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Oripeaux

Un amour

        L'a  mant                 par lant
bas sans fard franc
à sa star
n'a pas
grand art
n'a pas
chant tant
smart
           Sa tan              pas sant
      a       dé  ca   de  nas sé      sa
   rê van  ce          sa          de  man de
      char me                      dé  jà
           la                      vamp
              tant             bat
                   ca  res sant
                       slam 
             Ga lant   dit    Na   na
      si               je                 ris
      c'est            pas                des
      vins      ni            gins        ni
         chi an tis           chi  ra shis
                ca ï   pi rin has
                   can ne las
                   gi  ga bifs
                   Ton     corps
        long           et             fort
to  re  ro         dont    mon        bo  le  ro
    fit        bi  chon    bon dit        vif
        mis            d'or           fin


                   Ris     vis
                       mords
                        Nus
nos ruts bruts sont

forts of fus qu ons con ju gu ons nos flux u nis son con ti nu surf
sur fon du


Dru
choc
                        Un
       Tan  go      du      sud    col lant
            nos                    corps
       ra   mant                   ha  lant
                    sûrs    du
                        rag
                       Thug
      l'accord         est          to  tal
              Hé                de
      Sa  tan                       s'a bat
                       le
                       hack
          Tôt                         mort
              les                prend
          sans                       gants 
          L'hiver                  gé mit 

Comme dans les poèmes précédents « tes yeux » et « Mes vers recèlent l’envers, scellent des verves le dégel. Fends le fer, dégel. » nous poursuivons l’exploration de la contrainte imaginée par Frédéric Forte se basant sur le jeu de la vie popularisé par le mathématicien John Conway. Il m’a paru intéressant d’essayer de faire apparaître l’automate lui-même dans la disposition du poème.Cette fois les cellules sont remplies de la voyelle A au premier stade. Aux stades suivants les cellules apparaissant sont remplies de E, I, O, U puis on reprend A, E… en exploitant le fait que par bonheur les premiers A et E avaient tous disparu. En complétant ces voyelles, on forme des mots de plus d’une syllabe lorsque les cellules sont contiguës horizontalement. Sauf exception chaque syllabe du mot contient l’une des voyelles ; quand ceci n’est pas possible dans le dictionnaire utilisé ( cas de OUUO ) on s’autorise à placer un mot ayant moins de syllabes mais comportant exactement les voyelles dans l’ordre (ici « offusquons » et « conjuguons »).
Posté sur la liste Oulipo le 24 octobre 2026
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