Jours sans
Tramontane
sifflant, monotone,
nous dit les désirs, la langueur,
force les sanglots passionnés, gelant une soif
de longs jours sans, d'amorce stérile, des voix que cœur mord contrefaisant violons.
Sourire à
mon loisir sournois
de mort, que blessent simulacres ?
Mirent l'ombre,
amenant automne,
hiers gris.
Stérile voix
Tramontane, sifflant,
nous dit désirs : la force,
les passionnés gelant.
Soif de jours sans amorce.
Stérile voix que mord,
contrefaisant sourire,
à loisir sournois mort
que simulacres mirent.
Ombre amenant hiers gris.
Après la fossilisation de Proust, on applique le même procédé de fossilisation à partir de la première strophe de Chanson d’automne de Paul Verlaine. Cette fois-ci la permutation intervenant dans le premier temps est la permutation de Queneau-Daniel illustrée ci-dessous ; le visuel, évoquant la gidouille chère au Collège de Pataphysique, suggère l’idée d’un coquillage ( voir figure ci-dessous). Pour ce second essai on choisit au deuxième temps d’intercaler deux mots entre deux termes successifs de la phrase permutée. Les temps 2 et 3 fournissent respectivement les deux poèmes ci-dessus, dont le premier est en forme de bigollo, et le second se compose essentiellement de deux strophes rimées.

Posté sur la liste Oulipo le 26 juin 2026.