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Pataméride – Gidouille

Le Pataméride, projet d’un an, démarre le 1er mai 2019. Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride le zodianku et le Sankulipo, et fait l’objet d’une parution quotidienne sur ce site et sur twitter. Il se base sur le calendrier pataphysique inspiré par Alfred Jarry. Chaque jour paraît un haïku suivant la contrainte du beau présent : il ne comporte que les lettres du nom donné au jour considéré par le calendrier adopté par le Collège de ‘Pataphysique. Si la contrainte ne l’impose pas, placer toutes les lettres est un surcroît d’élégance souvent recherché. On trouvera sur une page séparée la version du calendrier conforme à l’original, utilisée pour ce travail.

On trouvera ici les haïkus quotidiens du mois de Gidouille.

15 juin – 1er Gidouille – Se Bouzine, esprit.

Ironisez : soit
un sentier boisé, posez
un piéton béni

(Annie Hupé  : 1ère strophe d’un triptyque à retrouver en intégralité dans les variantes)

16 juin – 2 Gidouille – S. Lucullus, amateur (Bloomsday)

Su l’us, lu l’usus : Luc
Trama meurtre, tua mère.
Mollo, boy sado !

(beaux présents séparés sur les trois parties de la source)

17 juin – 3 Gidouille – Se Dondon, amazone.

dansons nos édens
adossés à des années
de mondes nomades

(Annie Hupé)

18 juin – 4 Gidouille – Se Tripe, républicaine.

ces alliés patients
sculpteur et peintre butinent
les élans sans crainte

ni éclipse, ni censure
ni ennui ne les ternissent

(Annie Hupé)

19 juin – 5 Gidouille – S. Ugolin, mansuet.

Au loin sous ton aile
Aigle somnole un sillon
Où tu suis le sang

20 juin – 6 Gidouille – S. Dieu, retraité.

Tu ris de détresse,
Artiste au rideau tiré.
Désir de détruire.

21 juin – 7 Gidouille – S. Bébé Toutout, évangéliste.

La nuit. Sans bougie,
Sans assiette, sans valise.
Son logis : le sol.

22 juin – 8 Gidouille – Se Boudouille, bayadère.

Ordolibéral
Redébordélisera
Bioaérosols

( toute ressemblance avec une propagande électorale est fortuite et non revendiquée par l’auteur )

23 juin – 9 Gidouille – Se Outre, psychiatre.

prose ou poésie
choisis tes phrases précises
car ta source est proche

(Annie Hupé)

24 juin – 10 Gidouille – S. Boudin, recteur.

Désir obstiné
De briser ces nœuds bénis.
Rire et terreur noire.

25 juin – 11 Gidouille – Sacre de Talou VII, empr. du Ponukélé.

Dédale secret.
Lacérante mélopée
d’un doute érodé.

( extrait du poème « Pondérer. Le mal décaler. Secouer les âmes. » de Novella Bonelli Bassano )

26 juin – 12 Gidouille – Se Confiture, dévote, et Se Cliche, donatrice.

Violent ou câlin ?
Déchiffrer est difficile,
Alors on s’enfuit.

27 juin – 13 Gidouille – SS. Intestins, conseillers intimes

L’osé ! tire Mère.
Sors, noir ! Ici, rions. Rose
Remérite sol.

( palindrome )

28 juin – 14 Gidouille – S. Colon, artilleur.

Le soc, le ciseau,
La truelle, le saloir ?
Nul n’en sait user.

29 juin – 15 Gidouille – Se Giborgne, vénérable.

SES VOIES

En rêve se venge.
La belle sirène ailée.
Ses envies sans genre.

Sans règles vibre sa gorge.
Sans vergogne se libère.

Les ogres bannis.
Songe à ses riens, à la vie.
Reboise les sens.

( Novella Bonelli Bassano  )

30 juin – 16 Gidouille – S. Inventaire, poète.

Prévert averti
Ernst tenta son inventaire :
sept pavots trois pierres

(Annie Hupé)

1er juillet – 17 Gidouille – Se Femelle, technicienne.

Le chef, lentement,
Mène ces têtes fêlées
En sentes célestes.

( monovocalisme )

2 juillet – 18 Gidouille – Visitation de Mère Ubu.

Au monde inversé,
Tout remords anéanti,
Demeure ubuntu.

3 juillet – 19 Gidouille – S. Sein, tautologue

L’agnel sitôt nu,
L’ange tint louanges. Sion
Tua gentils : oust !

( séquence vocalique a -> e -> i -> o -> u -> a … )

4 juillet – 20 Gidouille – S. Périnée, zélateur.

Parents esseulés,
Pleurez assis en l’asile.
Nul rire ne reste.

5 juillet – 21 Gidouille – S. Spéculum, confesseur

Mesurons les fleurs.
Pesons le pollen, les plumes.
Corrélons l’éros.

6 juillet – 22 Gidouille – Fête de Gidouille.

Tel le doigt du fou,
Te guide où gèle le feu
L’utile. Ô dégoût.

7 juillet – 23 Gidouille – S. Ombilic, gymnosophiste.

Glisse, lentement.
S’ estompent les symphonies.
Émotions, glycines.

Son bois. Limbe. Long soleil.
Tombent les mythologies.

( Novella Bonelli Bassano  )

8 juillet – 24 Gidouille – S. Gris-gris, ventre.

Grisette éreintée,
Terne sirène t’éteint.
Vis. Résiste. Règne.

9 juillet – 25 Gidouille – S. Bouffre, pontife.

reboire une pinte
bouffer œuf et bœuf, péter,
bref se putréfier

(Annie Hupé)

10 juillet – 26 Gidouille – Se Goulache, odalisque.

Qu’à la gouache, à l’huile,
Saisisse à cuisse la houle,
À cou l’algue douce.

11 juillet – 27 Gidouille – Se Gandouse, hygiéniste.

Honteuse agonie
D’ange tutoyant Satan !
Nuit d’os et de sang !

12 juillet – 28 Gidouille – Poche du P. Ubu.

D’où ce choc ? Ce coup ?
Hop ! Du bec, coucou pêchu
Chope puce ou pou.

13 juillet – 29 Gidouille – Nom d’Ubu.

Bonobo ? un mou !
– Non ! Don du bond ! No bobo.
– Doudou ! Bu ? Dodo …

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Pataméride – Merdre

Le Pataméride, projet d’un an, démarre le 1er mai 2019. Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride le zodianku et le Sankulipo, et fait l’objet d’une parution quotidienne sur ce site et sur twitter. Il se base sur le calendrier pataphysique inspiré par Alfred Jarry. Chaque jour paraît un haïku suivant la contrainte du beau présent : il ne comporte que les lettres du nom donné au jour considéré par le calendrier adopté par le Collège de ‘Pataphysique. Si la contrainte ne l’impose pas, placer toutes les lettres est un surcroît d’élégance souvent recherché. On trouvera sur une page séparée la version du calendrier conforme à l’original, utilisée pour ce travail.

On trouvera ici les haïkus quotidiens du mois de Merdre.

18 mai – 1er Merdre – Accouchement de Se Jeanne, papesse

Couché sous un chêne
Un poète éméché joue.
Son chant est démence.

19 mai – 2 Merdre – Le moutardier du pape.

Pour tout idéal
Il a l’empire du rut,
Le rire et la mort.

20 mai – 3 Merdre – S. Siège, sous-pape.

Ageasse, posée,
Au gué puise eau, puis s’apaise.
Sage oiseau pépie.

21 mai – 4 Merdre – Nativ. de S. H. Rousseau, douanier.

      Détourne sans honte
      Ta sordide destinée
      Vers un noir serein

( isocélisme )

22 mai – 5 Merdre – S. Crouducul, troupier.

Il porte le corps
Poilu du roi supplicié,
Ce prêtre stupide.

23 mai – 6 Merdre – S. Cucufat, mécène

cet amant me ment
écumant tu me menaces
ma faute m’enfête

(deuxième volet d’un triptyque d’ Annie Hupé )

24 mai – 7 Merdre – Nativ. de Mr Plume, propriétaire.

Le potier pétrit.
Lourde terre maternelle.
Le tour virevolte.

25 mai – 8 Merdre – Cocuage de M. le P. Ubu.

Du puceau goulu
La dame a blagué le galbe.
Déçu, l’égo mâle.

26 mai – 9 Merdre – Vidange

Diane va, naïve.
Devine génie en nage :
 » Indigne gandin ! « 

27 mai – 10 Merdre – S. Barbapoux, amant

marmots ou mourants
partout murmurons amour
sans barons brutaux

(troisième volet d’un triptyque d’ Annie Hupé )

28 mai – 11 Merdre – S. Memnon, vidangeur.

Navire dérive
Sur une vague amoureuse
Vers d’ivres mirages

29 mai – 12 Merdre – SSes Miches, catéchumènes.

Chat n’aima ta sauce.
Taché, à ta main, suça
Tian : « smac ! » à château.

(haïku anagrammatique)

30 mai – 13 Merdre – Se Lunette, solitaire.

essaie, seule, essaie
la lune, elle aussi est seule
et l’orient lointain

( Annie Hupé )

31 mai – 14 Merdre – S. Sphincter, profès.

Chiffres serpentins
Froissent nos esprits étroits
Noire théorie

1er juin – 15 Merdre – SS. Serpents d’airain.

Passé terne. Sien.
Tant ses idées s’entassaient !
Pensant, attendait.

( extrait d’un double tanka « Rien » de Novella Bonelli Bassano )

2 juin – 16 Merdre – Nativ de S. Donatien A. François.

Tes idées d’enfant
inondaient de fantaisie
tes rêves dorés.

( extrait du poème « Idée internée » de Novella Bonelli Bassano )

3 juin – 17 merdre – S. Woland, professeur.

peul ou andalou
parle wolof, danse un slow
le peuple répond

(Annie Hupé )

4 juin – 18 merdre – S. Anal, cordelier, et Se Foire, anagogue.

De forêts, Al, cor
Délié, a naguère, à gué,
Relié rets à gord.

(Beau présent digrammatique : chaque couple de lettres successives figure dans le nom du jour. Contrainte due à Gilles Esposito-Farèse)

5 juin – 19 merdre – Se Fétatoire, super.

Tu as fait ta fière,
Refusé pot-au-feu, soupe…
Te reste os pourri.

6 juin – 20 merdre – Se Colombine, expurgée.

Le soleil implose.
Erre, son ego usé.
Inconsolé.e., seul.e.

( extrait du poème « Genre normé » de Novella Bonelli Bassano )

7 juin – 21 merdre – Se Pyrotechnie, illuminée.

Semence de gemmes,
Les repères de l’éther
En cercle te mènent.

(monovocalisme)

9 juin – 23 merdre – Interprétation de l’Umour.

Du maître a paru
Au détour d’un rire morne
L’amour immolé

10 juin – 24 merdre – Se Purge, sage-femme.

Muse a refusé
Au mage, par sa parure
Ému, grappe mûre.

11 juin – 25 merdre – Apparition d’Ubu Roi.

Au bord du ponton,
Un barbu rit, titubant.
Boit au pot au noir.

12 juin – 26 merdre – Se Barbaque, naïade.

Une reine, au bain,
D’un eunuque désira
Subir rude ardeur.

13 juin – 27 merdre – SS. Courts et Longs, gendarmes

Un réel sans nom.
La tourmentent ses démons.
Mots. Langue ou langage ?

( extrait du poème « Ornements désagrégés » de Novella Bonelli Bassano )

14 juin – 28 merdre – S. Raca, cagot.

Crocs, toc ! Garrot, tac !
Gars rossa castrat rasta.
Sot : star à oscar !

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Pataméride – Palotin

Le Pataméride, projet d’un an, démarre le 1er mai 2019. Il reprend l’idée des cycles annuels déjà expérimentée avec le lipoméride le zodianku et le Sankulipo, et fait l’objet d’une parution quotidienne sur ce site et sur twitter. Il se base sur le calendrier pataphysique inspiré par Alfred Jarry. Chaque jour paraît un haïku suivant la contrainte du beau présent : il ne comporte que les lettres du nom donné au jour considéré par le calendrier adopté par le Collège de ‘Pataphysique. Si la contrainte ne l’impose pas, placer toutes les lettres est un surcroît d’élégance souvent recherché. On trouvera sur une page séparée la version du calendrier conforme à l’original, utilisée pour ce travail.

On trouvera ici les haïkus quotidiens du mois de Palotin.

2020

20 avril – 1er palotin – SS. Crocodiles, crocodiles.

Le cèdre de l’île
Se dresse, orlé de soleil.
Ce soir rôde Éros .

21 avril – 2 palotin – Fête des écluses.

Fluette tu flûtes
Et des déesses tu cèles
Le sel et le feu.

22 avril – 3 palotin – SS. Trolls, pantins.

Partisan sans loi.
Son tir arrosa l’or roi.
Son sort ? Tâta pal.

23 avril – 4 palotin – Se Suzanne Calvin, docteur.

Odeur des luzernes
Récoltées au vent du sud.
Torride soleil.

24 avril – 5 palotin – Se Poignée, veuve, et Se Jutte, recluse.

Légers nous volions.
Stupeur : nocturne cloison
Grignote nos joies.

25 avril – 6 palotin – Se Oneille, gourgandine.

La laine à l’aiguille,
La gueuse songe, engelée,
Au rire de l’aigle.

26 avril – 7 palotin – S. Fénéon ès Liens.

On sonne, elle file.
En elle le sens s’effile.
Folle, elle s’isole.

27 avril – 8 palotin – S. Bougrelas, prince.

Nubile, l’a prise.
Cigogne, a brisé son aile.
Pure, l’a noircie.

28 avril – 9 palotin – SS. Boleslas et Ladislas, polonais.

Il boit le soleil.
Dans son œil païen, splendide,
L’étoile des diables.

29 avril – 10 palotin – S. Forficule, Barnabite.

La baise, le foutre !
Le cul, la bite, le con !
Et l’enfant riait !

30 avril – 11 palotin – Explosion du Palotin.

Un an a passé
De textes en Oulipo
Le Pata s’éteint

Le 30 avril, dernier jour du cycle d’un an du Pataméride, a été fêté par l’envoie de poèmes par les amis Oulipotes. On trouvera ces textes sur la page principale du Pataméride.

2019

1er mai – 12 Palotin – Réprobation du travail

L’idole dorée
Te boit, dévore œil et ventre.
Riante, t’oublie.

2 mai – 13 Palotin – Esquive de S. Léonard (de V.), illusionniste

Sous l’œil des touristes,
Lisa quittera la toile,
Laissant Louvre vide.

( Bernard Maréchal )

3 mai – 14 Palotin – S. Équivoque, sans-culotte

Ils ont vu cinq èves
Enlacées au vent salin
En un viol céleste.

4 mai – 15 Palotin – Adoration du pal

Paroi d’or poli :
Pourtour pour l’anodin trou
Où l’on doit pourrir.

5 mai – 16 Palotin – Déploration de S. Achras, éleveur de Polyèdres

Hors du rayon noir
Venu de l’œil du cyclope,
Nous vivrons sans crainte.

6 mai – 17 Palotin – S. Macrotatoure, caudataire

Ce dieu, mort de rire,
Sort du Sacré Merdrier,
Décidé à mordre.

7 mai – 18 Palotin – Canotage

Gente nonne en cage,
Conte à ton ange étonné
Ta noce géante.

8 mai – 19 Palotin – Occultation de S. Gauguin, océanide

Un doigt de son gant
Enlace le cou docile
L’instant d’un silence

9 mai – 20 Palotin – S. Ti Belot, séide

L’idiote Sissi,
ses toilettes de déesse,
ses belles sottises.

( Bernard Maréchal )

10 mai – 21 Palotin – Occultation de S. Mce le Dr Sandomir

Du monde la roue
Tourne tourne sans sortir
De la souricière

11 mai – 22 Palotin – SS. Palotins des Phynances

La polyphonie
Des capons et sycophantes
Sicle en ce pays.

12 mai – 23 Palotin – SS. Quatrezoneilles, Herdanpo, Mousched-Gogh, palotins

Quand le gaz de schiste
À la pompe apparaîtra,
L’oiseau rampera.

13 mai – 24 Palotin – Se Lumelle, écuyère

Les mûres sucrées
Sur l’écuelle essuyée.
Écume crémeuse

14 mai – 25 Palotin – SS. Potassons, acolythes

Passé le chalet,
Le layon s’élance en pente.
Lac… Lacets… Le col !

15 mai – 26 Palotin – Se Prétentaine, rosière

n’appartenir ni
à ta nation, à ton père
ni à ta prière

(premier volet d’un triptyque d’ Annie Hupé )

16 mai – 27 Palotin – S. Foin, coryphée

Ces chiffres, ce fric,
On s’y chiffonne, on s’y noie.
Non, rien n’y respire.

17 mai – 28 Palotin – Nativ. de S. Satie, Gd Parcier de l’Eglise d’Art

Parade grisante,
La cavalcade enivrante
Dérive vers l’est.