des étoiles la pavane
silencieuse
dans l'affreuse
nuit diaphane
aimante nos regards mornes
quand au soir dorment les viornes
lueur des astres qui meurent
dans l'immense
décadence
où s'épleure
la voyageuse palombe
qu'égare la nuit qui tombe
le sagittaire la vierge
rien ne chante
l'épouvante
nous submerge
fixant le ponant atroce
de nos pauvres yeux de gosse
du peintre l’œuvre éternelle
du poète
l'odelette
douce et belle
du néant connaîtront l'erre
quand tout deviendra lumière
je veux briser le tempo
composé
cesser de me déguiser
de marcher dans le troupeau
je veux une tarentelle
délirante
fulgurante
et rebelle
je veux une amour fébrile
une impudeur puérile
je m'offre au tourbillon noir
des étoiles la pavane
qui serpente
va distante
épiphane
stridule le grillon mâle
qu'écoute la plaine étale
Tout comme le poème précédent fleur, ce poème répond à un appel de Gilles Esposito-Farèse pour explorer les métatogs de longueur maximale. Il a la structure 733377 733377 733377 733377 7377 733377 7 733377 dont les 41 vers sont le maximum possible en utilisant uniquement des vers de 3 et 7 syllabes.
Posté sur la liste Oulipo le 27 août 2026.
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