shakespeare – Donizetti

Du violon bizarre entends-tu l’air,
Déroutant zigzag de tons transients ?
Dans l’or d’un dièze s’éteint ta nuit.

6 octobre – 28 Shakespeare – Mozart

Composez sans retard,
Maestro tzigane errant.
Mais dosez : sans forte,
Mignon. Zique, abruti !